Le nucléaire de demain, ça vaut le coût?
Les retards à répétition dans la construction des réacteurs du futur à Flamanville et en Finlande auront un impact lourd sur le prix du mégawattheure. Du coup, les énergies renouvelables deviennent très concurrentielles face au nucléaire et même l'éolien!
- Avril 2011, à Flamanville. REUTERS/Benoit Tessier -
Si le nucléaire a toujours été une énergie controversée, chacun s'accordait jusqu'alors pour lui reconnaître un avantage décisif: son coût peu élevé, du moins en France. Grâce à la construction en série de réacteurs par dizaines, essentiellement dans les années 1980, l'Hexagone s'est en effet assuré d'un prix de l'électricité sensiblement inférieur à celui de ses plus proches voisins, et notamment l'Allemagne.
Mais à Flamanville, où EDF construit le tout premier réacteur nucléaire de nouvelle génération (le fameux EPR), le kilowattheure sera, c'est désormais certain, une denrée de luxe.
Un peu d'histoire. Lors du lancement du projet, en 2005, EDF tablait sur un EPR à 3 milliards d'euros, ce qui valorisait le mégawattheure (l'équivalent à 1.000 kilowattheures) à 43 euros. Six ans plus tard, le budget global a été revu à 6 milliards d'euros. A combien reviendra donc le courant produit par Flamanville 3?
Depuis fin 2008, EDF n'a publié aucune estimation officielle du prix prévisionnel de l'électricité. A l'époque, cependant, et alors que la facture de l'EPR était déjà revue à 4 milliards, l'électricien tablait sur un mégawattheure à 54,08 euros.
Tentons donc de faire nous-mêmes les comptes. Une chose est sûre: le coût de construction du réacteur constitue —et de loin— la partie la plus importante du prix du mégawattheure nucléaire. Fin 2008, Areva, constructeur d'EPR, tout comme le ministère de l'Ecologie, de l'énergie et du développement durable, l'évaluaient à un peu plus de 50% (52% pour Areva) du coût total du mégawattheure. Soit, à l'époque, environ 28 euros du mégawattheure. L'exploitation, la maintenance, le combustible, et les charges de démantèlement et de retraitement des déchets, revenaient donc à quelque 26 euros par Mw/h.
L'effet Fukushima
En appliquant une simple règle de trois, le renchérissement de 50% de la facture de la centrale ferait donc passer le prix du mégawattheure à 68,18 euros (42,18 pour la construction, 26 pour les autres coûts). Cette estimation est très prudente: elle suppose en effet qu'aucun autre coût n'a entre temps augmenté et que les dérapages de budget sont terminés.
Rien n'est moins sûr: ainsi, le coût de l'EPR finlandais, qui devrait fonctionner en 2013 —contre 2016 pour Flamanville, est désormais estimé à 6,6 milliards d'euros par le député Marc Goua. Un tel glissement supplémentaire des coûts de 10% (portant le prix d'un mégawattheure à 72 euros) sur les quatre années à venir n'a évidemment rien d'improbable.
D'autant que l'accident de Fukushima pourrait contraindre EDF à prévoir des mesures de sécurité supplémentaires. L'électricien a déjà rendu un rapport à l'ASN (autorité de sûreté nucléaire) sur les «évaluations complémentaires de sécurité sur son parc de production», et des instructions en la matière devraient être décidées fin 2011.
En s'en tenant aux éléments certains et vraisemblables, le prix du mégawattheure produit à Flamanville 3 pourrait donc avoisiner les 70 euros. Sans même parler des coûts que les mouvements anti-nucléaires jugent sous-évalués: coûts des primes d'assurance à acquitter pour couvrir un accident du type Fukushima, prix jugé sous-évalué du démantèlement des centrales et de la fin de vie des déchets nucléaires, coûts des investissement sécurité supplémentaires.
En attendant la production en série
En les intégrant, Benjamin Dessus, président de Global Chance, association d'experts dans le domaine de l'environnement, de l'énergie et du développement, arrive à une fourchette comprise entre 80 et 120 euros par Mw/h.
Si ces dernières évaluations sont sujettes à débat, le prix de 70 euros lui, ne fait sursauter aucun analyste spécialisé, au contraire. Mais bien entendu, une tête de série reste une tête de série, par définition plus coûteuse que les réalisations suivante: il faut tester les process, le dialogue avec les autorités de sûreté confrontées à un nouveau type de réacteur, réapprendre à construire du nucléaire, etc...
Pas de miracle cependant à attendre pour l'avenir. Areva évalue ainsi le prix «normatif» de l'électricité produite par un EPR qui serait construit en série —sans autres précisions sur la définition des séries— entre 50 et 60 euros du mégawattheure. Pour l'instant cependant, aucune «série» digne de ce nom n'est en préparation.
Concurrence de l'éolien
Reste la seule question vraiment importante: à 70 euros du Mw/h, l'électricité produite par Flamanville sera-t-elle vraiment rentable? A court terme, non: le prix sur le marché de l'électricité (Powernext) s'établit à environ 60 euros Mw/h. Une somme qui correspond à peu près aux coûts des centrales thermiques à gaz. A terme, celui-ci devrait cependant augmenter avec le renchérissement du gaz et celui, vraisemblable, du prix de la tonne de carbone, actuellement très bas. Mais l'EPR n'a de chance d'être compétitif que s'il tourne vraiment à plein régime (91% de ses capacités), hypothèse prise pour le calcul de ce coût.
Plus intéressante est la comparaison avec les renouvelables: si le solaire reste coûteux (220 euros le Mw/h pour des panneaux en toiture, sans doute 150 dans deux à trois ans), l'éolien revient lui à (seulement?) 80 euros. La production d'électricité par incinération des déchets coûte elle 50 euros du Mw/h. «Et, pour le chauffage et l'eau chaude, les réseaux de chaleur fonctionnant à la biomasse sont très compétitifs, à 20 ou 30 euros le Mw/h», relève Jean-Philippe Roudil, délégué général du syndicat des énergies renouvelables.
Catherine Bernard
Mis à jour le 25/10/2011 à 16h51



















































Une petite correction cependant, on ne parle pas de MW/h mais de MWh. Le MWh est une unité désignant une énergie, calculée comme une puissance (en MW) produite ou consommée pendant un certain temps : on MULTIPLIE ainsi des MW par des heures.
(Verbatim) des interventions de Monsieur Marcel Boiteux Demi-journée sur le nucléaire Rencontre Jean-Jacques Salomon Futuribles, 2010
Interventions de Marcel Boiteux dans l'après-midi
Marcel Boiteux, en réaction à l'intervention ... ? – J'ai une petite question factuelle. C'est sans importance, mais cela peut le devenir un jour ou l'autre. Sur votre graphique, vous comparez, par exemple, un prix de revient du kilowatt/heure éolien avec un prix de revient du kilowatt/heure thermique. Mais il y a une différence fondamentale, c'est que le kilowatt-heure thermique est garanti sitôt que la centrale est en fonction alors que le kWh éolien ne l'est pas quand le vent n’est pas là. C'est comme si vous demandiez à votre banquier de vous faire le même taux d'intérêt pour de l'argent placé en compte courant, et de l'argent placé à deux ans sur lequel il peut compter. Les gens ne comprennent pas qu’un kilowatt-heure éolien ou solaire, non garanti, ça vaut beaucoup moins cher qu'un kilowatt-heure garanti. Si on veut comparer des choses comparables, il faut associer à l'éolien la petite turbine à gaz qui, lors d’un mauvais hiver, assurera le passage de tous les jours où l'éolien ne marche pas. On voit trop de gens comparer le prix de revient du kilowatt-heure éolien au prix de revient du kilowatt-heure thermique alors qu’il s’agit de kWh de qualités très différentes.
Marcel Boiteux, en réaction à l'argument que par convention, on raisonne à l'échelle de la centrale et pas du système – Il faut au moins le signaler en renvoi, parce que les gens vont croire en toute bonne foi que puisqu'on fait du kilowatt-heure éolien dont le prix de revient est au même niveau que le kilowatt-heure domestique, on a gagné – alors qu’il subsiste encore au moins 50% d'écart à qualité égale. Il faut que ceux qui savent aident les gens à penser juste. Ce n’est peut-être pas encore très grave mais là, vous les incitez à penser faux.
- Les EPR en chantier sont les premiers de leur série, le coût va forcément baisser si une vingtaine d'EPR sont construit (scénario qui reste d'actualité même avec une réduction de la part du nucléaire en France). Ca faisait 20 ans qu'aucun réacteur n'avait était construit, c'était prévisible de dépasser les devis, d'autant plus que les matériaux sont devenus plus cher après 2007 - A l'inverse vous prenez un chiffre très bas pour l'éolien, justement parce que elles sont produite en grande série. Mais rien n'indique que le prix de certains matériaux, notamment les terres rares nécessaire pour les alternateurs, n'explosent pas à l'avenir. Les éoliennes durent 20 ans, un EPR 60 ans... - Comme l'a expliqué A.Leveque, le kw éolien est aléatoire, il peut produire quand ça ne sert à rien et ne pas produire quand il y a de la demande, le vent n'est pas sur commande. - Les chiffres sur la biomasse sont à préciser, il s'agit de MWh thermique, pas électrique. Et encore il me parait extrêmement faible, le bois ça revient à au moins 20 euro par MWh (thermique), je vois pas comment on peut le revendre 30 euro à la sortie.
Le sujet est soigneusement évité par les industriels du secteur, qui gagnent à laisser croire que les éoliennes sont éternelles. En réalité, leur durée de vie avoisine les 25 ans, et on peut déjà observer au Danemark les premières d'entre elles "pourrir sur pied", aucun n'étant prêt à engager les sommes non négligeables requises par leur démantèlement, et par le traitement des tonnes de déchets induites. Il est d'ailleurs amusant de faire un parallèle entre les déchets nucléaires à longue durée de vie et les futurs milliers de pales d'éoliennes en matériau composites (peu recyclables) qui bientôt peupleront nos décharges. L'adaptation (la création?) de la filière de recyclage pour traiter les tonnes de béton, acier et plastiques à venir n'est même pas à l'ordre du jour...
Une pointe de froid et la nuit qui tombe en Alsace couplée avec une saute de vent imprévue en Bretagne et dans le Nord et hop par le jeu des dominos le réseau est dans le sac ...
Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain mais la comparaison telle qu'elle est faite n'apporte rien et ne peut que prêter à confusion.
"Pour l'instant cependant, aucune «série» digne de ce nom n'est en préparation" Que vous le vouliez ou non la France construira une vingtaine d'EPR pour renouveller le parc (un EPR vaut presque deux vieux réacteurs de 900MW). La France ne pourra pas sortir du nucléaire simplement parce qu'il n'y a pas de assez de charbon et de gaz sur la marché mondial pour supporter la conversion d'un pays comme le notre.
Je pourrais continuer comme cela encore longtemps, mais je ne pense pas que cela soit nécessaire pour faire comprendre que je préfèrerai de loin payer mon électricité un plus cher, et être fier que mon pays développe fortement un secteur industriel d'avenir comme celui des énergie renouvelable...plutot que de me satisfaire de la politique énergétique actuelle...
"On ne peut d'ailleurs pas en dire autant pour les centrales nucléaires EDF ayant déjà était épinglé plus d'une fois pour avoir utilisé les ressources financières destinées au démantèlement de ces centrales" Source? D'autre part la stratégie actuelle de démantèlement est stupide, on vide le combustible, on purge, et on coule du béton. Il ne reste que des isotopes activés à vie relativement courte, ça ne sert à rien de découper des milliers de m3 de béton. Le combustible usagés finira sa vie dans des RNR.
"Un autre avantage de la décentralisation de la production énergétique, et de justement pouvoir faire face à un manque de vent momentané dans certaine zone" En installant de couteuse et digraçieuse lignes THT partout.
"mais aussi et surtout de limiter les pertes électriques sur le réseaux " Les pertes sont très faibles, moins de 5%. La production est centralisé à l'échelle régionale et les pertes sont d'autant plus faible que la puissance installé forte.
"mais elle est incapable de faire face à la demande en période de pointe" C'est pour ça qu'on utilise du stockage hydraulique. C'est suffisant 300 jours par an.
"Dans le même registre que penser de la fiabilité des centrales nucléaires en période de grande chaleur" Fiabilité? Toute les centrales à vapeur ont besoin d'une source froide, c'est le même problème pour le charbon, le gaz et la biomasse. Il n'y a pas de risque pour la centrale, mais pour l'environnement, à cause des rejets d'eau chaude. Le problème est apparu avec la diffusion des climatisations, l'été était une saison creuse.
"A propos des pollutions, les déchets en provenance des centrales sont pour certains radioactif pour des milliers voir des millions d'années.." Ce sont du combustibles pour la génération 4 qui viendra après l'EPR. Appelez ces produits déchets est un mensonge.
"je préfèrerai de loin payer mon électricité un plus cher, et être fier que mon pays développe fortement un secteur industriel d'avenir comme celui des énergie renouvelable" Le problème n'est pas seulement le prix, mais l’intermittence, l'emprise au sol et le manque matériaux pour construire le parc d'éolienne (néodine). Compte tenu des technologies disponibles ou qui paraissent à porté à moyen terme il est illusoire d'avoir un système 100% renouvelable.
A propos de ce que j'avançais sur le démantèlement des centrales nucléaires... Je n'ai pas retrouvé toute mes sources (cela fait plus d'un an que j'ai travaillais sur ce sujet), voici néanmoins un extrait d'une d'entre elle: "La commission européenne de la concurrence, dirigée par M. Mario Monti, a depuis plusieurs mois EDF dans le collimateur et a engagé des poursuites pour concurrence déloyale: elle compte bien empêcher EDF de continuer à utiliser l’argent du démantèlement pour financer sa politique expansonniste." Que vous retrouverez ici: http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=225&num=21 La solution que vous proposez pour controler les pollutions consiste donc à submerger de béton l'origine des radiations...plus ou moins comme à tchernobyl, où les circonstances sont certes particulières. C'est donc s'assoir sur le principe de droit dit de "pollueur payeur" qui impose de remettre en état les lieu d'une exploitation polluante... Vous le soulignez vous même, c'est simplement l'aveu du fait que nous sommes en aucun cas capable de réhabiliter ces lieux d'implantations, et de dépolluer ces sites.
Les lignes THT... Devraient logiquement être moins nombreuses dans un système décentralisé que dans un système centralisé (ou tout du moins devront couvrir de moins longue distances), non?
Les pertes en ligne... J'avais un chiffre de 10% (là encore je n'est pas retrouvé la source donc bon...) soit 6 réacteurs qui tourne en permanence...pour rien. Donc 3 si on considère le chiffre de 5%.
Si le stockage hydrolique permet de mettre de côté l'énergie nucléaire, ne serait il pas adapter pour "conserver" également l'énergie éolienne (avec peut être un flux plus tendu)?
Les rejets d'eau chaude... Nous sommes d'accord sur ce point, en revanche je ne vois pas en quoi le fait que la centrale ne court pas un danger soit rassurant au vue des dégats sur l'environnement qu'engendre ou risque d'engendrer le rejet d'eau chaude...
Ce que vous refuser de nommer des "déchets"... Très bien est donc les "déchets" de la génération 4 seront encore plus pourris MAIS constitueront le combustible de la 5eme génération? Un belle exemple de fuite en avant (à moins que je ne dise de grosses conneries ce qui n'est pas non plus à exclure).
Le passage si ce n'est à du 100% renouvelable, en tout cas à un mixe avec plus de 60% de renouvelable est à mon sens loin d'être impossible...bien sûr cela ne peut pas s'envisager en claquant des doigts.
La solution que vous proposez pour controler les pollutions consiste donc à submerger de béton l'origine des radiations...plus ou moins comme à tchernobyl, où les circonstances sont certes particulières.
Vous n'y connaissez manifestement rien ou vous avez oublier de lire ce que j'ai expliqué. Une fois vidée du combustible et des liquides, il ne reste que des matériaux activés à vie courte et peu radioactif. Il y a plus de risque à découper le béton qu'a le laisser se stabiliser. La comparaison avec Tchernobyl est totalement hors de propos, le combustible est toujours dans le réacteur 4.
"le principe de droit dit de "pollueur payeur" qui impose de remettre en état les lieu d'une exploitation polluante" Il suffit de proposer des zones de compensations environnementales, au bout de quelques siècles les installations ne seront plus radioactive et pourront être démantelé sans précaution particulière. D'autre part l'impact et les risques seront plus faible que s'il fallait découper, transporter et enfouir les gravas.
"nous sommes en aucun cas capable de réhabiliter ces lieux d'implantations, et de dépolluer ces sites" Je n'ai pas dit que c'était impossible, j'ai dit que c'était trop couteux, d'autre part les sites nucléaires ne sont pas pollué, sauf accident.
"Devraient logiquement être moins nombreuses dans un système décentralisé que dans un système centralisé" C'est totalement l'inverse qui se passe, les régions doivent être interconnecté pour compenser les variations de production. Une éolienne produit par pic, parfois de quelques minutes, il faut connecter des éoliennes dans différents sites pour avoir une production à peu près homogène, et cela en dehors des périodes sans vent. Sinon il faut construire une centrale au gaz à coté de chaque champ d'éolienne.
"j'avais un chiffre de 10%" Vous êtes encore une fois mal informé, de plus l'essentiel des pertes c'est le petit réseau, pas les lignes THT. Si on fait abstraction de votre erreur sur le fait que le développement des ENR ne vas pas décentraliser le réseau mais forcer l'interdépendance, produire localement des petites puissances ne changera rien au problème du rendement du réseau. Dans l'absolu il demeure excellent, comparer le à des camions qui transportent du fioul.
" Si le stockage hydrolique permet de mettre de côté l'énergie nucléaire, ne serait il pas adapter pour "conserver" également l'énergie éolienne (avec peut être un flux plus tendu)?" Le problème est la capacité. Il est déjà saturé et il ne peut être augmenté (il faudrait inonder des vallées, et ça reste dangereux). Pour supporter une source très aléatoire il faudra multiplier par 5 à 7 la capacité. C'est impossible, sauf à construire des montagnes.
"Nous sommes d'accord sur ce point, en revanche je ne vois pas en quoi le fait que la centrale ne court pas un danger soit rassurant au vue des dégats sur l'environnement qu'engendre ou risque d'engendrer le rejet d'eau chaude..." Il suffit d'arrêter les réacteurs, ça déjà était fait en France. Par contre je suis partisans d'obliger les utilisateurs de clim à produire leur électricité photovoltaïque pour alimenter leur bousin. Le chauffage est vital, la clim est un luxe.
"Ce que vous refuser de nommer des "déchets"... Très bien est donc les "déchets" de la génération 4 seront encore plus pourris MAIS constitueront le combustible de la 5eme génération?" Non, informez vous, notamment sur les réacteurs à sel fondu. Les déchets issus des réacteurs à neutron rapide ou au thorium sont moins dangereux car la réaction de fission est plus complète. Pour faire une comparaison thermique c'est la différence entre chaudière au charbon du 19eime et une turbine à gaz moderne.
"Le passage si ce n'est à du 100% renouvelable, en tout cas à un mixe avec plus de 60% de renouvelable est à mon sens loin d'être impossible..." La priorité c'est en finir avec les énergies fossiles, elles font 2 millions de morts par an, à coté de ça le nucléaire civil a fait moins de 200 morts en 50 ans (ne critiquez pas ces chiffres, ce sont ceux de l'OMS, les mêmes qui donnent le chiffre pour la pollution fossile, hors vous savez que l'industrie du pétrole, du gaz et du charbon est infiniment plus puissante que le nucléaire).
http://www.lapagedolga.goldzoneweb.info/energie/nucleaire/nucleaire.html
On n'éteind pas une centrales en appuyant sur un bouton. Si on arrête aujourd'hui il faudra minimum 20 à 30 ans pour en arriver au bout , alors de quoi avons nous peur ? Au final le charbon pollue moins qu'une centrale nucléaire, extraction et déchet il faut tenir compte de tout avant de dire énergie propre. Et pour palier il a aussi les centrales à gaz et la biomasse des moyens pour sortir du nucléaire il y en a , il ne manque que la volonté politique. Cordialement Cordialement
Deux compléments: - le combustible usagé et l'uranium appauvri deviendront à l'avenir du combustible pour les réacteurs génération 4. Hors le stock français suffirait à alimenter les réacteurs pendant des siècles, sans importer de combustible supplémentaire. - il existe un combustible alternatif, le thorium, la France en a déjà un jolie stock et il existe des réserves minières (en Bretagne notamment).
La recette est toujours la même: Prenez d'un coté un bon gros kilo de réacteurs Nucléaire et y adjoindre une cuillerée à café en argent (huhu) d'EPR. Saupoudrez le tout d'immenses éoliennes terrestres à axe horizontal. Mixer le tout dans une logique De dépendance et de centralisation à outrance. N'oubliez pas la note thermique et gros hydraulique bien salée à la fin comme au début. Et consommez le tout dans un climat inchangé de consommation et d'aliénation à outrance toujours plus en se demandant même pas pourquoi on en est là. Et en ne se rappelant pas que nous sommes une espèce en voie d'extinction et que certains aimerait bien emmener tout le monde - planète comprise - dans leur déchéance pendant qu'ils iront se réfugier sur Mars genre!
En gros, on ne parle jamais de véritables alternatives dans ces d'ébats. Qu'en est-il par exemple des brevets déposés par Tesla sur l'énergie libre et autre? Qu'en est-il de ces centaines de génies un peu partout disséminés qui trouvent tant de solutions autres envisageables à toutes échelles? Qu'en est-il des réflexions et mises en actions nombreuses et variées de modèles sociétaux retrouvés, de façon de vivre plus saines, d'utilisations des technologies autrement optimisées dans des logiques du vivre ensemble. Qu'en est-il de la remise en questions de certaines énergies dont l'électricité sans pour autant remettre en cause notre confort? Qu'en est-il surtout de la Culture de La Conscience de Qui on est et de Quoi on fait ici qui ferait (entre autre) que quelque soit l'énergie qu'on utiliserait, il n'y aurait pas de danger et de dérapage?
Que ce soit d'un coté des énormes réacteurs mettant à crédits nos vies et celles de tant d'autres après et de l'autre des milliers de plots de bétons et autres matériaux canalisant vents dans un souffle érodant, rien de tout cela ne sont des solutions optimales. Et je ne parle même pas des autres évoquées...
Danemark : 24,73 Italie : 23,95 Allemagne : 23,60 Malte : 22,57 Chypre : 18,82 Pays-Bas : 18,29 Autriche : 18,01 Belgique : 18,01 Irlande : 17,62 Suède : 17,57 Espagne : 17,36 Luxembourg : 16,57 Hongrie : 16,03 Portugal : 15,84 Slovaquie : 14,46 Grèce : 13,96 Slovénie : 13,79 Pologne : 13,25 Royaume-Uni : 12,96 République Tchèque : 12,87 Finlande : 12,59 France : 11,91
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/CS249.pdf
En France, 30 % des ménages se chauffent à l’électricité, ce qui n’est pas le cas à l’étranger. Si le prix de l’électricité est multiplié par 2 ou par 3, la facture d’électricité déjà élevée pour ces ménages deviendra intolérable.