Le rejet, le dernier cycle pour les étudiants étrangers en France
La circulaire Guéant du 31 mai restreint très fortement la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés en France de rester travailler dans le pays qui les a pourtant formés. Un non-sens politique et économique.
- Death of a garbage turtle / mugley via FlickrCC License by -
Place de la Sorbonne à Paris, jeudi 13 octobre. L’homme de la DCRI laisse tomber son talkie-walkie. Il le ramasse, un peu penaud, non sans se faire charrier par deux collègues. Les agents du renseignement sont de toute façon plutôt détendus et savent pertinemment que la manifestation qu'ils sont en charge de surveiller discrètement n'a aucune chance de dégénérer.
Trois ou quatre cent personnes, pour la plupart en costume ou tailleur, sont venues exprimer leur indignation mais par dessus tout leur incompréhension devant la circulaire Guéant du 31 mai –co-signée par Xavier Bertrand– qui restreint très fortement la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés en France de rester travailler dans le pays qui les a pourtant formés. Adressée à tous les préfets de France, la missive est porteuse d'un objectif très clair: durcir les conditions des autorisations de travail aux étrangers, diplômés ou pas.
A l'initiative du collectif du 31 mai –une association constituée en réponse à cette circulaire– des centaines d'étudiants étrangers, soutenus par quelques Français aussi, sont donc venus, le jeudi 14 octobre 2011, se faire remettre un diplôme symbolique qu'ils ont aussitôt flanqué dans un sac poubelle situé trois mètres plus loin, en scandant le nom de l'école qui les a formés. Et qu'on s'entende bien, on ne parle pas ici de petites écoles obscures. Sciences Po, HEC, Essec, ESCP, Polytechnique, Centrale Paris. Soit des établissements unanimement reconnus comme des fleurons de la formation universitaire française.
Des étudiants qui se débarrassent d'un diplôme de valeur mais qui ne sert à rien si on ne les laisse pas travailler, voilà le message –pas trop dur à décrypter– que ces jeunes ont voulu adresser à Claude Guéant, intronisé pourfendeur des étrangers en France.
Délire kafkaïen
Nabil Sebti, un Marocain de 25 ans diplômé de la promo 2011 d'HEC, fait partie des individus touchés par les balles perdues du ministre de l'Intérieur. Beau gosse, version humble du jeune entrepreneur –le garçon a créé deux entreprises–, il se rend à la préfecture fin août pour obtenir son autorisation provisoire de séjour (APS) de six mois, comme la loi le permet à tout diplômé Bac+5, un laps de temps censé leur permettre de trouver un emploi.
En tant qu'entrepreneur étranger en France, Nabil fait la démarche en vue d'acquérir un titre de séjour salarié de sa propre entreprise dans la foulée. Théoriquement, cette autorisation provisoire de séjour est non-opposable à l'emploi, c'est-à-dire que si l'étudiant étranger trouve un emploi dans le laps de temps imparti, l'Etat est dans l'obligation de lui donner un titre de séjour salarié.
A priori, le garçon n'a rien à craindre. Sauf qu'une fois arrivé à la préfecture, un endroit où il a l'habitude de se rendre en sa qualité d'étudiant étranger, il est intrigué par une foule inhabituellement dense et une ambiance qu'il qualifie de morose. Et surtout, il bloque sur l'apparition d'une troisième file d'attente qui n'existait pas auparavant, celle des gens qui viennent désormais directement avec leur avocat pour s'occuper de leur cas.
Sentant venir le délire kafkaïen qui l'attend, Nabil flippe, liquide les actions de sa première entreprise auprès de ses associés par peur de perdre son investissement et dissout carrément la seconde. Puis, plutôt que de faire ses valises directement, il s'engage dans une drôle de mission: fédérer tous les individus concernés par la circulaire.
Alors même qu'il a déjà prévu de quitter la France –en partie par fierté dit-il– il crée un groupe Facebook qui atteint rapidement les 5.000 membres. A peine un mois plus tard, le groupe est devenu une association tenue par une dizaine de diplômés français et étrangers d'HEC, Sciences Po, l'Ensae ou les Ponts et Chaussées: le fameux collectif du 31 mai à l'origine de la manifestation et des diplômes foutus à la benne sous les micros et devant les caméras de quelques médias nationaux.
Si l'initiative de la place de la Sorbonne a été plutôt bien relayée, c'est que Nabil se montre habile pour capter l’attention des médias à qui il répond au téléphone entre deux questions, installé dans le canapé d'un appartement du centre de Paris. Il espère une réaction positive des Français, mais n'est pas vraiment du genre à croire au miracle.
«Aucun d'entre nous ne se dit que c'est une fatalité de rester en France. On reste parce qu'on aime ce pays. Et parce que les diplômés étrangers ne demandent là qu'une première expérience. Rien ne dit qu'ils resteront en France ensuite. Sans expérience professionnelle, on le sait et les recruteurs nous le confirment, un diplôme ne vaut rien. Mais de toute façon, il va y avoir des victimes, on ne va pas pouvoir sauver tout le monde. Il y en a des flopées qui vont devoir rentrer chez eux, ne serait-ce parce qu'ils n'auront pas l'argent et le temps pour chercher du travail ailleurs qu'en France.»
La monomanie? C'est Sarkozy
Du point de vue purement économique, se priver d'individus formés dans les meilleures écoles de France est une connerie sans nom. Tout d'abord, leur présence en France en tant qu'étudiant a coûté de l'argent à l'Etat, et pas seulement par le biais des bourses d'excellence qui les dispensent de frais de scolarité et allouent à certains d'entre eux environ 600 euros par mois.
Les entreprises intéressées par le recrutement de ces individus pâtissent également de la circulaire, puisqu'elles sont privées de facto de tout un contingent d'étrangers disposant d'avantages comparatifs sur leurs homologues français.
Imaginez une entreprise qui souhaiterait s'implanter sur le marché chinois ou indien, à l'aide d'individus disposant d'un bagage incluant la culture entrepreunariale française d'un côté, et la culture commerciale chinoise ou indienne de l'autre. Eh bien malheureusement pour elle, et n'en déplaise à Guéant, ce n'est pas au Pôle Emploi que celle-ci risque de trouver son bonheur. En fait, c'est assez simple, son bonheur, elle ne le trouvera pas et le poste restera vacant.
Face aux refus, certaines boîtes font l'effort d'accompagner les diplômés qu'elles souhaitaient embaucher dans les recours administratifs. D'autres ont déjà baissé les bras, et se résolvent simplement à geler les recrutements. Devant cette situation ubuesque, qui dépeint une nouvelle fois la France comme un pays gouverné par la courte vue, les directeurs des grandes écoles et Laurent Wauquiez, le ministre de l'Enseignement supérieur ont beau gesticuler, Claude Guéant joue l'impassibilité.
Il est pourtant difficile de croire que Claude le croisé ne soit pas conscient de cette logique. Impossible d'envisager –à moins qu'il soit vraiment le monomaniaque qu'il semble s'évertuer à incarner– qu'il n'ait pas pensé que sa circulaire poserait un problème sérieux. Car Guéant –et par extension Nicolas Sarkozy– ne sert pas une lutte économique, ne cherche que la doctrine ou la tactique la plus crasse, à savoir réduire l'immigration en France, qu'elle soit légale et illégale.
Cette circulaire du 31 mai n'est en fait que la dernière mesure d'une très longue série qui campe la France comme un pays fermé, à la cote de sympathie de plus en plus dégradée à l’étranger.
En cinq ans de sarkozysme, on a d'abord commencé par expliquer, à l'Afrique en particulier, que l'immigration, on n'était pas fatalement contre, mais qu'elle serait «choisie». Pas la peine de faire un dessin, cela signifiait que ceux qui auraient un truc à apporter à la France pourraient venir, mais que les autres auraient gagné le droit rester chez eux. A l'époque, Claude Guéant occupait le poste de secrétaire général de l'Elysée, et était l'homme le plus puissant de France pour un magazine.
Les débats sur l'islam et l'identité nationale qui ont jalonné une bonne partie du quinquennat n'ont pas plus contribué à renforcer notre image dans les pays musulmans, mais c'est probablement les expulsions de Roms qui ont le plus choqué les opinions publiques internationales. Le climax de la manifestation de ce dégoût de l'action du gouvernement français fut sans doute l'éditorial du New York Times intitulé «Xénophobie: montrer du doigt les non-Français», qui reprochait largement à Nicolas Sarkozy d'«attiser dangereusement les sentiments anti-immigrés».
Les Espagnols d'El País déploraient de leur côté que Sarkozy foule –par calcul– la tradition humaniste que la France défendait depuis la révolution. Adriano Prosperi, journaliste à La Repubblica, se désolait que la France et l'Italie incarnent «une nouvelle Europe dominée par la peur». En réalité, Sarkozy avait tellement déraisonné avec les expulsions de Roms que même Alain Juppé avait fini par confier que «cette affaire n'était pas bonne pour l'image du pays».
Peur de témoigner
Pourtant gaullistes revendiqués, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant ne semblent pourtant pas avoir grand-chose à faire que l'image de la France soit maculée du sceau de l'infamie à l'étranger, tant l'un comme l'autre semblent désespérément accrochés à cette branche d'une droite dure, qui voit tout via un prisme sécuritaire, où des questions comme le vivre-ensemble ou l'accueil de l'autre n'ont pas leur place dans le débat. Mais comme me le faisait judicieusement remarquer Anis, un Tunisien de 21 ans accoutré dans son ensemble anachronique de polytechnicien, le sabre à portée de main, sur la place de la Sorbonne, en empêchant de travailler chez elle les étudiants qu'elle forme, la France ne perd pas que symboliquement de sa superbe, elle écorne aussi la perception qu'on se fait de la qualité de sa formation à l'étranger.
«Personnellement, je trouverai du travail à l'étranger, je ne suis pas inquiet pour mon avenir. Mais je ne comprends pas l'image que donne la France en procédant de la sorte. Les autres pays vont penser que les cadres qu'elle forme sont mauvais, puisqu'elle n'en veut pas elle-même.»
Théoriquement, cela paraît tout à fait exact. Pourtant dans les faits, des pays comme l'Allemagne et le Canada ont déjà bien senti l'opportunité que leur offre la circulaire Guéant, et nombre de diplômés de l'Essec, d'HEC et autres se sont déjà vus offrir des contrats ou des facilités administratives pour venir y chercher du travail. Qu’est devenue l’immigration choisie si chère au candidat Sarkozy? Comment attirer les meilleurs «cerveaux» en leur offrant moins que la concurrence qui a bien saisi le potentiel de ces candidats et ce qu’elle pourrait en retirer quand ils retourneront dans leur pays d’origine ou échangeront avec eux? Drôle de version du «Soft Power» à la française, humiliant et de courte vue.
Il y a sans doute plus inquiétant. Des diplômés proches du mouvement du collectif du 31 mai ont refusé que leur nom, leur âge, leur école et tout ce qui pourrait permettre de les identifier n'apparaissent dans les présentes lignes. Un d’entre eux –qui ne voulait être mentionné que «comme venant d'une des quatre grandes écoles de commerce»– ne me faisait franchement pas confiance:
«- Mais pourquoi ne pas vouloir ne pas vouloir témoigner?
- Par peur. Peur d'être exposé personnellement. Il est tout a fait envisageable que la préfecture prenne des mesures individuelles. Je ne veux pas prendre ce risque. On nous a déjà dit à plusieurs reprises que comme correction à la circulaire, il y aurait un traitement au cas par cas. Dès lors, il serait tout à fait envisageable que ce cas par cas joue en notre défaveur puisqu'on aurait parlé. Nous, ce qu'on veut, c'est l'annulation pure et simple de la circulaire.»
Une France sans âme
Un jeune diplômé d'une des plus grandes écoles de ce pays qui a peur d'être expulsé juste parce qu'il a donné son avis? Voilà qui laisse sans voix. La France de 2011 est un pays où un étranger formé dans les sphères universitaires les plus influentes a peur de défendre son avis, en son nom, de peur que l'administration le renvoie chez lui en représailles.
Dans la manière de mener leur combat, Nabil et ses acolytes ont mis un point d'honneur à éviter que leur combat soit simplement le combat des Bac +5 et des grandes écoles. Toutes les nationalités sont touchées:
«L'interview d'une Américaine de Sciences Po sur Arte a eu un écho incroyable. Ça a par exemple touché les étudiants chinois qui ne sentaient pas spécialement concernés jusque-là.»
Que la circulaire soit abrogée –ce qui paraît improbable même s'il est possible que les préfectures fassent un peu moins de zèle que prévu– cette histoire n'est que l'énième exemple du climat délétère de cinq années de sarkozysme, un régime qui aura réussi le triste exploit de faire de la France un pays qu'on compare idéologiquement à l'Italie de Berlusconi, cette Italie qu'on s'amusait à regarder de haut il y a quelques années. Aujourd'hui, l'Amérique, nos voisins européens et l'Afrique nous regardent de haut à leur tour et se demandent –à raison– comment la France a pu tomber si bas.
Loïc H. Rechi
Mis à jour le 01/06/2012 à 16h52





















































Si il apparait aujourd'hui evident que Claude Guéant ne reviendra pas sur cette circulaire absurde, les jeunes diplomés étrangers n'ont plus qu' a aller vendre leur matiere grise sous des cieux plus cléments, en Angleterre, en Allemagne, aux Etats Unis, ou dans leur pays d'origine, et y créer des emplois qui seront perdus pour la France, ce serait la plus belle lecon qu'ils pourraient donner a un gouvernement qui a totalement trahi les valeurs de la droite et de la république. J'habite a l'étranger et j'ai honte de mon pays aujourd'hui.
Ils essayent aussi de se vendre ailleurs, mais l'Angleterre, l'Allemagne et les Etats-Unis ne prennent pas tout le monde non plus... Et s'ils en viennent à créer des emplois dans leur pays d'origine, c'est une sacré chance pour tout le monde... Et de toute façon, avec les délocalisations, ce sont les étudiants français qui seront bientôt obligés d'aller chercher du boulot à l'étranger...
C'est très dommage que cet article ne soit pas plus largement diffusé. En partant du cas particulier de la circulaire vous illustrez tout ce qu'a représenté le mandat de Sarkozy et de son vassal Guéant. Etant de culture centriste je voterai Hollande pour les élections parce que Sarkozy m'a rendue honteuse d'être musulmane en France et honteuse d'être française dans le monde.
De quoi parle- t- on ? S' il s'agit d'étudiants étrangers dont les pays d'origine ont payé la formation et qui sont venus faire des études universitaires en France, il me semble que la justice veut qu'ils retournent rendre à leur pays ce qu'ils en ont reçu. La France n'a pas besoin d'aller prendre les élites des pays pauvres pour alimenter en diplômés son économie. Le bénéfice pour la France est marginal :la perte pour les pays d'origine est importante . 10 diplômés d'HEC de plus en France ne changent rien .Ce même nombre d'entrepreneurs dans un pays de l'Afrique peut amener du changement. Bien sûr ,il est plus facile pour ces diplômés de rester cher nous pour rentabiliser leur diplôme. Mais n'ont-ils aucun devoir envers le pays qui a payé leur formation initiale ? C'est facile de changer de terrain et de poser le probleme en terme de limitation de l'immigration . Clandestins du bâtiment et diplômés d'HEC même combat ! Sauf que certains sont ici pour manger et d'autres pour acheter de grosses voitures ! Qui peu aider l’Afrique sinon ses Enfants ?
Il faut arrêter de répandre ce mythe selon lequel tous les étudiants étrangers en France sont boursiers de leur état, ou de la France. C'est Faux. Il y en a que très peu qui bénéficient de ce régime de faveur.
J'ai étudié 3 ans en France, je n'ai jamais reçu une quelconque aide en raison de mon statut d'étudiant étranger. Au contraire, ce que beaucoup de français ne savent pas, c'est que les étudiants étrangers qui souhaitent étudier en France versent une caution de 3500 euros (maintenant 5500 euros). Cette somme servira à rapatrier leurs corps ou à les renvoyer chez eux.
J'ai eu la chance de faire un Master en Apprentissage, je n'ai donc payé "que" 8000 euros ma formation. Ces 8000 euros, je les ai gagné grâce à des stages, des petits boulots; je ne dis pas que c'est exceptionnel, mais en aucun cas je n'ai été privilégié parce que j'étais étranger. (Note: j'ai même payé des impôts)
Maintenant, vous dites que la meilleure chose à faire pour nous est de rentrer dans notre pays. Rassurez vous, on y pense tous! Mais imaginez un peu: Vous avez payé votre formation 30000 euros (de votre poche ou grâce à un prêt). vous imaginez rentrer dans votre pays où vous serez payés dans le meilleurs des cas 1000 euros par mois?
L'école est un investissement, et le revenu de cet investissement est le salaire qu'on espère toucher à la sortie. Alors non, nous restons en France, pas parce que nous n'aimons pas notre pays, mais parce que nous avons fait un investissement en venant ici, et on espère bien en toucher les fruits avant de rentrer.
Tous nos enfants sont alors des Clandestins, notre pays a besoin d'eux, que les ministères concernés leur ouvrent les bras.
Bien entendu nous payerons tout ça à plus ou moins long terme. Bientôt on ne viendra plus chez nous, on ne parlera plus le français dans le monde car on n'aura tout simplement plus envie. Et dire qu'il y a encore des gens qui votent pour ça, je veux dire Sarkozy. On a envie de lui dire et de faire comme en Tunisie. Honte absolue. Oui c'est d'une tristesse révoltante. On sera entre nous regardant les ruines de notre beau pays enfin entre nous écoutant en pleurant la Marseillaise.
Serait-il envisageable, si Hollande est élu aux présidentielles, d'espérer un retrait de la circulaire et un revirement de la stratégie de gestion de l'immigration du gouvernement ?
J'espère que le combat ne favorisera pas que les bac+5 et les diplômés de grande écoles, J'ai un Master1(bac+4), recruté en tant que cadre, je dirige une équipe de développeurs, une bonne expérience professionnelle qui m'attends, mais je risque d'avoir un refus de dépôt de dossier car les préfectures ne prennent que les dossiers avec Masters2(La France, pays où l'on a presque honte d'avoir un Bac+4).
Faisant appelle à des avocats avant même de tenter de déposer mon dossier, ces derniers me répondent qu'ils ont BEAUCOUP de demande et ne peuvent pas me prendre en charge avant 6 ou 7 mois...(juste pour dire que les étudiants étrangers ça rapporte de l'argent, ne serait-ce qu'aux avocats à 150€ de l'heure, qui sont saturés).
Je rentre dans le cadre de ceux qui leur boite fait tout pour les garder, parce que j'ai eu le temps de montrer mes compétences et que sur 45 candidats postulant pour ce travail, après avoir passé un entretien et des tests techniques, j'ai était choisi(malgré mon petit Master1).
Bon courage à Mehdi, et à tous ce qui se battent pour une France qui est entrain de perdre ses valeurs, des valeurs que tant de gens se sont battu pour les conserver...
PS : Je ne sais pas si ce site enregistre les adresses IP, qui permettront à BigBrother de nous identifier. Oui, on a peur de donner son avis, surtout quand une enquête approfondie nous attends pour avoir ce titre.
Le Canada, l'Australie, la Nouvelle Zélande, les USA font de l'immgration choisie. Or, nul n'y fait jamais référence. En revanche, il est aisé de dénoncer la France. L'immigration choisie est nécessaire pour maintenir le niveau de vie des résidents (pas seulement des citoyens) d'un pays. Mais il est aussi vrai que la circulaire Guéant visée ici est une erreur économique.
L'action de Guéant est parfaitement cohérente. Nous avons fait le choix d'accorder la priorité absolue à la rente et de tout lui sacrifier, bientôt, nous n'aurons même plus d'industrie. Dans cette situation, nous avons besoin de très peu d'ingénieurs et les élites non héritières, précarisées, sont une menace très grave pour le système.
Il est de quelle origine l'actuel Président de la république Français Nicolas Sarkozy??
Il a oublié ce qui a fait de lui ce qu'il est devenu. S'il y'avait cette circulaire avant, je crois qu'il ne serait pas aujourd'hui avocat avant de prétendre à être président de la république. J'ai l'impression qu'il est animé par la jalousie car la France a donné une chance à ses parents il est devenu Français et maintenant il ferme la porte à ceux veulent avoir les mêmes chances que lui.
C'est tout simplement le recule de la France, je dirai plutôt de ses dirigeants car les Français aiment leurs prochains.
Mauvais exemple, le Pal Sarkozy n'a pas fait d'études en France, et la circulaire n'interdit pas de devenir français...
Ce sont les étudiants NON-EUROPEENS qui sont concernés et non pas TOUT les étrangers comme le laisse entendre le titre. Avec 27 pays et 400 millions d'habitants, je pense qu'on est assez bien fourni en termes de vivier de main d’œuvres.
Des milliers de jeunes français sont obligés de quitter la France, où il sont nés et où ils ont vécu car il n'y a pas assez d'emplois qualifiés, alors je ne vais pas verser de larmes pour quelques étudiants déjà privilégiés avec leur diplôme d'X ou HEC, comme ils le reconnaissent d'ailleurs. En outre, je ne vois pas non plus de non sens économiques. Comme je l'ai dit, il n'y a pas assez d'emplois qualifiés pour les français, et le multiculturalisme en France fait que pour les postes spécifiques il y a déjà largement de quoi faire avec les français d'origine étrangères ou les bi-nationnaux. Inutile donc d'aller chercher l'exemple de l'entreprise qui aurait besoin d'un inuit pour son activité d'import-export de pingouins.
L'article est très partisan du "tout ce que fait le gouvernement est mal" et juge sans discernements dans le seul but de faire du sensationnalisme. J'aimerais mieux que M. Rechi s’émeut du 1/4 de jeunes au chômage et dans la précarité plutôt que de la poignée de fils à papa si fier d'énoncer le nom de leur école. Avoir eu le privilège de faire X ou HEC et se prétendre au dessus des autres (et notamment des français très qualifiés sans emploi), ils auront au moins assimiler ça de la France. Mais cette dernière n'a vraiment pas besoin d'eux, alors par solidarité ils devraient accepter de prendre le train retour avec leurs concitoyen venus clandestinement alors qu'il n'y guère plus d'avenir ici que chez eux. Ce qui est sûr, c'est que leur pays ont plus besoin d'eux que la France.
Ce qui est drôle (ou désespérant c'est selon) c'est que vous faîtes probablement parti des personnes considérant que le libre-échange est important et qu'il faut défendre les "valeurs de l'entreprise" (concurrence libre et non faussée, esprit de compétition).
Mais quand sur un marché donné, et pas des moindres le marché du travail, une entreprise veut avoir le droit d'acquérir des biens provenant du monde entier (des salariés étrangers fortement diplômés), les mettre tous en concurrence afin d'obtenir le meilleur disponible, alors là non ! ça ne passe plus. Il faut vite fait fermer les frontières, et faire preuve de protectionnisme-chauvinisme. Le travailleur étranger tue l'économie française, etc
Incohérence idéologique ? Retour de xénophobie mal assumée ?
> Imaginez une entreprise qui souhaiterait s'implanter sur le marché chinois ou indien, à l'aide d'individus disposant d'un bagage incluant la culture entrepreunariale française d'un côté, et la culture commerciale chinoise ou indienne de l'autre. Eh bien malheureusement pour elle, et n'en déplaise à Guéant, ce n'est pas au Pôle Emploi que celle-ci risque de trouver son bonheur.
Les moutons à cinq pattes sont rares... Avec ou sans circulaire...
Au Maroc, Il y plus de 750 participations françaises. Le Maroc reste un des marchés le plus attractif des investissements directs français dans pratiquement tout le secteur de l’activité économique.
Ces implantations étaient de 529 en 2006.
Avec les derniers grands projets ( Renault-TGV), ces investissements représentent actuellement plus de 40% du total des investissements directs étrangers . Nous en sommes très contents et les français également .
Ces investissements s’accompagnent avec un transfert d’expériences et de technologies à travers des experts et des cadres français établis au Maroc . Le rôle de ces cadres et ces experts est primordial et nous nous réjouissons de leur présence.
La France a toujours accueilli nos étudiants dans de bonnes conditions en leur laissant la porte ouverte à la fin des études et pour ceux qui ont trouvé du travail d’entamer leur premier parcours professionnel.
Beaucoup parmi ces étudiants marocains désirent entreprendre une période d’expérience dans une entreprise française avant de retourner dans leur pays. Cette première expérience servira non seulement nos jeunes étudiantes et étudiants mais également le Maroc.
Vue les relations historiques et particulière entre les deux pays La circulaire du 31 mai de Mr C.Guéant a choqué un grands nombre de marocains. C’est une volte face brutale qu’on a du mal à lire , comprendre et a expliquer !
Entièrement d'accord avec vous Andalou. Ce genre de collaboration c'est ce qui sauvera la France de son isolement qui la guette si elle ne change pas cette politique qui ne vise qu'à une réélection de Sarkozy en flattant l'extrême droite. C'est aussi ce que nous devrions faire avec la Tunisie qui a été si mal traité par la France lors de sa révolution. La France rejette ceux et celles qui l'aiment et bientôt vous ne parlerez votre français. C'est un pied noir qui vous dit ça et qui en a soupé de ces discours rancuniers et ridicules.
La captation d’étudiants boursier de pays en voix de développement est une forme de colonialisme qui interdit a ces pays tout développement.
Aujourd'hui les étudiants du continent Africain, ne vont pas dans les pays anglo-saxon parce que les études sont payantes et chers, quand a l'immigration elle est difficile et réservé a une très petite minorité.
En réaction a ce problème, spécifique a la France, les gouvernements passent des accords avec des pays comme la Russie ou la Roumanie mais aussi l’Algérie et le Maroc !
Donc derrière les raisons supposées a ces nouvelles dispositions du gouvernement français, il y a aussi la préservation de la clientèle des universités françaises et plus généralement de l'influence de la France en Afrique.
Je me permet de réagir à votre commentaire en étant cadre dans le secteur de l'industrie pharmaceutique (biotechnologies) issu d'un pays maghrébin et directement impacté par la circulaire du 31Mai :
1- Les pays dits en voie de développements (Les pays maghrébins francophones entre autres) ont plus besoin de savoir faire que de diplômes. D'autant plus que la plus part d'entre nous ne sont pas boursiers. Nous avons payé cher pour venir faire des études ici (minimum 4000 euro par an) et la France paye cher pour les études de chacun d'entre nous (7000 euro/étudiant). Donc je pense que travailler un certain temps ici serait bénéfique pour les deux partis : Pays hôte et étudiants, ce ci nous donnera l'occasion de rembourser les frais de notre séjour et nous permettra de payer nos impôts et rendre au pays hôte ce qui nous a apporté.
2- Les étudiants africains ne vont pas dans les pays anglo-saxons certes pour des raisons financières mais aussi parce que la grande majorité des étudiants africains qui sont venus faire leurs études en France est issue des pays africains francophones. Je vous rappelle que la France est classée 3ème pays parmi ceux qui accueillent le plus d'étudiants étrangers derrière Les états unis et le royaume unis, voici un article récent qui appuies ce là :
http://www.boivigny.com/Etudiants-etrangers-la-France-troisieme-pays-d-accueil_a792.html
3- Qualifier le fait d'accueillir des étudiants étrangers de "colonialisme" est non seulement réducteur pour la France et ses valeurs mais aussi pour les étudiants venus faire leurs études ici. Ce n'est pas parce que nous avons fait nos études ici que nous avons subi un lavage de cerveau. Nous avons notre propre matière grise et nous savons comment l'utiliser, nous sommes venus avec nos propres valeurs, nos propres convictions, notre propre culture et nos propres opinions. Si nous somme là (ou dans d'autres pays "développés") c'est pour élargir notre savoir, notre savoir faire et afin d'avoir une vision plus large sur le monde et ces différentes cultures.
4- Si nous avons pu décrocher des postes de travail ici, nous l'avons fait dans les règles de l'art en postulant comme tout le monde et en ayant des entretiens comme tout le monde, sans passe droit ni tuyau pour la plupart d'entre nous(Vu qu'on ne connais pas beaucoup de monde ici). Et si nos employeurs ont fait le choix d'entreprendre des démarches longues et couteuses pour nous recruter au lieu d'opter pour la facilitée c'est qu'ils ont été objectifs et qu'ils ont jugé que nous avons été les plus adéquats pour les postes que nous occupons actuellement. Ce qui est drôle c'est que les personnes qui ont si longtemps critiqué les propos de démondialisation de Mr Montebourg et Mme Le Pen, ce sont ces mêmes personnes qui sont entrain d’instaurer une démondialisation des marché de travail en ce moment.
Je pense que ce pays et les valeurs sur les quelles il a été construit et avec les quelles il a prospéré sont souillés par l'attitude à très courte vue de ses politiques et les rapports "étudiants ou travailleurs étranger - France" (qui je pense sont des rapports gagnant-gagnant et doivent le rester) sont entrain d'être remis en question pour un objectif qui ne va pas plus loin que Mai 2012.
Merci Pierrot93 pour votre soutien !
Vous avez raison ! Mr Guéant et Mr Xavier manquent totalement de discernement. Ce ne sont pas des hommes de terrain et ignorent les fondements et l’importance des relations humaines dans le cadre de la coopération entre les nations.
Une bonne partie de nos Ministres et l’élite Marocaine en générale sont passés par les Lycées français, et les Grandes écoles en France. C’est à travers eux que se renforce et se développe la coopération entre les deux pays. Hollande n’a peut être pas tort : Il ya aussi de l’incompétence!
Je lis certains commentaire, Et je me dis que ce pays tourne mal.
Oui bien sur je suis Algérien, Bac+8 avec tout mon cursus en France(merci la France et c'est sincère), propriétaire de mon logement, salarié, et je paie pas mal d’impôts (ce qui est une fierté).
Mais je souhaitais revenir sur 2/3 choses:
1/ La France reçoit 280000 étudiant étrangers par an. cette circulaire concerne entre 6000 et 10000 étudiant par an. Vous voyez que le ration n'est pas énorme car la grande majorité des gens rentre chez eux.
2/ Ceux qui reste: Si un étudiant étranger demande un changement de statuts pour être salarié, c'est pour la simple raison qu'il est déjà en possession d'un contrat de travail. A partir de la, la personne ne dérange pas. Et non elle prend le travail d'aucun français, car la protection des emplois pour jeunes français se faisait bien avant cette circulaire et dans tous les pays. Personne ne conteste la préférence national.
3/ Si vous refusez des gens qui ont un bon niveau de compétence, qui travaillent, qui paient leur impôts.. Vous voulez qui à la fin?? Personne?? Bon courage pour vos retraites, parce qu'avec les prévisions démographiques européennes ne tendent par vers le rajeunissement si vous me suivez.
En 9 années en France, je me suis rendu compte d'une chose: venir en France en tant que clandestin vous permet d'avoir plus d'aide et plus de prise en charge qu'une personne qui a fait les démarches dans les règles. Une employée de la préfecture m'avez avertie (vendredi dernier) que le fait d'avoir un doctorat, de parler 5 langues, d'avoir créer des associations en France, d'avoir un contrat de travail, de posséder un bien immobilier, d’être en couple avec une française... tout cela ne me donne aucun statut particulier par rapport à un tchétchène avec femme et 3 enfants (entrée en France clandestinement) qui ne parle pas français. Et vous savez quoi, le fait d'avoir des enfants, cette famille est prioritaire.
Donc encore une fois, vous voulez qui en France??
PS: Un petit détail: les deux derniers chercheurs français nobelisés ont commencé leur études en France avec une jolie carte de séjour "Etudiant étrangers", et 40% des doctorants en France sont étrangers!!!
Me reste plus qu'a dire merci, et bon courage pour les années à venir ;)
Si vous tapez dans Google la phrase "ma fac est la plus importante filière de travail clandestin du département" vous aurez un témoignage direct, brut, sur ce qui se passe en ce moment dans certaines universités. Guéant répond à une situation qui n'a rien d'angélique et les étudiants ne sont pas tous innocents.
Dommage pour nous, qui sont ces "nous" , des gens qui vivent dans le tiers monde, qui ont été bercé par les télés françaises qui leurs montraient l'image d'un pays ou les gens ont le droit de parler de travailler et d’être libre quelque soit leur race, leur origine, leur couleur ou leur langue et pour prouver leur propos, souvent il se compare avec des payées africains ou asiatiques. De cela, un rêve s'est éveillé en nous, le rêve de vivre la liberté, d'étudier les sciences et de voir la civilisation. Se rêve semblais se réaliser en atteignant la France, alors pour le réaliser nous avons fait des efforts sacrifier des nuits voir des années à étudier uniquement pour atteindre un but, mais malheureusement notre rêve ne sera jamais réaliser car les politiciens du monde entier sont tous les même, ils écoutent la voie des minorités qui ont le pouvoir.