Économie

Daniel Bouton: «Je pars pour protéger la Société générale»

Temps de lecture : 2 min

Daniel Bouton quitte la banque et reconnaît «des erreurs»

Le PDG de la Société générale de 1997 à 2008, président de conseil depuis un an, Daniel Bouton a choisi de démissionner. Il explique cette difficile décision dans un entretien au Figaro.

Le patron de la Société Générale affirme avoir fait «le choix de s'en aller maintenant pour protéger la banque. Je suis devenu la cible d'attaques incessantes qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché. Comme tout dirigeant, j'ai ­certainement commis des erreurs et j'ai pu être maladroit, je le reconnais. Mais les critiques dont je suis la cible me sont devenues insupportables et il faut pour la banque ramener la sérénité. Si mon départ peut y contribuer, tant mieux.»

Selon Bouton, c'est l'affaire Jérôme Kerviel qui a sonné l'hallali contre lui. Notamment de la part des hommes politiques. Daniel Bouton «regrette de n'avoir pas su mieux convaincre l'opinion, notamment les jeunes sur Internet, qu'il ne s'agissait de rien d'autre que d'une vulgaire fraude commise par un dissimulateur de grand talent qui a mis en risque des dizaines de milliards d'euros.» Et l'affaire des stocks-options, l'interrogent Bertille Bayart et Gaëtan de Capèle : «J'ai fait une erreur, répond-il. Celle de ne pas avoir refusé ce plan de stock-options. Le comble étant que les options sont à mon sens les instruments les mieux adaptés à la situation actuelle».

La polémique autour de la gestion et des contrôles internes à la Société Générale s'est rallumée  lundi, lorsque «Libération» a assuré que la banque encore perdre 5 milliards d'euros dans ses activités de gestion d'actifs. Des informations formellement démenties par la banque.

Daniel Bouton assure qu'il part sans indemnités, mais une retraite chapeau de 730.000 euros par an.

Dans les commentaires sur le site du quotidien, un seul lecteur vient à l'aide du démissionnaire : «Sans Bouton, la SocGen n'existerait plus, écrit Expt01: c'est lui et lui seul qui par sa volonté su maintenir son indépendance lors de l'OPA hostile qu'elle a subit il y a dix ans, et ainsi sauver le job de bien de ses employés. Il a su après cela continuer un développement astucieux.»

Lire l'intégralité de l'entretien sur Le Figaro.fr

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