Sénat: la gauche monte au «plateau»
Jean-Pierre Bel a été élu président du Sénat samedi en fin d'après-midi. Pour la première fois, la gauche accède à ce poste en comptant sur une majorité absolue.
- Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, vote pour élire le président le 1er octobre 2011. REUTERS/Gonzalo Fuentes. -
Le Sénat a élu, samedi 1er octobre, son président, une semaine après des élections qui ont donné, pour la première fois sous la Ve République, la majorité à la gauche. Le «plateau», comme on appelle la présidence du côté du palais du Luxembourg, est revenu sans surprise au sénateur de l'Ariège Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat depuis 2004.
Si le Sénat a déjà eu un président radical de gauche, Gaston Monnerville, de 1947 à 1968, c'est la première fois que la gauche voit élire un président issu de ses rangs en comptant uniquement sur ses propres forces, car elle n'avait pas la majorité après-guerre. Cette élection place Jean-Pierre Bel en position de président par intérim en cas de décès, démission ou destitution du président de la République, et lui donne un pouvoir de nomination au Conseil constitutionnel, au Conseil supérieur de la magistrature, au CSA...
Il a recueilli 179 voix dès le premier tour, soit sept de plus que la majorité des suffrages exprimés et deux de plus que les 177 auxquelles il pouvait s'attendre au vu des résultats de dimanche dernier. Le président sortant Gérard Larcher, candidat au nom de l'UMP, a recueilli 134 voix, et l'ancienne ministre Valérie Létard 29 voix pour les centristes. Les autres composantes de la gauche, dont les Verts, qui avaient laissé planer l'hypothèse d'une candidature, ont soutenu dès le premier tour Jean-Pierre Bel.
Le Sénat a connu par le passé des élections à la présidence beaucoup plus mouvementées: en 1989, il avait fallu à Alain Poher (deux fois président de la République par intérim) trois tours et une étroite majorité de seize voix pour être réélu face à l'hostilité d'une partie de sa propre majorité; en 1998, René Monory avait été évincé au profit de Christian Poncelet après avoir subi des défections au sein de sa majorité. Dimanche dernier, des élus UMP caressaient encore l'espoir de telles défections au sein de la gauche pour garder la présidence, mais ce scénario avait perdu en consistance au fil des jours: mardi dernier, au cours du petit-déjeuner hebdomadaire des ténors de la majorité, Nicolas Sarkozy aurait déclaré, selon l'AFP, que la majorité perdrait «dans la dignité» la présidence du Sénat.
En attendant de savoir comment va se passer la «cohabitation» entre une Assemblée de droite et un Sénat de gauche, vous pouvez vous replonger dans nos articles sur le Sénat:
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Mis à jour le 02/10/2011 à 18h34














































Concernant le changement dans la sociologie rurale, il n'y a pas que les nouveaux retraités. Par exemple ici au Pays Basque il existe des organisations : syndicat paysan, partis, groupements d'élus qui sont très critiques par rapport à l'état UMP. Ces organisations ont "généré" des élus plutôt à gauche. Ces nouveaux élus se situent politiquement entre le Modem, les partis basques, la gauche française ; mais sans forte adhésion à l'un ou l'autre. Le PS en a profité, surtout du fait du rejet de l'état UMP. Mais ce soutien est conditionnel, pour que les demandes issues du Pays Basque soient écoutées et mises en oeuvre.
Concernant l'interventionnisme, il n'y a pas que l'état qui intervienne ; les territoires aussi, souvent à bon escient (cela dépend de la culture politique acquise). Les territoires orientent le développement d'universités, développement culturel ou industriel. Il y a besoin d'une réorganisation territoriale en France, mais pas celle qui est actuellement envisagée (destruction de départements, création des 8 régions...) par le Centre. La réorganisation doit être acceptée, voire initiée par le bas : par les électeurs et leurs élus. Ainsi le besoin d'intervention de l'état deviendrait plutôt : la surveillance, contrôle, partage d'expérience, coordination des financements, coordination des grands projets industriels ou d'infrastructure...
Qu'en pensez-vous? Alexandre