Relance: et si on avait eu tout faux
On a cru que, puisque l'économie se rétablissait, elle retrouvait sa route. Mais elle a replongé. La leçon est limpide: c'est le mode de croissance qu'il faut entièrement redéfinir.
- Un trader au New York Stock Exchange, en septembre 2011. REUTERS/Brendan McDermid -
Donc pile trois ans plus tard, après avoir dépensé des milliers de milliards, nous revoilà «au bord de la récession». Les plans de relance ont dramatiquement alourdi les dettes, mais ils ne sont pas parvenus à atteindre leur objectif: «relancer» les économies pour qu'elles vivent d'elles-mêmes.
Dès qu'on ôte au malade son dispositif de survie, massage cardiaque budgétaire et tente à oxygène monétaire, il calanche. Quant aux banques, elles-mêmes intubées par des taux d'intérêt proches de zéro et toute la chimie qu'il est possible d'inventer comme «facilités quantitatives», elles n'ont l'air en bon état que pour se distribuer de gros bonus.
Naît un doute: s'est-on trompé du tout au tout? Les plans n'ont-ils servi à rien si ce n'est à aggraver la situation puisqu'en plus il faut maintenant engager des douloureux plans d'austérité? Avons-nous eu affreusement tort d'avoir fait de lord Keynes l'homme de l'année 2009 (1)?
Ces interrogations viennent à l'esprit à la lecture du dernier rapport du Fonds monétaire international [PDF]. Olivier Blanchard, le chef économiste, y fait amende honorable. Il admet n'avoir pas vu en début d'année que la reprise était «beaucoup plus lente [que prévu] dans les pays avancés».
En vérité, il n'est pas le seul: les drôles d'experts de Goldman Sachs prévoyaient une expansion de 4% sur 2011! Elle ne sera finalement que de 1,5%, selon le FMI... Ensuite, poursuit Oliver Blanchard, le ralentissement depuis l'été était annoncé, mais il est d'une ampleur qui, là encore, a surpris les économistes. Bref, «la reprise est devenue beaucoup plus incertaine».
Rien n'a été corrigé
Et que propose le Fonds monétaire? De rajouter une dose de relance. Il salue le nouveau plan pour l'emploi que propose Barack Obama de 400 milliards de dollars. Il admoneste les Européens qui plongent tous ensemble dans l'austérité.
On comprend le président américain. Il a sa réélection en tête et puis, s'il y a des personnes non responsables du maelström, ce sont bien les chômeurs. Mais sur le fond, faut-il suivre le FMI et s'en référer encore et encore à Keynes?
Sur le principe, on admettra volontiers qu'en 2008 l'effondrement était tel qu’il fallait agir. Les courbes étaient impressionnantes: les productions comme la Bourse chutaient plus vite qu’en 1929. Agir, relancer, a évité que ne se reproduisent les errements du XXe siècle. Mais la chute stoppée n'a pas entraîné la remontée.
Là est l'erreur: on a cru que, puisque l'économie se rétablissait, elle retrouvait sa route. Or, et il faut souligner qu'Olivier Blanchard et beaucoup d'économistes n'ont cessé de le dire: «les fragilités structurelles» de la période achevée par la crise des subprimes n'ont pas été corrigées, ou bien trop peu. C'est vrai de l'économie réelle: les pays importateurs comme les Etats-Unis ou la France doivent régler leur problème d'emploi, c'est-à-dire de compétitivité. C'est vrai du système financier, qui a cru pouvoir «repartir comme avant», c'est-à-dire recevoir un argent facile des banques centrales et faire des bulles avec. Quelle est la bonne finance post-Lehman? Les disputes sur cette question ne sont pas réglées, au contraire, comme on le voit sur les cours de Bourse des établissements français.
Nous n'avons pas regardé le mal en face
Aujourd'hui, les dettes sont là. La politique économique doit être conduite talon-pointe, comme disaient les pilotes naguère, en massacrant les dépenses inutiles à la croissance et en grossissant les autres. Il faudrait aussi que les banques centrales vers qui on se tourne, car elles seules disposent encore d'un peu de marge de manoeuvre (surtout la BCE), n'agissent qu'en échange des réformes structurelles engagées par les gouvernements.
La leçon générale de la replongée, de ce «double-dip soft» que nous traversons, est désormais limpide: la crise a révélé que c'est le mode de croissance qu'il faut entièrement redéfinir. Non pas seulement à cause de l'endettement public (France) ou privé (monde anglo-saxon, Espagne). L'endettement n'est pas la racine du mal, il est l'analgésique qui a permis d'éviter de regarder le mal en face. Le mal, c'est le formidable changement nécessaire imposé par la mondialisation du comment produire et du comment protéger.
Pour parler de la seule France, le plan de relance a permis d'éviter le pire, mais la croissance qui retombe vers 1% impose d'affronter cette fois-ci «face à face» le problème d'un déficit commercial monstrueux qui prouve qu'on produit de moins en moins en France. Le déficit public est moins fondamental par son volume que par le problème d'un Etat providence qui est sapé dans ses tréfonds par la mondialisation, l'individualisme et le grippage des mécanismes de la redistribution. Allons-nous, cette fois enfin, en prendre conscience?
Eric Le Boucher
Chronique également parue dans Les Echos
(1) Dossier d'«Enjeux-Les Echos» décembre 2009. Retour à la chronique
Mis à jour le 25/09/2011 à 10h01
















































Il faut changer le monde et passer à un autre type de société en se posant LA question des places respectives de l'HUMAIN et du TRAVAIL.
Question d'abord philosophique dont découleront alors des solutions économiques et non l'inverse!! Depuis Smith puis le Fordisme puis Keynes on ne cesse de placer en haut de la pyramide d'asservissement de l'HOMO SAPIENS la finance, avec en corollaire que l'homo sapiens n'a qu'à s'adapter (yaka)! Aujourd'hui il FAUT se poser la question : quel niveau de vie pour chacun des êtres humains qui peuplent cette planète?? Peut-on continuer longtemps à admettre que le seuil de pauvreté soit de 900 € en France et de 30€ dans de nombreux pays africains?? NON, sauf à accepter le postulat que "ces gens là" (les plus défavorisés) n'ont pas les mêmes besoins que les peuples développés! Ce qui est en contradiction avec la pyramide de Maslow, entre autres. Ce type de raisonnement est purement de la ségrégation sociale!
En attendant, et puisque Mr Le Boucher se prétend iconoclaste, eh bien qu'il propose dans les colonnes du Monde ou des Echos d'appliquer aux pays riches ce qui a été appliqué il y a plus de 10 ans à nombre de pays africains : on annule les dettes et on met en place un plan drastique! En Afrique cela a été baptisé le plan "PPTE" (alias Pays Pauvres Très Endettés)sous supervision du FMI.
Pourquoi ne pas mettre en place le plan "PRTE" (alias Pays Riches Très Endettés)??? RIRES!!!! Quant aux traders, financiers voyous (souvent pléonasme!) et autres parasites qui en sortiront ruinés, ils troqueront leurs grosses cylindrées de luxe et leurs jeans à 1000€ contre les voitures et vêtements des "vrais gens"!!
SALUT A TOUS
Oui il faut redéfinir la croissance, c´est à dire:
1) augmenter la production de biens trop rares alimentation saine, recherche sociale, solidarité, redistribution des revenus afin de parvenir à un écart acceptable, education et formation... 2) Stabiliser la production de biens de consommation arrivés à saturation et qui ne se vendent que grâce à un marketing effréné et à une "adoration" de la croissance "per se". 3) Réduire progressivement la production de biens néfastes: Chimie toxique dans l´agriculture et dans l´industrie de l´alimentation, radioactivité des centrales nucléaires, pollution de l´air, de l´eau...
Le but etant que la combinaison des trois parviennent dans 20 ans à une croissance matérielle zéro et une croissance forte de la qualité de vie.
Amicales salutations
Edmond Richter
C'est malheureux car ceux qui paient les pots casses sont ceux qui se sont serres la ceinture et ont economises, pour simplifier, les allemands plutot que les grecs. Donc bien sur, en un sens, c'est tout faux car cela encourage les comportements defaillants plutot que rigoureux. Mais il n'y a pas d'autre solution, donc c'est la bonne, et ce sera a nous une fois la dette allegee de moitie et notre competitivite retrouvee de mettre en place des regles un peu plus strictes.
Ce que je remarque à titre personnel, c'est que la croissance des pays développé s'est progressivement ralentie depuis bientôt 40 ans. elle n'a pas brutalement stoppée ( la croissance était de 5 à 10% dans les 60", 4-6% dans les 70", 3-5% dans les 80", 1-3% dans les 90" et 0 à 3% dans les 00"... à la louche.
j'ai donc l'impression que nos économies de pays développées, loin d'être en crise, ont simplement terminé leur période de croissance, de la même manière qu'un enfant cesse de grandir à la fin de l'adolescence.
Nos pays SONT riche. Ce n'est pas le souci. mais la seule richesse qui semble "utilisable" dans nos pays est le petit gain de croissance annuelle. aucun économiste n'a trouvé de solution pour faire tourner une économie sur le modèle d'une croissance zéro ( ce qui inclut de petites périodes de récession et de petites périodes de croissance, ce qu'on expérimente depuis la fin des 00" ).
résultat, on a crée depuis 30 ans une croissance artificielle via les déficits publics. De fait, en moyenne sur 20 ans, le volume brut de croissance de la France est quasi strictement équivalent au volume brut de l'augmentation de la dette ( +/- 1100 milliards d'euros de richesses supplémentaire )... un système insoutenable comme certains économistes semble le découvrir en 2011.....
...enfin, c'est un debut "relance, si on avait eu tout faux"..."le problème d'un déficit commercial monstrueux...", je croyais que ca ne viendrait jamais... il vous (le microcosme des elites) reste maintenant a comprendre l'ampleur du probleme (les maillons manquants), pourquoi et a identifier les mesures necessaires (improbable car beaucoup doivent affecter les elites).
1 - La balance des paiements du Monde est equilibree, donc la France (deficit monstrueux) a un probleme bien plus important que le Reste du Monde (en excedent donc). A noter que le "monstre" continue a croitre a grande vitesse et que ca sera pire avant de s'ameliorer (sauf recession). Il y a donc crise et CRISE. En tout cas, cela rend toute tentative relance Francaise suicidaire.
2 - Il y a 10 ans, la France n'avait pas ce probleme monstrueux (balance equilibree et excedent sur la decennie precedente). Qu'est ce qui s'est passe?
3 - La responsabilite du pouvoir politique et de sa TMG (Tres Mauvaise Gestion) est tres importante (et ceci d'autant plus que les resultats de la politique de deficits don't matter, de demantelement des regulations et de renforcement/privatisations de mono/oligopoles de Thatcher, Reagan, GW Bush etaient deja evidents avant que notre politique economique similaire, cynique et suicidaire soit mise en place), mais ne saurait masquer la responsabilite "monstrueuse" des elites economiques (grandes entreprises) Francaises
4 - Le monde Anglo-Saxon, dont nous avons copie les travers, essaye de corriger depuis des annees grace a la restructuration de ses dettes par la devaluation et la planche a billets (insuffisant mais utile). Nous n'avons pas cette liberte. A noter que cette methode est plus efficace (et plus juste) que toute politique de rigueur car elle affecte autant les positions concurrentielles que les positions protegees. La France peut elle encore rester dans l'euro? Est ce encore son interet malgre le cout du demantelement?
5 - Il est imbecile de blamer les marches financiers sur la crise bancaire et la crise de l'euro puisque ceux ci, avec retard, ne font que prendre conscience de la situation. Ceci etant dit, il convient de reglementer toutes les activites financieres qui ne generent pas (ou peu) de richesses pour la societe tout en prelevant une grande part de cette richesse (y compris resources de travail). Ce principe devrait s'appliquer a toutes les activites presentant ces caracteristiques.
Il faut réinvestir massivement dans le productif, et forcer la finance à être au service de l'économie réelle et non plus une charge qui l'étouffe.
Parce qu'on a refusé d'écouter Keynes, dont on se réclamait pourtant abusivement. Keynes n'a jamais dit qu'un bon gouvernement est celui qui jette l'argent par les fenêtres, ni que toute dépense publique qu'elle qu'elle soit est forcément bonne pour l'économie.
Au contraire, il avait mis en garde contre la trappe à liquidités : quand vous donnez de l'argent à quelqu'un qui en a déjà trop et qui ne sait pas quoi en faire, vous ne relancez pas l'économie. Les centaines de milliards donnés aux riches, aux banques, aux traders etc seront perdus à jamais pour la relance.
Il fallait augmenter massivement le RMI, l'étendre au moins de 25 ans, relever l'indemnisation du chômage, les bourses étudiantes, les retraites. Cet argent là ne serait pas tombé dans la trappe à liquidités. Les pauvres savent très bien quoi faire de l'argent qui leur manque tant, car leurs besoins vitaux ne sont pas satisfaits.
Donné aux pauvres l'argent améliorerait considérablement l'allocation des ressources, dirigerait l'investissement vers la satisfaction des besoins de base de la population. Tandis que celui qui a été donné aux riches a été gaspillé en spéculations stériles, quand il n'a pas été consacré à financer de nouvelles délocalisations, de nouvelles destructions d'emplois dans notre pays.
Tout cela était parfaitement prévisible, je n'ai jamais cru un instant que les politiques menées par Sarkozy et par les autres responsables européens allaient faire mentir Keynes qui ne croyait pas qu'on puisse combattre le chômage, la misère ou la récession sans d'abord réduire les inégalités : si on lui avait dit qu'un jour les États dépenseraient leur argent pour aggraver les inégalités et non pas pour les réduire, il serait devenu un farouche opposant aux dépenses publiques.
Par Jacques Attali, contributeur de Slate.
http://www.lexpress.fr/actualite/economie/jacques-attali-augmenter-les-salaires_1022237.html
Certains vont plus loin, et disent que si les ménages ne s'étaient pas massivement endettés pour maintenir leur niveau de vie en dépit de la stagnation des salaires, la "crise" (la seule qui fait peur, celle qui fait baisser la bourse, laquelle fait semblant de ne pas savoir que la population dans son ensemble est victime d'une terrible crise ininterrompue depuis 1974) aurait éclaté dès 2000.
Mais pourquoi les salariés ont-ils acceptés de se contenter de salaires si misérables qu'ils se voyaient acculés à cette solution de désespoir, cette fuite en avant qu'est l'endettement ? Parce qu'ils sont tellement terrorisés par le chômage qu'ils n'osent plus jamais s'opposer aux patrons.
Pourquoi les travailleurs sont ils à ce point terrorisés par le chômage ? Parce que notre société traite les chômeurs avec une barbarie qui glace le sang : la majorité ne perçoit aucune indemnisation, les moins de 25 ans n'ont droit à rien, pas même au RSA.
Et pourquoi notre société traite-t-elle les chômeurs de la sorte ? Justement pour tenir en respect ceux qui ont la chance d'avoir un travail et les dissuader de se battre pour les augmentations dont ils auraient tant besoin.
Il n'y avait vraiment aucune chance qu'on se sorte de la crise (la vrai qui accable le peuple comme la fausse qui ne détruit que des richesses virtuelles dans la sphère financière) en déversant des centaines de milliards sur des gens qui étaient déjà largement repus, à tel point que le seul usage de l'argent qu'ils connaissent encore est de lui faire faire des petits.
Or cela est impossible si on continue à étrangler le peuple. On ne peut pas vouloir la croissance et la récession en même temps.
Ces marchés sont à la fois aussi cupides et aussi stupides que le paysan de la fable qui tua la poule aux œufs d'or.
La politique Keynesienne n'a pas ete vraiment mise en place aux USA. Le plan d'aide du president Obama etait bien trop petit (700Milliars quand il en aurait fallu le double, et quand les Etats eux, coupaient leurs depenses d'autant) et mal cible (reductions d'impots quand il aurait fallu plus d'investissements). Voila qui etait clair des le debut et qui ne remet pas en cause la theorie Keynesienne. Celle-ci d'aileurs explique pourquoi les taux d'interets sont toujours si bas aux USA. Il s'est passe en 2010-2011 la meme chose qu'en 1937: croyant la croissance revenue, les gouvernements ont mis un tour de vis et tout a replonge. L'argent facile ne saurait expliquer le double-dip: les compagnies US ont des sur-capacites et sont assises sur des tonnes de capital. Ce sont des debouches dont elles ont besoin.
En France, le mal etait different (apres tout la France n'a pas subi de choque immobilier) et la relance Keynesienne bien moins appropriee.
Si les USA n'ont pas de problème de compétitivité, c'est possible, mais alors il faut expliquer pourquoi leur balance commerciale est aussi déficitaire, toutes proportions gardées, que la notre, et vis-à-vis des mêmes pays : Chine pour les produits manufacturés de base, allemagne pour les voitures de luxe.
Imputer la crise (ou plus exactement, les derniers soubresauts d'une crise qui en réalité a commencé dans les années 1970, comme en France) à l'effondrement des supprimes est un peu court aussi, car en réalité si les ménages ne s'étaient pas endettés massivement en surfant sur le boom de l'immobilier pour maintenir leur niveau de consommation en dépit de la stagnation des salaires, cet épisode de la dernière longue crise (finale ?) du capitalisme aurait éclaté en 2000 et pas en 2008.
On peut dire que le boom de l'immobilier a retardé la dernière réplique en masquant le problème de fond pendant presque une décennie, mais pas qu'il en est à l'origine.
Et donc le mal n'est pas différent en France simplement parce qu'il n'y a pas eu de spéculation sur les crédits hypothécaires pour le dissimuler pendant une décennie.
Conclusion : une relance keynesienne (stimulation de la consommation des classes démunies et populaires par hausse des salaires, des indemnités chômage et des petites retraites) est tout aussi nécessaire à notre économie qu'à celle des USA.
Mais l'économie était très malade avant la crise, la bulle immobilière ne faisait que masquer (litt. recouvrir de papier peint) ses faiblesses. Sans le soutien de la consommation par la bulle, il y aurait eu un déficit massif de la demande globale. Au lieu de quoi le taux d'épargne des particuliers est tombé à 1 %, et les 80 % d'américains les plus pauvres dépensaient chaque année environ 110 % de leur revenu.
Par Joseph E. Stiglitz, sur le site US de Slate.
http://www.slate.com/articles/business/project_syndicate/2011/10/how_to_end_the_global_recession_more_public_spending_and_financi.html
La reproche le plus sérieux qu'on puisse faire aux spéculateurs qui ont gonflé la bulle immobilière, c'est d'avoir aidé les ultralibéraux à cacher au peuple que les salaires et les prestations sociales étaient devenus tellement bas que l'économie allait inévitablement s'effondrer.
C'est ce qui s'est produit en 2008, avec des années de retard.
"To understand what needs to be done, we have to understand the economy’s problems before the crisis hit."
Pour comprendre ce qu'il faut faire, nous devons comprendre les problèmes de l'économie avant la crise (de 2008)
"Globalization has been one, but only one, of the factors contributing to the second key problem: growing inequality. Shifting income from those who would spend it to those who won’t lowers aggregate demand"
La mondialisation n'a été qu'un des facteurs qui ont contribué au deuxième problème clef : la croissance des inégalités. Transférer du revenu de ceux qui le dépenseraient à ceux qui ne le dépenseront pas fait baisser la demande globale.
Nous sommes arrivés au point ou tout argent donné aux riches est perdu (thésaurisé, stérilisé, tombé dans la trappe à liquidités) En effet ils ne peuvent pas dépenser cet argent, car ils ne savent pas quoi en faire vu qu'ils en ont déjà trop.
Et ils ne peuvent pas non plus investir cet argent dans la production, car ils n'auraient pas de clients, vu que c'est dans la poche de ces ex-futurs clients désormais insolvables que l'état a pris l'argent qu'il a donné aux riches.
On ne s'en sortira pas sans augmentation des salaires, des indemnités chômage et des retraites. Et l'argent ne manque pas : il suffit d'aller le chercher là où actuellement il ne sert à rien, c'est à dire dans la poche des riches, en annulant tous les cadeaux qui leur ont été faits depuis des dizaines d'années.