Catho et pour l'étude du genre, c'est possible?
Certains catholiques sont non seulement en faveur des nouveaux manuels de SVT qui introduisent l'étude du genre au lycée, mais revendiquent même que l'Evangile soutient cette dernière.
- Un crucifix dans une salle de classe à Rome, le 3 novembre 2009. REUTERS/Tony Gentile -
80 députés UMP, rejoints ce lundi par 113 sénateurs, ont envoyé le 30 août une lettre à Luc Chatel pour leur demander le retrait des nouveaux manuels de SVT des lycéens. En cause, un chapitre qui propose quelques lignes sur les gender studies américaines, selon lesquelles l’identité sexuelle n’est pas réductible au sexe biologique, mais dépend aussi d’une construction sociale.
Dans cette lettre, les députés reprennent une critique déjà formulée par l’Enseignement catholique en mai dernier. Le 5 septembre, l’Association des Familles Catholiques a d’ailleurs adressé une lettre de soutien à ces députés.
Cette vision ne représente pas celle de la totalité des catholiques. D’autres, moins médiatisés, se sont exprimés publiquement en faveur de ces nouveaux manuels. Qui sont-ils? Jeunes blogueurs discrets ou représentants plus âgés d’associations homosexuelles et féministes, ils n’en ont pas pour autant perdu la foi. Homosexuel, féministe et catholique? Oui, c’est possible.
L’association FHEDLES (Femmes et Hommes, Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société), anime depuis 10 ans un centre de recherche et de documentation intitulé «Genre en Christianisme», qui a pour objet «l’étude critique de la construction religieuse du genre et de ses modes d’influence dans la société civile».
En réaction à la demande de Christine Boutin de retirer les nouveaux manuels de SVT le 31 mai dernier, le communiqué de la FHEDLES est cinglant:
«Nous affirmons que tous les catholiques ne partagent pas les inquiétudes et refus qui font jour à propos des analyses de genre. Il est nécessaire que les jeunes comprennent l’origine des discriminations et des injustices entre les sexes (…) Disqualifier les théories du genre en les faisant passer pour une idéologie de l’indifférenciation est une malhonnêteté.»
Une méconnaissance des gender studies
Pour ces catholiques libéraux, parler d’idéologie pour qualifier les gender studies traduit une mauvaise connaissance du sujet.
Anthony Favier est agrégé d’histoire religieuse et milite pour l’association d’homosexuels chrétiens David et Jonathan. Il a aussi été formé aux gender studies durant son cursus universitaire. Sur son blog Penser le genre catholique, il décrypte la manière dont les catholiques conservateurs comprennent les études sur le genre.
Bien avant la polémique des manuels de SVT, des catholiques s’étaient déjà prononcés contre les gender studies. C’est le cas, par exemple, de l’Association des Familles catholiques, dont la commission juridique a publié en 2007 un rapport sur la théorie du genre.
Mais dans ce type d’analyse, les catholiques conservateurs ne prennent pas le temps de citer les auteurs des gender studies: Ann Oakley, Rubin Gayle, Nicole G. Albert… En revanche, ils citent des auteurs qui sont contre l'étude du genre! Ce qui donne une approche tronquée du sujet.
Anthony Favier a notamment identifié deux auteurs qui reviennent systématiquement. Le premier, explique-t-il, est Tony Anatrella, consulteur au conseil pontifical pour la famille et psychanalyste:
«Il fait une lecture extrêmement malhonnête et caricaturale du sujet. Pour lui, les associations homosexuelles et féministes forment un lobby, qui a inventé une théorie selon laquelle chacun choisit son sexe comme il l’entend! C’est faux! À la limite, on peut comprendre comme ça le genre avec Judith Butler, mais elle est très contestée. D’ailleurs elle se revendique plus du mouvement Queer, mouvement radical qui s’intéresse aux sexualités alternatives. Elle-même est critique de travaux qui étudient le genre. Ces catholiques veulent faire croire que Judith Butler est la chef de file du mouvement des genres!»
Le deuxième auteur souvent évoqué par les catholiques hostiles aux gender studies est Jacques Arène, psychanalyste et éditorialiste à la revue chrétienne La Vie. Anthony Favier analyse sa démarche:
«Pour lui, si les homosexuels ont eu des droits, c’est qu’ils ont manipulé l’opinion publique après les ravages du SIDA et en inventant le concept d’homophobie –donc il n’y croit pas-. Il appartient aussi aux "masculinistes", des anti-féministes qui pensent qu’on a dévirilisé les hommes. Comme c’est un psychanalyste, il s’appuie sur Freud, qui était très attaché à la figure du père, représentant de l’autorité, du surmoi moral.»
Pour Anthony Favier, la seule expression «théorie du genre» est erronée:
«C’est une appellation utilisée par ces catholiques. À Paris VII, on parle de sociologie du genre, d’histoire du genre. Le terme "théorie" sert à montrer qu’il ne s’agit pas de science mais d’une idéologie.»
L’Eglise catholique, elle-même créatrice de genre?
Si l’Eglise a tant de mal à accepter les gender studies, c’est sans doute parce qu’elle se sent visée par ce que ces études dénoncen: la réduction de l’identité sexuelle au sexe biologique. Ce qui conduit à déclarer qu’un homme doit se comporter de telle manière, tandis qu’une femme doit se comporter d’une autre.
L’Eglise assigne en effet aux hommes et aux femmes des rôles et des qualités bien distincts. L’institution est donc elle-même «créatrice de genre».
C’est ce que dénonce l’association FHEDLES. Alice Gombault, secrétaire générale de l’association, reconnaît les progrès du Concile Vatican II en terme d’égalité entre les hommes et les femmes dans l’Eglise. Mais selon elle, ces progrès ne sont que théoriques:
« Dans la théorie, les choses ont changé: on ne peut plus dire que les femmes sont inférieures aux hommes. Un principe d’égalité est acquis. Des interprétations de la Bible ne sont plus acceptées, comme le "Femmes, soyez soumises à vos maris" de Saint Paul.»
En 1988, pour la première fois, un pape aborde des propos nouveaux concernant les relations entre femmes et hommes: dans sa lettre apostolique sur la vocation et la dignité de la femme, Jean-Paul II parle d’«égalité essentielle» et de «parfaite réciprocité entre eux».
Cette nouvelle vision se poursuit en 1995, quand le pape écrit aux femmes du monde entier. Il y exprime des regrets et reconnaît la responsabilité de l’Église dans la dénaturation et la réduction en esclavage des femmes.
Alice Gombault regrette que «ce progrès ne soit pas suivi de faits pratiques». Aujourd’hui, par exemple, seuls les hommes ont le droit à l’ordination (sacrement qui permet de devenir prêtre), au motif que les femmes ont un charisme différent: on leur prête des qualités particulières comme l’accueil, l’écoute. Elles sont donc animatrices de catéchisme, ou chargées de l’accueil dans les paroisses…
Cette différenciation entre le rôle des hommes et les femmes dans l’Eglise se fait même dès le plus jeune âge, raconte Alice Gombault -:
«Il y avait eu un certain progrès quand on a permis aux petites filles d’être enfant de chœur comme les garçons. Mais aujourd’hui, des évêques y sont opposés. Dans certaines paroisses, les petites filles apportent le pain et le vin jusqu’en bas de l’autel, et ensuite ce sont les petits garçons qui le montent à l’autel. Il y a une vraie barrière du sacré!»
L’Evangile transcende les sexes
Si l’Eglise est en désaccord avec la sociologie du genre, l’Evangile, au contraire, la soutient, affirment les catholiques libéraux.
Jacques*, 25 ans, catholique fraîchement diplômé de l’ENS Lyon, a suivi pendant sa formation des cours de gender studies. Pour lui, les études de genres ne sont pas incompatibles avec le christianisme. Les deux discours, pour Jacques*, mettent en avant la "personne", avant le sexe féminin ou le sexe masculin:
«En fait, plutôt qu’un homme ou une femme, on est avant tout une personne devant Dieu. C’est ce que dit l’apôtre Paul (Ga 3/28): "Il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus Christ".»
Les gender studies expliquent que le sexe biologique n’a pas forcément d’influence sur la sexualité des êtres humains? «Même discours dans l’Evangile!», affirme Christine Pedotti, 50 ans, théologienne et co-fondatrice des associations catholiques féministe Le Comité de la Jupe et la Conférence Catholique des Baptisés de France. Elle explique:
«L’Eglise a toujours dit que l’être humain n’était pas soumis par sa sexualité biologique. C’est en se basant sur ce concept que l’Eglise soutient le célibat ecclésiastique. Dans l’Evangile selon Mathieu, chapitre 19, verset 12, il est même dit: "il y a des eunuques qui se sont fait eux-mêmes eunuques pour le Royaume!"».
Le baptême lui-même est exempt de toute distinction entre les deux sexes, remarque Christine Pedotti:
«On baptise les hommes et les femmes avec exactement le même geste. Il n’y a aucune variante, aucune différence. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres religions.»
Mais après le baptême, il semble que la totale égalité entre les hommes et les femmes dans l’Église soit quelque-peu oubliée…
Noémie La Borie
* Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressé
Mis à jour le 16/09/2011 à 15h23












































La notion de cathos libéraux et des cathos conservateurs est complètement stupide puisqu'ils n'y a qu'un type de cathos: ceux qui acceptent la foi et l'enseignement de l'Eglise. Les autres sont peut-être chrétiens mais pas cathos (par définition).
Ensuite votre article distille comme souvent l'idée que les cathos sont contre les homos et les femmes (la citation complète de Saint Paul rajoute: "hommes aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Eglise" , ce qui est aussi très exigeant ) qui est complètement faux. Loin des grands discours qui font l'actualité, ils y a plein d'assos cathos qui agissent pour le respect des homos car l'Eglise ne condamne pas les personnes!
Si l'Eglise n'est pas favorable au gender c'est parce que cela ne fait pas grandir l'être humain mais au contraire va contre les lois naturelles les plus élémentaires et le bon sens de chacun.
Je pose la question si l'Eglise catholique et le Pape sont si à l'ouest que vous voulez le faire croire, pourquoi toutes les grandes églises chrétiennes tentent à s'en rapprocher?
Ayant étudié la sociologie du genre à Paris 4, je souhaite faire remarquer que lorsqu'on s'intéresse à cette thématique, on ne fait pas tout de suite le rapprochement avec les questions de la sexualité / homosexualité, etc.
En sociologie du genre, on s'intéresse d'abord à la construction de nos rôles sociaux. En quoi cela est-il un tabou ? Je suis sans doute très naïve de m'étonner.
N'avons-nous pas conscience, en France, que les rôles des hommes et des femmes varient selon les points de vus, les religions, les cultures ? Récemment, nous avons eu un débat sur le port du voile pour rappel...
Reconnaître l'impact de la société sur la construction de l'identité, c'est reconnaître que nous sommes des êtres sociaux, que nous vivons dans un monde régulé par des normes et des valeurs relatives à chaque groupe. Ce n'est pas dire si cela est "bien" ou "mal". Il y a énormément de confusion de passions inutiles dans ce débat.
« Prendre en compte le fait que la sexualité n’a pas pour seule fin la reproduction mais aussi la recherche des plaisirs La sexualité n’a par ailleurs jamais concerné uniquement les relations entre personnes de sexe différent. Et puisqu’il s’agit d’un fait établi, quelles raisons, autres qu’idéologiques, justifieraient qu’on l’évacue de l’éducation sur la sexualité ? ».
Libre à eux de considérer que la sexualité doit être coupée en deux : celle qui se rapporte à la perpétuation de l’espèce selon les lois de la nature, et celle jouissive qui se rapporte au plaisir, et à ses excès, que l’on peur retirer dans l’exercice de la première. Faire de la seconde un sujet d’étude scientifique de la fonction sexuelle dans son ensemble, revient à intégrer la gastronomie dans l’étude scientifique de la fonction digestive, la musique dans l’étude de l’ouïe ou la photographie et la peinture dans l’étude de la vue.
Il ne s'agit donc là que d'un tout petit détail de l'histoire qui n'a aucun caractère scientifique. On comprend bien cependant que l'affaire fait à merveille le jeu des bouffeurs de curés.
Voici trois ressources (datant de juin, car on en parlait déjà à ce moment là, mais ce n'est que depuis que les politiques s'en sont saisis que cela fait du bruit).
La réaction de Zabou the terrible à tout ce débat, qui est à mille lieux des caricatures que l'on fait des positions catholiques sur le sujet. http://www.zabou-the-terrible.fr/post/2011/06/11/Histoire-de-biaiser-le-d%C3%A9bat-%3A-fais-pas-genre-! Relativement court, va selon moi à l'essentiel (pas sur le gender lui-même, mais sur les programmes incriminés).
L'analyse fine de Incarnare sur son blog : http://theologieducorps.fr/actualites/2011/06/melange-des-genres Je dis fine, car elle va assez loin, et il n'est pas exclu qu'une lecture trop rapide, ou un manque de culture chrétienne, fasse passer à côté d'une partie du sens.
Maintenant voilà ma réaction à titre personnel, probablement moins bien documentée, moins profonde, avec peut-être même des morceaux d'ignorance et de contresens dedans, mais tant pis.
Tout d'abord l'impression générale qui se dégage de cet article : "regardez, on a trouvé des cathos pas rétrogrades malgré les positions (rétrogrades, elles, comme d'habitude bien sûr) de l'Eglise catholique et de certains catholiques ! C'est bien la preuve que ceux qui demandent le retrait de l'enseignement d'idées tirées des gender studies ont tort". C'est assez classique, même si l'article reste relativement mesuré.
Ensuite, sur le fond : je rejoins Zabou dans le premier lien. Même en supposant que ces gender studies soient dans le vrai (ce qui n'est pas assuré), la manière dont c'est présenté au programme a de quoi hérisser. Les programmes ne disent pas "certains pensent que... d'autres au contraire...", le choix a clairement été fait, indépendamment d'une recherche de vérité scientifique. Il n'est pas étonnant que certains voient derrière cela des choix purement idéologiques, à tort ou à raison.
L'article ici essaie de nous dire en quoi certains analystes catholiques ont mal compris le sujet des gender studies, mais sans nous expliquer ce qu'il faudrait comprendre à la place (après avoir reproché à ces mêmes analystes leur étude tronquée du sujet ! Un comble !). Aidez-moi à comprendre par pitié, plutôt que de tirer à boulets rouges sur deux auteurs dont il est impossible par votre article de savoir si leur position telle que vous la résumée n'est pas un poil plus nuancée et large. Sans une telle explication, ça ressemble juste à un démontage en règle de la position de nombreux catholiques en cherchant à décrédibiliser certains d'entre eux considérés comme emblématiques.
Maintenant, la suite de l'article : "Si l’Eglise a tant de mal à accepter les gender studies, c’est sans doute parce qu’elle se sent visée par ce que ces études dénoncen: la réduction de l’identité sexuelle au sexe biologique. Ce qui conduit à déclarer qu’un homme doit se comporter de telle manière, tandis qu’une femme doit se comporter d’une autre." => Je vous dis que ce que je lis : en gros, parce que l'on dit que homme et femme sont différents (ce qui ne nie en rien leur égalité), cela veut dire qu'on considère que les hommes doivent être machos, aimer les grosses bagnoles et et les femmes soumises et bonnes cuisinières ? Et les gender studies viendraient pourfendre cette méchante vision sexiste grâce, TADAM, à la possibilité à chacun de choisir son identité sexuelle ? Ne pas être d'accord avec les gender studies c'est donc être un vilain sexiste ? Je me trompe ou c'est ce que l'on veut dire de la position de nombreux catholiques ?
Pour moi, on se trompe de débat. La question de l'égalité entre hommes et femmes n'a rien à voir avec les gender studies. L'"égalité essentielle" comme le dit Jean-Paul II, c'est acquis au niveau théorique. On n'a plus besoin d'en débattre, ce qu'il faut c'est l'appliquer ! Et je ne vois rien dans ce que je connais (peu de choses en vérité) des gender studies qui soit essentiel pour faire appliquer cette égalité réellement dans les faits.
Probablement que même l'Eglise catholique a encore du progrès à faire pour éviter la discrimination selon le sexe ou l'orientation sexuelle. C'est une institution humaine, elle a ses défauts. La prêtrise des femmes, débattons-en tant que vous voulez, mais croyez-moi sur parole (ou pas), ça n'a rien à voir avec une volonté de mettre les hommes au-dessus des femmes (au sens figuré, bien sûr :)). Si on pouvait arrêter de faire des raccourcis du genre "l'Eglise est sexiste, seuls les hommes peuvent être prêtres", on pourrait peut-être se concentrer sur des choses plus importantes.
Sur Jésus par exemple.
L'article stigmatise en effet les cathos et fait l'erreur que l'on voit régulièrement, mettre en rapport théorie du genre (identité sexuelle) et homosexualité (c'est à dire l'orientation sexuelle) alors que ça n'a rien à voir.
On peut être contre la théorie du genre et pour le droit des homosexuels, cela n'a rien d'incompatible. On peut dire que l'on naît homme ou femme et que si la société, l'éducation, les normes sociales incitent un comportement donné, cela ne veut pas dire que l'on choisira notre identité sexuelle plus tard ou que parce qu'on naît homme on sera forcément attiré par les femmes et vice versa. on peut concevoir que l'homosexualité existe, soutenir que l'on naît soit homme soit femme et que les sexes sont clairement déterminés dès le début et être catholique, c'est même exactement ce que dit l'Eglise, notamment Benoît XIV, le représentant des catholiques.
Les interprétations de l'Evangile sont tout à fait erronées et de nombreuses explications de l'Evangile (les homélies ou les interprétations que l'on lit dans les magnificat, il est vivant et autres sources où l'on peut suivre l'évangile au quotidien) le montrent.
Exemple st paul qui dit d'être soumis à son mari. mais l'Evangile dit que la femme doit être soumise à son mari comme l'homme est soumis à sa femme, c'est l'unité du mariage, on choisit en toute liberté (par ailleurs c'est l'Eglise qui contre la royauté a tout fait pour que dans le mariage soit prise en compte le libre consentement des époux!!) de se donner à son mari, à sa femme. C'est la soumission dans le sens de don de soi, de don d'amour, de pardon, en gros se donner pour que notre quotidien soit fait d'actes d'amour pour notre conjoint.... et vice versa! pas la soumission tais-toi et accepte tout! La particularité du catholicisme est l'interprétation de l'evangile, c'est à dire que l'église catholique pense qu'il faut toujours interpréter l'evangile, en fonction de nos sociétés notamment (ce qui ne veut pas dire que parce qu'une société fait telle chose on doit l'accepter, par exemple si on considère que la société fait erreur en acceptant les avortements ou en acceptant le divorce, l'église, si elle donne son avis et sait avancer tout en disant quand elle trouve qu'on est dans l'erreur - cf. les propos du pape disant que le préservatif est utile pour ne pas continuer à propager le virus mais pas la bonne solution face au sida, cf. aussi l'église catholique qui condamne les avortements) donc on prend aussi en compte le fait que les paroles de l'evangile sont liées à l'époque ! D'autre part, Jesus a dit que si moise avait réintégré le divorce c'était parce que les hommes faisaient trop de fautes (hommes au sens général car c'est d'ailleurs souvent les femmes qu'on lapidait pour adultère) et qu'ils étaient dans l'erreur, lui rétablissait la volonté de dieu, "ce que dieu a uni que l'homme ne le sépare pas", ce qui protège l'homme comme la femme et donc va à l'encontre de l'idée de soumission sous-entendue dans l'article.
autre texte mal interprété je cite "«En fait, plutôt qu’un homme ou une femme, on est avant tout une personne devant Dieu. C’est ce que dit l’apôtre Paul (Ga 3/28): "Il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus Christ".»" Mais quand parle st paul il parle d'après la mort! Dans la vie terrestre, dieu a choisi pour nous d'être homme ou femme et il a dit également l'homme quittera son père et sa mère pour épouser sa femme et ils ne feront plus qu'un, c'est le but sur terre, on a tous une vocation, ça peut être la vocation religieuse ou bien selon notre sexe de fonder une famille ! Ce qui n'a rien à voir avec l'homosexualité. Ce que dit l'église de l'homosexualité est tout à fait clair (c'est dans le catéchisme de l'église catholique ce n'est pas moi qui l'invente) c'est qu'il faut accepter les homosexuels, ils peuvent tout à fait être dans l'eglise, mais l'eglise rappelle que dieu a créé l'homme pour s'unir avec la femme. ce qui montre bien (si on croit en la religion catholique, bien sûr on peut avoir un avis différent ou ne pas croire, c'est le propre de la foi) que homme et femme sont des sexes bien différents et que l'identité sexuelle est déterminée dès la naissance.
bien sur qu'on est avant tout une personne devant dieu, mais dieu pour noter vie terrestre nous a aussi fait le cadeau d'être homme ou femme.
Je suis d'accord avec les réactions ci-dessous disant que la notion de catho libéral ou conservateur n'a pas lieu d'être. En effet, on ne pas être catho comme ci ou comme ça, on est catho ou on ne l'est pas ! Là encore le catéchisme le dit, on ne peut pas croire en l'existence d'une entité supérieure, suprême, d'un "quelque chose" ou à quelques bribes de l'eglise catholique mais pas à tout. soit on croit à tout ce qu'il y a dans le fameux credo (je crois en dieu, etc.) soit on n'est pas catho. Ce n'est pas grave (!), ce n'est pas mal, et chacun fait ce qu'il peut avec soi foi et croit comme il peut. mais il ne peut pas se définir catho !
Pour revenir à l'essentiel, si l'eglise n'est pas favorable à la théorie du genre ce n'est pas par conservatisme, par manque de réflexion, par ringardisme, par stupidité profonde. c'est un sujet très sérieux et très grave et que l'église prend au sérieux. Par protection de nos enfants, déjà, il est normal de demander à ce que l'école publique et laïque continue de respecter les croyances de chacun comme c'est écrit dans sa "loi" et donc il est légitime de demander le retrait d'une théorie qui plus est non prouvée de manuels scolaires, et l'église prend elle aussi la parole dans le respect de l'éducation des parents et du droit et du respect des enfants. Elle donne aussi son avis car il s'agit d'une notion fondemmentale que l'identité sexuelle. Pour les croyants, dieu nous a choisi homme ou femme, c'est la loi naturelle (et en plus du simple bon sens, il suffit d'observer ses comportements ou ceux de jeunes enfants pour voir les différences fondammentales entre les sexes dès le plus jeune âge)
cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas lutter contre les discriminations et l'église n'a jamais dit le contraire ! Mais il est nécessaire de lutter contre des déviances graves pour nos enfants, qui ont besoin en priorité pour se construire de se savoir garçon ou fille.
Et comment un garçon sait comment devenir un homme? En regardant son père. C'est ça qui lui construit des bases solides pour devenir un homme, qui respecte les hommes, qui respecte les femmes. Et idem pour les petites filles.
je continue sur l'article
"«On baptise les hommes et les femmes avec exactement le même geste. Il n’y a aucune variante, aucune différence. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres religions.» --> ce n'est pas parce qu'il y a égalité des sexes dans de nombreux domaines que cela gomme l'identité sexuelle ! L'homme et la femme font caca et ils ont quand même une identité sexuelle différente ! (c'est très bas, j'aurais pu prendre l'exemple de mettre un manteau ou n'importe quoi mais l'exemple cité était du même niveau)
"Aujourd’hui, par exemple, seuls les hommes ont le droit à l’ordination (sacrement qui permet de devenir prêtre), au motif que les femmes ont un charisme différent: on leur prête des qualités particulières comme l’accueil, l’écoute. Elles sont donc animatrices de catéchisme, ou chargées de l’accueil dans les paroisses…" grave erreur, ce n'est pas du tout pour ces raisons là. le prêtre représente le christ quand il donne le sacrement de l'eucharistie, jesus avait aussi choisi des hommes comme apôtres, les éveques. cela n'a rien à voir avec du machisme, les femmes ont effectivtement d'autres rôles et c'est très beau comme ça. quant au célibat des prêtres c'est un débat tout autre de l'identité sexuelle, l'eglise pense qu'il faut consacrer sa vie entière à cette vocation, et c'est un choix tout à fait libre des prêtres (pas facile certes, mais on demande cette fidélité au christ comme on demande aux époux d'être fidèles, et c'est tout aussi difficile!)
quant à toutes les citations concernant l'homophobie de personnes de l'église catholiques, j'ai déjà répondu en donnant le vrai point de vue de l'église, le seul qui compte. ceux qui sont homophobes ne sont pas catholiques donc c'est hors sujet ! On peut considérer que la loi naturelle et voulue par dieu est l'hétérosexualité sans considérer que les homos sont des monstres ou des anormaux et des fous ou autre! et là encore je le redis c'est un débat qui n'a rien à voir avec la théorie du genre
la theorie (ou on l'appelle ce que l'on veut) du genre est dangereuse et si elle venait à arriver à l'école dans l'éducation de nos enfants ceux ci ne pourraient qu'être gravement perturbés. Pis encore si dès la naissance on niait les différences sexuelles, comment éduquer de façon neutre des enfants nés avec un sexe de garçon ou de fille, quelle société cela donnerait ? Il est tellement plus sain de leur dire tu es garçon, tu es fille, tu seras comme papa, comme maman, être des exemples pour eux d'hommes et de femmes, qu'ils voient autour d'eux des exemples d'hommes et de femmes, pour savoir comment se construire. dans le respect d'eux même, dans le respect de l'autre sexe. et eux choisiront ensuite leur orientation sexuelle (mais ils y seront aidés si l'éducation leur a appris les lois naturelles, si l'éducation a appris que l'on pouvait se comporter exactement pareil si on est homme ou femme, les jeunes seront perdus, ne se reconnaîtront pas dans leur identité même, et le risque n'est pas l'homosexualité ou alors des problèmes de choix et de définition de sa sexualité mais bien pire, la perte de sa propre identité)
Il est sain pour l'enfant d'avoir ses repères, un garçon est plutôt comme ci, une fille plutôt comme ça, et si un enfant est un peu différent on ne va pas le battre ou le traiter de fiotte (par exemple) mais l'aider à assumer ses traits de caractères plus ou moins masculins et féminins tout en le rassurant sur son identité sexuelle, c'est fondammentale et si c'est un sujet grave que ce débat sur cette théorie c'est peut-être que le point de plus important pour l'être humain est son identité propre, son identité sexuelle. le plus important à savoir est qui on est, et ça commence par se savoir garçon ou fille dès le plus jeune âge!
d'autres croient encore que la théorie du genre se résume à reconnaître l'impact de la société dans nos comportements sexués. Mais cela va bcp plus loin que cela et c'est en cela que c'est grave. Car cette reconnaissance tout le monde là, c'est le BA. BA de tout cours de sociologie et là encore du bon sens. Oui selon les cultures, les pays, les religions, les milieux sociaux, les hommes et les femmes ont des comportements différences. certes. mais la loi naturelle, quel que soit le milieu social, est que l'homme et la femme sont dès la naissance des êtres différents. et pour rappel, pour faire un être humain, il a toujours fallu l'union d'un homme avec une femme.
que répondre à part que dans 90% des cas de pédophilie ça se passe au sein même d'une famille! Il faudrait alors interdire aux hommes de se marier, non ?
réfléchissons deux minutes !
(et je ne compte plus les gens qui disent que le pape est tellement scandaleux sur ses positions concernant le sida sans jamais avoir lu le moindre mot du pape à ce sujet - pourtant pleines de bon sens, et protegeant chacun, homme comme femme!)
Lorsque vous nous dites un peu plus haut "l'église prend elle aussi la parole dans le respect de l'éducation des parents et du droit et du respect des enfants.", c'est carrément surréaliste au regard des faits. Avant de prendre la parole l'église devrait procéder à un sacré examen de conscience. J'ignore si la prêtrise attire en grand nombre d'individus qui cherchent dans le célibat une réponse à une déviance sexuelle ou si c'est en raison de la frustration sexuelle engendrée par le célibat que leur sexualité a été déviée sur sur des enfants sans défenses et disponibles, mais pour être audible en matière de sexualité, il faudrait que l'église commence par comprendre et nous expliquer comment elle a pu en arriver là.
car à lire les pro-theorie du genre, on dirait que c'est le seul objectif
en plus d'apprendre des banalités comme le fait que la société joue un rôle sur notre définition de comment se comporte un homme et une femme dans la dite société!
ce n'est pas l'Eglise mais Dieu qui a choisi pour l'homme et la femme des définitions bien distinctes, c'est Dieu et non l'homme qui est à l'origine de notre existence même et des choix qu'il a fait pour nous, avec tout son amour.
(mais après on est libre d'y croire ou non, Dieu a également voulu qu'on l'aime et qu'on croit en lui, mais il nous a donné la liberté de le choisir ou non)
si l'église (mais comme je le disais ce n'est pas l'eglise mais Dieu) assigne des rôles distincts, c'est de manière universelle, quelle que soit l'époque, quelle que soit la société, quel que soit le pays. Donc totalement à l'opposé de la théorie du genre.
La croyance des chrétiens est en totale opposition, donc, à ce type de théorie. Cela n'empêche pas aux gens de défendre cette théorie s'ils le souhaitent, mais dans ce cas ils ne peuvent se dire chrétiens!
Je comprends votre point de vue. Cependant, je suis choquée par votre première phrase, dans votre premier commentaire, qui assimile la théorie du genre au racisme et à l'homophobie (vous dites qu'on ne peut être chrétien et pour la théorie du genre, comme on ne peut être chrétien et raciste ou homophobe...). Je pense qu'il y a une légère dérive.
Aurant le racisme et l'homophobie sont interdits par la loi, la théorie du genre, qui est un concept de sociologie, ne l'est pas (heureusement)! C'est comme si vous disiez qu'un chrétien ne peut être pour le taylorisme, ou ne peut être socialiste, ou centriste, ou féministe, ou antimilitariste... Bref.
Deuxième chose qui me chagrine, votre conclusion: "cela n'empêche pas aux gens de défendre cette théorie s'ils le souhaitent, mais dans ce cas ils ne peuvent se dire chrétiens". Et bien je défend cette théorie mais je suis chrétienne, baptisée, je crois en Dieu et en l'Evangile. Cela ne m'empêche pas de réfléchir et de remettre en cause certains usages de l'Eglise catholique et de vouloir la faire évoluer.
Vous avez le droit de penser différemment, je respecte votre point de vue et ne vais pas pour autant considérer que vous ne pouvez pas vous dire chrétienne.
Etre chrétien, pour moi, c'est être ouvert, tolérant et respecter les diverses opinions des autres. Cela arrive d'avoir des visions différentes des choses et de vivre sa foi différemment, cela ne change rien aux fondements du christianisme pour moi.