Désinvolture de Dati: c'était pour «rire»

Pour la garde des Sceaux Rachida Dati, «la politique, c'est aussi rire». Interrogée jeudi soir sur France Info, la candidate aux Européennes tentait de justifier son attitude de la soirée de la veille lors de la convention sur l'Europe organisée par les jeunes militants UMP, où elle s'était montrée à la fois confuse et hilare face à des questions sur l'Europe et le nucléaire.
«La politique c'est aussi rire, c'est la vie. Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie, moi je ne vais pas changer de tempérament; j'aime la vie, j'aime rire», a déclaré la ministre sur France Info. «Quand il s'agit d'être sérieux, d'argumenter sur le fond, je le fais également», a poursuivi Rachida Dati. «Parmi ceux qui polémiquent il y a quelques parlementaires européens dont j'aimerais bien savoir ce qu'ils ont fait au Parlement européen. Là ce n'est pas drôle, je pense».
L'affaire avait débuté jeudi matin, lorsque Europe 1 avait rendu compte de cette soirée. Selon la radio, la garde des Sceaux est arrivée avec une heure de retard à la réunion des jeunes UMP. Son colistier, Michel Barnier et le chef de file des députés UMP, Xavier Bertrand, n'auraient pas attendu la retardataire qui, une fois à la tribune, s'est livrée à quelques gaffes et approximations. Une intervention qui laisse penser à ses détracteurs qu'elle ne prendrait pas son rôle de numéro 2 sur la liste UMP d'Ile-de-France très au sérieux.
(Voir la vidéo)
Nouvelle gaffe lorsqu'on lui demande si l'Europe «s'occupe trop des affaires nationales», avec une réponse pour le moins embrouillée. «Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ses affaires à s'occuper... Donc nous, en l'occurrence. Je l'ai bien fait là ?» «Ouais , c'est pas mal», lui répond, pas contrariant, le président des Jeunes pop', Benjamin Lancar.
Alors que le PS et le MoDem y ont immédiatement vu l'illustration de sa légèreté et de son manque d'intérêt pour l'Europe, l'UMP a invoqué «un moment de détente» face aux jeunes de son mouvement. Michel Barnier s'est efforcé jeudi de dégonfler la polémique, replaçant la prestation de celle-ci dans le contexte de la soirée des Jeunes UMP. «Il faut vous remettre dans l'ambiance», a plaidé le ministre de l'Agriculture, sur RTL. «Rachida Dati était dans cette ambiance-là: conviviale et décontractée. Prenez ses réponses de cette manière-là, sans dramatiser.»
(Photo: Rachida Dati lors d'un déplacement à Bordeaux, Regis Duvignau / Reuters)
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Mis à jour le 24/04/2009 à 11h52

























A moi aussi, les mots me manquent ... Tant de légèreté dans le propos, tant d'incompétence ainsi étalée, tant de ... Mais je préfère m'arrêter pour verser une larme ... de crocodile !
La stratégie ce serait donc de tous tomber sur Dati tout en sachant bien que c'est de l'humour de sa part pour désamorcer les bêtises dites très sérieusement par Sarkozy. Sauf que ce qu'a dit Sarkozy est grave, que ses déclarations portent à l'étranger et les journalistes là-bas ne comprennent pas forcément toute la finesse que les journalistes français croient déceler chez notre président. Tout ça c'est pour nous faire croire que le tout est dans le même sac, que rien n'est pas grave puisque ce que dit Dati n'est pas grave.
Ca aurait marché si les journalistes avaient condamné eux-même les déclarations de Sarkozy plutôt que de le défendre (le pauvre petit, il n'y arrive sans doute pas tout seul). Mais non, vous n'en avez pas été capables et Royal a été obligée, par votre silence, de s'exprimer. Cette campagne faussement anti-dati est nulle et non avenue, cet article ne sert à rien.
Evidemment, le rire a sa propre charge de mystère
et d'interprétation, de la contagion complice
au soudain et désagréable sentiment
d'en être la cible ; en l'occurrence,
d'où vient la paille qui dérange ?
D'un rire de garde de Sceaux ?
Du spectacle d'une faiblesse
soudain sans défense aucune ?
D'un comique décalé de situation ?
Des personnes, de l'histoire ou des deux ?
Toujours est-il que l'impression de malaise
que laisse cette séquence réveille la méfiance
à l'égard du sérieux d'avoir nommé à la Justice
cette étoile filante et qui a pu naître au cours
du feuilleton très médiatisé qu'elle a nourri
sans complexe apparemment.
De gauche comme de droite les européennes ne servent pas l'Europe mais les partis pour caser ceux qui n'ont plus la côte ou ceux à qui il faut un siège purement financier pourqu'ils ne fassent pas de l'ombre. Les politiciens le plus beau cirque des temps modernes. J'avais une estime pour M. BARNIER mais il vient de me montrer qu'il comme les autres un triste sire.