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Jacques Benillouche
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Et si l'Iran avait déjà l'arme nucléaire?
Le battage autour du programme de Téhéran pourrait être un leurre pour le faire accepter.
Volant la vedette à la réforme du système financier international qui devait être le sujet numéro un du G20, la question des ambitions nucléaires iraniennes s'est imposée vendredi 25 septembre à Pittsburgh de manière spectaculaire. Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont annoncé, solennels, face aux caméras, avoir découvert un nouveau site secret d'enrichissement de l'uranium, près de Qom en Iran.
Accusant Téhéran de «violer les règles que toutes les nations doivent suivre», le président américain a appelé les Iraniens à cesser sur le champ leurs activités qui posent un «défi direct» à la communauté internationale. «Ce deuxième site est incompatible» avec le caractère civil du programme nucléaire revendiqué par Téhéran, a-t-il précisé, demandant à l'AIEA d'«enquêter immédiatement». Le président français a parlé de décembre comme d'une date butoir pour décider de nouvelles «sanctions», en cas d'échec des pourparlers avec les Iraniens. Selon les délégations françaises et américaines au G20, ce programme clandestin, «en route depuis plusieurs années», est en violation de tous les engagements internationaux de l'Iran et de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Après ce coup de théâtre, nous republions un article de notre correspondant en Israël qui évoquait une hypothèse défendue par un nombre grandissant d'experts qui considère que l'Iran a sans doute déjà quelques armes nucléaires rudimentaires dans son arsenal.
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Cette analyse fera sans doute bondir, mais libre à chacun de souscrire ou non à des thèses qui se distinguent des idées communément admises. Les gesticulations iraniennes autour de leurs ambitions et leur programme nucléaire et la polémique sur la construction avancée d'une bombe pourraient être un leurre. De nombreux experts militaires le pensent, au moins officieusement, notamment en Israël. Les rodomontades et provocations permanentes de Téhéran n'auraient pas pour objectif principal d'intimider Israël. Elles sont une constante sur laquelle se fonde le régime des Mollahs. Et surtout en se posant en rival mortel d'Israël, l'Iran peut faire accepter progressivement au monde arabe le fait qu'il possède déjà — ou qu'il possèdera bientôt — l'arme nucléaire.
Téhéran ne peut confirmer son appartenance au cercle nucléaire sans générer une réaction incontrôlée de la part des pays arabes, de l'Inde et du Pakistan qui ne peuvent évidemment pas tolérer de se faire doubler par un Etat voisin prosélyte et agressif. L'hostilité entre les Arabes et les Iraniens (perses) et entre les Sunnites et les Chiites est une constante historique. Elle s'est traduite, entre autre, par la guerre Irak-Iran et la guerre civile en Irak après l'invasion américaine de mars 2003 entre les communautés Chiites et Sunnites. Voilà notamment pourquoi l'Iran se sent en permanence menacé et cherche depuis des décennies, depuis l'époque du Shah, à se doter de l'arme nucléaire.
Les Iraniens poursuivent aujourd'hui deux buts: d'une part faire progressivement admettre l'existence de leur arme de destruction massive sans s'attirer les foudres proche-orientales et d'autre part faire comprendre à Israël qu'ils sont à présent à égalité de moyens: le propre de la dissuasion.
L'Iran a donc décidé de s'adosser au problème palestinien, le seul capable de fédérer les musulmans contre le Satan commun. Pointant le danger que représente l'Etat juif pour les nations arabes, Téhéran détourne l'attention du risque que fait courir le nucléaire iranien dans la région. L'Iran tente d'obtenir un blanc-seing de la part de pays qui le détestent et justifie la nécessité de recourir à la seule arme capable de détruire Israël, à savoir la bombe atomique.
Cette stratégie semble aujourd'hui réussir puisque aucun leader arabe n'a manifesté la moindre réserve officielle sur la détention de la bombe nucléaire par les Mollahs dès lors qu'elle est destinée à détruire l'ennemi commun. Cette technique visant à détourner l'attention a été encore utilisée à la réunion dite Durban II à Genève par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
La cause palestinienne a toujours été utilisée comme alibi. L'Iran s'en sert aujourd'hui tout comme Saddam Hussein en son temps avait utilisé la caution palestinienne pour envahir le Koweït. Aucun leader palestinien influent ne s'était alors cru mandaté pour dénoncer l'absence de lien entre sa cause nationale et l'invasion d'un pays frère.
Autre indice, les dirigeants israéliens ne parlent plus aujourd'hui de leur volonté d'empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire mais envisagent de détruire «sa capacité à construire des bombes».
Le lapsus en 2006 sur une chaîne de télévision allemande du Premier ministre israélien Ehoud Omert est aussi étonnant. Il avait fait des déclarations laissant penser qu'Israël disposait d'armement nucléaire ce qui reste un sujet tabou dans le pays. Mais le silence et le secret n'ont plus d'objet si l'Iran détient la même arme.
Un programme nucléaire quinquagénaire
En fait, le nucléaire iranien ne date pas d'aujourd'hui. Dès 1953, le programme américain «Atome pour la paix» avait pour objectif d'exporter les techniques nucléaires vers les alliés. Téhéran a fait l'acquisition en 1959 d'un réacteur nucléaire de recherche de fabrication américaine. Washington a promis au Shah d'Iran, en 1970, un programme nucléaire avec la collaboration de sociétés israéliennes, françaises, allemandes et américaines. Les Mollahs ont longtemps fait croire qu'ils avaient abandonné ce projet qui n'a en fait jamais été stoppé d'autant plus que la guerre Irak-Iran de 1980 à 1988 a montré la vulnérabilité du pays aux armes chimiques et aux missiles sol-sol de Saddam.
Certains experts confortent cette théorie en considérant très suspecte l'explosion d'un train de marchandises près de Nevshapour le 18 février 2004 à quatre heures du matin qui a fait des centaines de morts. Une vidéo diffusée par France 5 témoigne de la catastrophe. Le gouvernement avait justifié l'accident par une réaction chimique due à la proximité du coton et du goudron. Or le documentaire prouve que l'hypothèse du coton et du goudron était complètement farfelue car l'explosion n'a pas été suivie d'incendie. Un processus inverse est intervenu puisqu'en fait un incendie s'est d'abord propagé pour entraîner au petit matin une explosion.
Les images diffusées montrent un incendie à bord d'un train à la gare Khayyam que des pompiers tentent de maîtriser alors qu'ils sont entourés par un nombre impressionnant de Pasdarans. Il est improbable que ces troupes de choc se soient déplacées pour un simple incendie de coton.
Nevshapour abrite une usine souterraine d'enrichissement nucléaire, planifiée par les Occidentaux et bâtie par les Russes. Les images d'apocalypse sont suspectes. Le village a été soufflé tandis que les maisons du village voisin brûlaient sans faire de survivants. La caméra dévoile dans les champs, les cadavres déchiquetés ne portant plus de vêtements comme s'ils avaient été soufflés. La très forte chaleur dégagée a cuit dans un four naturel des visages au point de les rendre méconnaissables. La gare a disparu sous un immense cratère de 60m de rayon. Les experts, analysant les images et les faits confirment que l'accident n'a pu être provoquée que par une explosion nucléaire.
La poursuite de l'arme nucléaire était en partie sous-entendue par Ardeshir Zahedi, ancien ministre iranien des Affaires Etrangères du Shah (1966-1973), qui a signé au nom de son pays le Traité de non-prolifération (TNP) et déclarait dans une interview à RFI, le 1er mai 2006, que « l'objectif du programme nucléaire iranien n'était pas militaire. Mais, il est évident que lorsqu'on développe la technologie nucléaire civile, le volet militaire devient forcément accessible.»
Benjamin Netanyahou, l'actuel Premier ministre israélien, prône l'option militaire du bout des lèvres mais cherche à convaincre l'Occident de prendre des sanctions économiques drastiques pour mettre l'économie de l'Iran à genou, donc le régime. Il l'a déjà martelé devant la commission française des Affaires Etrangères et persiste aujourd'hui après son élection : «L'Iran est considérablement plus faible qu'il y a six mois à cause de la crise économique et de la chute du prix du pétrole. Ce régime est sensible à la pression qui devrait s'intensifier.» Il est en fait partisan en fait d'une solution négociée... puisqu'il n'a plus à interdire une arme qui existerait déjà .
En cela, Netanyahou est finalement assez proche de la stratégie européenne qui semble jouer en faveur d'une neutralisation respective des deux détenteurs du feu nucléaire au Proche-Orient.
Larry Derfner, du Jérusalem Post, commence à préparer l'opinion israélienne à la nouvelle réalité: «Dissimuler le démarrage d'un programme nucléaire est bien plus facile aujourd'hui qu'en 1981 et cela va devenir de plus en plus facile. Un Iran nucléaire est tout à fait acceptable. Nous pouvons vivre avec. La vérité est que nous avons vécu pendant tout ce temps ici avec des menaces très similaires.»
Un nombre croissant d'experts en Israël est convaincu que l'Iran possède déjà l'arme nucléaire mais pour le moment le danger pour la sécurité et la survie même du pays n'est pas immédiat. Il le sera le jour où Téhéran possédera un lanceur efficace capable de porter une ogive nucléaire sur quelques milliers de kilomètres. Ce jour n'est pas encore arrivé et le délai nécessaire à sa concrétisation technique permet à Israël de mettre au point les moyens techniques sophistiqués pour détruire en vol tout engin de destruction qui le menacerait. Le Hetz, missile anti-missile, vient de réussir lors d'un essai à intercepter et détruire un missile balistique comparable au Shihab iranien.
La relative sérénité de son gouvernement peut aussi être considéré comme une autre preuve qu'Israël a compris depuis longtemps que le bruit fait autour du programme nucléaire iranien pourrait être un leurre à destination des pays arabes. Dernier élément, les objectifs imposés à Tsahal en cas d'attaque contre l'Iran ne sont plus de détruire les usines de fabrication de la bombe car le risque écologique et politique serait trop grand mais de viser les usines de fabrication de lanceurs et les bases de missiles car les bombes nucléaires dans leur état actuel — c'est à dire sans lanceur — restent inoffensives.
Jacques Benillouche
Photo: Un missile lors d'une parade à Téhéran Morteza Nikoubazl / Reuters
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Comments
Opération attaque contre l'Iran Phase I
Israel est la puissance dominante du Moyent Orient. Nous sommes dans la phase de préparation des opinions publiques à une attaque d'Israel contre l'Iran. Pour le meilleur et pour le pire...
iconoclaste
Armes de destruction massive au moyen orient.
Un petit mot sur moi: Je ne suis ni Juif ni Musulman, et si j'ai été baptisé il y a plusieurs décennies, aujourd'hui je suis fermement agnostique. Je n'ai rien contre un état Juif en Palestine à condition qu'il respecte les autochtones. Je suis par contre atterré par le Sionisme comme mis en œuvre de nos jours. Je le considère similaire à l'apartheid.
Monsieur Benillouche, qui est Israelien et à fort probablement porté l'uniforme de son pays ( pas si il a appartenu au MOSSAD) a, à mon avis, écrit un texte très partial.
Comme Iconoclaste le fait si bien remarquer, il est urgent pour Israël de remonter l'opinion publique contre l'Iran. On nous refait peut être le coup des "armes de destruction massive" de Sadam. Ces derniers temps, Israël, qui à élu un gouvernement de droite avec un ministre des relations extérieures d'extrême droite ( un peu comme si Le Pen était à la place de Kouchner), a besoin de redonner de l'énergie à la coalition internationale contre les Mollahs. D'autant plus que Obama ( dont un des noms est Husein, un des saints les plus importants de la mythologie Chiite) a clairement signifié qu'il voulait calmer le jeu.
D'abord, soyons clair, l'hypothèse qu'il expose est crédible. Cela ne la rend pas vrai. Il n'y a là que des éléments circonstanciels et aucun fait vérifié.
Oublions le nucléaire civil. De nos jours, dans ce contexte de réchauffement climatique, on ne peut pas décemment refuser à quelque pays que ce soit de se doter de cette technologie. Je voudrait pour cinq minute explorer pourquoi l'Iran désirerai de se doter de la bombe. Une raison simple, que vous soyez un Mollah ou le plus démocratique des citoyens, serait qu'Israël l'a, elle, la bombe.
Israël a la bombe depuis vingt ans au mépris des accords internationaux. En fait, le seul pays qui dispose d'armes de destruction massive au moyen orient c'est Israël. Monsieur Benillouche ne fait pas rentrer ça dans son analyse.... ou plutôt, si vous lisez le texte précisément, il y fait allusion sans le dire... n'oublions pas que, comme Monsieur Benillouche l'explique fort bien, la dissuasion ne marche que si l'autre sait que vous l'avez, la bombe... donc, toujours cette rhétorique complexe: non on a pas la bombe, officiellement... même si tout le monde sait qu'il y entre 100 et 200 têtes. Vanunu a fait 18 ans de taule pour l'avoir dit tout haut.
Comparons Israël et l'Iran.
Israël est une démocratie ou presque tout les citoyens ont tous les mêmes droits et devoirs. La quasi totalité de Israéliens est particulièrement remontés contre les Iraniens. Ils votent en masse pour une ligne militaire dure et sont prêts à en découdre avec l'Iran demain si la communauté international les laissaient faire. Donc une démocratie qui est totalement derrière ces leaders pour mener une politique jugée souvent totalement inacceptable de la part d'un pays soit disant civilisé.
L'Iran, elle est une dictature, ou seule la minorité Chiite a le pouvoir. Les Iranniens sont dans leur grande majorité éduqués et libéraux et pas du tout branché Islam dure. Sous leur burkas, en douce de barbus (mal rasés dans leur cas) les femmes se maquillent, regardent les chaînes TV Européennes, lisent Cosmo, écoutent de la musique électro et veulent se saper chez Agnés B. Ne confondons pas les dictateurs avec leurs victimes. Avant la révolutions, les Juifs, depuis des millénaires y vivaient relativement heureux. Je pense que le ressentiment des iraniens non fanatisés (les plus nombreux) à l'égard des Israéliens est plus dû à la colonisation de la Palestinine, qu'à la menace militaire qu'ils font peser sur leur pays. Peu d'iraniens veulent rayer Israël de la carte. Ça c'est le désire des dictateurs qui les contrôlent. La guerre, ils ont déjà bien donné, ils aimeraient se relaxer un peu.
Bien évidemment, du point vu Israélien, ça leur fait une belle jambe que le peuple Iranien ne soit pas véritablement contre eux. Leur problème, c'est les Mollahs qui veulent 1/ La Bombe 2/ La destruction d'Israël, du moins c'est ce qu'ils disent. Oublions cinq minutes que les Mollahs sont des fous furieux (je sais c'est difficile). Vous auriez un voisin équipé de bombe nucléaires, que vous soyez une démocratie ou une dictature, vous allez vouloir la même... pas besoin d'avoir inventé la fusion thermonucléaire pour comprendre ça.
Alors pour conclure, je crois que nous devons soutenir Obama et Mme Clinton dans leurs efforts pour calmer le jeu et promouvoir un Moyen Orient sans armes nucléaires. Et si l'Iran a la bombe, nous devons mettre pression sur Israël pour qu'elle aussi se calme et essaye de se mettre dans la peau de son ennemie. Comprendre ses motivations profondes et les causes Israéliennes aideraient. Une guerre nucléaire au moyen orient ça ferait désordre...
Iran Phase I
Je ne suis pas sur qu'Israel considère que l'approbation des opinions publiques européennes soit nécessaire pour mener une opération de sécurité nationale. Préparer les opinions publiques consistent d'abord à dédramatiser l'attaque. On parlera de frappes chirurgicales d'opérations ponctuelles, ciblées etc. Il ne faut pas que les opinions publiques fassent pression sur leur gouvernement pour rendre l'opération impossible. L'état d'Israel veut montrer à l'Iran que c'est lui le leader militaire au moyen orient. Des militaires israeliens ont avoué que le déroulement de l'attaque sur Gaza s'inscrivait dans cette stratégie d'intimidation: "Nous ne reculerons devant rien". L'Iran finalement reste le seul ennemi potentiel sérieux d'Israel au moyen orient. Tous les autres sont sous occupations américaines. Israel va s'atteler à montrer à cet état qui est le plus fort. L'état hebreu s'appuie toujours sur les extrémistes ennemis pour légitimer son action quitte à favoriser leur émergence. Le président iranien est en ce sens l'"allié" d'Israel dans cette opération. Mais il faut noter aussi que L'article de Mr Bennillouche est fort complet, il nous explique que cela n'est pas inéluctable. Il considère qu'il reste dans les cartons des options non militaires soyons optimistes avec lui.
iconoclaste
Article mal décodé !
Je pense que l’article a été mal décodé.
Depuis l’arrivée d’Ahmadinejad au pouvoir et sa menace non voilée, ce sont les médias de toutes tendances qui annoncent chaque jour l’imminence d’une attaque israélienne contre l’Iran. Certains ont même précisé le scénario et décrit les techniques utilisées.
Il est certain (secret de Polichinelle) qu'Israël détient l'arme nucléaire mais, entre les mains d'un pays démocratique, elle devient moins dangereuse.
L’article aborde en revanche un autre angle de réflexion.
D’une part l’Histoire nous apprend qu’Israël ne fait jamais ce que les médias attendent de lui et qu’il n’a besoin d’aucun justificatif pour porter les armes contre ses ennemis s’il estime que le pays est en danger mortel. D’autre part, contrairement à ce que l’on prédit, un changement semble s’opérer dans les mentalités car la conviction qui domine en Israël est que l’attaque n’est plus d’actualité (justement parce que l’Iran détiendrait l’arme) et que toute solution passera d’abord par le dialogue (justement parce qu’il y a dissuasion).
A moins de voir dans les paroles du Ministre israélien des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman une quelconque manœuvre d’intoxication télécommandée par les stratèges militaires, il faut avouer qu’il a mis beaucoup d’eau dans sa vodka. Il vient de répondre au journal australien Kleine Zeitung que : « Israël n’attaquera pas l’Iran même si les sanctions internationales contre Téhéran échouent. Le meilleur moyen d’arrêter le programme nucléaire iranien est de multiplier les sanctions et leur sévérité ».
Ce revirement vaut ce qu’il vaut mais, venant d’un bouillant nationaliste, il était objectif de le relever. Il prouve qu’en fait le pragmatisme (ou la pression des amis) s’impose toujours lorsqu’on arrive au pouvoir.
Jacques BENILLOUCHE
Jacques BENILLOUCHE
Israel la puissance régionale
C'est vrai que les médias annoncent l'attaque israelienne contre l'Iran comme inéluctable. On a l'impression d'une réédition des scénarios contre le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza. Phase I communication: Identification d'un adversaire, diabolisation par une intense campagne internationale de communication, phase II préparation militaire et attente du moment opportun, Phase III attaque, invasion et destruction massive des infracstructures y compris civiles. Qu'israel temporise où décide de renoncer est une bonne nouvelle quel que soit la raison, l'information est importante et nous vous remercions de nous en faire part.
Ce n'est pas parce qu'Israel est un pays démocratique que l'arme nucléaire est moins dangereuse mais parce que c'est un état fort. Le Pakistan est aussi une démocratie pourtant on doit considérer que son arme nucléaire est dangereuse. L'URSS n'était pas une démocratie et elle maîtrisait mieux son armement que pendant les années Gorbatchev. La question est : Est-ce que l'armée iranienne est bien organisé le pouvoir structuré ? L'arme peut-elle tomber dans des mains de terroristes?
Israel est la deuxième puissance militaire au Moyent Orient aprés les Etats Unis. C'est la puissance militaire régionale. L'anéantissement ou l'affaiblissement de ses adversaires potentiel est en cours. Le discours sur l'encerclement est caduque. Israel devra assumer ses responsabilités autrement que dans la destruction et la terreur préventives.
iconoclaste
Question
Votre phrase : "Est-ce que l'armée iranienne est bien organisé le pouvoir structuré ?
veut-elle signifier :
Est-ce que l'armée iranienne a bien organisé le pouvoir structuré ?
ou bien :
Le pouvoir structuré de l'armée a-t-il été bien organisé ?
ou bien :
Est-ce que l'armée iranienne est bien organisée et son pouvoir bien structuré ?
Je pencherais pour cette dernière interprétation, mais avouez que si on doit se mettre à jouer aux devinettes, ça devient compliqué !
Cordialement.
Marianne Arnaud
mille excuses
Le texte a été enregistré trop rapidement. J'aurais du écrire:
Est ce que l'armée iranienne est bien organisée? le pouvoir est il correctement structuré.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser.
iconoclaste
Pourquoi faut-il être traité
Pourquoi faut-il être traité de nationaliste, de juif ou de fanatique quand on critique? Il faut avant tout juger l'objectivité du contenu. Personnellement je trouve qu'il y'a beaucoup d'objectivité dans le commentaire de SPIROUTE mais je trouve aussi que celui de BENLLOUCHE est très intelligent car il sait très bien que le gens qui détiennent le pouvoir aiment lire et entendre de telles allégations. On a D'un coté un Ahmadi Najad parle beaucoup mais ne fait rien et de l'autre un Netannyahou qui dit pas grand chose mais tues des palestiniens. Je rappelle que le HAMAS est le produit des gouvernements Israéliens qui ont précédé. Soyons Intelligent une seconde! 1- détruire Israël avec une bombe atomique c'est détruire autant d’arabes israéliens ou palestiniens que d'israéliens. 2- avant de décoller d'Iran la bombe sera explosée sur place avec les technologies dont dispose Israël. Ne nous prenez plus pour des dupes c'est le même raisonnement déployé contre Saddam qui est entrain de se reproduire. 1 million de mort presqu'en Irak et ça n'a dérangé personne. On refera le même coup en Iran et puis on soutiendra la thèse que c'est Ahmadi Najad qui a commencé. Les centaines de millier d'Iraniens qui vont mourir ça va faire un tollé les premiers jours puis le pétrole sera sous contrôle d’une des grandes puissances actuelles. Le vrai raisonnement pour la paix dans la région est celui qui sera fondé sur la justice et le traitement des litiges sur le même pieds d’égalité et non sur la politique des deux poids deux mesures qui n’a fait que générer la haine et la guerre. Israël veut vivre en paix, je le lui souhaite aussi mais est ce que les gouvernements Israéliens le souhaitent aussi ? Si oui quels seront les concessions qu’ils sont prêts à sacrifier ? jusqu’à maintenant on n’a vu que des exigences mais aucune données d’échange.
Le kerkennien
La mémoire courte...
Nous avons tous la mémoire courte. Rappelons-nous de Koweit (pays pétrolier). Le grand méchant loup Saddam l'aurait menacé -intervention d'un l'occident outré mené par l'US. L''Irak, est battu militairement avec une facilité embarassante puis laissé en jachère par Bush 1. Son pétrole est 'malhereusement' indisponible pour le marché mondiale ce qui a assuré des prix plus élevés. Puis, au jour voulu par les compagnies pétrolières, le grand méchant loup reapparaît à nouveau cette fois-ci avec 'des armes de déstruction massives' Oh la la! Il faut faire quelque chose! Blair chuchote dans l'oreille de Bush 2 qui ne demandait pas mieux :" En 1922 les Irakiens nous ont botté dehors - mais nous avons gardé le pétrole!" Aujourd'hui l"armée américaine va partir la tête basse tout en laissant derrière elle une énorme ambassade et - comme en Europe en 45 -un nombre suffisant d'otages militaires pour dissuader à quiconque d'y intervenir. Le pétrol, quant à lui reste acquis - aux très grand frais des citoyens anglo-saxons, leurs économies en ruines, mais pas à ceux des sociètés pétrolières qui n'ont jamais fait autant de bénéfices. L'Irak acquis, qu'est-ce qu'on commence à entendre? Un nouveau grand méchant loup! Par hasard lui aussi il préside un pays pétrolier! Et il aurait une arme encore plus massive! (Notons en passant que celle du Corée du Nord, un pays mené par un fou, ne provoque aucune réaction analogue). Le peuple américain étant peu disposé cette fois-ci d'invahir à nouveau un pays pétrolier, on pense à cet autre otage du système l'Israel....Peut-être ferait-il le sale boulot car après tout il est très menacé... Nous avons la mémoire courte mais les compagnies pétrolière ont des stratégies longues. Ca fait partie de leur métier. Ce qui s'est passé depuis Koweit n'aurait pas pu être mieux réussi si l'avait planifié eux-mêmes....! Réveillons-nous donc. Mettons fin à ce débat "Il l'a, il ne l'a pas, l'Israel l'a aussi, qui tirera le premier?" - un débat je constate qui ne mentionne jamais le mot 'pétrole' - et revenons aux faits. On essaie encore une fois à mettre les mains sur un grand champs de pétrol. Les armes n'ont pas été choisies encore mais l'objectif est claire. Et si, pour une fois, on essayait de procurer cette précieuse liquide par la bonne vieille méthode qui consiste à négocier un prix et à l'acheter? Ca coûterait moins cher à la longue et surtout ça nous épargnerait une nouvelle farce!
Peter Wright
pas du tout sûr
Le pétrole n'est pas la cause à mettre objectivement en avant de ce point de vue me semble t-il. en effet comme vous le dites pour les lobbies pétrolier ce qui importe c'est le long terme. ils ne sont pas idiots non plus. Une guerre est toujours incertaine et peut durer assez longtemps pour que l'issue en soit incertaine. Ceux-là préfèrent une situation de paix qui maintient un échange durable des biens désirés, en l'occurence l'or noir. N'importe quel groupuscule peut faire sauter les puits à chaque instant et retarder en permanence l'acheminement de celui-ci. Ce qui au final coûte bien plus cher. Bien sûr les état-unis ont choisis de protéger leur réserves et de se débarrasser d'un dictateur génant qui pouvait se montrer audacieux et menacer des accords en se tournant vers la chine par exemple très demandeuse de cet elixir de croissance. il y a aussi le lobby de l'armement sur lesquel l'effort de guerre à porté ses espoir, faisant de ces multinationnales des acteurs de premier plan pour recevoir les financement votés en toute légalité au congrès et à la chambre du sénat. En réalité ceux-là ont multipliés de façon exponantielle leurs profit dépassant de loin ceux du pétrole. L'addition s'est averée très lourde à payer, et tout les secteurs en ont patis: éducation, médicalisation, emploi, science etc.
Ceux-là continuent de mettre la pression aux gouvernement Us afin de continuer l'aide de circonstance attribuée à Israël. (5 milliards de dollars annuel majoritairement de la technologie miltaire).
Je ne crois pas que l'Iran possède la bombe nucléaire, mais il pourrait avoir une vraie solution de rechange; En effet l'état iranien pourrait en son sein entrainer suffisament de fous de dieupour déclencher une vague terrible ,en représaille d'une attaque de l'aviation israëlienne sur les sites sensibles. N'oublions pas non plus que les Russes ont vendus des armes de protection très efficaces au grand dam de l'état sioniste qui pourrait laisser plus de plumes qu'il ne l'avait espéré. la chine, les russes, (peut-être la corée du nord), sont neutres en apparence, mais le terrain de leurs ambitions planétaire ( pour les 2 grands) passent forcément par ce triangle d'huile de roche. Tout l'or noir des convoitises s'y retrouve, et l'équilibre des forces change. Il n'estpas dit que les Russes acceptent de laisser un de ses "clients" se faire botter le train par une force dont ils n'ont que peu à tirer en terme d'échanges et de matières premières.
Il est très juste de dire (je m'adresse cette fois ci à mr Benillouche), qu'en cas d'agression les sites de lancement seraient plus efficaces à détruire, que le risque potentiel de bombarder un réacteur nucléaire dont on sait les dégats encourus. je ne crois pas que cela chiffonne les dirigeants Israëliens, mais ils ne sont pas totalement fous non plus.
Gaspar
gaspar