Accueil des SDF: Pourquoi la France est-elle la plus mauvaise en Europe?
Les sans-abri forment une population hétérogène, mobile et difficile à cerner. Cela explique la difficulté à gérer leur exclusion. Mais dans de nombreux pays, leur situation est bien meilleure qu'en France. Pourquoi?
- Une femme sans-abri dort sur un banc à Manila/REUTERS/Romeo Ranoco
Cet été, Xavier Emmanuelli a démissionné de la présidence du Samu social de Paris. Des grèves et manifestations se sont succédées à la suite de réductions budgétaires de 25% infligées à l’institution. Les SDF sont bien souvent les oubliés de l’été alors même qu’ils sont paradoxalement victimes de plus de décès lors de cette saison qu’en hiver et que plus de 2.000 centres d’hébergements ferment leurs portes à l’arrivée des beaux jours.
Un rapport [PDF] de la FEANTSA (Fédération Européenne des Associations Nationales travaillant avec les Sans Abri) a publié, en 2009, des chiffres désignant la France comme la «plus mauvaise élève» de l’Europe quant à l’accueil des SDF: notre pays compte ainsi 52 SDF pour 100.000 habitants, tandis que l’Angleterre n’en compte que 19 pour 100.000 et la Finlande 9 pour 100.000.
La misère: un «no man’s land» hétérogène
Ces chiffres sont issus de recensements nationaux. Or, chaque pays a sa propre définition [PDF], plus ou moins élaborée, du «sans-abrisme» et sa propre méthode de recensement. Non seulement les données chiffrées ne reflètent pas forcément la réalité, mais en outre elles ne sont pas comparables.
En France, qu’englobe-t-on sous l’acronyme «SDF», qui renvoie pour la plupart d’entre nous au clochard de quartier? SDF est synonyme de sans-abri, soit environ 30.000 personnes en France. A distinguer des mal-logés, 3 millions de personnes (sur)vivant dans des mobiles-homes, caravanes, tentes ou autres squats… Les exclus du logement ne forment pas une population homogène qui par définition est à la marge.
Etre exclu
du logement signifie être exclu des statistiques officielles. Cela
complique la tâche de recensement et explique pourquoi les chiffres sont
aléatoires. Il est difficile d’obtenir un recensement exhaustif d’une
population nomade, souvent invisible et pour laquelle les outils statistiques
ne sont pas au point. En France, un comptage est effectué tous
les 10 ans par une enquête de l’INSEE. Ce rencensement fait «régulièrement l'objet de controverses, où des considérations d'ordre méthodologiques et éthiques se mêlent» précise la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS), mais il établit une définition des personnes sans-domiciles, précisée dans l’enquête de 2001 [PDF]: «Une
personne est dite sans-domicile si elle dort dans un lieu non prévu pour
l’habitation ou si elle est prise en charge par un organisme fournissant un
hébergement gratuit ou à faible participation.»
Quel que soit le pays, la définition du sans-abrisme est étroitement liée à son histoire, son contexte politique et sa structure de politiques sociales. En France par exemple, l’exclusion du logement a été placée priorité nationale en 2007 et il existe une définition institutionnalisée du sans-abri, même si elle ne couvre pas forcément toutes les réalités. Certains pays de l'Europe du sud ou de l'est possèdent une définition beaucoup plus restrictive que celle énoncée par l'INSEE en France, «ne prenant en compte que les personnes qui dorment dans l'espace public ou dans des centres d'urgence» explique la DGCS. Le Danemark n’a quant à lui jamais eu, ou en tout cas dans une bien moindre mesure, à faire face à ces problèmes et ne possède pas de définition claire, explique Xavier Vandromme, administrateur d'Emmaüs Europe et membre de la FEANTSA.
La FEANTSA a élaboré en 2007 une typologie européenne visant à définir l’exclusion, afin d’harmoniser le recensement des personnes concernées. Mais cette typologie n’est pas reconnue par les Etats et, malgré les efforts de l’Union Européenne, une meilleure connaissance de la misère sociale est nécessaire pour prétendre à un «palmarès européen» du sans-abrisme et uniformiser les recherches sur les meilleurs moyens d’y remédier. Comme l’a souligné Laurent Chambaud, alors directeur de l’Inspection Générale des Affaires sociales, lors d’une audition au Sénat en avril 2008: «Toute politique de lutte contre la pauvreté et l'exclusion est à conduire sur la base d'un minimum de données objectives sur l'état de la situation des publics sans domicile fixe et de leurs besoins.»
Le paradoxe c'est que si la France est l’un des pays d’Europe à avoir l’une des définitions du sans-abrisme les mieux établies, et si le gouvernement de Nicolas Sarkozy a élaboré une stratégie de prise en charge des personnes sans-abri ou mal logées [PDF], dont les objectifs sont censés être atteints en 2012, elle est la plus mauvaise dans le traitement social des sans-abri. La France est «dans une situation désastreuse par rapport aux autres pays d’Europe» explique Xavier Vandromme. Les objectifs inscrits dans l’agenda politique sont «incohérents» ajoute Julien Damon, professeur à Sciences Po Paris spécialiste des questions sociales et urbaines.
Le maitre mot: décentralisation
La première cause de ce désastre invoquée par les spécialistes est le manque de décentralisation des politiques sociales, et plus précisément de l’aide aux sans-abri. «La France est une Nation très centralisée! La seule qui le soit à ce point en Europe. (…) Lorsqu'il y a des problèmes avec la population sans-abri à Marseille, la décision se prend à Paris, ce qui ne se fait pas dans les autres pays européens» analyse Xavier Vandromme. Lors de son intervention au Sénat, Laurent Chambaud avait expliqué «qu’une politique ne peut être la même à Paris, dans une agglomération moyenne et dans des petites communes» et que «la situation des personnes sans-abri varie selon les lieux où elles se trouvent.»
Dans certains pays du sud (Italie, Espagne), la non-séparation constitutionnelle l'Etat, les régions et l'Eglise semble rendre plus facile une gestion locale des personnes exclues du logement. En Espagne, où il y a 26 SDF pour 100.000 habitants, l’Etat donne de l’argent aux Eglises et aux villes, qui peuvent agir sur des petits territoires. En France, «rien ne relève vraiment de la responsabilité des villes», déplore Xavier Vandromme.
Dans la stratégie française pour les sans-abri et les mal-logés, le mot «décentralisation» ne figure pas une seule fois. Dans la présentation de sa nouvelle stratégie, le gouvernement reconnait tout de même l’incapacité française à gérer les «flux d’entrées et de sortie» du monde de l’exclusion et souligne qu’il faudrait permettre «une gestion locale» et une «individualisation des mesures».
Adapter les mesures à la réalité du terrain
Pour mieux s'adapter à la réalité du terrain, Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, a lancé en juin 2010 le plan «logement d’abord», visant à donner la priorité au relogement «normal» des sans-abri sans passer par des structures d’accueil.
L'idée semble intéressante, mais il n’existe pas suffisamment de logements disponibles. Les solutions existantes sont en grande majorité les Centres d’Hébergement d’Urgence (CHU) et les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ces structures d’accueil, qui sont par définition des solutions provisoires et de substitution, ne proposent pas d'options suffisamment individualisées.
Les pensions de famille, aussi appelées «maisons relais», sont un exemple de CHRS qui devrait être étendu. Dans le 13e arrondissement de Paris, la pension de famille de la Villa de l’Aube, créée par l’association «La Mie de Pain», accueille entre 40 et 60 personnes, seules ou en couple sans enfant, et leur propose un accompagnement social de «type global», selon Clara Bailly, la responsable du centre.
Les résidents de la Villa doivent être bénéficiaires des minimas sociaux et payent un loyer, qui varie en fonction de leur investissement dans la vie communautaire. Jean-Marc, un résident, est responsable du potager, situé au sommet de l’immeuble. Il s’occupe de faire pousser tomates-cerises, basilic, salades et légumes variés, qui sont cuisinés par Evelyne, chargée de coordonner l’atelier cuisine, lorsque sont organisées des festivités, ouvertes à tous et qui favorisent les rencontres avec des non-résidents.
Ces centres sont considérés comme un modèle de réinsertion mais sont peu nombreux et coûteux. Sans compter qu’«adapter les mesures aux réalités du terrain» cela veut aussi dire créer des structures pour les familles, et prendre en charge les personnes atteintes de pathologies mentales, qui sont très nombreuses dans ces populations. Or, il n’existe pas de structures spécifiquement adaptées pour prendre en charge ce type de sans-abri.
Dans les pays du Nord, où il y a beaucoup moins de sans-abri, l’accueil de ces personnes se fait à travers une gestion locale très personnalisée. Au Royaume-Uni par exemple, on trouve beaucoup de services d’aide aux sans-abri qui placent ces derniers dans des logements ordinaires [PDF] et utilisent ensuite des services d’aide à domicile pour les assister dans leur réinsertion. Au Danemark, des systèmes innovants ont été mis en place pour ces populations. Les sans-abri de Copenhague ont par exemple été invités à faire visiter la ville aux touristes pendant l’été 2010. Une mesure expérimentale qui fut un succès et qui se poursuit aujourd'hui.
Plus de moyens nécessaires
Xavier Vandromme souligne les «efforts» et la «bonne volonté» de la stratégie française pour 2012, notamment parce qu’il s’agit pour la première fois d’une mission interministérielle, qui insiste sur la transparence dans les relations entre l’Etat et les associations.
Mais pour mettre en œuvre les réformes et pour que les sans-abri puissent accéder soit à des hébergements d’urgence, soit à des CHRS, des financements sont nécessaires. Ils sont actuellement jugés insuffisants par de nombreux travailleurs sociaux, dont ceux du 115, qui se sont mobilisés contre le gouvernement cet été.
Les places manquent, tant dans la gestion d’urgence que dans celle sur le plus long terme. Les travailleurs du 115 se sont exprimés dans un texte adressé à Nicolas Sarkozy, le 2 août: «Il est grand temps d’entendre la voix du terrain et des associations. Nous ne pouvons plus continuer à “bricoler” et “faire avec".»
Louise Andrieu
Mis à jour le 31/08/2011 à 10h08


















































Tout simplement.
Commentaire primaire d'un Frontiste borné. 'Non désirés' de qui? Les restaurateurs (parfois des établissements très côtés) qui offrent du travail au noir et mal payé aux sans papiers?
Des entreprises informatiques qui peinent à trouver suffisamment de personnes qualifiés en France pour satisfaire à leurs besoins? (même Guéant l'accorde).
La ville de Paris pour leur services de nettoyage et de poubelles? (promenez-vous à Paris ou ailleurs pour voir qui font ce travail onéreux)
Il y a des immigrés en France, ce qui est normale pour un pays anciennement colonialist(vous en faisiez partie peut-être?).
Vos remarques simplistes et déplaisantes ne font rien pour résoudre ce problème complexe et encore moins pour résoudre le problème du logement - logements dont beaucoup ont été et continuent d'être construits par ......des immigrés!
Et qu'il est rigoureusement interdit de construire (surfaces inconstructibles, vues imprenables, sites classés, hauteurs limites de construction, coefficient maximal d'occupation des sols) sous peine de voir débarquer des bulldozers escortés par les forces de police, sous les ordres de ce même État qui prétend vouloir aider les sans-abris.
On se moque de nous !
Il vaudrait encore dix fois mieux que l’État ne fasse rien du tout : aucune campagne de com pour faire croire qu’il se soucie de la détresse des victimes de la pénurie de logements, et aucune violence pour faire respecter les normes d’urbanisme malthusiennes qui en sont la seule cause.
Mais il faut aussi pointer la responsabilité des associations, et généralement de tous ceux qui prétendent s’occuper du problème : jamais on ne les entend dénoncer les normes d’urbanisme malthusiennes. Comme un médecin qui voudrait soigner les victimes de la radioactivité à Tchernobyl (ou Fukushima) et qui refuserait de dénoncer l’industrie électronucléaire.
Augmenter les moyens, tant qu’on n’aura pas le droit de construire, ne peut servir absolument à rien. Tout ce qu’on peut obtenir de cette manière, c’est un changement de l’ordre dans la file d’attente, et une nouvelle flambée des loyers qui sont déjà extravagants, pour le seul profit des rentiers. Réclamer des financements supplémentaires dans ces conditions, c’est encore retarder le moment ou on s’occupera enfin du vrai problème.
« Les résidents de la Villa doivent être bénéficiaires des minimas sociaux » Cette condition abjecte montre bien à quel point certains veulent seulement exploiter la détresse et le désespoir des victimes de la pénurie de logements, et surtout pas extirper ce cancer qui tue la France à petit feu.
Ou alors ils ne savent pas que la tranche d’âge la plus misérable (et de loin) dans notre pays, la première victime de la pénurie de logements, n’est autre que celle des 18-25 ans qui n’ont droit à rien, même pas au RSA ?
"mais si une zone est inconstructible c'est qu'il y a une raison (je ne vais pas vous faire l'insulte de vous rappeler une récente tempête et de récentes inondations d'une certaines régions du sud ouest impliquant le non respect de ces normes d'urbanisme et ayant in fine causés d'énorme dégâts humains, sociaux et matériels"
Bien au contraire, vous n'imaginez pas à quel point vous êtes dans l'erreur.
Les habitants sinistrés par les inondations avaient obtenu leur permis de construire, on peut donc supposer que les normes d'urbanisme avaient été respectées (les préfectures sont intraitables là-dessus)
S'ils avaient construit là où il ne faut pas, c'est justement parce qu'ils n'avaient pas le droit de construire là ou il faut !
Dans les villes, là où nos ancêtres construisaient, et ils ne se trompaient pas, ils construisaient toujours là où il faut, c'est précisément là que l'on n'a plus le droit de rien construire aujourd'hui.
Là où les coûts du logement tant à l'achat qu'à la location battent tous les records, là où le besoin de construire est le plus criant, précisément !
Je n'ai jamais entendu parler de hauteur minimale de construction, il n'y a que des hauteurs maximales de construction : si vous êtes capable de justifier cela par le risque d'inondation c'est que vous êtes vraiment très fort.
Et même, est-ce une hérésie de construire en zone inondable(sauf lits de torrents en montagne) ? Pas du tout, il suffit de respecter les règles de l'art de la construction en zone inondable.
Nos ancêtres le faisaient déjà au néolithique, cela s'appelaient des villages lacustres, toutes les maisons et les trottoirs étaient montés sur pilotis.
Or justement la construction sur pilotis est presque toujours interdite dans la zone inondable sous prétexte d'harmonie avec le style des maisons construites dans la zone non inondable à côté, à l'époque où on avait encore le droit d'y construire !
"Ensuite le nombre de logements vides/inoccupés/non affectés/non retapés serait je pense très intéressant à connaître..."
D'accord avec vous.
Mais les professionnels de l'immobilier disent qu'il n'y a même pas assez de logements vacants à Paris pour permettre une rotation satisfaisante des logements occupés (c'est comme au jeu de dames, il faut toujours avoir un minimum de cases vides au centre sinon le jeu se bloque)
Cependant ils oublient de dire qu'ils ne considèrent pas les pied-à-terre comme des logements vacants, puisque ce sont des résidences secondaires occupées quelques semaines par an.
Or il serait facile de lutter contre ce fléau, il suffirait de légaliser le squat, comme l'ont montré les expériences anglaises et hollandaises des années 1970. Quand le propriétaire en avait assez de trouver son pied-à-terre squatté à chaque fois, il se décidait enfin à vendre ou à louer.
Dans les zones où on n'a plus le droit de rien construire, les logements existants devraient être réservés exclusivement à l'habitation principale, il est inadmissible que les plus riches puissent s'en servir comme résidences secondaires.
"mais si une zone est inconstructible c'est qu'il y a une raison (je ne vais pas vous faire l'insulte de vous rappeler une récente tempête et de récentes inondations d'une certaines régions du sud ouest impliquant le non respect de ces normes d'urbanisme et ayant in fine causés d'énorme dégâts humains, sociaux et matériels"
Bien au contraire, vous n'imaginez pas à quel point vous êtes dans l'erreur.
Les habitants sinistrés par les inondations avaient obtenu leur permis de construire, on peut donc supposer que les normes d'urbanisme avaient été respectées (les préfectures sont intraitables là-dessus)
S'ils avaient construit là où il ne faut pas, c'est justement parce qu'ils n'avaient pas le droit de construire là ou il faut !
Dans les villes, là où nos ancêtres construisaient, et ils ne se trompaient pas, ils construisaient toujours là où il faut, c'est précisément là que l'on n'a plus le droit de rien construire aujourd'hui.
Là où les coûts du logement tant à l'achat qu'à la location battent tous les records, là où le besoin de construire est le plus criant, précisément !
Je n'ai jamais entendu parler de hauteur minimale de construction, il n'y a que des hauteurs maximales de construction : si vous êtes capable de justifier cela par le risque d'inondation c'est que vous êtes vraiment très fort.
Et même, est-ce une hérésie de construire en zone inondable(sauf lits de torrents en montagne) ? Pas du tout, il suffit de respecter les règles de l'art de la construction en zone inondable.
Nos ancêtres le faisaient déjà au néolithique, cela s'appelaient des villages lacustres, toutes les maisons et les trottoirs étaient montés sur pilotis.
Or justement la construction sur pilotis est presque toujours interdite dans la zone inondable sous prétexte d'harmonie avec le style des maisons construites dans la zone non inondable à côté, à l'époque où on avait encore le droit d'y construire !
"Ensuite le nombre de logements vides/inoccupés/non affectés/non retapés serait je pense très intéressant à connaître..."
D'accord avec vous.
Mais les professionnels de l'immobilier disent qu'il n'y a même pas assez de logements vacants à Paris pour permettre une rotation satisfaisante des logements occupés (c'est comme au jeu de dames, il faut toujours avoir un minimum de cases vides au centre sinon le jeu se bloque)
Cependant ils oublient de dire qu'ils ne considèrent pas les pied-à-terre comme des logements vacants, puisque ce sont des résidences secondaires occupées quelques semaines par an.
Or il serait facile de lutter contre ce fléau, il suffirait de légaliser le squat, comme l'ont montré les expériences anglaises et hollandaises des années 1970. Quand le propriétaire en avait assez de trouver son pied-à-terre squatté à chaque fois, il se décidait enfin à vendre ou à louer.
Dans les zones où on n'a plus le droit de rien construire, les logements existants devraient être réservés exclusivement à l'habitation principale, il est inadmissible que les plus riches puissent s'en servir comme résidences secondaires pendant que les plus pauvres et les plus jeunes doivent dormir sur le trottoir.
A noter que dans les pays scandinaves, être SDF est plus dur vu le temps froid durant l'année...