Les conseils pour éviter l'arnaque au restaurant
Les 15 règles à suivre pour ne pas avoir de mauvaises surprises et gâcher un moment qui doit être de plaisir.
- Une vraie Pizza -
Les 15 règles à suivre pour ne pas se faire pigeonner
• N’entrez jamais dans un restaurant à l’improviste sans avoir consulté un guide gastronomique – le Michelin (300 000 exemplaires) est le mieux informé et le plus crédible. Ne pas négliger le bouche à oreille d’amis sûrs et les réputations locales. Sur le port de Saint-Tropez, à côté du fameux Sénéquier, que choisir parmi la kyrielle de tables à terrasses? Aucune n’est citée dans le Guide rouge.
• Étudiez la carte des plats avec les prix, affichés à l’entrée – c’est obligatoire. Détecter les coups de fusil, la salade verte à 12 euros, la demie bouteille d’eau minérale à 8 euros, le café gourmand escorté de deux petits fours à 10 euros, la tasse de café à 6 euros, la salade niçoise à 15 euros, la pizza à 12 ou 24 euros et la tarte aux pommes (pas de saison) à 12 euros. Oui à la tarte aux fruits rouges.
• Méfiez-vous des vins en pichet vieillis à l’office, des verres de rosé à 9 euros, c’est le prix de la bouteille pour un vin de base. La flûte de champagne de marque connue se paie de 12 à 15 euros car elle possède une réputation, un passé (Moët et Chandon, le champagne de l’Empereur, Pol Roger celui de Churchill) et une clientèle attitrée. Le vin rouge, blanc ou rosé au verre est une arnaque permanente. La carafe d’eau est obligatoire.
• Côté nourritures et plats, tenez compte de la saison, de la fraîcheur, et des origines des produits. Les viandes rouges sont d’Europe, soit d’Allemagne, de Grande-Bretagne ou du Canada. En France, les AOC doivent être signalées, Salers, Charolais, Aubrac, blonde d’Aquitaine, limousine… c’est une garantie de qualité et de goût. Le homard de Bretagne, le meilleur car il est frais, ceux du Maine (USA) ou du Canada sont congelés au départ. Le saumon est frais (rare) ou fumé, mariné sur les lieux de pêche (en Scandinavie) ou par le restaurateur lui-même au bois de hêtre. Il doit être tranché à la main.
• Poissons pêchés ou élevés dans des fermes aquatiques? Question basique. Le loup ou le bar de petit pêche, indication claire sur la carte. Le turbot, la daurade, le bar, classiques de l’élevage, est-ce mentionné sur la carte? Rarement. Les filets de loup signifient souvent que le poisson a été détaillé et conservé, voire surgelé, par le poissonnier: ce n’est pas un loup entier que les bons restaurateurs viendront présenter à votre table, de même pour la lotte ou le Saint-Pierre à la peau nacrée.
• La langoustine, privilégiée par les gourmets, est le signe tangible d’une bonne pioche si elle est grosse, parfumée, appétissante. Une petite langoustine ratatinée, calfeutrée dans sa carapace a peu de goût.
• Les sardines fraîches ou en boîte? À Quiberon, elles proviennent de la pêche quotidienne. Ailleurs, la boîte peut être millésimée. De même, les anchois frais ou non.
• Les noix de Saint-Jacques, un «must» de la surgélation. En provenance des îles anglo-normandes, elles peuvent être fraîches et dodues. Demander l’origine. Les huîtres ne sont plus cantonnées aux mois en «R», mais, l’été, elles sont plus laiteuses, c’est pourquoi elles fleurissent sur les plateaux du réveillon. La langouste des mers chaudes, de Cuba, est sans intérêt, spongieuse et molle, tout le contraire de la langouste des côtes ou de Corse. Attention, c’est un crustacé cher, attrape-nigaud.
• Que disent les menus? Des produits bas de gamme, bradés: qu’est-ce qu’une salade gourmande à 16 euros? Y a-t-il du foie gras? Des tomates d’origine: Marmande, Roma? D’où viennent les jambons: d’Italie (San Daniele), d’Espagne (Serrano, Bellota), de Reims, de Bayonne, de Bourgogne s’il est persillé? Nombreuses variétés de salades vertes, batavia, laitue, romaine, scarole, frisée, avec ou sans lardons, questionnez le service. Réclamez l’huile d’olive, le vinaigre et le poivre en grains.
• Le poulet Label Rouge, élevé en semi-liberté au grain et lait écrémé, est la première exigence, la région de production, Bresse, Challans, Loué répond à un meilleur degré de qualité. Méfiez-vous du poulet à la broche, en fricassée, sans autre mention, et très gras.
• La pizza est non surgelée, cuite au four à bois par un pizzaiolo visible par les clients, l’huile d’olive parfumée ou non doit être sur la table. La mozzarella est à base de lait entier de bufflonne, sinon c’est un fromage industriel à base de lait pasteurisé avec 45% de matières grasses.
• Évitez le pain blanchâtre, ramolli au bout de trois heures. Orientez-vous vers le pain de campagne, le pain au levain, les pains fantaisies à la rigueur, style pain à la tomate ou aux figues.
• Attention aux glaces sensibles aux variations de température. La glace vanille turbinée au moment est la plus savoureuse. Le chocolat est-il noir? Quelle est la teneur en cacao? L’origine est-elle industrielle ou maison?
• Vérifiez l’addition avant de payer. Détectez les erreurs, ajouts et suppléments imprévus et réclamez. Les gros services, les complets favorisent ces arnaques désagréables. Ne vous laissez pas manœuvrer: le client est roi.
• Attention aux tarifs cinglants des voituriers: jusqu’à 15 euros pour ranger votre voiture à quelques mètres.
Nicolas de Rabaudy
Mis à jour le 13/08/2011 à 7h02

















































Vous auriez pu aussi nommer cet article "comment tuer toute forme de restauration". Si tout le monde appliquait toutes ces règles abusives et paranoïaques, il resterait 3 restos de luxe à Paris, un à Lyon et ça serait plus ou moins tout. A moins que les cuisiniers ne deviennent tous des experts, incollables et sans défauts, travaillant 20h par jour dans des conditions encore plus difficiles qu'actuellement. Sans penser qu'il faudrait repenser l'architecture et l'organisation de 95% des restaurants existants.
La vue du premier conseil est une blague et annonce le niveau de l'article : n'allez pas dans une restaurant qui n'est pas dans le Michelin! C'est une blague.
Je passe sur le reste de l'article qui est d'un prétentieux auquel on n'est pas habitué sur Slate.
Monsieur de Rabaudy, je ne mets pas en doute vos compétences mais s'il vous plaît arrêtez d'écrire ce genre d'articles (le précédent sur les terrasses où en moyenne il faut débourser 100€ pour manger était indécent également). Il est possible de bien manger à des prix raisonnables, sans pour autant aller dans des restaurants répertoriés dans des guides
Pas d'accord avec les précédents commentaires : le Michelin est une valeur SURE, avec des restaurants pas forcément chers.
On ne peut pas en dire autant des autres guides (ex. : Le Routard).
On peut lire aussi les critiques des internautes sur la toile pour se faire une opinion.
Je souscris totalement et entièrement au commentaire précédent.
C'est une curieuse situation dans laquelle je ne me suis jamais trouvée, mais Slate, s'il vous plaît, je vous demande de changer de critique gastronomique. Un critique qui vit sur la lune n'est pas d'une grande utilité ici-bas.
100% d'accord avec RC. Ce Monsieur de Rabaudy a du confondre Slate et le Figmag. Il n'y a plus guère que là-bas que la crédibilité du Michelin est inentamée.
Depuis l'épisode de la baisse de TVA et la pantalonnade qui s'en est suivie, je ne me fais plus arnaquer par les restaurateurs : je n'y mets plus les pieds.
"Je souscris totalement et entièrement au commentaire précédent."
Je précise que je parlais ici du commentaire de RC, abasourdi par la prétention de l'auteur de l'article.
Article inutile :
Entre le resto haut de gamme est les "nourritures rapides" ,il n'y à pratiquement plus rien .Sodexo et les pieds nickelés occupent la façades de théatre qu'est devenue la cuisine FR que le monde nous enviait il y a bien longtemps.Aux raz des pâquerettes chaque région a encore des restaurants dit "ouvriers " qui dans leur registre sont pratiquement les seuls à être honnêtes.
L 'autosatisfaction culinaire de ce pays est une des plus grandes impostures du moment.Seule thérapie envisageable :Nous avons encore suffisamment de savoir pour ,individuellement, faire une cuisine de goût et d'esprit et la faire partager.Pour ce qui est de la route confectionnez les délicieux pique -nique d'antan .Espérons que cela sera suffisant pour faire le lien avec une prochaine génération moins acculturée .
Tout à fait d'accord avec l'auteur; Cependant un petit oubli. Certains restaurants commercialisent de l'eau en carafe de luxe jusqu'à 7 euros. Pétillante ou plate, elle se présente sous de jolis flacons, avec des noms b ranchés. Or il s'agit purement et simplement d'eau du robinet traitée. Plus chère que de l'eau minérale en bouteille ou de l'eau de source. Aucune mention n'indique au consommateur qu'il s'agit d'eau potable obtenue par traitements comme l'oblige la loi, pas plus sur le flacon que sur les menus. ET les gogos gobent. Si c'est pas de l'arnaque. Comme dirait Coluche : "ça se vend ? ET oui, il y en a même qui l'achète !!!" A bon entendeur, salut !!!
Ayant lu avec attention l'article de Nicolas de Rabaudy, je pense, mais avec moins de virulence, que ces propos peuvent déranger certaines personnes (restaurateurs eux mêmes ?)ayant postées ici. Sans aller chercher le père et la mère du veau que j'ai dans mon assiette (!), je reconnais que rarement j'ai l'occasion de lire sur une carte la provenance de ce que je mange, pourtant lorsque je fais mon marché je regarde systématiquement ces mentions. Non pas que les produits autres que français soient moins bon, mais je n'ai aucune raison de payer une tomate espagnole (au hasard) au prix d'une Marmande.
La restauration est un métier certes difficile mais n'est pas le seul, et la liste serait longue ....
Récemment, plusieurs reportages ont montré qu'il était très facile de tromper sciemment ou par omission légale les clients sur la provenance et la qualité de ce qui se trouve dans l'assiette.
Si ceux qui demandent de choisir un autre critique faisaient de même avec les restaurants, il ne devrait pas en rester beaucoup d'ouvert !!
Tempérez ici vos ardeurs amis posteurs, et reconnaissaient qu'un verre de vins à 9 euros ca fait la bouteille à 45 Euros environ : Doit bien avoir une bouteille à 15 - 18 euros sur la carte !!!
il n'y a pas que le guide Michelin
il n'y a pas d'arnaque "systématique"
cette vision est un peu Parisienne et bcp de Restaurateurs font des efforts quotidiens pour servir de la qualité
parfois il vaut mieux du surgelé que du mauvais frais !
On ne va pas tous manger à St Tropez
mais oui, il y a aussi du travail et des efforts à faire, et rien vous oblige à payer le prix fort, faites jouer la concurrence