Économie

Des salariés de Continental saccagent une sous-préfecture

Temps de lecture : 2 min

Hamon les «comprend», Fillon promet des poursuites.

Alors que la mode en France est à la séquestration de dirigeants dans le règlement des conflits sociaux, les salariés de Continental ont eux décidé de s'en prendre aux représentants de l'Etat.

Mardi, environ 400 salariés de l'usine de Clairoix, dans l'Oise (1.220 employés), ont mis à sac la sous-préfecture de Compiègne après la décision du tribunal de Sarrguemines de débouter «sur tous les points» leur demande de suspension de la procédure de fermeture de leur lieu de travail. Ils ont également dévasté le hall d'accueil de leur usine.

«Nous attendions tellement de cette décision de justice et du gouvernement... Continental précipite nos familles dans la misère», s'indigne Xavier Mathieu, délégué CGT et porte-parole de la lutte. «Comment allons-nous vivre, payer nos maisons ? C'est terminé, nous ne sommes plus des moutons mais des lions prêts à tout.»

Benoît Hamon, porte parole du PS, a jugé que les salariés ont été abandonnés. «Quand on est confronté à ça, la seule chose qu'on a à négocier, c'est ce qu'on vaut au moment où on va perdre son boulot», a-t-il assuré. «On peut comprendre que des fois face à l'inaction totale de Nicolas Sarkozy (...) il y ait parfois des expressions qui conduisent à ce type de débordements».

Le premier ministre François Fillon a quand à lui promis des poursuites judiciaires, dénonçant «une petite minorité qui rend les choses très difficiles» dans les négociations autour de l'avenir de l'usine de Clairoix. «Le gouvernement est mobilisé, comprend les salariés», a-t-il ajouté. «Si le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, affirme qu'il y a des pistes sérieuses de reprise du fabricant de pneumatiques, Luc Chatel se montre moins optimiste et parle d'une simple tentative», note le Nouvel Obs.

L'usine est temporairement fermée pour raisons de sécurité.

GF

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(Photo: Reuters)

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