A Téhéran, les scientifiques meurent mystérieusement
Une guerre totale des services secrets est engagée entre l'Iran et Israël. De nombreux spécialistes du nucléaire sont assassinés, retardant d'autant la réalisation du programme iranien.
- Des balles. REUTERS/Phil Noble -
Un mort de plus parmi les personnes impliquées, de près ou de loin, dans le programme nucléaire iranien. Un physicien nucléaire a été tué le 23 juillet à Téhéran par des inconnus qui l’ont abattu par balle devant son domicile. Daryoush Rezael, âgé de 35 ans, avait des liens avec l’organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) où il enseignait en tant que chercheur en physique neutronique.
Etoile montante de la nouvelle génération de scientifiques nucléaires iraniens, il travaillait dans l’équipe la plus secrète du programme nucléaire du pays, chargée de développer des détonateurs pour bombes et ogives nucléaires.
Selon les Iraniens, il n’était «qu’étudiant en maîtrise d’électricité à l’université Khajeh-Nasser», gérée toutefois par le ministère de la Défense. Une activité partielle qui avait pour but de camoufler, pour des raisons de sécurité, ses activités secrètes au sein du site militaire nucléaire Parchine.
Voir le gouvernement iranien essayer de minimiser la véritable activité de «l’étudiant» montre sa volonté de masquer la pénétration des équipes scientifiques engagées dans la construction nucléaire par des intrus à la solde de gouvernements étrangers.
Les Iraniens imputent cet assassinat, qui n’est pas le premier du genre, à des sous-traitants d’Israël dont le but est de freiner le programme nucléaire.
Le dernier d'une liste déjà longue
Déjà le 29 novembre 2010, des bombes avaient été placées contre les véhicules de deux responsables importants iraniens. Le directeur du projet sur les réacteurs nucléaires et spécialiste informatique des codes du programme nucléaire de l'Iran qui avait dirigé la guerre contre le virus Stuxnet, Majid Shariari, avait été tué. Son supérieur hiérarchique et directeur des centrifugeuses à l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz Fereydoun, Abassi Davani, avait lui échappé à la mort.
Cet attentat avait été précédé par l’élimination, le 12 janvier 2010, du scientifique nucléaire Masoud Ali Mahammadi, tué dans l’explosion d’une moto alors qu’il quittait son domicile.
Cinq ingénieurs russes ayant contribué à la conception de l’usine nucléaire de Bushehr sont morts dans le crash du Tupolev-134 le 20 juin 2011. Leur appareil s’était brisé et avait pris feu lors d’un atterrissage d’urgence en dehors de la ville du nord de Petrozavodsk. Une enquête russe avait écarté la possibilité d’une défaillance technique pour orienter l’enquête vers un attentat. Certes, les TU-134 ont un taux d’accident élevé, mais les autorités russes soupçonnent un sabotage qui a entraîné des problèmes lors de l’atterrissage de l’avion.
Les trois ingénieurs –Sergey Ryzhov, 52 ans directeur général, Guennadi Banuyk, 65 ans directeur-adjoint, et Nikolay Trunov, 52 ans chef concepteur– étaient des grands spécialistes de la gestion des installations nucléaires et de la synchronisation des différents systèmes.
Leur perte porte un coup sévère à l’industrie nucléaire russe, mais aussi au programme iranien dont ils assuraient l’installation. Ils appartenaient à la société OKB Gidropress, spécialiste dans l’intégration de systèmes complexes de différentes origines. Le réacteur de Bushehr est composé d’éléments en provenance de différents pays dont l’Allemagne. Ces ingénieurs avaient conseillé à l’Iran de retirer les barres de combustible nucléaire de l’usine de Bushehr après que le virus Stuxnet avait atteint le système de contrôle. Ils craignaient l’explosion de l’usine qui devra désormais trouver de nouveaux experts.
L’assassinat de Daryoush Rezael signe l’échec de l’unité spéciale créée par l’Iran pour protéger ses scientifiques nucléaires. Des mesures avaient été décidées pour offrir aux savants et à leurs familles la même protection que les dirigeants du régime.
Les savants de haut niveau se déplacent dorénavant dans des véhicules blindés à l’épreuve des bombes collantes et des roquettes RPG. Mais il semble que des failles importantes subsistent dans le dispositif de sécurité.
Les dirigeants iraniens sont consternés par la facilité avec laquelle des équipes, montées sur moto, ont réussi à frapper en plein centre de Téhéran et à s’échapper après l’attentat sans qu’ils aient pu être retrouvés. L’analyse scientifique du précédent assassinat avait mis en lumière deux éléments qui prouvent une infiltration d’agents dans les rouages militaires: les bombes collantes sur les véhicules étaient de fabrication iranienne et le professeur Shariari avait déménagé de sa résidence personnelle pour occuper un logement secret sous une protection militaire.
Le programme prend du retard
L’objectif recherché par les groupes est atteint puisque la panique semble s’emparer de tous les scientifiques du programme nucléaire qui s’inquiètent de l’échec des mesures de sécurité. Plusieurs d’entre eux ont même décidé de quitter leur emploi actuel car ils ne se sentent plus en sécurité. La désorganisation du programme nucléaire est en marche, ce qui aurait pour effet de ralentir le projet.
Cet attentat intervient alors que l’Iran a pris la décision d’installer de nouvelles centrifugeuses plus rapides à Bushehr pour remplacer celles suspectes, infestées par le virus Stuxnet. Ces changements ne permettront pas à l’usine de démarrer dans des conditions de sécurité minimum et entraîneront certainement un retard significatif du programme nucléaire.
La guerre de l’ombre entre l’Iran et Israël va s’intensifier car Ahmadinejad ne peut pas accepter d’être ridiculisé sur son propre territoire. Mais elle risque d’être désordonnée et de toucher des victimes parfois innocentes dans un climat général de suspicion.
L’Iran avait décidé, pour l’exemple, en décembre 2010, de pendre en public un présumé espion israélien, Ali Akbar Siadat, accusé d’avoir travaillé pour le Mossad. Il ne semble pas que le spectacle ait eu un effet dissuasif puisque l’audace des opposants reste intacte.
Cette pendaison avait été l’occasion pour le ministre de la Défense Ahmad Vahidi de détourner l’attention sur une autre affaire, celle du général Ali-Reza Asgari, ex-vice-ministre iranien de la Défense, qui a disparu d’Iran depuis quatre ans et qui est selon lui prisonnier en Israël après avoir été enlevé d’un hôtel d’Istanbul.
Une guerre totale des services de renseignements est engagée, avec pour conséquence le report de l’éventuelle frappe militaire des Israéliens contre les installations nucléaires iraniennes dès lors que le programme nucléaire accumule sans cesse des retards.
Jacques Benillouche
Mis à jour le 27/07/2011 à 15h03















































Il semblerait logique desormais que la prochaine etape est l'invasion pure et simple de ce pays, pour rechercher et detruire ces armes de destruction massive. Pour cela, pourquoi pas s'inspirer de l'excellent travail realise par M. Georges W Bush en Irak il y a de ca maintenant 10 ans?
Merci encore a vous, et vous inquietez pas des Bisounours de l'ONU : personne ne les ecoute - personne ne les entend... Bon courage pour vos prochaines operations
Note - Vous devriez changer le titre : ce n'est pas "A Teheran, les scientifiques meurent mysterieusement" mais plutot, "A Teheran, les services secrets Israeliens tuent des scientifiques". Vu le contenu de l'article de M. Benillouche, il n'y a aucun mystere : on connait le mobile, les victimes et les assassins....
1 - A propos du crash du vol RusAir 65691, qui a causé la mort de 47 personnes et auquel 5 personnes ont survécu (dont une hôtesse de l'air membre de l'équipage) : sans liens vers des sources - crédibles - indiquant que l'enquête officielle s'est "orientée vers un attentat" et que les "autorités russes" (lesquelles ?) "soupçonnent un sabotage", la crédibilité de ces insinuations tend vers zéro. Un résumé vraisemblable d'informations disponibles au 1er juillet 2011 sur ce crash (avec liens vers des sites d'informations russes) donne une tout autre version, nettement moins conspirationniste : la cause la plus probable privilégiée par l'enquête officielle (Interstate Aviation Committee, MAK) est l'erreur de pilotage. Ce qui n'est pas difficile à admettre lorsqu'on tient compte des circonstances dans lesquelles le copilote, alors aux commandes, a tenté de poser l'appareil (en pleine nuit, avec visibilité fortement réduite par de mauvaises conditions météo, avec un appareil vieillot dépourvu d'avertisseur de proximité du sol + refus de suivre les consignes du contrôle aérien d'abandonner l'atterrissage en cours et d'effectuer une seconde tentative, etc.) Rien que d'affreusement classique et déjà vu (notamment avec des Tupolev). Lien : http://www.fearoflanding.com/accidents/petrozavodsk-disaster/
2 - Jacques Benillouche a écrit : "Cet attentat intervient alors que l’Iran a pris la décision d’installer de nouvelles centrifugeuses plus rapides à Bushehr pour remplacer celles suspectes, infestées par le virus Stuxnet. Ces changements ne permettront pas à l’usine de démarrer dans des conditions de sécurité minimum et entraîneront certainement un retard significatif du programme nucléaire." Bushehr est une centrale nucléaire à eau légère civile dont un réacteur est achevé ( http://en.wikipedia.org/wiki/Bushehr_Nuclear_Power_Plant ). Il fonctionne (phase finale de tests avant mise en service et raccordement au réseau) depuis le 8 mai 2011 : http://www.world-nuclear-news.org/NN-Bushehr_goes_critical-1005118.html Tout le cycle du combustible (uranium) est pris en charge par les Russes. Cette centrale est sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique : http://tinyurl.com/3t7d3bx (site de Voice of America, peu suspect d'être biaisé pro-Iran). Il n'y a pas la moindre centrifugeuse d’enrichissement sur le site de cette centrale. M. Benillouche confond donc la centrale de Bushehr avec les usines d'enrichissement d'uranium, pleines de centrifugeuses, elles, de Natanz et de Qom (qui sont à des centaines de km de Bushehr) : http://en.wikipedia.org/wiki/Nuclear_facilities_in_Iran Intentionnelle ou non, cette erreur est grossière.
Il est évident pour quiconque s'informe un minimum que la guerre de l'ombre fait rage entre d'un côté l'Iran et ses alliés et supplétifs (services syriens, Hezbollah, certaines factions irakiennes et, dans une moindre mesure, Hamas) et de l'autre un nombre indéterminé d'agences et officines de barbouzes avec en première ligne le Mossad et la CIA. L'inévitable "brouillard de guerre" est ici sur-opacifié délibérément par les acteurs eux-mêmes car la guerre psychologique est une composante majeure de leur action (désinformation, contre-information, propagande, influence). Les médias de masse en général et les sites d'information sur Internet en particulier font partie des cibles et terrains de cette guerre psychologique.
La fiabilité informationnelle et, par extension, la crédibilité très limitées de cet article peuvent conduire le lecteur à s'interroger sur son statut et son rôle dans ce contexte de guerre psychologique. Mon opinion est qu'en l'état il n'a pas sa place dans un média généraliste qui se veut sérieux.
ENGAGEMENT POLITIQUE -------------------- Je m’abstiens toujours de donner dans mes articles mon opinion personnelle qui n’intéresse nullement les lecteurs. Même quand j’interviens régulièrement en Israël à la télévision privée ou à la radio d’Etat, je m'applique cette règle. Le ministère des affaires étrangères israélien et l’armée ont d’excellents diplomates plus compétents que moi pour faire leur propagande. Je ne pense pas avoir justifié dans mon article les éventuelles actions d’officines secrètes ou gouvernementales contre le programme nucléaire ni « mis sa casquette de soldat au service d'un pays de la région ».
J’essaie d’informer et mes informations sont à la disposition des lecteurs de Slate qui sont suffisamment intelligents pour juger de leur contenu sans qu'on leur tienne la main. Il devient désolant de la part de certains d’accuser souvent un journaliste d’être vendu à la cause israélienne quand il ne s’avise pas systématiquement de critiquer son gouvernement. Mais si j’avais à prendre position je choisirais, comme Marianne ARNAUD, l’élimination de quelques éléments douteux d’un régime dictatorial implacable plutôt « qu'un conflit nucléaire dans la région, avec des centaines de milliers de morts ».
STUXNET -------
Le virus fait toujours parler de lui en Iran. Il a entrainé des ravages sur tout le programme nucléaire, en particulier à Natanz et à Bushehr, et après onze mois, il n’a pas été complètement purgé. L’Iran n’a jamais surmonté les perturbations causées par Stuxnet et instauré un fonctionnement normal de ses centrifugeuses. L’Iran a finalement décidé de choisir le seul remède infaillible, le remplacement des machines « contaminées » par des neuves à Natanz. Le 19 juillet, les autorités iraniennes ont confirmé que des « modèles améliorés de centrifugeuses plus rapides ont été installés ». L’Iran n’aurait pas décidé d’un remplacement coûteux de 5.000 à 6.000 centrifugeuses si elles fonctionnaient normalement. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère des affaires étrangères a soulevé le problème sans qu’aucune question ne lui ait été posée à ce sujet : « L'installation de nouvelles centrifugeuses avec une meilleure qualité et la vitesse est en cours. Ceci est une autre confirmation de la réussite des progrès de la république islamique dans ses activités nucléaires. »
Cependant le virus Stuxnet a frappé les centrifugeuses de Natanz mais aussi tous les systèmes de contrôle des installations nucléaires, en particulier le réacteur nucléaire de Bushehr construit par les russes. Les experts russes ont été chargés du nettoyage du système sans qu’ils aient totalement éradiqué les effets du virus. Ils ont d’ailleurs conseillé de ne pas mettre en marche l’usine de crainte que le virus ne la fasse exploser. De report en report, la date de la mise en service de la centrale n’est pas définitive. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali-Akbar Salehi, a annoncé que la centrale nucléaire de Bushehr s'intègrerait au réseau électrique national au début du mois de septembre, a rapporté lundi la chaîne de télévision IRIB TV. Le 31 mai, le ministre avait déclaré que son pays serait prêt à connecter la centrale de Bushehr avec le réseau électrique national pour la fin juin. Toutefois, un problème survenu sur l'une des pompes de la centrale a entraîné un retard a fait savoir M. Salehi. Stuxnet oblige.
Le 5 juillet, le général Aviv Kohavi, chef des renseignements militaires israéliens, avaient fait état du problème lié aux centrifugeuses mais n’avait pas encore la certitude de leur remplacement. C’est le porte-parole iranien qui a divulgué l’option du remplacement complet des centrifugeuses.
Il semble par ailleurs que la fiabilité du site complet de Natanz ait été mise en doute par les experts nucléaires iraniens au point d'envisager de l’abandonner. Un drone américain vient de détecter sa relocalisation dans une nouvelle installation souterraine d’enrichissement nucléaire à Fordo, à 100 kms de Qom, sans supervision de l’AIEA. Cette décision confirme la suspicion totale qui a envahi les responsables du programme nucléaire iranien. CRASH : ----- Selon les autorités russes, dont les déclarations sont souvent sujettes à caution, une erreur de pilotage serait à l’origine du crash du Tupolev-134. Mais cette déclaration a été faite le jour même de l’accident, avant l’analyse des boites noires qui ont été récupérées le 20 juin 2011. A ce jour, les résultats d’analyse de l’accident n’ont pas été communiqués ce qui confirme les doutes et non les certitudes de mon article.
Le site « Air-Journal » spécialisé dans l’aviation fait lui-aussi état de sa suspicion en précisant que l’avion avait atterrit alors que, selon des témoins locaux, toutes les lumières de l’aéroport et les lumières à haute intensité de la piste, qui doivent être allumées en cas de mauvais temps, ne fonctionnaient pas. Erreur de pilotage ou sabotage ?
http://www.air-journal.fr/2011-06-22-crash-dun-tupolev-en-russie-le-bilan-salourdit-531606.html
http://www.rfi.fr/europe/20110621-avion-russe-s-ecrase-carelie-44-morts-8-blesses
Grand merci pour vos commentaires qui font le sel de Slate.
Le problème récurent des articles de Monsieur Benillouche et en particulier sur ce type de sujets, mais pas seulement, est qu'ils donnent (ou veulent donner) l'impression que l'auteur s'exprime au nom de Tsahal voire d'autres "institutions" de l’État israélien, or Monsieur Benillouche qui n'a cesse de se présenter comme "bien informé" ne fait qu'extrapoler sur la base d'"informations" ou de désinformations qui circulent sur le net ou dans le meilleur des cas sur les mailing list des porte-paroles de Tsahal ou du gouvernement israélien, sauf que JAMAIS des informations relatives à des activités "sensibles" ne sont divulguées à qui que ce soit y compris à ces porte-paroles et leurs services de presse, a fortiori donc à des journalistes. Quelqu'un avec le minimum de bon sens et de connaissance ne peut ignorer que nul ne peut se prévaloir de savoir ce que font ce qu'il est convenu de nommer les "Services" qui par nature se caractérisent par le secret qui les entoure ainsi que leurs activités et leur personnel qui lui-même est contraint à un respect sans faille d'une discrétion absolue. Il est donc improbable que quelqu'un de l"extérieur" sache quoique ce soit sur quoi que ce soit qui puisse être lié aux activités de ces services (puisque même un mari DOIT cacher ce qu'il sait ou fait à sa femme ou un fils à ses parents etc...). Par conséquent, je me permets de relativiser la phrase de cet article que j'ai mis en exergue à ce commentaire et de rappeler aux pros et aux antis que Closer, fait lui aussi pas mal de "révélations"... Quant aux autres "infos" de cet article ou d'autres du même genre elles s'apparentent plus à du copié-collé qu'à de l'investigation, qui de toutes façons est impossible sur ce type de sujet, en tous cas à ce stade, tout au moins en Israël et certainement ailleurs.
La seule chose que l'on peut apriori constater "objectivement" serait que des scientifiques iraniens voire russes liés d'une manière ou d'une autre aux programmes nucléaires iraniens seraient morts dans des circonstances qui ont été définies comme étant des assassinats dont on ignore, iraniens compris qui en aurait été les auteurs. Point. A partir de là tout est spéculation. Ceci est ma réponse à votre première remarque. Pour parler de "report" d'une éventuelle frappe préventive israélienne sur des centres nucléaires iraniens, il faudrait qu'une date aurait été fixée pour cette opération, je suppose que vous ne contesterez pas que si une telle échéance aurait été définie, nul hormis les décisionnaires ne peuvent le savoir et je doute que Mr. Benillouche en fasse parti. Par conséquent écrire que si à ce jour aucune attaque n'a eue lieu ne démontre en rien qu'elle aurait pu avoir lieu et qu'elle aurait été reportée, le prétendre est de la pure spéculation. Point. "improbable" est une litote. Concernant votre dernier point. Une des caractéristiques de certaines institutions israéliennes est de ni confirmer ou démentir des propos tenus dans les médias, par conséquent, que Mr. Benillouche écrive ceci ou cela et en particulier sur ce sujet ne risque pas de faire des "vagues" ailleurs que dans les commentaires de ses articles. Je tiens à préciser que mon propos n'est pas de discréditer Mr. Benillouche mais seulement, étant relativement bien informé sur les questions qui touchent à Israël, je me permets, légitimement je crois, de rectifier certaines choses qu' il écrit quand il oriente les faits en fonction de ses opinions personnelles, je l'ai souligné à plusieurs reprises ou bien lorsqu'il écrit des choses qui sont tout simplement erronées, ce que j'ai aussi fait remarquer quelques fois. Si je me permet ces corrections c'est que son auto-collant de "journaliste israélien bien informé" devrait l'obliger à une grande rigueur professionnelle, puisque comme vous l’écrivez vous-même vous avez souvent l'impression qu'il s'exprime au nom de Tsahal voire d'autres institutions de l’État israélien. vous n’êtes certainement pas la seule dans ce cas, d'ailleurs ceci est régulièrement critiqué par certains Slateurs. Si telle est l'impression que veut donner Mr. Benillouche pour des raisons d'image ou d'ego (il ne manque d'ailleurs jamais, voir plus haut, de faire son auto-promo, quand la rigueur de ses articles est mise en cause) qu'il prenne ses responsabilités et assume les critiques, les commentaires existent et telle est aussi leur fonction. Pour ma part je continuerais, le cas échéant, à faire des remises en perspective quand cela me semblera nécessaire. En l’état, Mr. Benillouche n'est ni Tsahal ni le Gouvernement israélien, ni le peuple israélien, Mr. Benillouche est un journaliste indépendant (pigiste) franco-israélien qui collabore avec Slate. Point.
Bien Cordialement.
Vous persistez dans vos accusations légères, souvent agressives et parfois teintées de ce que certains jugeraient de haine.
Il y a un moment que, juché derrière votre pseudo, vous n’aviez pas commenté un de mes articles. En fait, à plusieurs reprises constatées, c’est plutôt le journaliste que vous cherchiez à atteindre plutôt que le contenu. J’ai estimé jusque là ne pas devoir entrer dans votre jeu. Aujourd’hui, la mise au point s’impose parce que vous atteignez la limite de la diffamation et que vous me donnez l’impression que votre main est guidée par un autre objectif que le commentaire journalistique ou par une volonté de nuire.
Il faut croire que Slate doit être en manque de plumes pour choisir un spécialiste du "copier-coller", que les dizaines de sites en Israël, en France, en Algérie, en Amérique du Sud et au Sénégal qui relaient mes articles n’ont aucune notion de journalisme,que Guysen-Tv, Radio Kol-Israël, Radio-Judaiques FM à Paris et radio-JM à Marseille sont à cours de voix pour se contenter d’un héraut sans envergure, et enfin que les organisateurs de conférences que j'anime à longueur d'année sont masochistes.
En fait vous ne savez pas comment fonctionne le journalisme en général et le journalisme israélien en particulier. Tout est question de contacts et parfois de contacts à haut niveau. Contrairement à ce que vous croyez, les dirigeants israéliens ont changé leur stratégie de communication et ils parlent parce qu’ils ont compris qu’ils étaient desservis en étant protégés dans leurs tours et abrités derrière leurs certitudes et l’arrogance caractéristique des tenants du pouvoir. Certains diplomates viennent à nous ce qui ne leur était jamais arrivé.L'opposition cherche à atteindre le gouvernement. Alors ils communiquent, pas avec tout le monde bien sûr, mais avec ceux qui font du vrai journalisme consistant à expliquer, analyser et décortiquer l’information sans être inféodés à un clan.
Auparavant, les journalistes américains avaient seuls la faveur des scoops des dirigeants israéliens ; à présent,ces mêmes dirigeants ont compris que certains journalistes français, dont plusieurs étaient tricards, n’avaient pas démérité; d’une part parce que le site ou le journal pour lequel ils écrivent est de qualité, sans être partisan, et parce que la plume n’est pas celle d’un militant.
N’en déplaise à votre scepticisme, on me fait confiance et je bénéficie, avec une très petite poignée d’autres, d’informations inédites, parfois à la limite de l’intoxication mais il nous appartient de juger, jauger et trier. Des exemples parmi d’autres ; j’ai obtenu d’être reçu dans la base secrète qui abrite le centre névralgique des communications de Tsahal et des services de renseignements. Je m’y suis entretenu en toute liberté avec les généraux qui la commande mais je n’ai fait que mon travail sans m’en glorifier, afin de consolider les données de mes analyses.J'ai eu l'interview exclusive d'un colonel druze dans sa base.J'ai obtenu l'interview exclusive d'un major arabe dans sa base maritime secrète.
J’ai écrit 116 articles et il est facilement vérifiable que de nombreux « copier-coller » comme vous le dites ont figuré sur les tablettes de Slate bien avant que WikiLeaks ne les diffuse. C’était la preuve que l’information ne relevait pas de mon imagination ni de ma mythomanie. Wikileaks a confirmé en particulier mon information que les américains avaient bloqué l'intervention israélienne contre l'Iran quelques jours avant son déclenchement. Je suis vraiment désolé d'avoir parlé de moi mais j'espère que vos commentaires concerneront dorénavant les thèses et les analyses de mes articles plutôt que de chercher mettre en cause le travail difficile, qui est le nôtre, dans une région où la presse doit remplir son rôle.
Voyons, la liste des victimes acceptables dans ces conditions serait longue avec en tête des scientifiques américains et russes, puis anglais, français, chinois, indiens, pakistanais et finalement israéliens.
Il se peut que, par ignorance, j'ai oublié quelques victimes de mérite.
Quoique dise le fidèle haneelam, la thèse de M. Benillouche me paraît crédible. Les faits, les morts sont là, comme souligne Marianne.
Il va de soi que je ne vois nullement d'un bon œil l'obtention d'une arme nucléaire par un gouvernement voyou. Mais parmi les voyous je compte aux moins les Pakistanais....et les Israéliens, ces derniers s'octroyant le droit dans de multiples cas de faire n'importe quoi pour défendre leur territoire.
Sauf négocier, bien sûr.
Je n'éprouve aucune sympathie pour la politique conduite par l'état d’Israël depuis l'assassinat de Yitzhak Rabin, mais c'est une autre affaire. Après tout j'éprouve encore moins de sympathie pour la politique menée par les dirigeants de la Corée du Nord, de la Birmanie ou de la Syrie, mais ça ne me semble pas justifier que l'on raye ces pays et leurs populations de la carte.
Ceci dit entre un barbu pakistanais, un barbu iranien et un barbu israélien, aux commandes des bombes atomiques, il n'y a qu'une feuille de papier (bourrée de textes religieux) de différence. Ils font peur.
Mais l'assassinat préventif est un procès d'intention barbare et inacceptable. Qui décide? Qui est le juge? Un militaire barbu (dont on constate une influence grandissante au sein des dirigeants militaires israéliens)?
Restez assuré, je n'ai rien contre les barbus en générale!