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- Par Jean-Marie Colombani
- Jean-Marie Colombani est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste et essayiste, il a été directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment Un américain à Paris.
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Jean-Marie Colombani
Jean-Marie Colombani est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste et essayiste, il a été directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment Un américain à Paris.
Stories from Jean-Marie Colombani
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Ségolène Royal, la contre Présidente
C'est une affaire entendue: Ségolène Royal fait rire. Du moins une partie de l'opinion. Si bien que le nouveau jeu à la mode sera très certainement de demander pardon à tout bout de champs tandis que l'on voit déjà fleurir des «je vous demande pardon.com» pour toutes celles et ceux qui veulent en rajouter.
Après la polémique suscitée par ses excuses adressées au Premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero pour des propos prêtés par le journal Libération à Nicolas Sarkozy, celle que l'on avait un temps surnommée la «Zapatera», loin de s'excuser à son tour de sa réaction objectivement hâtive, Ségolène Royal donc persiste, signe et insiste. Elle le refera donc à chaque fois, dit-elle, qu'à ses yeux Nicolas Sarkozy aura dérapé au point d'abimer, toujours à ses yeux, l'image de la France.
Ainsi après la «bravitude» puis la «cruchitude», dont elle a mis quelque temps à se défaire après une campagne présidentielle où lui fit défaut une crédibilité suffisante, serait venu le temps de la «follitude». Il me semble pourtant que ses détracteurs, par leurs excès mêmes, ont tort. D'un triple point de vue: celui de l'opposition en général, du PS en particulier et enfin peut-être du point de vue des partisans de Nicolas Sarkozy.
Revenons auparavant d'un mot au corps du délit, à savoir les propos prêtés au Président sur le degré d'intelligence du Premier ministre espagnol. Hors contexte et hors toute considération sur la dialectique propre au chef de l'Etat, on peut lui faire dire tout et son contraire, car il s'exprime toujours ainsi: «Je ne suis peut-être pas très intelligent mais j'ai gagné l'élection présidentielle», «Il (Zapatero) n'est peut-être pas très intelligent, mais il a gagné deux fois les élections!» et c'est alors que se situait la vraie cible de Nicolas Sarkozy, en substance: «J'en connais des très intelligents (Jospin) qui n'ont pas figuré au deuxième tour de la présidentielle!». En la circonstance, on peut considérer que les socialistes français étaient visés et non les socialistes espagnols. Ségolène ne s'est pas embarrassée de ces considérations, pas plus qu'elle n'entend à l'avenir nuancer son propos. Même si elle a factuellement tort.
Eclipser Besancenot et Bayrou
Mais elle fait de la politique et il faut donc regarder ce qu'elle cherche et ce qu'elle peut espérer obtenir. Premier résultat: dans une vie publique à ce point dominée par les emballements médiatiques, elle a occupé toute la place. Dans une opposition qui a décidé, toutes tendances confondues — et à mes yeux sans doute dangereusement — de se jauger exclusivement sur l'échelle de la critique la plus radicale possible du sarkozysme, que s'est-il passé? Nous avions un paysage dominé par l'extrême gauche et son porte-parole, Olivier Besancenot, et par l'extrême centre et son porte-parole François Bayrou, avec au milieu un PS à peine convalescent et difficilement audible.
Par ses excès mêmes, Ségolène Royal a pour ambition d'éclipser tous ceux-là et d'apparaître comme l'opposant le plus dur. Elle se comporte comme si, toujours habitée par ses fameuses 17 millions de voix obtenues au second tour de la Présidentielle, il lui fallait composer la figure «d'une contre présidente»; un peu à la manière de l'opposition britannique qui donne systématiquement la réplique, sur tout sujet, de façon souvent brutale, à travers les membres d'un «shadow cabinet».
Si elle arrive à s'installer ainsi dans l'opinion, comme «contre présidente», on voit bien le bénéfice qu'elle peut en tirer dans la seule course qui l'intéresse: celle de la désignation de la prochaine candidature socialiste à l'élection présidentielle de 2012. En bonne logique, une telle désignation dans un parti restructuré et repris en mains ne devrait pas échapper à Martine Aubry; d'autant que cette dernière ne souffre spontanément d'aucun déficit de crédibilité. Ségolène Royal a sans doute compris qu'elle risquait donc de payer d'un prix très élevé sa défaite au Congrès de Reims et s'efforce donc de contourner ce rapport de forces interne défavorable par un poids dans l'opinion, de nature à influencer celles et ceux qui, à travers le processus des primaires, désigneront la personne chargée d'affronter Nicolas Sarkozy.
Et de ce point de vue, il n'est jamais trop tôt: inscrire dans un coin de la conscience de nos compatriotes que l'on pourrait un jour les représenter est un travail de longue haleine. Il y faut en général du temps, de la patience et surtout de l'obstination. Même si Nicolas Sarkozy est lui-même une exception à cette règle puisqu'il a réussi la performance exceptionnelle de s'imposer nettement dès sa première tentative.
Ce dernier a-t-il eu tort ou raison de faire donner contre Ségolène Royal l'artillerie lourde? Au point qu'elle a eu beau jeu d'observer dans le journal Le Parisien «dans quelle démocratie au monde traite-t-on une opposante de folle pour la discréditer?» A l'étranger en tous cas, peu ou pas de trace des excuses de Ségolène Royal mais beaucoup de place dans la presse consacrée au jugement à l'emporte-pièce du président français sur ses homologues. Voire, comme le fait le Times de Londres, sur la «jalousie» qu'on lui prête à l'endroit de Barack Obama. C'est évidemment cela qui aurait du préoccuper en premier lieu les communicants de l'Elysée.
Taper contre «l'impolitesse» de Nicolas Sarkozy
Je ne vois donc qu'une explication rationnelle au déchainement orchestré contre elle, qui a même obligé certains socialistes à se solidariser avec leur ancienne candidate. Sauf à considérer qu'il faudrait, en l'attaquant méchamment, paradoxalement la valoriser parce qu'elle est toujours considérée à l'Elysée comme plus facile à battre que Martine Aubry. Ne négligeons pas qu'elle a peut-être touché juste; qu'elle a sans doute mis en lumière une faiblesse, ressentie comme telle par une partie de l'opinion, notamment de droite, que Ségolène Royal nomme «l'impolitesse» de Nicolas Sarkozy.
Il y a dans le style Sarkozy, dans la façon qu'il a eu de faire éclater les codes de la fonction présidentielle une part sincère de refus d'hypocrisie — se montrer tel qu'il est — mais aussi une part qui gêne les Français; parce que, dans un vieux pays monarchiste comme le nôtre, l'opinion ou une partie d'entre elle se fait une certaine idée de la façon dont on doit exercer la fonction et représenter le pays. C'est ce clou-là que Ségolène Royal tente d'enfoncer en sachant qu'il en restera quelque chose.
Il y a d'ailleurs en Ségolène Royal quelque chose de Nicolas Sarkozy: n'a-t-il pas fait son chemin en mettant en musique son mot d'ordre de rupture, rupture avec les codes habituels de l'expression politique qui l'avaient conduit à porter des attaques d'une violence inouïe contre Jacques Chirac, un temps comparé à Louis XVI? Ségolène Royal ne va pas jusque-là mais elle en prend le chemin. De ce point de vue, le signe d'alerte le plus évident devrait être pour Nicolas Sarkozy la popularité regagnée par le même Jacques Chirac, Sarkozy régnant; comme si l'opinion voulait, par ce message, inciter l'actuel Président à se comporter parfois autrement.
Il nous reste évidemment à demander pardon aussi bien à Ségolène Royal qu'à Nicolas Sarkozy pour cette «glose» (terme cher à Raymond Barre) sur des propos que l'un et l'autre ont ou auraient tenus!
Jean-Marie Colombani
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Comments
Le ridicule ne tue pas, continue Ségo
No shame, Ségo est à peu prés capable de tout pour continuer à exister, ce n'est pas bling bling c'est les dents qui raient le parquet + no limit dans le ridicule; elle n'a pas de chance la gauche d'avoir un tel emblème, les Fabius et Rocard doivent alluciner, quand à son cher ancien mari dont nous ne manquons jamais la super langue de bois sur ce blog il doit se sentir soulager de ne plus avoir une telle dingue dans ces pieds. Oui elle fait rire, et trés fort. J'espère Ségo que tu nous en fera d'autres encore meilleures, celle-là elle était excellente.
Peter jones
La (No)vice et le Président
Ségolène Royal à la tête d'un "shadow cabinet" ? La chasse, quoi ! la chasse aux voix. Pour éliminer, il faut toujours tirer la première. (Dans une approche eschatologique, le shadow cabinet étant au cabinet ce que l'anti-matière est à la matière, la logique voudrait que l'on élimine d'abord et que l'on tire après.)
Ils sont balourds au PS !
Les excuses de J. Lang que personnellement j'excuserais beaucoup de prendre sa retraite car il a assez donné, les trémolos au 20 h de F2 de V. Peillon qui met du temps à comprendre son ancienne alliée... et les autres expressions mitigées de la bien pensance socialiste indiquent bien que l'opposition n'a saisi le terrain très "subtil" emprunté par Ségolène Royal de la remis en ecause de tous les comportements grolandais de "not' Président". Ce n'est pas un simple terrain d'aventure mais un vrai filon qui va finir par plaire à l'opinion publique si des accents de dérision s'ajoutent aux futurs pardons qui auront lieu immanquablement.
L'article de Jean-Marie Colombani cible juste quant à la perception finale de ces attaques renouvelées et plus partagées que les médias ne le laisse à penser. De quoi éclipser de la scène d'autres joueurs bien inutiles au panorama politique que sont les communicants Bayrou (avec sa Loi ridicule sur l'interdiction du déficit public) et Besancenot (avec ses chimères de 1917) ...
Il reste à Ségolène Royal, sur ces bases de captation de l'attention publique, à faire des propositions sur la réforme du financement de la protection sociale (élargir la C3S en diminuant les cotisations patronales), relancer urgemment le bâtiment avec l'aide des sociétés HLM en cédant les logements aux locataires à partir d'un certains nombre d'années de loyer (son programme à la présidentielle), plaider pour le développement de nouveaux pôles de compétitivité dont les précédents révèlent des succès exemplaires.... et rappeler l'instante responsabilité du nivellement de la dette publique (sans abaisser la TVA de deux points ; cela nous a coûté avec l'initiative précédente de Strauss Khan un accroissement de 15 % de la dette publique cumulée sans baisse des prix à la consommation).
Et nous aurons ainsi une audience vraiment constructive à gauche !
Quétinois
quel talent !
Oui, mais quel talent médiatique : en quelques heures, elle a réussi à faire fondre sur elle tout ce que l'UMP a de porte-parole masculins et se donner ainsi une image de victime du pouvoir des hommes. Bravo l'artiste !
Gi Co
Mme Royal..
Je ne vais pas critiquer votre vision des choses M.Colombani.
Je pense surtout que Mme Royal est en train de se brûler (pas comme Jeanne d’Arc…)
les ailes comme Icare.
Voire même, la comparer à Pierre face au Loup, serait finalement encore mieux…
Mme Royal a suffisamment de « casseroles » à traîner et devrait un peu mieux justifier son appartenance à l’opposition d’une façon plus concrête et réaliste.
Je trouve que Olivier Besancenot a plus de crédibilité à mes yeux qu’elle.
Mme Royal n’arrive pas à maîtriser son ambition. Ses réactions sont des caprices d’enfant qui n’a pas eu ce qu’il voulait.
Par ailleurs, Mme Royal n’a même pas le respect et la dignité de se rendre aux obsèques de M.Monory (je l’avoue avoir appris par un des lecteurs de ce site), un des personnages les plus importants de sa région qu’elle dit représenter de la meilleure façon…
Par contre, elle a le temps (et les moyens financiers..qui paye ?) de se rendre aux USA pour l’investiture de M.OBama, en Afrique, aux Antilles,…
Alors, je crois qu’elle devrait réviser un cours d’humilité et se consacrer à critiquer le pouvoir en place par des propositions bien plus réalistes que des pseudos « excuses » bien inutiles.
Le Zèbre
Boniments ou gouvernement ?
Des deux finalistes de la dernière présidentielle,
l'un(e) comme l'autre ne fait que du spectacle (médiocre).
Echanger aujourd'hui l'un(e) contre l'autre tête d'affiche
ne répondrait à aucune question de fond actuelle.
Comment éviter que le choix présidentiel
n'offre la prochaine fois rien de mieux
qu'un(e) stagiaire émerveillé(e)
(la seule réponse commode
est-elle de bisser le sortant ?)
de sa bonne fortune
et peu habité(e)
par la nôtre ?
Inventer
une parade
au match retour
est la plus salutaire
entreprise de sauvetage
de la démocratie républicaine
à mettre en oeuvre dès maintenant !
Polémikoeur.
soit...
Voilà le meilleur article écrit sur le sujet, le plus clair, évitant l'ennui grâce au penchant subjectif de JMC pour SG. Mais SG ne va quand même pas bâtir une campagne sur le vocabulaire et la vulgarité du président, fussent-elles avérées ??
C'est à quel sujet?
Votre article relativement clair concernant le jeu dans lequel Ségolène Royal tente de jouer le premier rôle est je le crains un jeu de dupes.
Je m'inquiète du fait que grâce à la presse ou à cause d'elle la politique qui traite des affaires de notre pays dans le contexte actuel et futur soit renvoyé au registre des fantasmes archaïsants. L'analyse :
Première scène une réunion de parlementaires à L'Elysée dont on ne sait rien des questions d'intérêt public qui y ont été traitées. Notons le!
Libération met en place les trétaux d'une autre scène, celle de la dénonciation de défaillances verbales du président vis-à -vis de chefs d'états étranger amis. La scène est construite sur des interprétations malveillantes, on le sait, et comme dans tout bon storytelling fait moultes allusions aux épisodes précédents. Là la presse étrangère s'en empare avec ses sensibilités variées. Libération a réussi son travail de nuisance à l'égard du président. Vengeance du 8 janvier 2008 ? Voilà ! C'est du même tabac.
Là -dessus notre Ségolène décide de tenir un rôle dans la pièce déjà commencée avec cette lettre de demande de pardon pour un crime qui n'a pas été commis. Endossant le personnage de son magistère de vertu, déjà très souvent répété, chacun y voit le calcul d'une candidate à la Présidence de la République. Peu importe le temps, passé ou futur d'ailleurs. Le fantasme se nourit d'immédiat et d'atemporel.
Dès lors c'est ce qui servira de clé d'interprétation des attitudes des uns et des autres, tel que vous nous le proposez, alimentant « cette glose sur des propos que l'un et l'autre ont ou auraient tenus ».
Peu importe le vrai ou le faux, nous sommes dans une scène fantasmatique où les jeux de pouvoir vont comme dans les jeux pour enfants. Volonté de puissance dénoncée et recherchée, impuissance dénoncée et démontrée, les bons et les méchants et toutes les manoeuvres infantiles, non! archaïsantes que l'on peut attendre de ce théâtre.
Car il s'agit bien d'un théâtre que la presse construit et auquel elle convoque les politiques et les voyeurs que nous sommes. Vous me direz que les politiques sont complices. Certes, du moins sur cette scène là , dans ce théatre là , et pour cause. Mais ailleurs? Le public est complice. Certes car il est porteur d'immaturités et de pulsions archaïques c'est-à -dire fantasmatiques. Malheureusement les minorités qui constituent certains partis politiques sont quelques fois pétries d'obsessions qui frisent le pathologique ou du moins qui ne dénotent pas d'une grande maturité humaine. Ils entretiennent la flamme de l'angoisse si elle ne brûlait pas assez.
Mais que s'est-il dit à cette réunion? Quels sont les problèmes auxquels le gouvernement tente de faire face, dans quelles réformes notre pays est-il engagé. Où en est-on des refondations que la mutation de civilisation appelle, que les crises crient?
L'Université et la recherche en pleine dégradation morale sinon scientifique; l'éducation nationale qui refuse d'éduquer et elle aussi de se soumettre au contrôle démocratique de la nation; la santé que l'on voudrait enfin débarrassée de ses démons; la justice dont le sens du juste et de l'injuste est suspecté; l'économie dont les lois individualistes et amorales sont caduques sans qu'un autre modèle soit encore en chantier; les espaces du politique dont la gouvernance est à repenser avec la démocratie à l'heure d'internet et d'une plus grande maturité des gens, informés jusqu'au bout de la terre; la reconfiguration du monde avec aussi les tentations de règlement de compte vis-à -vis d'un occident dominateur qui a pris ses valeurs particulières pour l'universel à imposer se faisant seul juge du degré d'hypocrisie qu'il se permettait.
Nous sommes à un carrefour extraordinaire auquel participent les français comme les autres. Et on nous abreuve d'une sorte de soap opéra avec des personnages à plein temps comme Ségolène toujours sur scène et d'autres qui y sont convoqués, souvent malgré eux comme le Président de la République selon les besoins du scénario des producteurs. Comme s'il n'avaient que ça à faire.
Les français sont largement sous-informés des affaires publiques et leur information d'expérience personnelle ne touve aucun cadre, aucune scène, où ils pourraient les voir éclairées et en conséquence se les approprier.
Voilà le problème, maintenant la solution? Quelle presse pour un pays en régression? Quelle presse pour un pays en mouvement de maturation? Ca c'est un bon sujet pour Slate.fr.
Qu'en pensez-vous?
Roger Nifle Humanisme Méthodologique et Prospective humaine
http://journal.coherences.com
Dérive des moeurs
Comme toujurs l'article de J.M Colombani est fort instructif, sauf qu'à mon grand regret il ne l'éclaire pas à l'aune de l'incroyable et déplorable dérive des moeurs politiques et c'est cela le plus regrettable pour notre démocratie. Cela serait une litote d'affirmer que ce genre de situation aurait été inconcevable quand les Présidents de la République s'appelaient De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand ou Chirac. Et pourtant aucun des représentants légaux de notre pays n'ont été à l'abri de critiques pour leur action, mais il y avait une sacralisation de la fonction présidentielle qui a disparu ainsi de facto, et c'est fort inquiétant pour la Démocratie.
Madame Ségolène Roral serait ainsi une contre-présidente ayant toute légitimité de représenter elle aussi notre pays au titre que :
"Elle se comporte comme si, toujours habitée par ses fameuses 17 millions de voix obtenues au second tour de la Présidentielle, il lui fallait composer la figure «d'une contre présidente» ".
C'est vite dit car il faudrait aussi décompter parmi ses électeurs ceux qui ont voté en fait contre Nicolas Sarko. Et donc de légitimité il n'y a que celle que Madame Royal s'attribue de manière auto-proclamée.
Notre "cher et vieux pays" a une Histoire avec ses grandeurs et ses faiblesses, et en tournant à la grossière caricature pourquoi ne pas demander pardon aux Mexicains pour la malheureuse expédition de Napoléon III, aux Canadiens pour le "Vive le Québec libre" du Général et dans l'absurde (pendant qu'on y est pourquoi pas ?) aux Allemands à qui formellement nous avons déclaré la guerre en aout 1914 et septembre 1939.
Pour ma part je retiens que Madame Ségolène Royal dans son souci d'exister politiquement après 2 échecs successifs aux élections présidentielles et à celles de Premier Secrétaire du PS, conteste les régles simples de la Démocratie et nie toutes valeurs aux résultats des urnes. Cette femme est donc tout simplement un danger pour tout système démocratique et les médias portent pour leur part une lourde responsabilité en jouant un rôle de caisse de résonnance pour faire monter le soufflé...à un moment crucial où notre pays a tout de même d'autres chats à fouetter.
Gérant de son temps libre.
Don quichotte?
Votre article me dérange car il prête beaucoup à Ségolène Royal en critiquant le style Sarkozy. Sauf que N. Sarkozy est président de la république et donc nécessairement a un style, bon ou mauvais, mais un style alors que Mme Royal, politiquement, n'est pas grand chose sauf la perdante du congrès de Reims ou l'ex des présidentielles déjà lointaines.
Votre titre me dérange également : dès le départ, vous baptisez Mme Royal comme contre-présidente! Qu'est ce titre ronflant sinon un subtil montage pour justifier des prises de position intuitives et superficielles. Qui dans un mois se souviendra de cette tempête médiatique comme qui se souvient de sa promesse de partir au Tibet ou alors son dialogue avec le Hesbollah?
Ses excès en tout genre : le Zénith, ses déclarations au Canada, en Guadeloupe, à Dakar n'ont d'intérêt que pour la faire exister seule et contre tous sur la scène médiatique. Le temps presse, l'horloge inexorablement tourne. En 2012, elle affichera 59 ans et beaucoup d'échec et une grande solitude en politique. Elle ne pourra pas afficher un quelconque programme puisque ses idées varient comme coeur varie. N'oublions pas ses propos sur le blairisme (aujourd'hui la crise lui interdit de s'y référer).
La crise lui cloue le bec. Le P.S. lui a lié la langue de l'idéologie socialiste. Bayrou fulmine sur les écrits le concernant.
Elle ne fait pas de la contre-présidence, elle exploite les soi-disant dérapages verbaux de M. Sarkozy en oubliant, comme toute la classe politique, que de tels propos ont déjà existé dans la bouche des prédecesseurs du président, mais n'ont pas été dit parce que tout simplement, ce style de repas et de transparence n'existaient pas !
Voici quelques jours, Monsieur Chirac s'est fendu d'une moquerie vis à vis de Giscard en s'asseyant dans son fauteuil au conseil constitutionnel. Qui en a parlé ? Qui a fait des excuses !
Tout cela est de la politique digne d'une épicière et ne mérite même pas le titre de contre-présidente mais plutôt de celui de naufrage politique !
oups
Peuple fiction !
Tout d'abord, merci à Monsieur Colombani de nous rappeler qu'il ne s'agit, pour Madame Royale, que d'occuper le plus possible le champ médiatique... et qu'en cette période difficile, il semble plus urgent de se poser les questions des moyens de sortir d'une crise, d'en tirer les conséquences pour un avenir éventuel que d'ergoter (ou effectivement de "gloser") sur des ragots, des on-dit qui, au fond, ne semblent servir qu'à détourner l'attention des véritables choix sociétaux qui s'imposeront à chacun de nous, ainsi que le prédisent depuis fort longtemps de brillants et doctes économistes que personne ne semble entendre.
Que Monsieur Sarkozy soit lui-même gouverné par un hypothalamus parfois incompatible avec l'exercice du pouvoir - mais qui lui a peut-être permis d'être élu ?... - ne me semble pas devoir faire l'objet d'un débat stérile, puisqu'il a été élu démocratiquement par une majorité de nos concitoyens.
Il ne me semble pas plus utile d'entamer d'ores et déjà une campagne présidentielle... tout en masquant l'absence de projet concret et réaliste d'une opposition démantelée depuis fort longtemps et qui n'a d'ailleurs plus d'opposition que le nom et en son propre sein...
Les grandes perdantes de l'histoire me semblent être la confiance d'un peuple malmené qui ne sait plus à quel "diable" se vouer (et se tourne parfois encore vers Jean-Marie Le Pen...) et la politique dont un certain Grec disait qu'elle était "l'art de gouverner pour le bonheur des peuples"...
Que des luttes partisanes sans merci et des rivalités intestines, de part et d'autre, poussent ceux qui sont sensés être en charge de l'intérêt supérieur de la Nation à s'entredéchirer au mépris et au préjudice de braves gens qui peinent à boucler leurs fins de mois, sans trop d'espoir d'offrir une vie meilleure à leurs enfants, telle est la réalité. Une réalité qui n'est pas révolutionnaire mais réelle.
De qui se moque-t-on ? Ces braves gens savent bien que c'est d'eux que l'on se moque, en leur offrant un spectacle lamentable qu'ils ne sont pas assez stupides pour applaudir ni accréditer.
C'est pourquoi il me semble urgent, au lieu de chercher à attiser des braises dans le seul but de tirer ses propres marrons d'un feu sanglant, de tenter de préserver un peu d'espoir et d'unité nationale. En attendant 2012 et le verdict qui ne manquera pas de tomber vis à vis d'un bilan. Des actes et non de vaines joutes verbales.
Enfin, ce qui me semble également grave, de la part de certains politiques (et j'ai pu en être témoin, hélas !) est qu'ils ne s'efforcent même plus de faire semblant de témoigner quelque intérêt à la res publica...
Dommage...
Fabdekar
Fabdekar
Stupéfaction!
Lisant les commentaires relatifs à l'article de Colombani, je me suis demandé si j'étais bien sur le site de slate et non pas sur celui du figaro! Ce déchaînement de haine contre Ségolène est indigeste. Pas un mot sur les déclarations intempestives du roquet zazou ou sur celles du brillant secrétaire d'état à l'outre-mer. Plus essentiel, il est impératif qu'au moins une personne autorisée dans notre pays se charge de recadrer regulièrement ce président aux errements dommageables qui font, de lui même et de la France, la risée de quantité de journaux étrangers aux Etats Unis, en Angleterre , en Allemagne, en Espagne... Dans quels pays du monde la France, grâce aux attitudes et aux propos complètements incongrus de son président est-elle considérée avec sérieux et respect? En Chine ou tous les contrats importants nous passent sous le nez depuis ses lumineuses initiatives? Il ne va tout de même pas nous faire mettre le monde entier à dos!!
Le temps presse pour que notre président arrête de tourbillonner comme une toupie, commence a faire preuve de retenue et de sérénite, apprenne à s’assoir sans mettre sa semelle de chaussure à la figure de ses interlocuteurs, cesse de jouer avec son mobile en réunion et ne se considère pas comme un être infaillilblement supérieur à ses pairs étrangers. L’hystérie n’est pas un mode de gouvernement. Le temps presse pour que notre président se consacre sans précipitation à quelques réformes peu nombreuses mais essentielles afin de faire oublier toutes celles qui ont déjà lamentablement échoué. Quant à Ségolène, elle devra continuer à intervenir aussi longtemps que notre président inconséquent et incorrigible commettra ses lamentables bévues.
brasero
je ne partage pas votre avis !
En ce qui concerne S.Royal
on peut essayer d'avoir les premières pages des journaux
pour des raisons légitimes et non sur des "rumeurs non fondées et de plus déformées
celà n'apporte rien au débat
les français s'en rendent compte
et à 80% sur Dakar ET 76% sur zapatero
l'a désapprouvre ! donc une trés large majorité !
y compris dans ses rangs et dans son clan , chez ses partisans
je trouve cette attitude suicidaire !
et comme le dit Emmanuelli .. le niveau zéro de la politique
elle n'en sort en rien grandit !
ce qui est insupportable pour nombre d'entre nous !
c'est qu'elle se permet sans mandat pour celà de parler au nom de la France et des français !
katherine Maheo
un coup politique?
Comme l’article de Mr Colombani l’explique très bien, Ségolène Royal a lancé ses « excuses » pour faire un coup médiatique tout en ayant tort sur le fond, ce qui est partagé par l’opinion comme le montrent les divers commentaires. Mais un coup médiatique réussi ne signifie pas forcément un coup politique. L’une des principales raisons l’ayant fait perdre en 2007 est l’apparence qu’elle donne parfois d’un manque de fiabilité, de solidité. Elle a utilisé l’anti-sarkozysme (ce qui sera d’ailleurs a mon avis bien moins efficace en 2012) tout en clivant fortement sur sa personnalité, ce qui explique un certain rejet aujourd’hui.
Dans ce contexte ce ne sont pas des coups médiatiques sans profondeur qui lui donneront une stature de femme d’état et renforceront sa popularité. Au contraire je crois qu’elle doit se concentrer sur le fond, et parvenir à être au cœur du débat par des propositions ou idées concernant la crise. Par sa capacité à innover elle est capable, et elle doit le prouver, de donner des réponses aux sujets qui concernent directement les français. N’oublions pas qu’en période de crise économique l’alternance politique, qui plus est à gauche, a tous les atouts de son côté. Malgré cela rien n’est fait car la gauche ne donne pas confiance. Ainsi le principal enjeu consiste à l’emporter sur le fond, un processus rendu difficile par l’état du PS en général, les polémiques politiciennes et notamment celle là .
np
Le vrai problème
Si Aubry ou Strauss-Khan avait fait les mêmes commentaires que Ségolène Royal nous aurions eu droit aux identiques déferlements hystériques de la droite qui n’admet plus aucune critique des outrances de son président. ( coup médiatique, le PS ne représente que lui même...) Il s’agit bien en effet du président d’une seule partie de la France, aujourd’hui minoritaire. L’autre partie, la plus importante actuellement, ne se reconnaissant absolument pas dans les attitudes, agissements et propos du président Sarkozy. Il suffit de lire un tant soi peu la presse étrangère de New York à Pékin en passant par Berlin et Madrid pour se rendre compte incontestablement que le problème de la France à l’étranger n’est pas du tout Ségolène Royal mais clairement le président Sarkozy. C’est donc bien cela qui importe. Invectiver démesurement Ségolène Royal occupe l’espace médiatique en France mais constitue une diversion grossière du sérieux problème de l’image dégradée de la France donnée par le président Sarkozy. Il faut donc bien qu’une personne politique de l’opposition - trop absente et inaudible depuis des lustres - et en dehors de quelques tres rares journalistes un peu vigilants, fasse remarquer au président Sarkozy que certains changements de sa part seraient particulièrement bienvenus notamment un comportement plus discret, plus policé, moins d’arrogance et plus de respect d’autrui ce qui constituraient d’incontestables améliorations d’image de notre pays. Dans le même temps un peu plus de focalisation sur les réformes majeures - et non pas l’illisible pot-pourri actuel - à mettre en oeuvre en France pourrait représenter des avancées indispensables à notre développement.
brasero
Le vrai scandale
Le vrai scandale dans toute cette affaire est la conception du politique ou de la démocratie que révèlent tant les prétendus propos de Sarkozy que le buzzing ségolénien (mais aussi sarkozien), à savoir, selon le "rapport" de Libé, que «L’important dans la démocratie, c’est d’être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois.» Ben, non, l'important n'est ni la réélection ni même l'élection, les mandats catastrophiques de Berluconi et de Sarkozy le prouvent assez... Disons même que la corruption du politique commence avec cette réduction du principe de l'action politique à l'ambition de parvenir et de demeurer au pouvoir. (Rappelons que dans le berceau de la démocratie, avant les réformes de Périclès, on ne se bousculait pas pour être élu). Quant à ce que Sarkozy aurait déclaré concernant la titrisation, il y a vraiment de quoi s'inquiéter... Quand les peuples trouveront-ils le courage de chasser ces imposteurs!
Fabien Grandjean
Du vent.
Tout cela c'est du vent.
Bon sang que propose Mm Royale ?
Si j'étais son conseiller, je lui dirais de faire de la politique.
pascal
Indéfendable, M. Colombani!
Outre le ridicule dans lequel sombre Ste Ségolène qui n'a aucun titre lui permettant de présenter des excuses au nom de la France, les propos attribués à M.Sarkozy sur M.Zapatero sont des propos rapportés par un journaliste, alors que les participants à la réunion concernée sont incapables de donner une version UNIQUE de ces mêmes propos; or ces accusations sont trop graves pour reposer sur des sources de troisième main.
Mais Michel Audiard avait trouvé la bonne formule qui convient parfaitement à de nombreux politiques: "C'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa g.."!!
dest
Réponse aux internautes
Don acte. Celles et ceux d'entre vous qui ont réagi à l'analyse sur "la contre présidente" étaient manifestement plus en phase avec l'opinion que moi-même. Si les sondages sont une sanction alors la sanction est tombée : 68 % des Français ont désapprouvé les "excuses" de Ségolène Royal à Jose Luis Zaoatero; tandis qu'une simulation présidentielle avec les mêmes acteurs que ceux de 2007 voit Ségolène Royal reculer de 5 points et ne plus devancer François Bayrou que d'un demi-point, tandis que Nicolas Sarkozy reste largement en tête d'un premier tour hypothétique qui se déroulerait aujourd'hui. Bref Ségolène Royal a non seulement fortement reculé dans l'esprit des Français mais son opération Zapatero lui porte tort.
Sans revenir sur les termes de mon analyse, il me semble que le sondage présidentiel enregistre le changement de statut de Ségolène Royal qui, en perdant le congrès de Reims du parti socialiste, a perdu gros en effet; il me semble normal que ce nouveau rapport des forces place en meilleur position Martine Aubry : es-qualité le, ou la première secrétaire du PS est considérée comme la principale porte-parole de l'opposition. La désapprobation ponctuelle qu'elle subit tient sans doute au fait, comme vous avez été nombreux à le souligner, qu'il n'est pas admis qu'elle paraisse s'exprimer "au nom de la France". De ce point de vue, l'UMP, en la critiquant, avait visé juste, la renvoyant de fait à une attitude de "mauvaise joueuse" : celle qui avait contesté sa défaite au PS -à mes yeux non sans quelques fondements- serait désormais celle qui n'aurait pas "enregistré le résultat de l'élection présidentielle. C'est sans doute un mauvais procès mais en même temps une perception dominante, à laquelle s'ajoute, argument que vous avez également beaucoup utilisé, un refus de situer le débat politique en ces termes, où il est question du style du Président, de son verbe, de ses bonnes ou mauvaises manières, et non des questions qui préoccupent davantage l'opinion et pour lesquelles les recettes de l'opposition se font malgré tout attendre, à savoir l'explosion du chômage, la crise, etc...
A dire le vrai, je rejoins ceux d'entre vous qui sont lassés de l'anti-sarkozysme primaire, qui est le point commun de tous les opposants, y compris de Ségolène Royal. C'est à qui sera dans ce domaine le plus radical, voire le plus virulent. A mon avis Ségolène Royal voit juste lorsqu'elle pointe qu'une partie de l'opinion supporte mal en effet le style du président, la façon condescendante dont il parle de Barack Obama par exemple. Petite parenthèse : dans cette affaire, on a oublié que Nicolas Sarkozy n'en était pas à son coup d'essai. Ayant, lors d'une émission de télévision, critiqué Gordon Brown dans des termes assez désobligeants, il s'était lui-même excusé ! Donc cette intuition de Ségolène Royal est sans doute juste mais paradoxalement elle passe mieux lorsqu'elle vient de la droite : nul ne songe à reprocher à François Bayrou par exemple la virulence de son propos; mutatis mutendis il se comporte vis-à -vis de Nicolas comme ce dernier s'est un temps comporté avec Jacques Chirac. Mais on attend autre chose de la gauche et d'un leader de la gauche. Pour en rester à Ségolène Royal, elle avait souffert d'un déficit de crédibilité; si elle veut rester dans la course, il lui faudra donc travailler à gagner un crédit qu'elle n'a pas obtenu et qui est le résultat d'une alchimie complexe qui mêle sérieux de l'analyse, crédibilité des propositions mais aussi posture et attitude face aux événements de tous les jours qui, au bout d'un long chemin, peut conduire les Français à se sentir bien représentés. Y parviendra-t-elle ? Fort peu d'entre vous le pensent. Il est sûr également que, si elle avait su en 2007 correspondre au moment du choix des candidats socialistes à une demande qui était principalement de renouvellement (Sarkozy incarnant de son côté le renouvellement à droite), les moments que nous traversons et les années qui viennent vont forger, forgent déjà , principalement une demande de compétences. Et de ce point de vue, de tous les socialistes, c'est es-qualité Dominique Strauss-Kahn qui est le mieux placé.
Un manquement de Slate
Monsieur Colombani, j'apprécie beaucoup vos articles et je les lis tous et plutôt deux fois qu'une. Je sais que votre candidat pour la prochaine présidentielle est Dominique Strauss-Kahn. C'est votre droit le plus strict.
Mais ne pensez-vous pas que Slate a été particulièrement injuste envers Martine Aubry d'avoir complètement passé sous silence son seul meeting réussi, je veux dire celui de sa campagne des Européennes à Toulouse ?
Marianne Arnaud
Aubry
Bonjour
je ne pense pas que le rôle de Slate soit de parler des meetings de Martine Aubry ou des autres responsables de partis. Il y a des sites d'informations dont c'est le rôle qui font cela très bien.
Cordialement
Re Aubry
Tout à fait d'accord avec vous.
Mais alors pourquoi avoir parlé de la réunion de madame Dati avec les jeunes de l'UMP ?
Très cordialement.
Marianne Arnaud
Sondagisme
réponse à M. Colombani? un sondage ne fait pas une stratégie et ne vous excusez pas d'une analyse parce que les sondages vous contredisent. Après le feu roulant des sbires de l'UMP et de ses chers camarades réunis, il aurait été étonnant que celà fasse monter sa cote.
On verra donc dans trois ans si la stratégie de Mme Royal est validée ou pas. Quelque chose me dit que de même que 1981 s'est joué sur le rejet de VGE, (et non sur un programme ou un espoir, sauf pour une minorité d'électeurs) , 2012 se jouera sur le rejet de Sarkozy et de ses artifices scèniques
Qui saura alors capitaliser non pas sa critique mais son essence même: il est très prématuré de le dire. on n'a jamais su dans notre pays dire trois ans avant qui succèderait à ...
arlaten
Encore un effort Monsieur Colombani.
Deux commentaires à vous proposer.
D'abord sur votre « réponse », soyez en remercié y compris pour votre amende honorable qui vous honore. Votre remarque rejoins celle que j'avais formulé dans mon commentaire des commentairesconcernant le fait qu'ils représentent un certain état (un peu avancé) de la maturité de l'opinion publique. Cela mériterait d'être exploité y compris pour les responsables politiques qui se risquent sur Slate.fr.
Ensuite il y a un second niveau de lecture où ce n'est pas seulement le comportement de Ségolène Royal qui est en jeu mais le fait de se focaliser exclusivement sur le jeu présidentiel en termes de comportements des uns ou des autres comme si la vie politique n'était qu'un soap opéra avec ses personnages caricaturisés. Si le public est forcément attiré par ce genre de feuilleton cela ne veut pas dire qu'il est dupe. D'où les écarts avec les intentions de vote. Donc la question des jeux, des préparations et des alliances, et les commentaires devraient être réservés à une presse people. Il est clair que centrer l'opposition sur la personne de Nicolas Sarkozy participe de cette production et non des problématiques politiques c'est-à -dire les affaires de la cité.
Au PS ce qu'il serait intéressant ce sont les propositions, les travaux, les idées. Dans le dernier article de François Hollande on a plus retenu dans la presse ce qu'il dit du leader nécessaire que du travail à réaliser qu'il aurait entrepris. Vous concluez d'ailleurs que se forge une demande de compétences. Oui mais lesquelles? Vous dites que Dominique Strauss Kahn est le mieux placé. Par rapport aux critères du passé sans doute mais de l'avenir j'en doute.
Le système économique collectiviste a été disqualifié il y a deux décennies, le système individualiste est en train de suivre le même chemin. Quel nouveau modèle pour une mutation de civilisation? (l'économie communautaire selon moi). Tant qu'il n'y a pas de vision nouvelle reconstruite, les recettes anciennes ne seront pas crédibles. Par rapport à ces enjeux, les jeux précédents sont infantiles et dérisoires.
Roger Nifle Humanisme Méthodologique et Prospective humaine
http://journal.coherences.com