Jacques Attali: leçon norvégienne
Si les hommes politiques sont incapables de proposer un projet politique exaltant, des fous s’en chargeront.
- Le tueur présumé filmé depuis un hélicoptère, vendredi. REUTERS/Marius Arnesen/NRK/Scanpix -
Le terrible massacre norvégien peut apparaître comme un épouvantable fait divers, acte isolé d’un malade mental, sans plus d’importance qu’Unabomber, le tueur américain dont il s’est inspiré. Il peut, au contraire, être interprété comme l’annonce d’un vaste mouvement géopolitique, attendu depuis longtemps et prévu par de nombreux théoriciens.
Certains en effet, dans la logique (mal comprise) des premiers travaux de Samuel Huntington, y voient le signe du début d’une guerre de religions, opposant la Chrétienté et l’Islam. Et il est vrai qu’existent de très nombreux autres signes annonciateurs de violences fondamentalistes religieuses un peu partout dans le monde: aux Etats-Unis, en France, au Brésil, en Israël, au Nigéria, au Pakistan, et dans tant d’autres lieux.
D’autres encore, inspirés par les travaux suivants du même professeur américain, voient dans cette tragédie un signe de plus du retour des nationalismes et de ce qui en découle : le refus des étrangers et des doctrines dites «internationalistes», dont font partie le projet européen et la social-démocratie. Et de cela il existe en effet aujourd’hui d’innombrable signes: en Scandinavie, le parti des «vrais Finlandais» ; en Belgique, le parti flamand; en France le Front National; le tea party aux Etats-Unis, et bien d’autres mouvements nationalistes, sur la planète entière.
En réalité, rien de tout cela ne prend la véritable mesure de ce qui s’est réellement passé en Norvège. Cette tragédie constitue en fait une cruelle métaphore de la valeur dominante du monde d’aujourd’hui: le désir de chacun de garder pour lui ce qui le définit.
En Occident, bien des gens s’inquiètent en effet de voir menacés leur identité et leur niveau de vie; et ils n’ont pas d’autres projets que de jouir de leur confort et de conserver leurs habitudes; et, pour les conserver, de ne les partager avec personne.
Au Sud, comme par un effet de miroir, bien d’autres gens s’inquiètent aussi de voir leur identité se dissoudre dans le projet occidental, et font tout pour s’en prémunir en s’en isolant.
Pourtant, au Nord comme au Sud, bien des gens ne se contenteront pas longtemps d’avoir pour projet la préservation de leurs acquis: ils les savent menacés par la crise financière, qui ne fait que commencer, par le déclassement qui en découle, par le déferlement de concurrents et de valeurs venues d’ailleurs, ou par la destruction de la nature. Ils voudront un idéal plus grand.
Certains d’entre eux trouveront cet idéal nouveau dans le simple prolongement de leur égoïsme, qu’ils poussent, et pousseront de plus en plus, jusqu’à la démesure, la violence, la haine des autres. Une nouvelle forme d’idéologie totalitaire se constituera alors, revendiquant l’autisme comme une politique. Pour d’autres, cet idéal sera au contraire dans la négation de l’égoïsme, et dans le développement d’un altruisme, qui leur permettra de rechercher leur bonheur dans celui des autres. Cette nouvelle forme d’idéologie s’exprimera dans un optimisme internationaliste, soucieux d’apprendre en partageant.
Telle est la principale leçon de la tragédie norvégienne : un pays ne peut rester durablement sans un projet politique, lui donnant un sens dépassant sa réalité matérielle, l’inscrivant dans l’Histoire. Et si les hommes politiques sont incapables d’en proposer un, exaltant, des fous s’en chargeront.
Jacques Attali
Editorial également publié sur L'Express
Mis à jour le 26/07/2011 à 14h37













































"Et si les hommes politiques sont incapables d’en proposer un, exaltant, des fous s’en chargeront" : il va falloir surveiller la frontière nord
On humilie le patriotisme ce qui fait le lit d'un nationalisme pouvant dériver vers le fascisme. Comment peut-on prétendre intégrer des cultures extra-européennes quand perdurent des écarts entre les différentes cultures européennes? Combien de guerres a-t-il fallu pour que les Européens, dont les cultures sont pourtant fortement imprégnées de la pensée d'Aristote, cessent de s'entre-tuer? Et à quel prix? Et on voudrait croire qu'il suffit d'une ambition politique, qui fait fi des aspirations populaires, qui écrase et nie la culture Occidentale, autant que le patriotisme, sous prétexte d'un passé coloniale, pour résoudre les problèmes?
L'islam n'est pas seulement une religion, pour un certain nombre c'est aussi une culture. Et vous voudriez nous faire croire que la seule ambition politique peut résoudre un problème d'écart culturel? (Qui ne touche pas seulement l'islam mais un certain nombre de culture africaines et qui, à mon avis, risque d'émerger aussi bientôt avec l'augmentation de l'immigration asiatique).
Vous faites partie de ces fossoyeurs de culture, des internationalistes béats. L'internationalisme n'est ni une culture, ni une politique, c'est une idéologie dogmatique et sectaire autant que les religions ou le nationalisme fasciste. Vous critiquez un système alors que vous tombez dans l'excès opposé.
Oui les différences culturelles existent et plus les attaques qui les visent seront virulentes et humiliantes, plus les réactions seront violentes. Avant d'être capable d'assimiler les cultures extra-européennes (ou extra-occidentales), il faudrait déjà que les cultures européennes se soient harmonisées. C'est un processus lent, l'UE n'a pas cent ans que l'on voudrait déjà la dépasser au plan culturel. C'est aberrant, c'est même suicidaire, c'est le meilleur moyen d'obtenir l'inverse : l'exacerbation des nationalismes et l'éclatement de l'UE. Avant de parler d'intégrer la Turquie, par exemple, il faudrait déjà que l'UE actuelle (et je parle dans la dimension des pays qui utilisent l'Euro) soit quasi une fédération (similaire à la Confédération helvétique et non au modèle US qui est plus intégré et mono-langue).
Ce sont des gens comme vous qui suicident l'UE en voulant la faire aller trop loin, trop vite; qui veulent toujours plus d'ouverture, d'intégration sans JAMAIS se poser la question : et les peuples européens, premiers concernés légitimes, ils veulent quoi? ils en pensent quoi?
Elle est où la démocratie dans votre approche? Nous sommes prêts à tolérer les immigrés, mais pas à n'importe quel prix. Ce n'est pas mon époque et pourtant je sais que l'intégration des Italiens ou des Portugais en France ne se fit pas sans difficultés et pourtant, comme pour les Polonais, c'étaient des catholiques! Et ON voudrait aller PLUS VITE avec les immigrés extra-européens qui cumulent : couleur de peau différente, culture différente et religion différente sans compter, pour certains, leur esprit revanchard consécutif -pour ne pas dire raciste- à la colonisation?
L'UE à laquelle vous rêvez n'existe pas encore, elle est possible, mais à un prix très clair : être aussi exigeant vis à vis des immigrés (maîtrise de la langue, respect de NOTRE CULTURE et de NOS US ET COUTUMES) que les pays colonisés le furent lorsqu'ils nous miment, à raison, dehors. Leur patriotisme voir leur nationalisme serait bien CHEZ EUX et le notre inacceptable CHEZ NOUS? C'est se foutre du monde. L'autre prix, c'est celui à payer par les politiciens : le pouvoir doit revenir au parlement Européen et non aux différents conseils comme c'est le cas actuellement. Ce n'est qu'avec une démocratie aussi exigeante et transparente que la démocratie helvétique que l'UE telle que vous l'envisagez sera possible. En fait, il me semble même nécessaire de la dépasser.
Mais en aucun cas un internationalisme aussi stupide que le pacifisme d'avant 39-49 n'apportera autre chose que des conflits et un nationalisme qui ne peut aller qu'en augmentant. Avec votre approche, la seule perspective est la guerre civile dans les pays Européens entre ceux qui veulent que l'on respecte la culture Européenne et Occidentale et les autres, les marxistes de la culture, les internationalistes bisounours, les immigrés racistes qui viennent avec une mentalité de colons.
ET NON ce n'est pas un juste retour des chose, le juste retour des choses, il a déjà eu lieu, lorsqu'ils nous ont obligé à partir.
En fait, vous oubliez une chose, alors que c'est la plus importante, la plus fondamentale, parce que la seule réellement populaire et, justement, liée à la crise : lorsque l'on a tout perdu, la seule chose qui reste, ce sont nos racines, notre culture, ou, trop souvent malheureusement, la religion.
Votre long commentaire (je découvre d'autres dans la même veine plus bas) se lit comme une apologie pour ce pauvre crétin meurtrier qui a plongé son peuple et le monde entier dans le deuil.
"les différences culturelles existent et plus les attaques qui les visent seront virulentes et humiliantes, plus les réactions seront violentes" C'est précisément ce qui s'est passé à Oslo sauf que l'attaquant était blanc, beau, bourgeois et de souche scandinave.
" la seule chose qui reste, ce sont nos racines, notre culture, ou la religion.". Et la tolérance dans tout cela?
Mon propos est un reproche a Attali et je peux vous faire le même reproche, d'après votre réaction : vous voyez l'Histoire et l'Europe comme si nous ne faisions plus partie du même monde que nos ancêtres, comme si l'humanité avait changé nous seulement en technologie, mais aussi en philosophie, comme si l'Europe était un modèle culturel envié par tous les autres pays du monde, comme s'ils avaient la même notion que nous de la vie et de la mort, je devrais dire, la même CRAINTE de la mort. Il n'en est rien. Ils ont leurs propres valeurs, leurs propres cultures, leurs propres attentes, leurs propres espoirs.
Si vous regardez les philosophes Grecs avec objectivité, il est flagrant que nos philosophes modernes n'en sont qu'une redite, à la fois plus maladroite, plus pauvre en verve et en talent, naïve, égocentrique et vaniteuse.
Le monde a eu trois philosphes : Lao Tseu, Confucius et Aristote. Nous n'avons RIEN appris, RIEN retenu de leurs mises en garde. L'Histoire se répète inlassablement comme une farce, dès lors que nos politiciens accordent plus d'importance à eux-mêmes qu'aux peuples, que l'on parle de rois ou de "présidents".
ON écrase la notion de patrie derrière des slogans et des jugements alors que ce sont sur les alliances entre les patries que se forgent les mondes nouveaux. A nier la valeur du patriotisme, on en fait le reflet et la farce que constitue le nationalisme aveugle, raciste et xénophobe. Alors que l'on devrait s'appuyer dessus et les réunir au travers des aspirations communes et d’ambitions transcendantes. Elles seules sont capables de bâtir ces ambitions transcendantes, comme au sortir de la seconde guerre mondiale. Si on nie les vertus du patriotisme, le patriotisme devient le nationalisme et une résistance contre l'élément perçu comme l'envahisseur.
Attali, comme tous ceux qui nient la valeur du patriotisme, n'ont rien compris ni aux philosophes que je cite, ni même à Machiavel, Rousseau, Voltaire, La Fontaine... Tous ces auteurs dit classiques. Ah les auteurs classiques. On leur préfère nos philosophes modernes (en ignorant et méprisant les quelques rares qui auraient quelque chose de valable à dire) qui ne sont que la caricature d'une ignorance érigé en science.
Toute cette modernité pour se rendre compte qu'enfin, nous sommes plus lamentables que ne le furent les Grecs. Il n'y a pas besoin d'être devin pour voir tout cela, juste cesser de se regarder le nombril et observer le monde, en essayent toujours de rester loin, de ne pas y mettre l'affectif.
Et j'arrête là, il y aurait tellement à dire, mais personne n'écoute plus personne, alors à quoi bon. Gardez vous tristes illusions et laissez vous surprendre. Bien que l'Histoire ait déjà tout dit.
Et un petit lien intéressant: http://www.monde-diplomatique.fr/2011/01/DETIENNE/20051
Je ne me place pas sur le champ des valeurs, pas mêmes de mes convictions, justes des faits, qu'ils soient heureux ou malheureux.
Vous penserez peut-être à la résistance, comme phénomène de "tolérance". Ce n'est pas de la tolérance, la résistance pendant la seconde guerre mondiale, lorsque certains ont aidé les juifs, n'était pas tolérante, elle était, chose trop rare dans l'Histoire en dehors des époque de guerres, simplement JUSTES. Les deux notions sont différentes.
Sans nier que le patriotisme a joué un rôle important dans l'histoire des nations, il ne faut pas qu'il devienne une obsession.
Surtout dans un monde où, grâce à des communications et des mouvements accélérés il devient un concept dépassé voire dangéreux. Les événement d'Oslo le montre.
Le rôle de l'individu est plus important dans la vie que des concepts de nation et de patrie - à condition bien sûr qu'il soit associé à un respect pour ....les autres individus. C'est une responsabilité lourde.
Je ne pense pas que les familles en deuil en Norvège soient très impressionées par vos idées sur le patriotisme - quelque soit leurs origines érudites.
Je crains que vous ne soyiez un peu dépassé par l'accélération des mouvements des peuples et des communications. C'est dommage, mais cette accélération est incontournable et vous feriez bien de vous adapter à elle.
Il ne s'agit pas de renoncer. Bien au contraire. Seulement, l'internationalisme accuse une limite: celle de nier la nécessité de s'appuyer sur les patriotismes, au lieu de les assimiler au fascisme (volontairement ou inconsciemment) en les qualifiant trop souvent d'idées ringardes, racistes ou xénophobes.
La patrie, c'est la terre des pères. Si on souhaite changer une nation, lui proposer un idéal plus grand que le nationalisme, il est impératif de s'appuyer sur le patriotisme. Si on considère le patriotisme comme un ennemi ou un concept suranné, on ne peut qu'obtenir des adversaires.
C'est mon principale reproche. Ce malheureux comportement, on l'observe sans arrêt, cela fait trente ans que l'on confond, en France, patriotisme avec fascisme, esprit vichyste. On fait dans la repentance stérile au point de nier la légitimité de la patrie. Ce n'est pourtant qu'en reconnaissant la patrie que l'on pourra la dépasser. Tant que la gauche ou les Attali oublieront cela, je commenterai et on observera des dérives dramatiques comme en Norvège.
Le patriotisme n'est pas un ennemi, il suffirait de passer d'un patriotisme français à l'ambition d'un patriotisme européen, qui n'a rien d'impossible. L'Histoire intra-européenne est riche d'interaction et AUCUN patriote intellectuellement honnête nierait cette succession de guerres et d'alliances. Mais vouloir, par exemple intégrer la Turquie, c'est mettre la charrue avant les boeufs. Parler d'internationalisme avant même l'Européanisme, c'est aberrant, précipité.
L'aspiration universelle au bien-être ne doit pas faire oublier les différences culturelles. Hors c'est trop souvent ce que l'on fait. Similitude ne fait pas compatibilité surtout en Europe où l'Européanisme a encore d'énormes progrès à faire.
Les cultures extra-européennes continueront d'être considérées comme une menace si l'Europe ne reconnait pas avec fierté sa propre culture et revendique cette fierté face au monde. Coopérer, dialoguer, ça n'est pas s'écraser comme des lâches au nom de la tolérance ou je ne sais quelle excès de naïveté internationaliste. On ne peut parler d'internationalisme sans prendre conscience du patriotisme, voir du nationalisme de certains autres pays extra-européens. Nos politiciens, en terme de culture, font preuve de lâcheté; du point de vue du patriotisme, ils sont à la limite de reniement et par la même, de la trahison.
Et la première étape, à mes yeux, serait d'en finir avec l'Américanisme béat. Les USA ne sont pas l'idéal. L'Europe doit revendiquer son indépendance, bâtir sa propre voie, elle doit en finir avec sa soumission aux intérêts US. Comme si les USA ne cherchaient qu'à nous aider. Tu parles! Il suffit de voir les agences de notations US, le comportement des USA vis-à-vis de l'Euro considéré comme un dangereux concurrent.
J'en ai marre d'avoir pour politiciens des démagogues soumis aux intérêts pétroliers ou américains et abusant du népotisme et accro à un multiculturalisme dénué d'exigences patriotiques. Le regroupement familiale, pourquoi pas, mais sous condition du respect de nos valeurs, de notre culture, de notre langue et... de l'indépendance des femmes! J'abhorre les idéologies religieuses hypocrites et machistes jusqu'à la misogynie. La laïcité de peut se permettre de laisser passer certaines dérives qui relèvent non pas de la liberté de conscience mais bel et bien du mépris de la femme et de l'obscurantisme.
Mais la question de la laïcité ne se poserait pas si nous étions fiers de notre culture et il y a de quoi être fier de notre culture, nonobstant la colonisation!
Question, est-ce que les propos d'Erdogan en Allemagne, appelant les turcs immigrés à revendiquer leur spécificité étaient acceptables? Non. Et pourtant l'UE n'a pas tapé du point sur la table. C'est affligeant. Si la Turquie veut faire partie de l'UE, qu'elle commence par la respecter!!!
b
PS : commencer une guerre de religions en massacrant ses compatriotes de même confession, en voila une idée !! PPS : "en Scandinavie, le parti des «vrais Finlandais»", Une fois de plus la FINLANDE n'est pas un pays scandinave !!
Je n'ai pas de doctorat en psychologie mais il faut avouer que Anders Behring Breivik en tient une sacrée couche... Comme il est dit dans cet article de Slate : http://www.slate.fr/story/41581/faq-norvege Il lui a suffit de remplacer "gauchisme" par multiculturalisme" dans son ouvrage ("Meinkempfien"?). Et s'il est un "wolf bomber" on peut dire qu'il n'a pas subit de bourrage de crâne et qu'il s'est fait sa petite histoire tout seul comme un grand. Bref il a un souci et ouloir faire tout un ta
Les théories qui transforment les faits divers en études sociologique je n'adhère pas.
M. Attali vous avez pourtant fait des études "convenables".
"L’horreur que vient de connaître la Norvège, le pays le plus démocratique, le plus paisible, démontre l’instabilité du monde." Manuel Valls
- Oui je sais c'est le coté "métaphore" qui m'a échappé. Je me disait bien aussi...en attendant d'appliquer quelques préceptes précieux comme "la parole est d'argent et le silence est d'or" je vais me fouetter.
Milles excuses
Après tout, quels projets proposent les politiques à nos enfants ? Une balkanisation de l'Europe, avec d'un côté les prolétaires peu à peu remplacés par des populations essentiellement musulmanes, et de l'autre les classes moyennes et la bourgeoisie dont les seules perspectives sont dictées par la culture du libre échange et l'idéologie des droits de l'homme ?
Cela fait bien longtemps que "la guerre" a commencé. Toutes les lignes de contact entre les principales religions du monde (chrétienté, judaïsme, hindouisme) et l'islam saignent, sous le regard indifférent des masses éduquées - que dis je, dressées - aux doctrines des "lumières".
Le moyen d'expression du "loup solitaire" est certes extrême, mais il l'est tout autant que cette religion de la repentance et de la négation de sa propre identité qui étouffe le monde occidental.
Blague à part (quoi que)...je ne pense pas qu'il soit nécessaire de voir une signification politique précise au geste du fermier bio blond (qui utilise quand même des engrais...). L'idéologie qu'il professe (et j'ai du mal à voir une idéologie cohérente dans le galimatias que constituent sa vidéo et son mémorandum de 1 500 pages), est avant tout le véhicule d'un délire psychotique malheureusement assez banal où l'on retrouve la trinité du narcissisme, de la mégalomanie et de la paranoïa. Le fait est que ce type de psychose tend à se révéler davantage aujourd'hui qu'il ne l'était auparavant car les fous de ce genre ont maintenant internet où ils peuvent à la fois entretenir leur délire, et le diffuser...jusqu'au passage éventuel à l'acte...heureusement l'immense majorité des psychotiques ne passent pas à l'acte...Ils se contentent de vivre avec leur psychose en la gardant au chaud.
Il faut admettre qu'il existe parmi nous un certain nombre de malades capables de causer la mort de centaines, voire de milliers d'innocents dans leur délire, car je ne vois pas en quoi un tel massacre fait progresser la cause de eux qui les commettent, au contraire. Les attentats islamistes ont suscité la même indignation et répulsion que cet acte soulève.
Il ne faut pas être grand stratège pour imaginer que les effets obtenus seront exactement inverses de ceux recherchés. Il faut donc être totalement irrationnel et givré pour les commettre.
Un grand respect pour les norvégiens, en particulier pour ne pas voir satisfait l’appétit de voyeurisme qui prévaut, en floutant les images de ce carnage.
Slate.fr est décidément mal documenté dès qu'il s'agit d'évoquer la Flandre. Dans votre récente initiative "Slate.be", tous les articles avaient été écrits par des francophones, ce qui est bien dommage alors que les problèmes évoqués concernent aussi les flamands - notez que je suis un francophone et aucunement partisan des thèses séparatistes mais par contre je suis partisan des débats où toutes les parties sont représentées ainsi que du travail journalistique rigoureux.
Mais cette fois c'est vraiment n'importe quoi. Vous écrivez : "Et de cela il existe en effet aujourd’hui d’innombrable signes: en Scandinavie, le parti des «vrais Finlandais» ; en Belgique, le parti flamand;(...)".
Quel est ce "parti flamand" que vous évoquez ? Sachez qu'il existe en Flandre des partis de toutes tendances, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche. J'ose espérer que vous le saviez et que ce que j'ai lu n'est que le résultat d'une relecture trop hâtive avant publication. Dans le cas où au contraire ce qui est écrit correspond à votre intention, cela témoigne d'une méconnaissance honteuse du paysage politique belge et chaque lecteur relativisera la validité des autres informations contenues dans cet article à l'aune de ce manque de connaissance patent du dujet évoqué.
vous avez tout a fais raison, c est ce qu il se passe maintenant, et ca depuis bien longtemp, mais nous etre humain, n´en avions pas conciences, malheureusement, du a la procedure universel.
c est tueur europeen, comme celui de norvege, on peut etre quelque chose a voir, avec nos politiques, m´enfin... c est leur problems...cause a efait de cause,
laisons les choses se faire d´elles meme... desoler pour les fautes orto.. je n habite plus en france depuis longtemp.. pierre
ps:je suis maintenant heureux d avoir travailler pour vous dans les annes 90