Vers un climat plus humide
De plus en plus de scientifiques s'accordent à dire que le réchauffement climatique pourrait aussi rendre la planète plus humide. Un nouveau facteur qui risquerait de faire grimper encore plus les températures.
- Fermiers indiens dans une rizière du village de Rajpur dans l'ouest de l'Inde. Amit Dave/Reuters -
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CETTE SEMAINE, IL PLEUT sur une grande partie de la France. La semaine dernière, il faisait très chaud aux Etats-Unis, une météo qui a fait plusieurs victimes. Nous savons tous qu'il est impossible de lier une simple vague de chaleur au phénomène du réchauffement climatique, mais ceux qui, dans certaines régions, souffrent aujourd'hui d'une atmosphère irrespirable doivent se le demander –la Terre devient-elle aussi plus humide?
C'est l'avis de la plupart des climatologues. L'humidité absolue de la planète va certainement augmenter ces prochaines années. Mais il y a une différence entre cette notion –qui représente la masse totale de la vapeur d'eau contenue dans l'air– et l'humidité relative de la planète, qui décrit le degré de saturation en eau de l'air, en moyenne et à une température donnée.
L'humidité absolue est la mesure la plus importante pour la planète, car la vapeur d'eau est elle aussi un gaz à effet de serre. Quant à l''humidité relative, elle correspond davantage au bien-être humain, car elle joue sur notre capacité à réguler notre température grâce à la transpiration.
Peu de scientifiques affirment connaître avec certitude l'évolution de ces données dans les décennies ou les siècles à venir. Très peu de données mondiales (PDF) sont disponibles sur le sujet, et celles qui existent sont loin de faire l'unanimité.
Globalement, le consensus table sur une humidité relative plus ou moins constante, et la plupart des modèles climatiques sont fondés sur une telle hypothèse. Si l'humidité relative reste stable et que les températures augmentent, alors l'humidité absolue augmentera elle aussi.
Ces dernières années, cependant, quelques scientifiques très réputés ont rejeté l'hypothèse d'une humidité relative stable et actuellement les prises de bec se multiplient dans ce domaine. D'un côté, certaines données montrent que l'humidité relative peut considérablement évoluer (PDF) au cours du temps, surtout à haute altitude, et il semblerait même qu'elle ait diminué ces cinquante dernières années.
Mais d'un autre côté, les chercheurs s'en remettent à des données montrant qu'au niveau du sol, dans l'ensemble, l'humidité absolue a augmenté d'environ 2,2% (PDF) entre 1973 et 2003. Une telle augmentation a même été particulièrement significative dans les tropiques et dans l'Hémisphère Nord. (Même si certaines parties du globe se sont aussi asséchées durant cette période).
Les deux camps peuvent très bien avoir raison. Si l'humidité relative diminue modestement, une hausse significative des températures pourrait toujours générer une augmentation de l'humidité absolue.
Le différend ne porte pas simplement sur le degré de transpiration de vos petits-enfants. Le niveau d'humidité absolue possède aussi une influence considérable sur les projections de température. Si les scientifiques se trompent sur l'humidité, alors leurs projections de température peuvent très bien être erronées, elles aussi.
La vapeur d'eau peut en effet générer une boucle de rétroaction positive accélérant les effets d'autres gaz à effet de serre, tels le dioxyde de carbone ou le méthane. En se réchauffant, l'air absorbe aussi plus d'humidité. Et cette humidité peut bloquer les rayonnements de chaleur dans l'atmosphère et dans l'espace, ce qui réchauffe l'air encore davantage, et lui fait retenir encore plus d'eau. La plupart des modèles climatiques tiennent compte de ce cycle.
Brian Palmer
Texte traduit par Peggy Sastre
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Mis à jour le 19/07/2011 à 15h52
















































Tout ceci est d'autant plus délirant que la température moyenne globale est stable depuis 1999, et que le RCA n'est donc plus d'actualité....Je suis stupéfait de constater que la majorité des institutions internationales, des politiques, des écolos radicaux, des médias ne prennent pas en compte ces données d'observation et continuent à nous sortir des âneries sur le RCA...Convergence d’intérêts ? Abêtissement?
Une source? Parce que apparemment, vous êtes le seul à constater ça (à part M. Allègre et sa clique de climato-sceptiques)
Il est temps de redescendre sur Terre et de se rendre compte que les humains ont bien modifié le climat. Bientôt on nous dira que la Terre n'est pas ronde et tout le monde le croira parce qu'un naze l'aura dit sur TF1...
Voyez les courbes de T sur la période 1900 - 2011 sur : http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1900/offset:-0.15/mean:24/plot/gistemp/from:1900/offset:-0.24/mean:24/plot/uah/from:1900/mean:24/plot/rss/from:1900/mean:24
Et le détail sur 1998-2011 sur : http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1998/offset:-0.15/plot/gistemp/from:1998/offset:-0.24/plot/uah/from:1998/plot/rss/from:1998
Les courbes d'évolution du CO2 sont sur : http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/#mlo_full
Allez voir mon petit texte d’accès facile sur : http://www.lepost.fr/article/2010/12/16/2342051_petite-synthese-sur-la-problematique-climatique-a-usage-general.html
Kenavo
Le lien entre biosphère et climat ne date pas d’aujourd’hui. La vie a eu une influence sur le climat de la Terre et inversement. Elle a survécu à beaucoup d’épreuves mais l’être humain, lui, ne peut accepter dans ses poumons que des teneurs en CO2 faibles sans quoi les échanges air/sang ne se font plus correctement. Le nombre d’individus dans une espèce se régule entre autre soit par la prédation, soit par les stress de ressource (engendrant famine ou "guerre"), soit par la modification de l’environnement dans lequel cette espèce est habituée à évoluer (pollution des ressources qui ne sont plus consommables, modification du pH, destruction des habitats...). J’ose encore espérer que nous sommes plus intelligents que des bactéries dans un bécher !