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- Michel Reynaud, ancien chef d'entreprise et lecteur de Slate.fr.
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Michel Reynaud
Michel Reynaud, ancien chef d'entreprise et lecteur de Slate.fr.
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Hadopi: lettre ouverte à un représentant de la nation
Accepteriez-vous de voter Hadopi si...
«Monsieur, Madame,
Contrairement à ce qu'ont pu dire ou écrire certains, Internet ce n'est pas cinq gus dans un garage mais, pour ne parler que de la France, des dizaines de millions de personnes qui grâce à cet outil fantastique travaillent, se divertissent, s'instruisent et communiquent à travers les continents.
Ces personnes estiment qu'en utilisant cet outil elles doivent bénéficier des mêmes libertés et des mêmes garanties que celles qui sont offertes à tous citoyens de notre pays dans toutes les autres circonstances, libertés et garanties qui forment le ciment de notre nation et dont vous êtes le garant. Ils constatent que malheureusement ceci n'est pas le cas lorsqu'ils utilisent Internet. Les quelques exemples ci-dessous devraient vous en convaincre.
-Lors du vote de la loi du 21 juin 2004 auquel vous avez peut être participé, il a été prévu que les fournisseurs d'accès à Internet devraient conserver et mettre à la disposition de la police (sans commission rogatoire d'un magistrat) les identificateurs de tous les échanges réalisés entre personne par voie numérique (expéditeur, destinataire, date, adresses). Auriez-vous approuvé ou approuveriez-vous aujourd'hui que le même texte soit appliqué aux échanges de courrier acheminés par la Poste ou aux échanges téléphoniques?
- Accepteriez-vous de voter une loi permettant d'envoyer des avertissements écrits à une personne au motif qu'une infraction a été commise dans ou à proximité de l'immeuble ou du ce quartier où elle réside et ce sans que sa participation à l'infraction ne soit prouvée ? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi (article L. 331-24).
- Accepteriez-vous de voter une loi précisant qu'à réception d'un de ces courriers le destinataire n'ait aucune possibilité de se justifier? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi (article L. 331-24 dernier alinéa).
- Accepteriez-vous de voter une loi précisant que, après deux envois de ces courriers, il soit possible à une autorité administrative et non judiciaire de couper l'accès au téléphone et/ou à la télévision pour tous les membres d'une famille parce que personne n'a pas mis en place dans le logement les moyens pour que la prétendue infraction ne se produise plus (toujours sans qu'aucune preuve ne soit rapportée sur l'identité de l'auteur de l'infraction ni même sur le fait que cet auteur fasse partie de la dite famille)? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi pour l'accès à Internet (article L. 331-25).
- Accepteriez-vous de voter une loi précisant que, en cas de vol d'un véhicule et d'accident causé par le voleur, le propriétaire du véhicule voit son permis retiré sans possibilité de se justifier avant le retrait et soit exposé à une peine de prison en cas de victimes dans cet accident? C'est ce que prévoient les dispositions combinées de la loi dite Hadopi et de la loi DADVSI en créant un être juridique nouveau qui sans être une infraction en est cependant une: la non sécurisation de sa connexion (article L 336-3). Cet être juridique nouveau devient encore plus étrange lorsqu'on sait que des institutions aussi prestigieuses que la Nasa la NSA ou le Pentagone n'arrivent pas à protéger totalement leurs connexions. Vous ne manquerez pas de vous poser la question de savoir comment l'utilisateur lambda va pouvoir être plus performant que ces institutions pour arriver à respecter la loi.
- Accepteriez-vous de voter une loi obligeant les citoyens à se dénoncer entre eux en l'absence d'infraction, pour tout comportement anormal? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi puisqu'il nous est dit que la procédure qui sera employée n'est pas une sanction judiciaire et ne fait pas obstacle à cette dernière (article L 331-20).
- Accepteriez-vous de voter une loi permettant à toute autorité administrative d'infliger une sanction applicable dans un délai de 15 jours maximum, et ce, hors la présence d'un juge, et de prescrire toute action à l'encontre de cette décision par un délai d'un mois, quand on sait qu'en raison de l'encombrement des rôles des tribunaux, l'affaire ne pourra être exposée qu'au terme de plusieurs mois? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi (Article L. 331-29)
- Accepteriez-vous de voter une loi permettant toutes ces violations des libertés publiques pour préserver les profits de quelques industriels? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi.
Question subsidiaire: estimez-vous que l'activité de pressage ou de vente de disques soit un acte de création culturelle?
Si vous avez répondu «Non» à une ou plusieurs des questions ci-dessus, vous refuserez de voter la loi «Création et Internet'» dite Hadopi en l'état et exigerez que les libertés publiques, fondement de notre nation, soient respectées. Vous demanderez au gouvernement de présenter ou présenterez vous-même une loi qui protège les créateurs et non simplement les industriels, en particulier en favorisant la diffusion d'oeuvres à travers les nouveaux média générés par Internet et en mettant en place un mode de rémunération acceptable par les consommateurs et les artistes tel le système de la licence globale.
Dans le cas contraire je serais conduit à estimer que votre action ne prépare pas notre pays aux défis de l'avenir et, est de surcroît, une menace pour le respect des libertés publiques dans notre pays.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de ma considération distinguée.
Michel Reynaud
Michel Reynaud est un lecteur de Slate. Il a déjà proposé et publié pour nous les incongruités d'Hadopi.
Image Flickr Omynsce
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Comments
Le juste et l'injuste
Le juste et l'injuste est une question de Sens, d'esprit donc, pas de formes et de formulations. C'est la conception de la loi qui est ici révélé à l'occasion d'un problème de changement de civilisation. Cette mutation de civilisation c'est le passage du primat des représentations (formelles) au primat du Sens (l'esprit). Vieille question depuis St Paul qui dit : la lettre tue et l'esprit vivifie. Nous y sommes. Qu'est devenu l'esprit des lois réduit à la jurisprudence? Quand la loi ne dit pas le Sens du bien commun elle est inique. Je vois déjà les spécialistes du cynisme politique se frotter les mains pour renforcer leur anti Sarkozysme. Ils feraient mieux d'apprendre le discernement des Sens.
L'auteur qu'il faut remercier révèle le Sens de cette loi, l'esprit de ses formulations, ce qui compte pour les hommes qui en perçoivent l'injuste c'est-à -dire ce qui n'est pas juste vis-à -vis de la civilisation qui se cherche. Elle est au contraire la tentative de prolongement de l'emprise des maître de la marchandise culturelle ce qui est autre chose que la promotion de la culture des valeurs communes. Du coup c'est aussi la question du Sens de la culture et de l'art qui est soulevée mais non encore traitée.
Comme je l'ai évoqué en commentaire de l'article de Jacques Attali la délinquance se défini par rapport au juste, au Sens du bien commun. Il y a des lois délinquantes c'est ce que nous montre l'auteur. Il est temps de réviser les croyances. Et qu'on ne nous raconte pas que les lois du marché sont des lois naturelles!
Roger Nifle Humanisme Méthodologique et Prospective humaine
http://journal.coherences.com
Diffusion
Il va de soi que, si vous êtes d'accord avec son contenu, cette lettre ouverte peut être reprise et envoyée à votre sénateur ou à votre député pour lui faire prendre conscience des dangers du texte...
Michel Reynaud
intolérable
Il suffit de le faire savoir par nos votes aux européennes.
Ce genre de décisions relève de l'Europe!
Attention HADOPI c'est pas fini !
Alors si vous souhaitez publier sur le Web en toute liberté passez donc sur ce site et faites-vous une idée de ce qui se passera si ..... vous ne réagissez pas
http://www.manifestation-contre-hadopi.com
Problème dans l'interprétation de l'arficle L 331-25
Problème dans la question-réponse suivante:
"Accepteriez-vous de voter une loi précisant que, après deux envois de ces courriers, il soit possible à une autorité administrative et non judiciaire de couper l'accès au téléphone et/ou à la télévision pour tous les membres d'une famille parce que personne n'a pas mis en place dans le logement les moyens pour que la prétendue infraction ne se produise plus (toujours sans qu'aucune preuve ne soit rapportée sur l'identité de l'auteur de l'infraction ni même sur le fait que cet auteur fasse partie de la dite famille)? C'est ce que prévoit la loi dite Hadopi pour l'accès à Internet (article L. 331-25)."
Il y a une erreur manifeste d'interprétation de cet article qui justement ne prévoit PAS la coupure de la TV ou du téléphone, mais seulement des "service de communication au public en ligne", la formulation légale de cette expression désignant les services de l'accès Internet (qu'ils soient interactifs ou non), à l'exclusion justement de la TV et du téléphone. Attention à la terminologie: elle échappe au sens commun lors de la lecture, et pour la comprendre il faut se rapporter à d'autres lois qui définissent précisément ce qu'est un "service de communication au public en ligne" !
Hors justement la TV et le téléphone ne sont PAS décrits par cette loi. Ces deux types de services sont d'ailleurs gérés par des autorités distinctes (repectivement le CSA et l'ARCEP, mais pas l'HADOPI que cette loi crée), et un ensemble de lois très différentes, que ce projet ne vient pas modifier.
Et c'est justement la complexité de cette coupure uniquement de l'Internet et pas du téléphone ou de la TV qui a été analysée et a rendu le projet prévu aussi couteux à mettre en place (dans leurs commentaires les fournisseurs d'accès ont justement cherché comment mettre en oeuvre cette restriction de la façon prévue, et en ont conclu que son cout serait astronomique : plus de 70 millions d'euros la première année, pour ne prendre finalement "que" 500 utilisateurs environ (en moyenne continue sur l'année et les limiter pendant "seulement" un mois, puis deux puis six mois). Comme la loi prévoit aussi la proportionalité de la sanction, le coût de cette mesure ne peut être reporté sur ces 500 utilisateurs, qui d'ailleurs sont seulement suspendus mais conservent la possibilité de résilier (ce qui leur coutera nettement moins cher), pour finalement aller s'abonner ailleurs. De ce fait, lo loi en ferait porter le coût exdédentaire à tous les abonnés en le mettant à la charge des opérateurs (soit un surcoût par abonné de près de 3 euros par mois).
Ce qui complique encore les choses c'est que sur l'accès Internet, est véhiculé le service de messagerie interpersonnelle ("email" ou 'courriel") qui ne dépend pas de cette loi, puisque ce service est assimilé (et bien décrit d'ailleurs dans une autre loi) comme du courrier postal (et sous l'autorité de l'ARCEP), et est déjà exclus du champ des "services de communication au public en ligne" . La coupure des services de communication au public ne doit pas concerner les emails. Fichtre !
Il faut bien comprendre que techniquement, les FAI ont répondu qu'une telle mesure ne pourrait se faire qu'en isolant l'utilisateur incriminé sur une plateforme d'isolement, capable de fire le tri entre les flux (à l'exception du câble, où l'isolation des services est très facile, de même que chez Orange qui emploie une connexion ADSL avec une technique multi-VC, c'est à dire sur des canaux ATM distincts routés séparément, compatible avec ses box mais pas avec les box des autres opérateurs, mais avec une difficulté suppélmentaire liée au fait que le canal Internet ne sert pas seulement au transport des services interactif, mais aussi à la gestion des box pour leur mise à jour, et comme voie de signalisation indispensable à l'initialisation et au fonctionnement des canaux TV et téléphone, meˆme si ceux-ci sont physiquement séparés ensuite).
Hors le coût e mise en place de cette plateforme d'isolement, la mise en place du routage spécifique nécessaire, la configuration du parefeu, et les performances demandées à ce parefeu d'isolement, ainsi que la complexité de son paramétrage, est justement ce qui coute cher. Pendant ce temps là , rien n'est prévu pour compenser la perte subie par les opérateurs pour assurer cette coupure, sans compter aussi le fait que la surveillance des accès par un service tiers, de même que l'obligation de journaliser les accès de tous les utuilisateurs, a un coût non négligeable lui aussi non compensé convenablement.
C'est bien pour ça que les FAI s'opposent au système proposé qui va créer un bric-à -brac technique couteux et certainement impossible à maintenir et fiabiliser de la façon prévue.
De mon côté je n'y suis pas favorable non plus, à cause du système de police privée que ce système crée et qui échappe au contrôle judiciaire, en le plaçant sous une autorité purement administrative (ce qui est contraire aussi à la séparation des pouvoirs entre le judiciaire et l'exécutif), laquelle va tout mandater à des tiers privés (qui utiliseront les données comme bon leur semble).
Mais s'il fallait une autre raison, le simple bon sens et l'analyse des couts engendrés et supportés par tous les abonnés (même si les FAI décident dans un premier temps de ne pas en répercuter le cout sur les abonnements, car cela empêchera au moins de faire baisser les coûts, ou d'utiliser plus utilement tout cet argent gaspillé en faisant en sorte que les FAI l'utilise pour acheter des œuvres et les mettre à disposition des abonnés, et donc de contribuer plus utilement à la création et à la rémunération des artistes (mais ça, les "majors" n'en veulent pas: ils veulent garder le contrôle sur les artistes et ne sont pas prêt à lâcher un iota de leurs contrats aux FAIs, qu'ils ne veulent surtout pas voir se transformer en producteurs concurrents !!!).
Interprétation
Bonjour Verdy,
Il n'y a pas de problème d'interprétation car tout le billet est basé sur le principe de transposition des sanctions prévues par la loi dans le domaine non internet afin de tenter de faire comprendre à nos députés qu'ils envisagent de faire quelque chose qu'ils réprouveraient dans d'autres domaines.
Merci de votre contribution sur les questions relatives au difficultés de la coupure. On pourrait également d'ailleurs faire tout un article sur les difficultés à sécuriser une connexion ADSL.
Michel Reynaud
Je ne parlais pas de "sécurisation"
D'une part je ne parlais pas de "sécurisation", seulement de la difficulté à effectivement séparer les flux en vertu de ce que prévoient, théoriquement, les auteurs du texte.
D'autre part, ils ont justement prévu de ne pas couper, normalement, le téléphone, ni la TV, ni le téléphone, car la loi actuelle l'interdit et cette loi est sensé ne pas modifer ces lois ni les compétence de l'ARCEP et du CSA, et respecter les engagements internationaux de la France (rapel constitutionnel: un traité international ratifié est supérieur à la loi, pas à la Constitution, selon la Constituion elle-même, ce qui fait que toute opposition cnositutionnelle à un traité nécessite l'amendement de la Constitution par le Congrès qui peut voter directement ou soumettre le texte final au référendum sur proposition du président de la république).
Hors ici, il n'est pas question de toucher à la Constitution (du moins pas encore). Et en plus, bien des députés n'ont pas eu connaissance des questions relatives au coût de ce projet et sur son efficcité finale, non pas que le filtrage soit impossible, mais simplement car un contrôle total ne permettra pas, selon les auteurs même du projet, de toucher simultanément plus de 500 internautes simultanément, sur la base d'une proposition mensuelle de 10 000 noms signalements par mois "sélectionnés" par les ayant-droits. L etexte ne mesure pas non plus le coût de la surveillance des réseaux par les ayant-droits-eux-même et donc du renchérisssement de l'offre., mais aussi à cause des critères de performance qui doivent être maintenus absolument pour la TV, le téléphone et l'email et capable de supporter les 10 000 noms ajoutés chaque mois à la liste et placés sous surveillance par les FAIs.
Cette offre est tout bonnement contre-productive. Sa mise en place va avoir pour effet direct de prendre de l'argent directement depuis les producteurs qui vont réduire celui investi dans les artistes, qui en seront les premiers lésés. Bref tout le monde va payer plus cher. Au passage on crée une autorité adminsitrative dangereuse, on entérine la surveillance des réseaux par des sociétés privées qui obtiennent le droit d'espionner les communiations privées (et de faire ce que bon leur semble des données collectées), qui vont bien au delà de ce qui est fait sur Internet actuellement (même avec les données que laissent les internautes eux-mêmes en ligne, puisque ces données deviennent nominatives et rapprochables).
Enfin c'est vrai que le système mis en place devient un sérieux frein aux performances (la seule solution retenue est l'isolement des abonnés sur une plateforme technique (des serveur proxies analysant les flux et protocoles, et utilisant toutes sortes de filtres pare-feux, des analyseurs de protocoles, des décrypteurs de flux, avec un coût très élevé en terme matériel, logiciel, licences et exploitation). Cette plateforme d'isolement sera l'internet chinois français, où seront mis d'office les internautes signalés sans preuve véritable (puisque les FAIs seront tenus d'y livrer toutes les données échangées sur les réseaux, qu'elles soient légitimes ou non).
Cette loi est stupide et doit être combattue d'une part car elle sera inefficace (donc inutile), mais aussi trop coûteuse (freinant les développement d'Internet, y compris pour continuer la mise en place des offres légales). A ce prix, la "licence légale" (basée sur un abonnement forfaitaire ou sur l'acquisition de droits sur certains contenus avec les abonnements actuels dont le prix serait maintenu mais dont la productivité pourles FAIs ne cesse de baisser grace à des marges commerciales de lus en plus importantes grâce à l'effet de levier de la croisssance des abonnés et la baisse continue des coûts d'exploitation et d'investissements pour les télécoms et l'informatique en général, ou par le financement de la création par les FAIs eux-même, intéressés à développer des offres riches et diversifier les sources de marges commerciales dans le contexte concurrentiel des offres de services sur un Internet de lpsu en lpus mondailisé) serait nettement plus productive et plus efficace. Economiquement elle crée un nouveau marché libre et offre bien plus de rémunération pour les artistes que les malheureux 5% que leur verse, théoriquement, la SACEM, ou les autres sociétés de collecte de revenu,s sur la base de chiffres très contestés que veulent bien donner les majors (qui ne publient fiablement les chiffres que pour les quelques artistes connus).
Qu'on crée une loi obligeant les FAIs à investir dans la création et y consacrer 3 à 5 euros par abonné et par mois, et on réduira énormément l'incitation à aller chercher les contenus ailleurs. L'offre de contenu s'enrichira (au lieu de se réduire comme cela se passe actuelement et comme ce que la loi va accélérer), et de nouveaux services (basés sur l'interactivité qui sera le garant de la tracabilité des droits, et l'abonnement) pourront être développés (on peut remarquer que le marché des jeux vidéos a déjà été vers cette solution, puisque presque tous sont maintenant en ligne, et le piratage est pratiquement impossible sauf à se prover de l'interactivité et de la possibilité de contacter les autres joueurs et de se synchorniser avec eux).
Hors, l'interactivité est possible en matière de musique et de création. L'internet ne demande qu'à devenir une nouvelle salle de concert en direct, un théâtre, avec un publc vivant, et des artistes qui s'adaptent à la demande. Sur les services interactifs, la demande est très forte, et il n'y a pas de problème véritable de piratage (il suffit de voir par exemple le téléphone lui-même et ce que payent les français pour la téléphonie mobile, les SMS, la transmission des photos et vidéos dans des communications interpersonnelles... Ou l'explosion du marché des jeux vidéos qui a explosé et dépassé maintenant celui du cinéma.
Pour la musique, ou les performances "live" des acteurs sur la scène théatrale la solution interactive est toute trouvée (mais les majors s'y opposent contre toute logique économique uniquement pour éviter le développement d'une concurrence profitable aux artistes). Le plus problème c'est le cinéma (qui ne peut pas être interactif à cause du long travail de préparation), et c'est pour ça qu'on oblige les chaines TV/radio à investir dedans: il faut le faire aussi pour les FAIs (dont certains ont déjà compris et sont devenus les producteurs de programmes TVs et donc déjà soumis, un peu à ces obligations). Cela concerne le CSA (ou les régulateurs TV/radio européens car les chaines TV/radio européennes entreront raipdement elles aussi dans le marché unique en concurrence, séparément de l'offre TV/radio publique financée par la redevance mais pas soumise à cette concurrence sur leur propre sol, mais autorisées à à avoir une activité internationale comme les autres chaines commerciales), pas une nouvelle autorité "HADOPI" totalement inutlle. Pour les œuvres littéraires et l'offre écrite, le système actuel sur Internet fondé sur la publicité fonctionne très bien de même que les programmes d'achat par la collectivité. Pour la presse, le développement de l'interactivité est aussi la solution aussi idéale (mais les journaux français sont très en retard).
On peut aussi développer en France la commande publique d'ouvres (pour les bibliothèqes et médiathèques des collectivités et de l'enseignement), et celle des entreprises (c'est aussi le rôle des programmes de partenariat et des incitations fiscales à le faire). Mais la solution c'est bien la licence globale libre, non restreinte sur les types de contenus, dont le prix est inclus dans les abonnements. Laissons la surveillance des réseaux à l'autorité judiciaire pour lutter contre les autres abus (escroqueries commerciales, violations de vie privée, pédophilie, protection des mineurs...) seule habilitée à agir avec l'administration policière placée sous son contrôle (qui demande aussi des moyens pour agir (mais qu'on oublie au passage !), et peut être assistée par l'aide de la population elle-même ou par la régulation des sites légaux (modération organisée par le marché et les chartes et CGU des sites, sans recours à la loi, à un niveau optimum d'efficacité par les hébergeurs de contenus).
Tout ce qui fonde la loi Hadopi repose sur cet article 331-25. C'est lui qui est inconstitutionnel et il faut le montrer, tellement il est mal écrit et permet tous les abus et toutes les interprétations (et crée un sérieux conflit avec les lois existantes). C'est lui qui vient en contradiction avec les autres dispositifs légaux régulateurs. Sans cet article, c'est toute la loi qui s'effondre et l'HADOPI adminsitrative ne sert plus à rien.
L 331-25: modifications récentes
Pour compléter ce que je viens de dire, la projet de loi à répondu aux inquiétudes des opérateurs en ajoutant:
- l'alinéa 1°bis qui précise que les limitations se feront "dans l'état de l'art" ce qui justement va aller contre l'objectif voulu de protection des services de TV, téléphonie et email (des services pourtant que l'Etat français s'est engagé auprès de l'Europe) à respecter, et qui contreviennent à la compétence des deux autres autorités concernées (le CSA et l'ARCEP) en leur ôtant aussi les voies de recours ainsi que leur mode de fonctionnement paritaire.
Les derniers alinéas de cet article sont encore plus édifiants:
« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions dans lesquelles les sanctions peuvent faire l’objet d’un sursis à exécution.
Autrement dit, le sursis à éxécution qui est du domaine du judicaire, passe sous le contrôle de l'exécutif. En complète violation avec la Constitution ! De plus le conseil d'Etat est normalement l'ultime "juridiction" administrative pour le recours (comparable à la Cour de Cassation dans le domaine judiciaire civil). L'appel n'est pas prévu, et le Conseil d'Etat ne statut pas sur la culpabilité, en faveur de l'accusation ou de la défense, mais a pour seule mission de statuer sur la régularité de la procédure au regard de la loi. On confonds litéralement les missions de cette institution. Le flou juridictionnel est complet !
« Un décret détermine les juridictions compétentes pour connaître de ces recours.
Autrement dit, aucune juridication compétente n'est désignée par la loi pourstatuer des litiges. Et ça c'est encore plus grave. Effectivement, la loi ne permet aucun recours. Parler de décret, c'est retirer en plus les compétences des juridictions pour statuer, puisque celles-ci peuvent se retrouver destituées, démises de leur pouvoir de décision par une décision de l'exécutif.