Les sept façons de vérifier la version de Banon (et de DSK)
Certains détails de l'interview au centre de l'affaire devraient être faciles à vérifier.
- UNLOCK. CC Flickr 2.0 license by Håkan Dahlström -
Si, à New York, le dossier d'agression sexuelle dans lequel Dominique Strauss-Kahn est accusé se délite, en France, une autre affaire vient de faire surface. Tristane Banon, une amie de la fille de Strauss-Kahn, et filleule de sa seconde femme, porte plainte contre lui pour tentative de viol.
Strauss-Kahn espère que l'effondrement du dossier de New York discrédite Banon. Dans un communiqué émanant de ses avocats, il «remarque que cette plainte tombe comme par hasard au moment où le caractère mensonger des accusations contre lui, aux États-Unis, ne fait plus aucun doute». Mais ce n'est pas vrai. La fausseté des accusations de New York reste incertaine. Et le dossier Banon est un autre problème. La plaignante, à New York, a échoué aux tests de corroboration. Banon va forcément passer des tests similaires, et leurs résultats seront peut-être différents. Ses allégations peuvent-elles être confirmées? Posons les éléments du dossier...
Banon déclare qu'en février 2003, lorsqu'elle avait 23 ans, elle avait interviewé Strauss-Kahn pour un livre. Ensuite, il l'avait appelée et donné rendez-vous à une adresse parisienne, pour un entretien complémentaire. C'était dans un appartement. Là, il l'avait touchée et était devenu de plus en plus insistant. Elle avait résisté.
Lors d'une émission de télévision, voici quatre ans, elle avait déclaré, selon le Telegraph, que la rencontre s'était finie «très, très violemment, puisque je lui ai dit clairement (...) moi j’ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean». Pour l'Agence France Presse, le compte-rendu était un peu différent: «Je lui ai dit clairement 'non, non!', et on s’est battu au sol, pas qu’une paire de baffes. Je lui ai donné des coups de pieds, et il a essayé de dégrafer mon soutien-gorge, d'ouvrir mon jean». Dans une interview qui vient juste d'être publiée dans L'Express, Banon explique:
«Ses doigts dans ma bouche, de ses mains dans ma culotte (...) [il] m'a attrapé la main puis le bras, je lui ai demandé de me lâcher (..) Il m'a tirée vers lui, on est tombés par terre et on s'est battus au sol, pendant plusieurs minutes (...) il s'est montré violent. Quand j'ai compris qu'il voulait vraiment me violer, je me suis mise à lui donner des coups de pied avec mes bottines, j'étais terrorisée et je lui ai dit: 'Vous n'allez pas me violer?' Et puis j'ai réussi à me dégager, j'ai dévalé les escaliers (...)»
Banon déclare qu'elle a essayé d'arrêter Strauss-Kahn en lui rappelant qu'elle avait quasiment le même âge que sa fille. Selon elle, il a répondu:
«Qu'est-ce que Camille vient faire là-dedans?»
Dans sa biographie autorisée, publiée voici quatre mois, en parlant des affirmations de Banon, Strauss-Kahn déclare:
«La scène qu'elle raconte est imaginaire. Vous me voyez, moi, jetant une jeune femme à terre, et lui faisant violence comme elle le raconte?»
Il précise que Banon l'a «contacté de la part de ma fille Camille (...) L'interview s'est déroulée normalement, et à la fin, j'ai appelé Michel Field pour qu'il lui accorde un entretien à son tour».
Il semble que Strauss-Kahn décrive là la première interview, et nie avoir appelé Banon une seconde fois, pour un entretien complémentaire à l'appartement. Une telle dénégation fait qu'il est facile de vérifier ses dires, et ceux de Banon, grâce à des données extérieures. En voici quelques-unes:
1. L'appartement.
Banon déclare qu'il était situé «entre Montparnasse et l'Assemblée nationale, dans une rue proche du boulevard des Invalides; il m'a dit que c'était l'appartement d'un ami». Elle dit qu'il «était quasi vide, blanc, poutres apparentes, une machine à café, une table ronde (...) une bibliothèque vide, et, tout au fond, une chambre avec un lit». Si Strauss-Kahn nie le fait qu'ils aient été tous les deux dans un tel appartement, il devrait être possible de savoir s'il existe, et si c'est le cas, de savoir lequel de ses amis en est propriétaire.
S'il existe, l'exactitude de la description de Banon pourra être vérifiée. Si cela concorde, Strauss-Kahn devra expliquer comment elle peut savoir à quoi il ressemble. Par ailleurs, s'il admet l'avoir rencontrée là-bas, d'autres journalistes français pourraient être interrogés pour savoir s'il a déjà donné d'autres interviews dans cet appartement, ou s'il le réservait à des jeunes et jolies femmes.
2. Le magnétophone.
Dans sa déclaration de 2007, Banon avait dit:
«J'ai posé le magnétophone tout de suite pour enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, parce qu'il m'a dit 'je n'y arriverai pas si vous ne me tenez pas la main', et puis après la main, c'est passé au bras, et c'est passé un peu plus loin».
Dans son dernier entretien, elle déclare que lorsque Strauss-Kahn lui a tenu la main, elle lui a dit qu'elle voulait partir, «Il a arrêté le dictaphone, m'a attrapé la main puis le bras», et c'est de là qu'est partie la bagarre. Si ces affirmations sont exactes, elle doit avoir un enregistrement où on entend Strauss-Kahn lui demander de lui tenir la main, ce qui pourrait contredire sa version des faits, où il dit que l'interview s'est passée normalement. Où est l'enregistrement?
3. Le coup de fil à Maman.
Banon déclare :
«Et puis j'ai réussi à me dégager, j'ai dévalé les escaliers, je me suis retrouvée dans ma voiture, j'ai appelé ma mère car je n'arrivais même pas à conduire tellement je tremblais».
La mère de Banon se souvient-elle de cette conversation?
4. La contravention.
Banon dit avoir écopé d'un «PV» (une amende de stationnement française) au parcmètre, où elle avait garé sa voiture pour l'entretien. Où est cette contravention? L'adresse pourrait aider à localiser l'appartement, et l'heure pourrait être vérifiée par rapport à l'emploi du temps de Strauss-Kahn. On pourrait aussi la comparer à ses archives téléphoniques, pour voir s'il a bien appelé Michel Field ensuite.
5. Les SMS.
Banon affirme qu'après avoir quitté l'appartement, Strauss-Kahn «m’a envoyé tout de suite un texto en disant 'alors je vous fais peur ?', d’un air un peu provocateur (...) et après il a pas arrêté de m’envoyer des SMS». Ses archives téléphoniques font-elle état de tels SMS? Et si c'est le cas, comment Strauss-Kahn peut-il les expliquer?
6. Les excuses.
Strauss-Kahn déclare que, ces quatre dernières années, avec la mère de Banon, une autre responsable du Parti Socialiste, ils se sont croisés deux ou trois fois, lors de réceptions. Selon le biographe de Strauss-Kahn, «Ils ont parlé des accusations que la jeune écrivain portait contre lui. Et se sont, selon lui, quittés en bons termes, comme si toute l'affaire était un malentendu. Mais la mère de Banon affirme que, lors d'une conversation, Strauss-Kahn lui a dit «Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai pété un plomb». Cette déclaration, de la mère, n'est liée à aucune des affirmations de la fille. C'est une citation directe de Strauss-Kahn. Comme l'explique-t-il? La mère délire-t-elle autant que la fille?
7. François Hollande.
Banon déclare que François Hollande, qui était à l'époque premier secrétaire du Parti socialiste, avait eu vent de son agression, et l'avait appelée pour lui conseiller de porter plainte. Mais Hollande déclare n'avoir «eu aucune connaissance des faits - réels ou supposés» et n'avoir «jamais eu connaissance» de telles graves allégations. Pour Banon, aujourd'hui, «il ment». Est-ce vraiment le cas? Ou un tel défaut de mémoire diminue-t-il la crédibilité des accusations de Banon?
Dans tous les cas, Banon mérite qu'on compare ses déclarations à des preuves. Ça la discréditera peut-être. Ça discréditera peut-être Strauss-Kahn. L'important, c'est de se concentrer sur la corroboration et la falsification, pas sur qui gagne ou perd. Oubliez l'affaire de New York. Mettez de côté vos idées reçues sur les hommes riches, et celles qui portent plainte pour viol. Banon, comme Strauss-Kahn, a le droit à une audience équitable, et un examen approfondi. Ne la croyez pas sur parole. Et lui non plus.
William Saletan
Traduit par Peggy Sastre
Photo UNLOCK. CC Flickr 2.0 license by Håkan Dahlström
Mis à jour le 06/07/2011 à 12h32
















































De plus, elle ne "sert pas la cause des femmes", elle l'affaiblit plutôt, en la détournant des combats nécessaires et en la ridiculisant. Il y a des viols et des violeurs, mais il y a aussi la sexualité humaine, qui est conduite par le désir et sur laquelle repose malgré tout la perpétuation de notre espèce... et c'est une des bases principales de notre vie en société !
Mlle Banon n'en avait pas envie et elle a dit non : si elle avait dit oui, sa vie aurait très probablement pris une orientation totalement différente et pour tout dire, je pense qu'elle le regrette !
Ce qui me semble se passer, en précisant bien toutefois qu'il n'y a là qu'un point de vue purement personnel, c'est tout simplement, aussi stupéfiant et inquiétant que cela puisse paraître, une criminalisation pure et simple de la sexualité, hétérosexuelle, normale. Et une "judiciarisation", à l'américaine, de la vie courante.
Tout le monde sait (ou renseignez vous) ce qui se serait passé ce jour là entre DSK et la jeune demoiselle... Elle vient, de son plein gré, sonner à sa porte et accepte d'entrer dans un appartement privé.
Il semble qu'ils s'étaient déjà rencontré auparavant au Sénat, et entre un homme et une femme, au delà des paroles, un certain nombre de signaux, (et parait-il même, des phéromones!) s'échangent... L'a-t-elle aguiché ? Suffisamment pour obtenir un second rendez-vous ! Est-elle une parfaite oie blanche, qui n'a pas vu qui elle avait en face d'elle? Il en va un peu différemment dans les sociétés anglo-saxones, mais chez nous, il est admis que c'est impérativement le "mâle" qui fait le premier pas.
DSK a "tenté sa chance", elle a dit non, et elle est sortie...
La demoiselle nous raconte qu'il aurait tenté de la déshabiller. Mais ils étaient dans une chambre, pas dans la rue, ni même un lieu de travail ou un bâtiment officiel. Il n'était pas son employeur et n'a pas utilisé d'arme.
Une rencontre privée et consentie, entre deux adultes !
Dans les circonstances actuelles, on peut même se dire : encore une chance, elle aurait pu se laisser faire, puis à la sortie, ou dix ans après, se dire "après tout, j'ai cédé, mais je n'en avais pas vraiment envie, ou je n'y pris aucun plaisir, ou finalement, il ne pas accordé l'interview que je souhaitais : c'était donc un viol" !
Tout cela est tellement absurde qu'il me semble évident que cette dérive, cet ouragan d'hystérie collective s'éteindra de lui-même : notre société ne disposera pas de suffisamment d'avocats, de juges, et nos prisons sont déjà pleines à craquer...
Mais il va y avoir quelques milliers d'êtres humains qui vont avoir leur vie brisée, et "accessoirement" (notez les guillemets) les victimes des vrais viols, car bien sûr ils existent, qui vont avoir bien des difficultés à se faire entendre dans la cacophonie ambiante !
P.s. C'est la troisième fois que je vous envoie ce commentaire...s'est il perdu en chemin ? Il me semble en tout cas que l'on ne puisse pas me rétorquer qu'il est "hors sujet" ! Si vous avez des objections à sa publication, pourriez vous me les exposer par email ? (ceci est un message personnel que vous n'êtes pas obligés de publier, a vous de choisir !)
Ne vous contentez pas de commenter les affirmations des médias, réfléchissez aussi par vous même...
Il y a en permanence en France, quelques centaines de couples qui se disputent dans leur appartement, et la police va même être appelée pour quelques dizaines d'entre eux : c'est un des motifs d'intervention les plus fréquents !
Posez vous la question : quelle est selon vous, la différence entre ce qui acceptable, parce ce qu'inévitable étant donné la nature humaine, dans les différents qui peuvent opposer un homme et une femme, et qu'est-ce qui définit un viol ou une agression ?
Cette demoiselle ne s'est, semble-t-il, même pas donné la peine de se décoiffer ou de déchirer un peu ses vêtements avant de sortir de l'immeuble, et elle n'a pas non plus jugé utile d'aller montrer à un médecin le bel hématome qu'elle gardait de sa bagarre avec son petit copain, le matin même, juste avant son rendez-vous avec DSK...
Je ne crois pas en une "nature humaine".
un voisin d´outre-rhin
une fois qu'on a prouvé qu'elle a bien visité l'appartement, on a prouvé quoi ? qu'elle connaît l'appartement, c'est tout. Rien d'autre. Mais dans quelles circonstances elle les a connu ? Aucune preuve des circonstances, parole contre parole.
2. Le magnétophone.
Une fois qu'on a entendu l'enregistrement, on sait que DSK lui a demandé de lui prendre la main. On a prouvé quoi ? En quoi ça contredit la version de DSK ? Elle lui a tenu la main, et l'interview s'est passée NORMALEMENT. Notons, que par hasard, se serait la chose, et chose anodine, qu'on entendra sur cet enregistrement parce qu'après il est éteint. Donc aucune preuve pour la suite.
3. Le coup de fil à Maman.
Vous avez un metro de retard, parce que maman s'est déjà répandue sur la question.
4. La contravention.
là, ça rejoint le point N°1, elle connaît l'appartement. Et donc ? ça prouve quoi ?
5. Les SMS.
des archives de SMS datant de 10 ans, faut pas rêver. et elle le sait, elle aussi.
6. Les excuses.
ce qui serait marrant de vérifier si cette expression "peter un plomb" était à l'époque aussi courante qu'aujourd'hui pour qu'un mec comme DSK l'utilise.
7. François Hollande.
Si F.Hollande a réellement eu vent de cette histoire. Qu'a-t-il appris exactement ? et s'il l'a réellement appelée, que lui a-t-il dit exactement ? Quels sont les termes exacts qu'il a utilisés ? quel conjugaison, a-t-il utilisé l'affirmatif ou le conditionnel ? a-t-il usé de "Si" conditionnel ou a-t-il été plus direct ? 10 ans après très difficile de se rappeler mot pour mot, à la virgule près, ce qu'on a dit, ou ce qu'on a entendu. Ce n'est pas forcément un défaut de mémoire de F.Hollande. et un témoignage doit être PRECIS. je le repète, utiliser l'affirmatif ou le conditionnel, CHANGE TOUT.
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je relève cependant une petite erreur dans ce que vous appelez les faits. 'Ensuite, il l'avait appelée et donné rendez-vous à une adresse parisienne, pour un entretien complémentaire"
ce n'est pas du tout ce que dit T. Banon. elle dit elle même que non satisfaite de la première interview, elle l'a rappelé "harcelé même"
Mais comme vous le dites dans la conclusion :"L'important, c'est de se concentrer sur la corroboration et la falsification"
Si l'on est là c'est parce que tout d'un coup les média français (toujours timide face aux grands) pensent qu'il y a de bonnes raisons pour croire que DSK aurait pu insister un peu trop auprès des femmes qu'il rencontre - même les plus modestes.
DSK, colosse adolescent, a perdu toute chance de parvenir à une place importante dans la vie politique française et ailleurs. Il est 'présumé innocent', il est peut-être victime d'un piège. Nous n'en savons rien.
Mais assez donc de ce voyeurisme médiatique qui posture comme 'actualités', ce pipi caca de la vie politique française.
DSK ne sera pas - et c'est une perte pour le pays - Président de la France. C'est tout ce qu'il faut retenir dans l'histoire.
Voila ce qu'en disent Audrey Pulvar et Clémentine Autain : "Notre conception du désir, du pouvoir et du sexe est à déconstruire et à réinventer à la faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes. N'enterrons pas le débat, tant il faut résolument l'engager."
Désolé Peter mais ce n'est pas du "pipi caca" ni du "voyeurisme" et compte sur moi pour ne pas laisser ce débat s’éteindre. D'une part je suis persévérant et d'autre part j'ai tout mon temps.
Bien à toi
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/04/non-au-proces-du-feminisme_1544480_3232.html
Je crois, par contre, qu'il y a beaucoup de choses à retenir de cette histoire. Je pense en particulier à l'emballement du système judiciaire américain qui produit un nombre hallucinant de détenus dans les prisons américaines. Proportionnellement, cinq fois plus que nous en Europe. Les USAs sont en train de devenir un état policier et les effets de ce système se font sentir à l'étranger, par exemple au Mexique où l’anarchie y est proportionnelle à l'ordre imposée de l'autre côté de la frontière.
Ces obsessions à combattre les "comportement déviants" liés à la drogue ou au sexe, et paradoxalement la consommation colossale de drogue combinée la mise en ligne de 90% du contenu pornographique de l'internet, ont des conséquences au niveau global.
"What goes up must go down", c'est aussi simple que ça...
Tout d'abord je ne mets pas en cause les droits des femmes, loin de là, et le réveil à ce sujet que l'affaire DSK a provoqué en France est une excellent chose. On aurait pu, on aurait dû, faire autant sans lui.
Ce que je critique c'est l'acharnement médiatique autour de cette question qui, je crois, est autant motivé par une morbide obsession avec le sexe qu'avec les droits des femmes ou avec le débat sur la justice franco-américaine.
Le "News of the World" va être fermé par son propriétaire pour des raisons qui ont peu de choses à voir avec le sexe. C'est un pur hasard. Ce journal depuis sa création a été le leader en Grande Bretagne pour ce que j'appelle le voyeurisme journalistique, concentré sur le sexe.
Un Murdoch moral (un oxymoron je sais) aurait dû le fermer il y a 25 ans mais il s'est plié à la demande d'un lectorat primaire qui, le dimanche matin, n'avait pas mieux à faire que d'espionner les activités sexuelles des autres (faute sans doute de leur leurs)
Je suis un peu surpris que des observateurs aussi lucides que vous ne soutiennent pas mon point de vue – même si je sais que Marianne ne manquerait aucune occasion pour embarrasser le PS, et pourquoi pas?
Aujourd'hui tout homme, toute femme d'importance soupçonné d'un comportement sexuelle défaillante est la proie potentielle des plus enfantins des pièges. Car le média-voyeurisme est là pour l'assommer, coupable ou innocent.
Prétextant 'la même justice pour tous' et 'les droits des femmes', on savoure les sordides détails des sordides affaires des grands. C'est cela le 'pipi caca' médiatique et sociétale dont je parle.
Comme le laisse à penser cette phrase il semble que ce ne soit pas le cas peut être que parce que justement le sujet est là!
Je remarque que la justice américaine et la justice française ne fonctionnent pas de la même façon. Je remarque que le journalisme français et le journalisme anglo-saxon ne fonctionnent parfois pas de la même façon quoi que, comme l'a fait remarquer Gilles Bridier, quelques dérives sont apparu ces derniers temps chez les journalistes français.
Mais j'ai confiance et cela servira à mon avis plus de leçon que de catalyseur. Je me réjouis qu'il n'y ait pas de "NEWS OF THE WORLD" en France et j'ai bien l'impression qu'il n'y en aura pas de si tôt.
J'en veux pour preuve que les reproches adressés aux journalistes sur le fait qu'ils auraient caché des informations quant à la vie sexuelle de DSK ont fait pschitt. En effet il ne faut pas confondre la vie sexuel d'un homme ou d'une femme et ses déviances sexuelles.
Peut être que sur ce dernier point et avec l'affaire Banon on va apprendre que les déviances sexuelles de DSK étaient connues de journalistes et de politiques -ou pas- ou tout simplement que DSK n'a aucune déviance sexuelle et qu'il est véritablement qu'un dragueur un peu lourdingue. Ça peut aussi se finir en affaire irrésolue (c'est à dire où le doute persiste) un peu comme la tournure qu'a l'air de prendre l'affaire DSK aux Etats Unis en ce moment (mais rien n'est encore fait). Le doute n'a pas que du bon.
Si on veut la "justice pour tous", on l'a veut autant pour "les droits des femmes" que pour la protection de "la vie privée des grands". Une affaire judiciaire mal gérée ne grandit ni l'un ni l'autre ni la justice même si elle a "fait le boulot".
En France nous sommes loin du "pipi caca" des tabloïdes Anglo-Saxon... On ne peut pas nier l'impact sur l'opinion française de l'affaire DSK. Et puisque l'on aurait pu faire autrement mais qu'on ne l'a pas fait et bien c'est maintenant ou jamais (si c'est pas un sujet d'actualité il faut m'en donner la définition) à moins que tu aies une autre solution. Elle serait la bienvenue, car "savourer" n'est pas le verbe que j'emploierais.
Mon conseil, arrêtes de lire les tabloïdes anglais, lis plutôt Slate ;)
Membre du Conseil de Sécurité Économique de la Russie....
Alors pour résumer, à une date très incertaine, à une adresse encore plus incertaine, dans un appartement dont on ne connaît pas le propriétaire ni qui y habite, la filleule de l'ex-femme de DSK est violée par celui-ci...
"Je n'ai pas connu mon père et ne sais pas s'il est encore vivant." Tristane Banon
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/tristane-banon-pourquoi-je-porte-plainte-contre-dsk_1009151.html
Et puis ces théories du complot étaient déjà ridicules : http://www.lejdd.fr/International/Actualite/Affaire-DSK-les-explications-de-Rene-Georges-Querry-355483/?from=headlines
mais là où va t'on?