Jeunes, ne laissez pas les vieux tout décider!
La révolte des Grecs contre l’austérité et le mouvement espagnol des indignés font des émules: un peu partout, les jeunes protestent contre le sort qui leur est réservé. Réduire les problèmes actuels à une querelle de générations ne résoudra rien, opposer les jeunes aux vieux ne peut mener très loin, mais il est sûr que les jeunes seraient bien inspirés de ne pas commettre les mêmes erreurs que leurs parents.
- Lors d'une manifestation à Paris en octobre 2010. REUTERS/Charles Platiau -
Les chiffres, en apparence, parlent d’eux-mêmes: il ne fait pas bon être jeune en ce moment, même si la situation des jeunes Français peut paraître enviable par rapport à celle des Grecs ou des Espagnols avec des taux de chômage des moins de 25 ans qui atteignent respectivement 43% et 44% dans ces deux pays. En France, au premier trimestre, alors que le taux de chômage s’élève globalement à 9,2% dans la métropole, il atteint 22,8% dans la tranche d’âge 15-24 ans.
Notons au passage qu’il est encore plus difficile d’être à la fois jeune et femme, avec un taux de chômage de 25% pour les jeunes femmes contre 21,1% pour les jeunes hommes, et la situation ne s’améliore pas: alors que le taux de chômage a légèrement reculé pour toutes les tranches d’âge chez les hommes en un an, il a encore augmenté de 2,8 points de pourcentage pour les femmes de 15 à 24 ans.
Un très faible niveau de vie
Cette difficulté d’insertion dans la vie active se retrouve évidemment au niveau des revenus. Là, les chiffres ne sont connus qu’avec un certain retard, mais on peut voir que, en 2008, les 18-24 ans ont le niveau de vie moyen le plus faible parmi les adultes.
Deux cas de figure se présentent: ou ils dépendent encore financièrement de leurs parents et leur présence pèse sur le niveau de vie de l’ensemble du ménage, ou ils vivent dans un logement indépendant (pour 30% d’entre eux), mais leur niveau de vie est tout de même faible parce que leurs revenus d’activité sont bien inférieurs à ceux de l’ensemble de la population active.
Ainsi que le constate l’Insee, c’est parmi les jeunes adultes que le taux de pauvreté est le plus élevé: 20,1% pour les 18-24 ans contre 10% pour les 50-64 ans, 10,3% pour les 65 ans et plus, et 11,8% pour l’ensemble de la population. Ce taux de 20,1% est à mettre en relation avec la proportion de jeunes de 18-24ans dans la population: 10,3 % seulement.
La seule consolation que l’on peut avoir quand on est jeune et pauvre, c’est que l’on n’est pas seul dans cette situation et que ses difficultés ne sont pas à considérer comme un échec personnel, mais bien comme un problème global…
Un danger se profile alors: celui du sentiment d’appartenance à une classe d’âge, en opposition avec les autres classes d’âge. Pourquoi est-ce un danger? Parce que cette opposition est stérile et n’aide en aucun cas à résoudre le problème.
Exemple: peut-on aider les jeunes à entrer plus tôt dans la vie active en faisant partir les vieux?
C’est ce qu’on a tenté de faire, mais le résultat n’a pas été merveilleux. On n’a fait que déplacer le problème. Car, la durée de vie s’allongeant, les départs à la retraite anticipée ont un coût insupportable pour les régimes sociaux.
Partout, la tendance est au recul de l’âge de la retraite. Il y a encore de gros écarts entre l’âge théorique de départ et l’âge réel; dans les entreprises, les départs plus ou moins volontaires avant l’âge restent légion, mais la tendance qui s’amorce devrait se confirmer: les vieux resteront de plus en plus longtemps et ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher la solution.
Les vieux partent encore trop tôt à la retraite
En France, au premier trimestre 2003, le taux d’activité des 55-64 ans était de 36,5 %; huit ans plus tard, il est encore très faible (à 40,3%), mais il est en hausse et ce n’est pas une mauvaise nouvelle. L’équilibre des régimes de retraite passe par le prolongement de cette tendance et on est encore très loin d’une solution satisfaisante: on ne peut reprocher aux vieux de pénaliser les jeunes en s’accrochant à leur poste; ils sont en réalité nombreux encore à partir beaucoup plus tôt qu’il ne le faudrait et qu’ils ne le souhaiteraient.
Les espoirs mis dans le départ à la retraite des générations nombreuses du baby-boom à partir de 2005 a aussi suscité des illusions excessives.
Cette évolution démographique pouvait avoir un effet positif si les partants étaient remplacés poste pour poste. Que ce soit dans la fonction publique ou les entreprises, on voit bien que ce n’est pas le cas; les départs naturels sont considérés comme un bon moyen d’alléger les effectifs. Bref, ce n’est pas en chassant les vieux que les jeunes peuvent espérer se faire une place au soleil.
Où sont les jeunes électeurs?
Le vrai problème est le manque de dynamisme de l’économie et l’insuffisance des créations de postes. Mais, sur ce point, il n’y a pas de remède miracle: il faut des idées, des moyens pour les mettre en œuvre et du temps.
Si les jeunes peuvent avoir un reproche à faire à leurs aînés, c’est bien de n’avoir pas su gérer l’économie et de ne pas les avoir formés correctement aux métiers dont le monde va avoir besoin.
Les aînés ont une excuse: les bouleversements ont été si rapides et violents au cours des dernières décennies qu’aucun programme politique n’apportait une réponse toute prête et qu’il a fallu constamment improviser, avec toujours un temps de retard.
Et les politiques sont d’autant moins enclins à se montrer audacieux que leur électorat vieillit. En 2012, l’âge moyen des électeurs à la présidentielle avoisinera 55 ans.
Jeunes, ne laissez pas les vieux prendre seuls toutes les décisions, indignez-vous, révoltez-vous, mais surtout ne vous contentez pas de manifester: engagez-vous à fond dans la vie de la cité. Votre avenir, c’est vous qui le ferez.
Gérard Horny
Mis à jour le 28/06/2011 à 15h49



















































Donc on se recentre sur la jeunesse des classes moyennes et des classes populaires.
Mais contre quoi ou contre qui s'indigner ou se révolter ? Et pourquoi s'engager dans la vie de la cité ? entrer en politique ? devenir expert en réflexologie ? devenir démagogue ? ne penser qu'à sa ré élection?
Attaquer les agences de notation ? ce sont des escrocs, mais dans l'absolu ils ont raison de baisser les notes des pays
Attaquer les banques ?
Attaquer les gouvernants?
Attaquer les vieux pour leur piquer leurs économies pour rembourser la dette ou pour redistribuer aux nouvelles générations ?
Certes, mais vous oubliez de dire l’essentiel : que ce n’était pas en France, et que là où on a essayé, cela a très bien marché. En ce qui concerne notre pays Mitterrand a menti cyniquement quant il a prétendu que contre le chômage, on a tout essayé.
Les seuls qui ont vraiment tout essayé ont réussi à ramener le chômage des jeunes à un niveau supportable, ce sont les pays scandinaves : c’est ainsi qu’il y a plus de bénéficiaires de pensions d’invalidité au Danemark qu’en France, pour une population dix fois plus nombreuse.
http://www.gauchemip.org/IMG/html/danemark_chomdu.html
Même chose pour les autres pays nordiques, et pour les préretraites.
Faire feu de tout bois, c’est cela lutter contre le chômage des jeunes, et cela coûte extrêmement cher…sauf quand les jeunes chômeurs perçoivent tous des indemnisations (décentes) comme c’est justement le cas dans les pays nordiques, et pas en France.
« Car, la durée de vie s’allongeant, les départs à la retraite anticipée ont un coût insupportable pour les régimes sociaux. »
Ah oui, insupportable, vraiment ? Et pourquoi trouvez vous donc que le coût du chômage des jeunes serait, lui, très supportable pour les régimes sociaux, sinon parce qu’en France les jeunes chômeurs en France n’ont droit à rien ?
Quant à l’allongement de la durée de vie, c’est un mythe.
Aux USA l’espérance de vie a déjà commencé à baisser, et on n’a encore rien vu.
Ce qu’on voit aujourd’hui est la conséquence des premières attaques contre les pauvres et contre l’assurance maladie lancées par Reagan dans les années 1980 ! Les conséquences sur l’espérance de vie des attaques qui ont suivi dans les années 1990 et 2000 ne se verront dans les statistiques que dans les années qui viennent.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101210.OBS4468/l-esperance-de-vie-diminue-aux-etats-unis.html
Et la France n’est pas loin derrière, au point que je doute fort que l’espérance de vie augmente vraiment encore aujourd’hui chez nous.
L’argument de l’espérance de vie pour justifier le démantèlement de l’assurance vieillesse est d’autant plus odieux que c’est justement grâce à la retraite à 60 ans que l’espérance de vie avait continué à progresser chez nous, en dépit des attaques brutales et répétées contre l’assurance maladie, et de la carence de notre indemnisation du chômage.
En effet, quand l’âge de départ à la retraite augmente (toutes choses égales par ailleurs) l’espérance de vie diminue, et quand l’âge de départ à la retraite diminue l’espérance de vie augmente.
Raison pour laquelle les compagnies d’assurance privées ont besoin de savoir à quel âge vous comptez prendre votre retraite pour calculer votre espérance de vie et vous appliquer un tarif d’assurance vie.
http://www.lepost.fr/article/2010/06/03/2098646_reforme-des-retraites-travailler-plus-pour-mourir-plus-tot.html
« Partout, la tendance est au recul de l’âge de la retraite. Il y a encore de gros écarts entre l’âge théorique de départ et l’âge réel; dans les entreprises, les départs plus ou moins volontaires avant l’âge restent légion, mais la tendance qui s’amorce devrait se confirmer: les vieux resteront de plus en plus longtemps et ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher la solution. »
Quel drôle de raisonnement ! Si la solution ne plaît pas au gouvernement, alors il ne faut pas chercher la solution.
« En France, au premier trimestre 2003, le taux d’activité des 55-64 ans était de 36,5 %; huit ans plus tard, il est encore très faible (à 40,3%), mais il est en hausse et ce n’est pas une mauvaise nouvelle. L’équilibre des régimes de retraite passe par le prolongement de cette tendance »
Tandis que l’équilibre des caisses d’assurance chômage n’est pas menacé par le chômage des jeunes, vu que ceux-ci n’ont droit à aucune indemnisation, pas même au RSA.
Ce que vous retenez implicitement comme une solution est très exactement ce que je considère comme étant LE vrai problème.
Mais ce sont ceux qui en europe ont le taux d'emploi des personnes agées le plus élevé !
La hausse de l'espérance de vie n'est pas un mythe. Elle était vrai jusqu'a présent. Ca va peut-être changer (ça a effectivement commencé aux USA, à voir la suite ? En ce sens, vous auriez raison).
Le vieillissement de la population la rend conservatrice, mais néanmoins, ce n'est pas en tapant sur les vieux que ça changera la donne !
Moi aussi je m'inspire des scandinaves !
http://www.slate.fr/lien/53531/esperance-vie-evsi-ined-bonne-sante
Comment expliquer que ces 2 indicateurs évoluent en sens inverse ?
C'est simple : les générations les plus anciennes n'ont pas été affectées par la crise qui a commencé en 1974, ni par les réformes de la sécurité sociale de ces dernières décennies, qui généralement les ont épargnées. Elles meurent donc plus tard.
Les générations suivantes n'ont pas eu cette chance. Elles vivront moins longtemps, il est désormais trop tard pour l'empêcher. Déjà leur état de santé est moins bon que celui de leurs aînés au même âge.
Aujourd'hui cela pèse assez pour faire baisser l'espérance moyenne de vie en bonne santé de toute la population.
Bientôt cela fera baisser l'espérance moyenne de vie tout court de toute la population.
Et nous avons pas encore vu l'effet du démantèlement de l'assurance vieillesse sur l'espérance de vie des français (les premières victimes ne sont pas encore assez vielles) mais il sera terrible.
D'autant plus qu'il faudra aussi compter, parmi les victimes de cette politique, les millions de jeunes qui auront été condamnés à des années de chômage supplémentaires, généralement non indemnisées, par le blocage du départ en retraite des baby-boomer.
On découvrira alors, ô surprise, que le chômage est très mauvais pour l'espérance moyenne de vie en bonne santé et pour l'espérance de vie tout court.
Et que le chômage non indemnisé est encore pire.
Au delà de la première inégalité elle-même, fondamentale, jeune-vieux, elle renforce à mon sens de façon extraordinaire l'inégalité sociale plus traditionnelle.
Le jeune n'a pas le pouvoir de trouver un emploi, un logement (expérience déconcertante que d'aller chercher un malheureux studio, possédé par un vieux, à Paris, même avec un CDI, à 25 ans sans la précieuse caution des autres vieux), un crédit. Les vieux les plus volontaires pour donner un coup de main au jeune étant souvent ses parents, la situation de ceux-ci déterminent de façon extrêmement forte ce à quoi le jeune aura droit. Cet état de fait nie et réduit les efforts fait en parallèle pour gommer les inégalités (d'accès à l'éducation en particulier).
C'est un énorme constat d'échec de voir sur les bancs de la même école que l'accès à l'emploi dépendra plus de la capacité de la famille à les aider que du mérite qui devrait les conduire à trouver un emploi. Et je l'ai observé toute mes études. Pourtant le plus dur était fait : le riche et le pauvre étudiaient côte à côte, décrochent le même diplôme...
Et même si le pauvre trouve un emploi ! La pénurie de logement tant dénoncée avec force larmoiement et jamais traitée par nos gouvernants rendant son accès à la propriété inenvisageable le pauvre paiera sa vie durant un loyer prohibitif, tandis que le riche bénéficiera d'un appartement de ses parents. Imaginons que le riche soit un incapable, et le pauvre un bosseur émérite. Jamais la différence entre le bon et le naze ne comblera la différence entre ce que les vieux de l'un et de l'autre peuvent leur apporter.
Cet étrange décalage générationnel nous fait assez précisément le reflet de ce que nos parents peuvent nous apporter, beaucoup plus que ce que nous pouvons nous-même apporter. En celà aussi il me semble extrèmement nocif, et contraire au système de valeur qui sous-tend notre société.
Comme ce que vous dites est vrai !
Le travail, le mérite, les études, les diplômes, même les concours ...conneries !
Tout cela ne vaut rien. Le jeune qui s'imagine arriver à quoi que ce soit grâce à ses efforts, son talent, son courage, son intelligence, soit se trompe lui-même, soit trompe les autres.
Aujourd'hui le travail et l'effort ne valent plus rien : seuls comptent le capital, les héritages, les pistons, les rentes...
Même les concours ne valent plus rien : si vous ne trouvez pas de poste dans les 3 ans qui suivent, et pour cela il faut du piston, vous perdez le bénéfice du concours (je parle de la fonction publique territoriale, puisque de toutes façons l'état n'embauche plus) Pendant ce temps un non titulaire qui n'a jamais réussi, parfois même jamais tenté aucun concours, occupe sans discontinuer le poste qui a été mis au concours !
Parce que lui, il est pistonné.
Le mérite, l'effort, le travail : miroir aux alouettes, fumisterie, escroquerie !
Nous vivons dans une société fasciste et pourrie jusqu'au dernier degré : tout le reste n'est que propagande.
"Imaginons que le riche soit un incapable, et le pauvre un bosseur émérite. Jamais la différence entre le bon et le naze ne comblera la différence entre ce que les vieux de l'un et de l'autre peuvent leur apporter."
Encore une fois merci, ceux qui ont le courage de dire la vérité, même la plus flagrante, sont tellement rares de nos jours !
Et le pire est à venir puisque tous ces vieux n'ont de cesse de vouloir rester jeune, une véritable provocation dans un contexte de récession !
Un phénomène inédit, sans précédent, le baby boomer est assez flexible pour faire un papy boomer heureux !
Le vieux, c'est remarquable, traverse tous les crash, toutes les dépressions, le vieux brave toutes les globalisations...
Le vieux est décourageant....
Solution pour think tank : Faire du neuf avec du vieux....
Dan92
*rêves et réalité* ou explication de ce qu'on espère et de ce qui se passe vraiment.
Personne ne sait ce qui se passe. Pour tout le monde, si on est jeune, tout va bien : on est censés avoir la force de travailler + les études avec un salaire suffisant pour vivre à l'aise. Tout le monde pense que les jeunes dilapident leur argent en petites bêtises au lieu d'épargner. Il faudrait qu'une personne du "bas peuple" à la vision propre accède à la présidence. Quelqu'un qui sait ce que c'est que de se nourrir de pâtes à l'eau une fois/jour, d'être interdit bancaire, avec des dettes et aucune aide. Ni la CAF, ni le Trésor Public, ni le Pôle Emploi, ni qui que ce soit. Personne ne nous aide. Les aides financières sont réservées à ceux qui veulent faire des études ou créer une auto-entreprise => je ne suis pas suicidaire, merci. Les aides de la CAF sont réservées aux parents, aux surendettés (j'aimerais savoir comment ils ont fait... Parce qu'une fois dépassé le découvert, plus moyen de dépenser) voire des fois quand ils sont de bon poil aux handicapés.
Quand vous avez 21ans, que vous êtes une femme sans grande force physique à force de fondre pour cause de manque de nourriture mais que vous êtes entière, que vous n'avez pas pu faire d'études au-delà de la 2nde, que vous vivez sur la côte d'azur (loyers jusqu'à 60% plus élevés qu'autre part), que vous n'avez pas de famille et que vous devez déjà environ 200€ à la plupart de vos amis, et que votre seul souci c'est que personne ne veut vous embaucher, eh bien vous êtes dans la M*RDE.
En ce moment, je le vis comme de la non assistance à personne en danger. Comment je vais faire le mois prochain ? Qu'est-ce qu'on va me répondre ? Que si je ne me suis pas encore résolue à la prostitution, c'est que je n'ai pas fait assez d'efforts ?
Ben voyons... J'ai les capacités et la motivation pour travailler dur des dizaines d'années dans des métiers qui me passionnent, mais auxquels je ne pourrais jamais accéder. Alors non, j'ai pas envie. J'en ai marre de trimer 12h/jour en usine pour 800€ bruts/mois. J'en ai marre de pas manger ce que je veux, ni à ma faim. J'en ai marre de ne pas avoir d'autre loisir que de dormir tellement je n'ai aps d'argent et je suis épuisée.
J'en ai marre de cette france qui s'amuse à nous piétiner, mais en plus, je ne peux même pas m'enfuir. Si seulement je pouvais accéder à la présidence !!!!!!!!!!!!
*rêves et réalités - fin*