Peter Falk: l'intelligence de Columbo vaincue par Alzheimer

Peter Falk en 2001. REUTERS

- Peter Falk en 2001. REUTERS -

Peter Falk— mari angoissé de l’instable Gena Rowlands dans «Une femme sous influence» de John Cassavetes, le meilleur ami qui tente de sauver son camarade d’un lynchage dans Mikey et Nicky d’Elaine May, — ange déchu dans «Les Ailes du désir» de Wim Wenders, et pour des milliards de téléspectateurs, l’accrocheur lieutenant de police Columbo — est mort des suite de la maladie d’Alzheimer, à 83 ans.

La maladie est cruelle et perfide, peut-être encore symboliquement plus cruelle dans le cas de cet acteur qui a incarné dans la plupart de ses rôles, et plus encore dans Columbo, des personnages particulièrement intelligent. Affûté et attentif, il faisait un Sherlock Holmes plus chaleureux, plus humain, plus humble, un homme dont on voyait le cerveau travaillé à un autre niveau que le notre, pauvres téléspectateurs.

Un exemple, synthèse parfaite la carrière et des amitiés de l’acteur, cette scène de Columbo, Etude in Black, de 1972: l’interrogatoire par le policier d’un chef d’orchestre suspect d’avoir maquillé le crime de maîtresse en suicide. Le chef d’orchestre qui passe à la moulinette de Columbo est son John Cassavetes. Pure moment jouissif de jeu de chat et de souris, et de construction intellectuelle, de la mémoire des détails, et du chemin qui mène à la vérité. Musique maestro:

Sale maladie.

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Publié le 25/06/2011
Mis à jour le 25/06/2011 à 10h08
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