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- Par Jean-François Copé
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Jean-François Copé est député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
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Jean-François Copé
Jean-François Copé est député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
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Pourquoi la loi «Internet et Création» vaut la peine qu'on y repasse un peu de temps...
Depuis que quelques députés socialistes amateurs de cache-cache ont réussi à retarder l'adoption du texte Hadopi, les observateurs se moquent allégrement de cet épisode. Avouons qu'il relève davantage du Grand Guignol que d'un travail parlementaire sérieux. Tous les ingrédients sont là : les rideaux, le coup de théâtre, le coup de bâton, les exagérations... Les commentaires se multiplient sur l'absentéisme parlementaire et sur l'absurdité du fonctionnement de l'Assemblée nationale.
Je n'élude pas ma responsabilité dans ce «couac» et je suis le premier à reconnaître qu'il faut revoir complètement des méthodes archaïques. Je développe d'ailleurs largement cette thèse en faisant des propositions concrètes pour améliorer les choses dans un livre qui sort très prochainement. En clair, ce sujet mérite d'être traité. Sans caricature, ni simplisme. Si vous le souhaitez, je me propose de le faire dans une prochaine chronique sur ce site.
Mais avec toute cette agitation autour de l'absentéisme, on en finirait presque par oublier les vrais enjeux du projet de loi «Création et Internet». Je veux y revenir car c'est, à mes yeux, un sujet essentiel pour la culture et la création dans notre pays.
Certains internautes ont beau gesticuler, le constat est implacable: on a jamais «consommé» autant de biens culturels - musique, cinéma... - et pourtant, les acteurs de la création, particulièrement musicale, souffrent. Les Français échangent près d'un milliard de fichiers piratés par an. Depuis cinq ans, le chiffre d'affaires de l'industrie musicale a chuté de 50%. Et le nombre d'artistes signés par les maisons de disques baisse de 40% par an.
Face à cette situation, deux réactions existent.
La première : ne rien faire, au nom d'une conception étrange d'Internet. Certains nous expliquent ainsi que c'est un espace de liberté complète, sans aucune limite, où la gratuité est érigée en nouveau droit de l'Homme. Bref, Internet doit être une zone sans droit ni loi, où la moindre tentative de régulation est stigmatisée avec la rengaine habituelle: «Big Brother est de retour». Je m'amuse de constater que ceux qui tiennent ce discours, notamment à gauche, sont les premiers à dénoncer avec fureur l'ultralibéralisme et le manque de régulation dans la sphère économique et sociale. Cela manque de cohérence. Pour moi, la liberté devient la loi de la jungle lorsqu'il n'y a pas de régulation. Sur les marchés financiers comme sur Internet!
La seconde réaction face à ce constat consiste à trouver des solutions pour que, sur Internet comme ailleurs, les droits d'auteur soient respectés et la création rémunérée. Je ne comprends pas ceux qui expliquent que, sous prétexte que les artistes gagnent de l'argent en concert, on peut les pirater sur Internet. Est-il légitime de voler un DVD dans un supermarché sous prétexte que le film a fait suffisamment d'entrées lors de sa sortie en salles? Non. Si certains artistes acceptent de mettre à disposition leurs œuvres en ligne pour se faire connaître, nul ne les en empêche. Mais l'immense majorité des créateurs souhaite que l'exploitation de leurs œuvres soit rémunérée normalement. C'est leur droit et il est vital pour que se développe une création de qualité. Si l'on est d'accord sur ce point, c'est déjà bien. Il faut ensuite s'entendre sur le «comment?». J'admets que c'est plus compliqué.
D'abord, il faut développer l'offre légale sur Internet. Je reconnais bien volontiers que les acteurs du marché, notamment les maisons de disques, ont pris bien du retard dans l'adaptation de leur offre aux nouveaux usages. Elles ont longtemps traîné les pieds et malgré des progrès notables, elles peuvent faire encore mieux. En élargissant leurs catalogues. En réduisant les délais de mise à disposition sur Internet, notamment pour les films - ce que prévoit la loi Hadopi. Ou encore, en baissant les prix : la dématérialisation ne s'est pas encore suffisamment traduite dans les tarifs pour le consommateur!
Parallèlement, il faut lutter efficacement contre le téléchargement illégal. Pour cela, nous avions le choix entre trois possibilités:
Après l'avoir examinée, nous avons écarté l'option «licence globale». Cela consisterait à faire payer à tous les internautes une sorte de «ticket d'entrée», en plus de l'abonnement internet, donnant ensuite accès à tous les téléchargements. C'est à mon sens une solution illusoire qui serait la négation même du droit d'auteur. Je le dis avec force, chaque artiste est unique et a sa valeur. On ne peut pas dire mettre tous les créateurs dans le même sac et dire que tous se valent. Par ailleurs, c'est une solution qui découragerait toute initiative en matière d'offre légale. Ce n'est pas un hasard si elle n'est appliquée dans aucun pays.
Aurait-il fallu développer un système d'amende? Je m'y suis opposé parce que c'est une solution injuste. Soit l'amende est lourde et cela rendrait les internautes inégaux : certains peuvent payer facilement. D'autres, notamment les jeunes, pourraient se retrouver par inconscience dans des situations financièrement extrêmement difficiles. Inversement, une amende symbolique reviendrait à une banalisation du piratage. On payerait pour télécharger impunément...
La riposte graduée est au final la solution la plus adaptée: elle suit une logique de prévention et non de punition automatique. Un peu comme le permis à point. L'internaute hors-la-loi sera prévenu par deux fois des risques qu'il encourt, avant de subir effectivement une suspension d'abonnement de 3 mois à un an en cas de récidive. Cette suspension pourra être réduite, si l'abonné s'engage à ne plus renouveler son comportement. Certains objectent que techniquement, cela n'est pas fiable, qu'on peut pirater une adresse... Mais est-ce parce que certains arrivent à contourner les lois qu'il faut arrêter de légiférer? Est-ce parce qu'il y a des paradis fiscaux qu'il faut supprimer les impôts? Dans l'immense majorité des cas, la loi aura une vertu pédagogique.
L'efficacité de cette méthode a été prouvée aux Etats-Unis, où 90% des abonnés cessent de télécharger suite aux avertissements. Enfin, à travers une haute autorité indépendante, on se dote d'un intermédiaire impartial, garant de l'utilisation des données personnelles et capable de protéger les internautes autant que les artistes.
Cette loi a un sens fort: elle vise à favoriser la création française, qui est un élément essentiel de notre identité, de notre rayonnement et de l'épanouissement de chacun. J'ai une vraie passion pour la musique et j'ai la chance de connaître personnellement plusieurs artistes que j'admire sincèrement. Je sais qu'ils sont nombreux à attendre le soutien des responsables politiques à la création. Celle-ci est un trésor que nous n'avons pas le droit de brader.
Quand certains à gauche font ami-ami avec les artistes à la veille des campagnes électorales avant de leur planter des couteaux dans le dos par démagogie, d'autres s'engagent pour qu'ils aient les moyens de développer leur production et de diffuser la culture le plus largement possible. Voilà pourquoi il me paraît essentiel que la loi Internet et Création soit réinscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée dès la reprise de nos travaux fin avril.
Jean-François Copé
Sur Hadopi, lire notre dossier spécial. Avec notamment une contribution de Monique Dagnaud: «Exception culturelle: Hadopi nous a désunis» et la réponse de Jacques Attali aux artistes.
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Comments
Non, monsieur Copé,
Votre loi ne mérite pas qu'on s'y arrête.
Tout d'abord elle ne prévoit rien de nouveau pour tenter de rémunérer correctement les créateurs, elle ne s'occupe que des industriels qui vous ainsi que le Président, ont ébloui par leur lobbying.
Ensuite elle assimile l'ensemble des utilisateurs du net à des délinquants potentiels et, toujours pour sauver la mise des industriels, elle remet en cause des droits fondamentaux (droit à un procès équitable avant toute sanction, absence de responsabilité pénale collective à travers une adresse imprécise, impossibilité de se justifier). Le lobbying des majors a dû être sacrément efficace pour que des députés ''libéraux'' comme vous acceptent de s'asseoir sur de tels principes.
Sur les solutions techniques proposées vous atteignez le sommet du ridicule en tandem avec une ministre qui confond sécurisation d'une ligne ADSL et pare-feu. Quand on lit (hier) que des hackers arrivent désormais à récupérer les codes des cartes de crédit en cours de transit entre le distributeur de billet et la banque du client on se dit que madame Michu aura beaucoup de difficulté pour ne pas se faire usurper son adresse IP et donc ne pas se faire condamner. Je vous mets d'ailleurs au défi de citer, en réponse à ce commentaire, le nom d'un produit permettant à un internaute de vérifier qui s'est branché sur sa box par Wifi !
Je n'ai jamais téléchargé illégalement mais comme je déteste qu'on lise sur mon épaule, dès que votre loi sera votée je me paierai un canal VPN (sans doute ignorez-vous ainsi que la ministre de la culture de quoi il s'agit) vers un provider étranger. Tous ceux qui voudront se livrer à des activités illégales pourront faire de même et rien ne sera réglé. Il vaudrait mieux que les cinq ou dix euros d'abonnement mensuel pour ce canal VPN soient consacrés à rémunérer les artistes.
Il est vrai que la licence globale pour vous à un défaut majeur : elle rémunère les artistes et non les presseurs de galettes en plastiques ou les marchands de disques. Mais si vous pensez que l'activité de ces derniers est un acte de création culturelle, tout s'explique...
Soyez logique SVP
Vous écrivez : " ... Cela consisterait à faire payer à tous les internautes une sorte de «ticket d'entrée», en plus de l'abonnement internet ..."
Mais c'est ce que vous faîtes en faisant supporter tous les coûts (non définis) de cette loi (Infrastructure informatique, personnel, gestion, bureaux, ...) à l'ensemble des citoyens français alors que cette loi n'est là que pour profiter aux Majors et (au fait, quelle répartition, proportionnel aux téléchargements interdits ?) secondairement aux artistes.
Si vous voulez être logique il fallait que TOUS LES COUTS soient pris en charge par les benificiaires c'est à dire les Majors ou ayants droits et non pas par les contribuables.
Andre 31 FR
.
Oui hein, vous auriez été là pour les 2 minutes que prend le vote final et vous auriez pu demander une vérification du quorum, dur d'être président de groupe. (:
Au passage, vous qui connaissez madame le ministre et monsieur le rapporteur, vous pourriez leur demander de bien vouloir répondre aux questions posées par les opposants aux textes (qu'il soit de l'opposition ou dans votre groupe), car si on veux un travail parlementaire sérieux et non du grand guignol, ça passe aussi par des réponse précises sur des points soulevés, et non juste un "défavorable", "sagesse", ou autre en guise de seule réponse.
Ça nous donne l'impression qu'ils en ont rien à faire des questions (que de toute façon ça passera), ou bien qu'ils n'ont pas de réponses (et alors se pose la question de la légitimité de présenter ce projet). Dans tout les cas ça ne fait pas sérieux et renforce l'absurdité du fonctionnement de l'assemblée nationale.
français
on a jamais «consommé» autant de biens culturels -> on n'a jamais
Seul grain de sable dans l'engrenage
Faire une loi pour punir le piratage n'a de sens que dans la mesure ou cela est techniquement possible.
Hors il est acquis que d'ici peu des systèmes de P2P intraçables verront le jour et se généraliseront.
Compte tenu du long délai de la mise en oeuvre d'Hadopi, les pirates n'ont pas un train mais un TGV d'avance.
Au final donc beaucoup de bruit pour rien.
licence globale
Monsieur Copé vous savez très bien que la licence globale n'a pas été étudiée sérieusement, bien au contraire, dès le départ on a pu entendre les commentaires les plus stupides à son sujet venant de l'UMP, certains la comparant à du communisme et j'en passe et des meilleures... Il n'a jamais été question de mettre tous les artistes dans le même sac, il est très facile au contraire avec ce système de déterminer qui télécharge quoi en faisant fi de tout obstacle technique puisqu'il suffirait de demander aux gens ce qu'ils ont téléchargé, puisque c'est légal et qu'ils ont payé pourquoi mentiraient-ils ? Mais faire confiance aux gens ça evidemment c'est impensable...
Que de beaux arguments...
... pour justifier l'injustifiable.
>> Avouons qu'il relève davantage du Grand Guignol que d'un travail parlementaire sérieux. Tous les ingrédients sont là : les rideaux, le coup de théâtre, le coup de bâton, les exagérations...
Tous les ingrédients sont là , sauf la mobilisation des Députés UMP, qui soit ne comprennent rien à la loi, soit sont préoccupés par le verdict des urnes qui pourrait se transformer en sanction. Et puis, arrêtez de faussement vous indigner, le groupe UMP aurait fait de même, aucun citoyen n'est dupe, et vous vous ridiculisez.
>> Certains internautes ont beau gesticuler, le constat est implacable: on a jamais «consommé» autant de biens culturels - musique, cinéma... - et pourtant, les acteurs de la création, particulièrement musicale, souffrent.
Vous avez raison, il s'agit bien de consommation, ce n'est plus de la culture, c'est la résultante d'un matraquage marketé afin qu'on bouffe de la musique et du cinéma. Combien de temps un film reste-t-il à l'affiche si il ne fait pas son objectif le premier mercredi ? Combien de temps, vit un tube ?
Vous parlez de souffrance ? Lorsque les devises françaises dépensées par le client partent en Suisse, lorsque des artistes demandent des engagements dans les Enfoirés et ne s'inquiètent pas de la redistribution au sein de leur rang, la souffrance ne nous sied guère. Lorsqu'on répond froidement à la souffrance de Gandrange, sachez que le consommateur répondra froidement à la souffrance des pseudos gauchistes bobos ralliés à votre cause ou par intérêt personnel ou par pression de leur employeur.
Ce même employeur s'est-il inquiété de la disparition des disquaires au profit des FNAC, dont M. Olivennes, ancien PDG de cette dernière, a bien œuvré pour l'HADOPI ?
Les Majors n'ont pas attendu le téléchargement illégal pour se bouffer entre elle, se canibaliser, manger les petites, puis les grosses, pour grossir, grossir, grossir.
>> La seconde réaction face à ce constat consiste à trouver des solutions pour que, sur Internet comme ailleurs, les droits d'auteur soient respectés et la création rémunérée.
Oui, reconnaissez-le, mais demandez à Monsieur Attali de vous expliquer son idée sur la redistribution des droits via un organisme administré par les créatifs (comme la SACEM), plutôt qu'un pactole qui tombera une nouvelle fois dans la poche des majors.
Ah tiens, si vous cherchez des pistes de réflexion, pourquoi avoir rejeté l'amendement sur les droits pour le spectacle vivant ? Relisez les minutes des débats, vous n'étiez pas dans l'hémicycle.
>> Après l'avoir examinée, nous avons écarté l'option «licence globale».
Dans le même ordre d'idée, notez sur vos calepins : supprimer la redevance pour ceux qui ne regardent pas France Télévision ou n'écoutent pas Radio France, supprimer le système des assurances car certains n'ont jamais d'accident, supprimer la retraite car certains meurent avant d'y parvenir, supprimer la rémunération des Députés car certains électeurs ne votent pas (Ah pardon, M. Sarkosy a prévu de vous punir comme ça), supprimer la sécurité sociale, personellement je ne suis jamais malade, faire une réforme de l'impôt pour ceux qui n'emprunte pas les routes (je n'ai pas de voiture, je suis candidat pour ça), etc.
>> l'option «licence globale» : Ce n'est pas un hasard si elle n'est appliquée dans aucun pays.
Ce n'est pas un hasard si la riposte graduée est dans le même cas ?
>> La riposte graduée est au final la solution la plus adaptée :
Effectivement, tous les geeks sont prêts à passer sur des réseaux cryptés, où transitent des données plus que suspicieuses; demandez à Monsieur Lefebvre, il a les termes qui vont bien pour qualifier les dangers du net.
Comment ferez-vous pour repérer un flux malhonnête (le dernier album de la star jetable de l'écurie Universal) d'un flux honnête (les paquets d'installation d'une distribution Linux) ?
Comment ferez vous pour savoir que tel ado a téléchargé l'album d'un autre starillon grâce à "bouton droit - enregistrer sous" ?
Vos réponses sont techniquement à coté de la question. Vous ne résoudrez rien, et je dirai même que vous risquez d'empirer une chose : la sureté de l'État par noyade des données hostiles par celles des "pirates".
Si durant ce commentaire, certains termes vous semblent obscurs, ne courrez pas acheter une encyclopédie, il en existe des gratuites sur Internet.
C'est pourquoi, j'irai manifester le 25/04 contre HADOPI
http://www.manifestation-contre-hadopi.com/
Oh, je n'avais pas vu votre publicité clandestine pour votre futur livre, c'est permis ça ?
la logique de l'argent est une boursouflure
la logique de l'argent est une boursouflure
l'argent ne permet pas d'acheter l'amour ou le bonheur
l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue
l'argent est un moyen d'organiser notre société pour construire notre bonheur individuel et collectif
mais l'argent n'est pas une fin il est un moyen, lorsque ce moyen néglige la fin, et devient une fin en soi au mépris du moyen qu'il représente pour atteindre un but qui ne soit pas l'argent comme valeur absolue, on fonctionne de façon schizophrène.
Politique & révolution numérique
Concernant le numérique et la création, je pense qu'on peut voir les choses de deux façons :
1 : la vision "ayant-droit" : la copie d'une oeuvre numérique est identique à l'original (et facile à produire). C'est le règne de la contre-façon.
2 : Produire et diffuser une oeuvre numérique à 1000 exemplaires ne revient pas moins cher qu'à l'unité. C'est une chance formidable de diffusion de la culture.
Aujourd'hui, la vision 1 nous est imposée par les médias, mais il faut espérer que la vision 2 finira par faire son chemin. Une fois de plus, les tribulations à contre-courant du gouvernement sont inutiles et vont à contre-courant. Un jour peut-être, le marché comprendra que le consommateur est prêt à payer un produit de qualité à un prix en rapport avec son coût de production, ce qui n'est pas le cas des MP3 disponibles sur les plate-formes légales actuelles. Un MP3 "légal" est identique à un "illégal" et est hors de prix (presque 1€ par chanson). Il faut proposer un contenu plus riche, repenser un produit qui n'est plus limité par le support physique (vynil, cassette, CD).
Je comprends la vocation des artistes, qu'ils aient des desiderata sur la diffusion de leur création, mais aujourd'hui comme hier, il faut pour qu'ils puissent vivre qu'il y ait en face un public payant. Dans le cas de la musique, cette mission de médiation/rétribution entre le créateur et le consommateur est depuis longtemps assurée par les maisons de disque. Il est peut-être temps de changer. C'est sur ce point que devrait porter la réflexion, plutôt que sur les moyens de continuer à faire exister les maisons de disque. Ce n'est pas un hasard si on retrouve dans la liste des 10000 signataires pro-Hadopi les organigrammes complets de ces entreprises (voir par ailleurs sur Slate).
Sur la prose de M. Copé, je pense qu'un article si mal argumenté n'a pas sa place dans Slate.
M. Copé reprend la méthode sarkozienne consistant à inventer de faux contre-arguments pour les écarter facilement, afin de refuser tout débat de fond : "Certains nous expliquent ainsi que c'est un espace de liberté complète, sans aucune limite, où la gratuité est érigée en nouveau droit de l'Homme.", "Je ne comprends pas ceux qui expliquent que, sous prétexte que les artistes gagnent de l'argent en concert, on peut les pirater sur Internet.", "On ne peut pas mettre tous les créateurs dans le même sac et dire que tous se valent." Personne n'a jamais dit ça...
Concernant la "licence globale", le problème ne concerne pas la redistribution des fonds, qui pourrait fonctionner sur le mode de la SACEM, mais le montant global des revenus générés. Elle permettrait de financer la création musicale, mais pas la production cinématographique.
Mention spéciale à l'argument final contre la "licence globale" : "Ce n'est pas un hasard si elle n'est appliquée dans aucun pays." Aucun état n'a mis en place non plus de système généralisé de coupure automatique de l'accès à Internet (consacré récemment comme droit fondamental par les instances européennes).
Je passe sur les gratuités comme : "J'ai une vraie passion pour la musique...", "L'efficacité de cette méthode a été prouvée aux Etats-Unis...".
Pour revenir sur le fond, quelles sont les propositions de financement pérenne et équilibré de la création artistique ? M. Copé répond : "Il faut ensuite s'entendre sur le «comment?». J'admets que c'est plus compliqué." Visionnaire.
Romain
Pour qui, le bâton de Guignol ?
"Grand Guignol" ! Sans rire ? Il n'y a pas mort d'homme !
Guignol est déjà sévère de la part d'un parlementaire
à la tête de la majorité confortable de l'Assemblée.
En marge des sérieuses questions
autour de la protection du droit d'auteur
et du dysfonctionnement de nos institutions,
qui devraient pouvoir être débattues en dehors
du cadre stérile de la guérilla politicienne,
se grandiraient, celles et ceux, qui,
quelle que soit leur couleur,
avanceraient leurs arguments
sans les émailler nécessairement
de ces banderilles plus ou moins ciblées
ni gonfler leur jabot de ce qu'ils ou elles font
dans l'intérêt commun - ou disent faire sur fond
de réflexes corporatistes qui ressortent - et qui
devrait en soi suffire à leur satisfaction d'élu(e)s.
Polémikoeur.
Faudrait pas commencer par
Faudrait pas commencer par baisser les prix du coté de l'industrie de la culture ? Et revoir un peu la qualité ?
"Depuis cinq ans, le chiffre d'affaires de l'industrie musicale a chuté de 50%. Et le nombre d'artistes signés par les maisons de disques baisse de 40% par an."
50% de baisse mais prend-on en compte l'arrivée des DVD musicaux ? (c'est de la musique aussi ...)
40% d'artistes signés en moins : c'est pas les artistes qui ne vendent plus depuis 10 ans et a qui on a gentiment montré la porte plutôt !
Maintenant les maisons de disques n'ont plus qu'a surfer sur "myspace" ou autre pour faire leurs courses ça économise pas mal déjà . Les découvreur de talents sont les internautes, 40% c'est le pourcentage de risque en moins.
On ne peut pas plaindre une industrie qui se goinfre depuis l'apparition du CD, une industrie qui refuse de se remettre en question. Ça fait longtemps quelle n'est plus défendable, le dernier espoir est la loi, à vous de jouer messieurs toutefois le premier jet manquait de conviction.
Loi stupide, Constat mensongé (1/2)
Monsieur Copé,
L'informatique et la gestion d'entreprise étant au coeur de mon métier, il y a quelques points sur lesquels je souhaiterais apporter quelques corrections. Lorsque vous dites ceci :
"...Les Français échangent près d'un milliard de fichiers piratés par an. Depuis cinq ans, le chiffre d'affaires de l'industrie musicale a chuté de 50%. ..."
Il serait appréciable que vous nous fournissiez la source de vos données, car pour pouvoir aboutir au nombre d'un milliard de fichiers piratés par an, il faudrait être en mesure de surveiler les échanges des réseaux français, d'identifier les fichiers véhiculant un contenu protégé par le droit d'auteur (sachant que ceux-ci sont découpés en plein de petits morceaux) et vérifier le contexte dans lequel ils transitent. A l'heure actuelle, il n'existe pas d'infrastructure permettant une telle surveillance, car son prix serait tout bonnement exhorbitant. D'où ma question, d'où sortez vous ce nombre ??
Le chiffre d'affaire du monde de la musique à baissé de 50% en un an?? Pourtant lorsque l'on consulte les rapport d'activité annuel de la SACEM depuis 2003, on peut y lire que les recettes de cet organisme sont en constante hausse, à l'exception de l'année 2006 qui a vu une contraction des recettes de ... 0,2%. Universal Music, qui est au avant poste pour nous expliquer à quel point leur situation financière est desastreuse à cause d'internet annonce pour l'année 2008 une augmentation sensible de leur résultat net.
Je passerais evidemment sur, par exemple, cette magnifique pétition de 10 000 artistes, fièrement brandie par Mme Albanel et la SACEM, où se cotoient employées des majors, de la SACEM, (qui sont forcement des musiciens connus et téléchargés), des musiciens connus mais qui ne savait pas qu'ils avaient signés une pétition (Mr Sirkis d'Indochine), et une grande majorité de musiciens parfaitement inconnus et pas téléchargeables du tout, tel un joueur de luth hispano-blugare, un gynécologue et autre spécimen qui n'ont eu leur instant de célébrité que par leur signature.
La suite demain sur le vif du sujet.
Résumé :
Ceci est un résumé des idées qui font que cette loi ne vaut pas la peine qu'on y repasse un peu de temps.
1 - Les débats ont été creux et tirés vers le bas par Mme Albanel Et M Riester ( comme dit précédemment aucune réponse donnée sur les questions techniques et autre n'a été valable).
2 - Les personnes en charge de cette loi n'y connaissent rien (Pare-feu open office, gnutella comme protocole pirate, etc...)
3 - Personne ne prend en compte l'avis de la CNIL et de l'ARCEP qui sont sensés être les mieux placés pour aider le gouvernement dans cette loi.
4 - La loi n'est pas faite pour les artistes mais pour le majors qui se sont fait avoir à leur propre jeu de vouloir garder a tout prix leur bénéfices.
5 - La loi n'est absolument pas efficace. Il existe de nombreuse alternatives tels les réseaux cryptés, les VPN, le téléchargement direct et autres. On va pousser les internautes vers des sites et des réseaux qui sont bien pire que les réseaux actuels (car contenant des fichiers plus que douteux et bien plus grave qu'un album de Carla Bruni.)
6 - Quid de l'Europe qui décide de déclarer l'accès internet comme un droit fondamental.
7 - Enfin la plupart des arguments qui justifient cette loi sont erronés. Il n'y a pas de pays qui a mis en place la riposte graduée, personne n'a fait d'étude claire pour savoir le nombre de gens qui télécharge et le volume de téléchargement, il n'y a pas de lien claire entre téléchargement et déclin des industries de la musique, la France n'est pas le pays le plus téléchargeur au monde loin de là et enfin il faut arrêter avec la théorie dite Larusso; un téléchargement = un achat manqué. (Il faut pas oublié la pathétique pétition des 10 000 pour hadopi).
8 - Quid de la présomption d'innocence et du droit a un procès équitable ?
9 - Sans oublier la double (voire triple) peine. Coupure internet + Sanction pénale ( + Facture internet )
10 - Ce sont les majors qui vont faire la chasse au pirate et vous appelé ça de l'impartialité ?
11 - Les offres légales ne sont pas attractive et tendent à l'être de moins en moins (Amazon et Itunes les deux principaux vendeurs de mp3 sur le net ont augmenté leurs tarifs...)
12 - Comment expliquer qu'il faille 6 mois pour sortir une version DVD d'un série alors qu'elle sont disponible le lendemain de leur diffusion sur internet. Et comment expliquer le prix aussi élevé des mp3 sur une offre légale alors qu'il ne coutent rien a reproduire (pas de support matériel).
13 - Sans oublier les absurdités sur la licence globale qui n'a jamais réellement été étudiée et qui est déjà en place (CF un post précédent) pour de nombreux cas tel que la redevance TV, la sécurité sociale etc...
PS : Sinon pour le coup socialiste je suis d'accord que ça n'est pas digne de parlementaire, mais personne n'est dupe c'est déjà arrivé (ex Pacs) et ça arrivera de nombreuse fois encore... Comme on dit "c'est le jeu ma pauvre Lucette".
Révolution culturelle ?
Hadopi tue les artistes, oui oui, vous avez bien entendu, elle les tue. Ce que nous vivons M. Copé s'appelle une révolution culturelle : comme celle de l'écriture (adieu mémoire infaillible des orateurs), celle de l'imprimerie (adieu moines copistes) ou celle -en moindre mesure- de la mondialisation avec l'apparition des multinationales pour la distribution de la musique (adieu petits discaires de quartier). Cette révolution est l'accès à la culture par toute personne ayant un ordinateur et tout le monde peu avoir accès à un ordinateur de nos jours. Un accès à la culture musicale inégalé avec une richesse infinie promettant la pérénisation d'une diversité culturelle sans égal et de manière égalitaire. Ne vous offusquez pas et finissez de me lire... vous apprendrez peut-être quelque chose d'une gamine de 17 ans sur l'innovation.
J'aborderai la question de cette révolution culturelle sous deux grands thèmes : le débat sur la forme de cette loi, puis sur le fond.
Premièrement je pense que cette loi avant toute analyse qu'on lui porte, interpelle. En effet, n'avez-vous pas lu les commentaires des internautes sur le blog de l'UMP ? Tous dénoncent HADOPI certains même vont jusqu'à clamer au et fort que pour eux, l'UMP c'est finit, et qu'ils ne voteront plus pour ce parti. N'avons-vous pas lu les inombrables débats passionnés sur la toile à propos de la question du téléchargement illégal ? Vous y auriez pourtant trouvé de brillants arguments des personnes de chaque camps essayant de convaincre l'autre du bien fondé de son opinion sur la propriété intellectuelle. N'avez-vous pas lu le site de la Quadrature du Net, association en poupe des militants anti-HADOPI ? Site de l'association (pour le moins sérieuse puisqu'elle n'a pas été créer spécialement pour le débat ici présent) qui énonce les un après les autres, les organismes, artistes, associations contre ce projet de loi ou encore la fameuse pétition de 10 000 signatures d'artistes brandie comme preuve par Mme Albanel qui est décortiquée par des internautes citoyens bénévoles qui ont découvert des abberations dans les signatures de cette pétition (signatures doubles, ayant-droits les plus puissants ainsi des assistants, directeurs de quelque chose, techniciens, etc travaillant pour ces ayant-droits, artistes n'ayant pas signé pour cette pétition). Je ne compte pas tous ces journalistes, politiques, citoyens essayant d'interpeller la population à propos de ce projet de loi. Il y aurait donc, matière à s'interroger : pourquoi cette loi déchaîne-t-elle tant les passions ?
La forme.
Je ne m'attardera pas là dessus, n'ayant pas assez de connaissances sur la loi. Cependant, je peux reprendre certains arguments logiques présentées maintes fois, d'ailleurs ces arguments vous pouvez les retrouvez sur internet : de nombreux esprits avisés ont à travers le web réfléchie consciencieusement à tous les mécanismes de cette loi, des internautes citoyens.
VPN privé, P2P encrypté, direct download, le réseau freenet, le logiciel Tor, cryptage systématique des données ou encore la bon vieux système de prêt de disques durs (allant jusqu'à 2 To -voir plus- maintenant soit 2 000 Go), etc etc sont des moyens sûrs et qui vont tendre à se développer. Les hackers (non pas les méchants, plutôt ceux embauchés par les gouvernements, ces gens passionnés adeptes de défis) vont rapidement développer au niveau mondial des moyens pour contourner ces mesures (Ils le font pour les régimes autoritaires bridant tout le réseau comme l'Arabie Saoudite ou la Chine, on leur dit merci pour la liberté d'expression d'ailleurs). Ils seront ainsi démocratisés et facilement applicables à des ribambelles d'ordinateurs. Un certain effet indésirable pourra alors apparaitre : l'anomysation complet du réseau français rendant ainsi la tâche impossible aux policiers pour traquer les pédophiles ou toute personne diffusant du contenu clairement répréhensible comme par exemple des vidéos de meutres ou de viol, etc. Effet légèrement indésirable il me semble.
Un des aspect de cette loi met en place un suspicion généralisé de la population. En effet il a été dit que les internautes devaient sécuriser leur réseau wifi. Pas si facile quand on sait que même dans les bâtiments du gouvernement les réseaux wifi sont interdit car impossible à sécuriser ! Si même l'État français ne peut sécuriser un réseau wifi, M. tout-le-monde le pourrait-il ? Apparement oui, il faudrait ainsi donc payer pour ce, pouvoir faire preuve de sa bonne foi, payer ce logiciel "pare-feu" pour ne pas être condamné. D'ailleurs on ne sait même pas quel est ce logiciel (non-interopérable avec tous les systèmes d'exploitations de sucroit) ? Un pare-feu qui bloquera donc les téléchargements ou journal des connexions entrantes dans l'ordinateur ou autre encore, le doute reigne. Je rappel que les réseaux wifi sont faciles comme bonjour à pirater, à 1 000 suspensions par jour, je ne sais pas quel pourcentage aura été injustement coupé.
Les ayant-droits devront ainsi payer des société privés afin qu'elles trouvent les contre-venants. Mais pensons-nous aux inégalités des moyens financiers de ses ayant-droits ? Entre le petit indépendant qui veut survivre et le grand major qui n'hésite pas à donner beaucoup pour que vraiment personne ne télécharge sa musique, il y a un gouffre financier. Pas sûr que ces ceux exemples auront les mêmes chances face aux pirates, un peu inégalitaire comme arme.
Le coût de cette loi. Énorme. Ainsi c'est le contribuable qui va payer : je n'ai pas le chiffre en tête mais si on réinvestissait cette somme d'argent dans le spectacle vivant ou tout autre projet culturel ? Ainsi, tout le monde paye pour l'application de cette loi, et parmis ces gens il y aura également : ceux qui veulent se protéger et qui vont payer pour ce logiciel de protection, ceux qui payeront leur abonnement sans même disposer du service auquel il on souscrit (internet) et ceux qui payeront leur abonnement sans avoir accès à internet car étant suspendu alors qu'ils n'ont pas piraté. Les FAI ne peuvent pas subir ce manque a gagné induit par cette loi et les citoyens se trouvent à payer.
De plus, les FAI témoignent que pour les gens possédant l'offre triple-play, mettre en place une coupure de seulement un des service est presque impossible car extrêmement honéreux.
Cette petite liste non-exhaustive des arguments contre la forme de cette loi nous permet ainsi de comprendre que ne pouvons pas mettre un foyer derrière chaque IP, nous ne pouvons pas contraidre les gens à se protéger pour prouver leur innocence, les coûts de cette loi sont gargantuesques alors qu'ils pourraient être réutilisés pour la culture en général. Nous instaurons une triple peine : l'amende, la suspiscion de culpabilité généralisé et la coupure de la ligne. Maintenant la suite.
Le fond.
Internet tel que je l'ai introduit dans ce commentaire est une révolution pour notre société et pas simplement nous français, c'est une révolution mondiale boulversant économie, relations sociales, politique, cognition et culture.
Je vais ainsi parler un peu de moi. J'ai 17 ans, même pas finit mes études secondaires et j'ai découvert quelque chose de fabuleux : le jazz. Une passion qui est née grâce au web. Je me retrouve ainsi avec des goûts musicaux un peu différent de la majorité des jeunes de mon âge, car allumez la radio, allumez votre télé, et vous pourrez alors constater que c'est les mêmes genres musicaux, les mêmes artistes, les mêmes musiques qui reviennent souvant et bien souvent de ces fameux majors.
Mais à raison Monsieur Copé ! Les artistes donne à travers leur contrat un énorme partie de leur chiffre d'affaire presque toujours au-dessus de 50%, bien souvent jusqu'à 80-90% pour : se voir éditer leur cd et être largement diffusé. (D'ailleurs plus les maisons de disques sont grosses et plus le matraquage publicitaire, je dis bien matraquage publicitaire est important, je ne suis pas contre la pub, mais pas à outrance, popularisant et uniformisant la Culture et la culture de chacun.)
Ce que les industries culturels n'ont pas compris à la révolution qui se déroule maintenant c'est qu'il n'y a plus de cd (Exemple flagrant : il n'y a plus que des lecteurs mp3) et il n'y a plus besoin des mass medias pour se faire entendre. Je prend pour exemple cette chômeuse de 40-50 ans au Royaume-Unis à du passer par une télé sous les regards méprisant d'un jury afin de faire entendre sa magnifique voix ? L'aurions-nous connu si la vidéo n'avait pas fait le tour du web ?
Mon exemple est peut-être contestable, mais ce que je veux montrer c'est qu'aujourd'hui, n'importe quel artiste peut se diffuser par le web, si il est bon, il y trouvera son publique (Par exemple les initiatives de Radio Head, Trent Reznor, Nine Inch Neils sont les plus connus).
La perspective qui s'offre à nous à travers Internet est une chance. Une fabuleuse chance de richesse culturelle et d'accès pour tous à cette culture musicale. Une chance pour les artistes qui peuvent ne plus dépendre des ayant-droits qui en majorité prennent une partie non-négligeable de leur revenu, ces artistes peuvent dès aujourd'hui se passer de leur maison de disque : réunir des techniciens, enregistrer en studio et se trouver diffuser sur le web. Grandissant en popularité et en reconnaissance, la probabilité qu'on vienne sur leur site pour acheter leur album s'accroit, en effet, en touchant un public plus large, ils peuvent trouver plus de fans. Internet boulverse les choses, et nous devons nous adapter plutôt que de résister.
En prennant le devant sur le progrès nous nous offrons le luxe d'être légal. C'est un pari audacieux que de miser sur 'du vent', des promesses, ainsi je vais apporter une solution et vais pouvoir parler d'un logiciel qui me tient à coeur et qui est à mon sens très innovant : Spotify.
Vous vous inscrivez sur le site de spotify puis vous télécharger le logiciel qui est un mélange de streaming combiné à du partage en peer-to-peer, ainsi le débit est fluide et les hébergeurs de Spotify n'ont pas à supporter les énormes frais de la bande passante nécessaire qui coulent bien souvent les sites ou logiciels utilisant le streaming. Le logiciel permet d'accéder à un énorme catalogue de chansons avec de la pub audio et imagée. Si on ne souhaite pas cette publicité, on peut ainsi rémunérer la société qui propose la logiciel à hauteur de 10euros/mois ou alors 100euros/an. Dès que je pourrai subvenir à mes besoins, je n'hésiterai pas à donner cette modique somme pour un accès universel à la culture musicale. J'aurai envie de dire : regardez la licence global ou contribution crétive ou quelque soit son nom, on s'en fiche, existe déjà ! D'ailleurs c'est les ayant-droits qui fournissent les catalogues de ces sites et logiciels de streaming musicaux. (Avec un petit bémol : dans le contrat ils restreignent la diffusion géographique et n'accepte pas tout, ils font également pression sur ces entreprises qui proposent des services qui freinent le téléchargement !)
En effet, tous, vraiment tous les témoignages que j'ai pu lire attestent que avec une utilisation de sites ou logiciels de musique streaming, on arrête de télécharger : pourquoi continuer à télécharger ce que l'on a porté de main et de manière plus rapide encore que du téléchargement ? Nous pouvons faire une objection à cette théorie en se posant la question pour les mp3. En effet, pour l'instant cela reste un problème car bcp de personnes aiment pouvoir écouter la musique de manière mobile. Je pourrai répondre à ça que l'extension de la ouverture des réseaux tels que EDGE ou la 3G, la multiplication des spots wifi gratuits ou ouverts par les particuliers, entreprises et écoles, le développement de la Wimax ainsi que la large adoption des plateformes mobiles telles que les pc portables, les netbook, les ultra-mobiles, les smartphones, les portables supportant la wifi et 3G ainsi que la démocratisation des cyber-cafés, bibliothèques avec pc pour les adhérents, etc etc, en un mot toute l'évolution des réseaux de communications et les moyens d'y accèder seront bénéfiques pour un accès global, décentralisé et dématérialisé de la culture musicale.
À 17 ans, c'est un idéal que j'ai : l'accès à la culture musicale pour tous, où chaque artiste aurait sa chance et son publique sont pour moi des rêves qu'Internet nous permet de réaliser. Cet idéal ne peut se réaliser sans l'adhésion du gouvernement qui pourrait alors veiller à cet accès pour tous à Internet tel que le prévoit le plan Besson numérique 2012. C'est un espoir formidable pour la culture, pour tous citoyens français et pour tous les citoyens du monde qui mérite que l'on s'y attarde !
Vous aviez pas promis d'arrêter la langue de bois ?
M. Copé, comment pouvez-vous parler de grand guignol à propos du rejet surprise de cette loi alors que les propos de certains défenseurs de cette loi frôlaient le film de genre ? Faut-il citer les propos de M. Lefebvre comparant le net à un repère de maffieux terroristes et pédophiles vendant des médicaments contrefaits à des adolescentes fragiles (Moi aussi, je peux parler comme un porte parole), ou les propos d'un artiste pro-hadopi comparant la culture à un camembert ? Je crois que le grand guignol n'est pas là où vous le dénoncez.
Alors qu'en même temps le gouvernement que vous soutenez ouvre les musées au plus grand nombre, vous en êtes encore à regretter que les français aient un large accès à la culture. Cet accès est une chance, un enrichissement pour le pays. Mais cela ne vous empêche pas de hisser un étendard de défenseur de l'Exception culturelle française. Au nom de quoi la culture souffrirait de la plus large diffusion possible ? La rentabilité ? Dites-ça à Van Gogh.
Votre logique m'échappe. Effectivement ceux qui vous reprochent votre libéralisme, vous reprochent également vos volontés de régulation. Mais comment pourriez-vous défendre l'industrie culturelle menacée par une révolution technologique, alors que depuis longtemps vous vous êtes résignés devant les délocalisations qui ont fait disparaître nombre de nos industries ? Si effectivement la protection des artistes vous importe, reconnaissez que c'est incohérent. D'un coté le marché finit toujours par avoir raison, d'un autre coté le marché est terrassé par la technique.
Quid de l'innovation ? Quid de l'initiative ? Les artistes qui se surmonteront le téléchargement seront les artistes de demain. Et ce n'est pas avec une loi d'hier que l'ont va les aider. Que les majors disparaissent comme de vulgaires rémouleurs, soit, sauvons d'abord les artistes.
En réponse à votre article
Je ne vais que maintenant répondre aux points que vous exposez dans votre article.
"Les Français échangent près d'un milliard de fichiers piratés par an. Depuis cinq ans, le chiffre d'affaires de l'industrie musicale a chuté de 50%. Et le nombre d'artistes signés par les maisons de disques baisse de 40% par an."
> S'il vous plaît ! Arrêtez avec ces chiffres ! C'est insupportable ! Citez au moins vos sources, de vrai sources. Pouvoir estimer le nombre de fichiers piraté est une utopie quand on ne sait même pas combien d'utilisateurs sont sur ces réseaux bien souvent décentralisés et donc impossible à réguler ou à mesurer. Pour ce qui est des chiffres des maisons de disques : ce sont des entreprises, elles n'ont qu'à s'adapter, comme toute entreprise ! En proposant de nouveaux "produits" autrement dit ici de nouvelles manières d'avoir accès à la musique au lieu de s'assoir sur un certain succès et se reposer sur ses lauriers.
"Certains nous expliquent ainsi que c'est un espace de liberté complète, sans aucune limite, où la gratuité est érigée en nouveau droit de l'Homme."
> Ce n'est pas un droit de l'homme, mais une nouvelle économie, relativement différent. La gratuité permet d'attirer (exemple : les sharewares), de promouvoir une marque (exemple : distribution gratuite d'un quelconque produit d'appel) ou quelqu'un (un blog par exemple). La gratuité est une sorte de "show room", elle n'a rien d'un droit mais s'impose face à la demande des internautes, c'est un principe de capitalisme mais je ne vous apprend rien.
"Pour moi, la liberté devient la loi de la jungle lorsqu'il n'y a pas de régulation."
> Comme je l'ai dis juste au-dessus cela résulte d'une demande donc d'un mécanisme capitalistique. Et bien créons une auto-régulation =) C'est un des paramètre d'Internet, en appuyant sur certains leviers, on peut très rapidement faire changer les habitudes des gens, les services web, etc. Dans notre débat, donner accès à tous à une culture musical court-circuite le téléchargement, après reste-il à trouver des business models cohérent : un abonnement premium à une plateforme de musique pour du streaming illimité, pub quand on ne paye pas, jeux-concours, augmentation des concerts dans toute la france donc augmentation du nombre d'emploi dans le milieu du spectacle, mise à disposition de produits dérivés ou goodies, vente de cd/dvd/vinyle/goodies deluxe, etc
"Est-il légitime de voler un DVD dans un supermarché sous prétexte que le film a fait suffisamment d'entrées lors de sa sortie en salles?"
> Et c'est là que vous montrez que vous ne maîtrisez pas le sujet. Le dvd est un support physique se détachant totalement de l'oeuvre de l'esprit réalisé par l'artiste. On peut et on doit payer pour un dvd ou tout autre support lorsqu'il est nécessaire (salle de concert pour les artistes, etc), mais l'oeuvre de l'esprit en elle-même, lorsqu'on la copie (et on ne la vole pas, on copie, le téléchargement illégal est une contre-façon précisément donc une copie présentament définie comme illégal par la loi). Seulement sur Internet et même dans l'informatique en général quand on copie, on ne divise pas, on multiplie. C'est peut-être un concept obscure mais le partage est source de richesse, c'est une philosophie propre à l'informatique, cela est ancré depuis ses débuts mais aussi propre à la culture ! Quand chaque livre se "copie" dans un esprit, c'est une richesse en plus pour l'homme qui l'a reçu mais ce n'est pas une perte pour l'auteur du livre.
Le concept est là : avant tout argument pour l'industrie culturel, la musique ou l'oeuvre musicale est une oeuvre de l'esprit et non physique, cela n'a pas de matière. Chaque homme qui partage une oeuvre ne l'appauvrie pas, elle n'est pas divisé mais multiplié car elle enrichie chaque homme qui en profite sans lèser les autres et sans lèser l'auteur.
En reprenant une partie d'une thèse de l'académicien Michel Serres : avec l'Informatique nous externalisons, nous déléguons notre mémoire à l'ordinateur. Comme par exemple le fait de gérer son agenda par Internet, tout ce que nous aurions pu retenir dans notre mémoire est en fait dans un disque dur quelque part.
Si je reprends mon parallèle : quand nous copions une musique dans notre mémoire (=nous en profitons,elle nous enrichie sans appauvrir les autres) cela veut dire que quand nous copions de la musique sur notre disque dur où même que nous l'écoutons en streaming, cela nous enrichie sans lèser l'auteur puisque multiplier n'a pas de coup pour l'informatique alors que dans le monde physique, copier une oeuvre de l'esprit nécessite un cd par exemple, cela à un coût réel qui lèse l'auteur.
"Il faut ensuite s'entendre sur le «comment?». J'admets que c'est plus compliqué."
> Voir les choses sous un nouvel angle ! Bousculer les idées reçues et les malmener, analyser toutes les possibilités, oser et surtout, espérer.
"Après l'avoir examinée, nous avons écarté l'option «licence globale»."
> Elle n'a pas été examiné, elle a été passé sous silence, tout le monde vous le dira (sur le web du moins). 'Nous' n'avons eu aucun retour sur un débat quelconque, nada.
Honnêtement si on disait à des gens : "Voilà , on vous prélève 5 euros tous les mois avec votre abonnement internet, en échange, vous avez le droit d'accéder à toute la culture musicale." Je ne sais pas qui refuserait. Mais je suis plus pour laisser les différents services déjà disponibles sur le web. Par exemple tel site pour 5 euros proposerait toute la musique, un autre logiciel avec 10 euros proposerait des concerts en live directement sur son ordinateur, etc. On peut très bien appliquer une logique de marché au niveau de ces nouveaux diffuseurs d'oeuvres musicales qui auraient pour seul but de relayer la musique à toutes les oreilles.
"Aurait-il fallu développer un système d'amende? Je m'y suis opposé parce que c'est une solution injuste."
> Nous sommes d'accord sur un point. =)
"Certains objectent que techniquement, cela n'est pas fiable, qu'on peut pirater une adresse... Mais est-ce parce que certains arrivent à contourner les lois qu'il faut arrêter de légiférer? Est-ce parce qu'il y a des paradis fiscaux qu'il faut supprimer les impôts? Dans l'immense majorité des cas, la loi aura une vertu pédagogique."
> La réalité est bien loin : techniquement un gosse de 11/12 ans peut utiliser l'ip de quelqu'un d'autre, de façon très simple. En plus de toutes les adaptations des logigiels de P2P tel que le P2P crypté quit vont se généraliser. Le web à cette formidable capacité à réagir et à évoluer celon les contraires auxquelles il est soumise. Il est un peu moins à la portée de tous d'envoyer de l'argent dans les paradis fiscaux alors que les personnnes s'y connaissant en informatique croient de jour en jour, faire une recherche pour résoudre un problème informatique devient limite un réflexe.
"L'efficacité de cette méthode a été prouvée aux Etats-Unis, où 90% des abonnés cessent de télécharger suite aux avertissements."
> Citez vos sources s'il vous plaît ! On est pas dans un article bâteau de Wikipédia... De mémoire il me semble que c'était un sondage réalisé qui disait ça. Après, quel sondage ? quelles modalités de réalisation de ce sondage ? combien de personnes interrogé ? dans quel cadre ? Mystère !
"Quand certains à gauche font ami-ami avec les artistes à la veille des campagnes électorales avant de leur planter des couteaux dans le dos par démagogie, d'autres s'engagent pour qu'ils aient les moyens de développer leur production et de diffuser la culture le plus largement possible. Voilà pourquoi il me paraît essentiel que la loi Internet et Création soit réinscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée dès la reprise de nos travaux fin avril."
> Ça devient énervant ce clivage gauche-droite, voilà pourquoi la politique me gonfle autant ! On veut pas de la baston mais du débat ! D'ailleurs deux députés UMP ont voté contre HADOPI, acte courageux de leur part, il est certain qu'ils ont gagné la sympathie des internautes. Néanmoins il est vrai que le contexte est difficile avec les élections qui approche, mais qui a bien voulu que la loi soit voté en urgence au détriment d'une loi sur l'inceste, demandons au Président, à se demander où sont les priorités. :\ Du coup le débat est faussé, les élections pas loin, c'est bran le bas le combat, avant même tout débat de la loi j'appellerai ça une déblâcle.
Et bien je vous donne rendez-vous pour la manifestation du 25 avril. =)
Alors, Monsieur Copé ?
Toujours pas d'indication d'un nom de produit permettant de sécuriser sa connexion WIFI ? Pourtant madame Albanel a prétendu tout au long du débat que cela ne posait aucun problème techninque. Avez-vous pensé à lui demander le renseignement ?
Comment justifier une démarche de répression ?
Comment justifier d'un coup de main une démarche de répression ?Car la loi HADOPI n'est que cela !
On réprime d'abord sans juge, sans police, un individu déclaré "voyou" alors que Majors, SACEM et artistes depuis des années n'ont fait que taxer, surtaxer et engranger un beau pactole sans trop d'efforts.
Vous dites : "Certains internautes ont beau gesticuler, le constat est implacable: on a jamais «consommé» autant de biens culturels - musique, cinéma... - et pourtant, les acteurs de la création, particulièrement musicale, souffrent. Les Français échangent près d'un milliard de fichiers piratés par an. Depuis cinq ans, le chiffre d'affaires de l'industrie musicale a chuté de 50%. Et le nombre d'artistes signés par les maisons de disques baisse de 40% par an."
Sur quelles études,rapports, constats, vous basez-vous pour asséner cette assertion ? Aucune ! Vous ne faites que répéter à l'envi un discours bien huilé. Il faudra que vous nous expliquiez ici, pourquoi les musées ont leur entrée gratuite pour tout un panel d'individus et depuis quelques jours pour les moins de 26 ans? Ce n'est pas internet, et pourtant peintres, sculpteurs continuent de créer ! Vous nous expliquerez également pourquoi l'entrée des bibliothèques est gratuite et que l'emprunt de livres ne demande qu'une cotisation annuelle bien modeste ? Cela n'a pas empêché les écrivains de créer. A tel point, que même n'importe écrit aujourd'hui et ...vend !
On atteint le summum de langue de bois et de la mauvaise foit dans la partie suivante :"Après l'avoir examinée, nous avons écarté l'option «licence globale». Cela consisterait à faire payer à tous les internautes une sorte de «ticket d'entrée», en plus de l'abonnement internet, donnant ensuite accès à tous les téléchargements. C'est à mon sens une solution illusoire qui serait la négation même du droit d'auteur. Je le dis avec force, chaque artiste est unique et a sa valeur. On ne peut pas dire mettre tous les créateurs dans le même sac et dire que tous se valent. Par ailleurs, c'est une solution qui découragerait toute initiative en matière d'offre légale. Ce n'est pas un hasard si elle n'est appliquée dans aucun pays."
Donc aujourd'hui, la France ne peut pas se démarquer des autres parce que cela ne marche pas ! Mais la répression aussi ne marche pas !
Votre conclusion est édifiante car elle démontre que la seule réponse à une évolution que la droite a voulu en poussant l'individu, la communauté, l'administration à utiliser l'ordinateur, n'est que et seulement la répression !"La première : ne rien faire, au nom d'une conception étrange d'Internet. Certains nous expliquent ainsi que c'est un espace de liberté complète, sans aucune limite, où la gratuité est érigée en nouveau droit de l'Homme. Bref, Internet doit être une zone sans droit ni loi, où la moindre tentative de régulation est stigmatisée avec la rengaine habituelle:"
"Aurait-il fallu développer un système d'amende? Je m'y suis opposé parce que c'est une solution injuste."
"La riposte graduée est au final la solution la plus adaptée".
Mais qui va punir ? Ceux bien sûr qui vendent ! Ils seront juges et parties et en cela, cette loi est liberticide et anti-européenne.
Une amende aurait permis de faire appel et aurait nécessité l'intervention de la justice, seule garant des droits de l'homme.
Monsieur Copé vous ne m'avez pas convaincu.
oups
Et alors Monsieur Copé ?
Toujours pas de réponse après mon défi d'il y a plus de 24 heures ! Je ne vois que de raisons possibles :
La première c'est qu'il vous est difficile de reconnaître que la ministre de la culture a raconté des fariboles lors du débat parlementaire en affirmant que la sécurisation d'une ligne ADSL ne présentait aucune difficulté (elle appelait cela un pare-feu, la pauvre).
La seconde que vous vous n'ayez pas encore perçu la différence entre un article de journal et un post sur un site internet. Il ne vous apparaît pas que tout l'intérêt d'Internet est de permettre une interaction avec les lecteurs et vous vous comportez comme lors de l'écriture d'un article dans un journal en ignorant le retour des lecteurs.
Dans un cas comme dans l'autre, il serait temps de vous mettre à jour !
PS. Bravo à Plumes pour ses deux posts. Il y a encore des jeunes qui promettent. Ouf !
La licence globale !
A l'UMP, vous ne vous privez pas lorsqu'il s'agit de critiquer l'opposition pour ses prises de parti toujours à l'encontre des vôtres, mais que dire de votre parti lorsqu'il s'agit de débattre d'un projet de loi ?
Des amendements nombreux, de riches et passionnés débats sur le net, malheureusement qu'entre internautes, et le gouvernement qui fonce tête baissée avec son projet de loi sous le bras.
La volonté d'imposer une loi n'est pas saine, au Parlement, débat il y a eu, sur internet, débats il y a eu mais rien n'en ressort. Alors bien sûr, la loi s'appelle "Création et internet", certes les industries de la "création" ont été plus que conviées au débat, mais qu'en dire d'internet ? Le gouvernement n'a jamais tenu compte de l'avis des internautes, le gouvernement est à la traîne sur ce sujet.
Je voudrais ensuite m'étendre sur la licence globale, seule solution d'avenir selon moi. En effet, vouloir stopper le téléchargement illégal, dans un but d'enrailler la chute des ventes de produits culturels, est impossible. Les terribles pirates du net (bien pire que les Somaliens, soit dit en passant) auront toujours une longueur d'avance sur le gouvernement et ce n'est pas en allant contre eux que les choses vont s'arranger.
Alors bien sûr, proposer un système de licence globale va révolutionner entièrement le monde de la culture et court-circuiter distributeurs et maisons de disques. Il faut aussi repenser tout un système de rémunération, mais rien de bien compliqué, il suffirait de mesurer "l'audience" de chaque artiste et de le rémunérer en fonction. Et si des acteurs disparaissent, d'autres naîtront, plus impliqués dans le merchandising, dans les concerts, dans la sélection qualitative d'artistes qu'aujourd'hui.
A l'heure du tout numérique, de la convergence des médias et du (très) haut débit mobile qui se démocratise, ne peut-on pas imaginer, à une échelle de dix ou quinze ans, un catalogue sans cesse enrichi d'artistes, de groupes de tous horizons accessibles depuis n'importe quel appareil connecté à internet(ordinateur, téléphone, baladeur...) ?
Et à propos de la non-existence de la licence globale, JSH a tout dit :
"-Après l'avoir examinée, nous avons écarté l'option «licence globale».
Dans le même ordre d'idée, notez sur vos calepins : supprimer la redevance pour ceux qui ne regardent pas France Télévision ou n'écoutent pas Radio France, supprimer le système des assurances car certains n'ont jamais d'accident, supprimer la retraite car certains meurent avant d'y parvenir, supprimer la rémunération des Députés car certains électeurs ne votent pas (Ah pardon, M. Sarkosy a prévu de vous punir comme ça), supprimer la sécurité sociale, personellement je ne suis jamais malade, faire une réforme de l'impôt pour ceux qui n'emprunte pas les routes (je n'ai pas de voiture, je suis candidat pour ça), etc.
-l'option «licence globale» : Ce n'est pas un hasard si elle n'est appliquée dans aucun pays.
Ce n'est pas un hasard si la riposte graduée est dans le même cas ?"
J'ajouterais même que si on peut trouver des exemples de licence globale, des exemples de ripostes graduées sont bien plus difficile à dénicher...
Que répondre à cela ?
Le gouvernement a pris une énorme longueur de retard sur internet et est en train de faire de même quant à la révolution du monde culturel. A lui de savoir s'il veut s'accrocher maintenant au wagon ou laisser faire et courir derrière le train pendant des années encore...
Je suis d'accord...
Je suis d'accord avec la majorite des arguments de M. Coppe. Apres avoir lu attentivement les commentaires souvent tres negatifs des internautes, je crois qu'on peut classer leurs auteurs en deux categories:
1) Ceux qui ont peur de ne bientot plus pouvoir telecharger tout ce qu'ils veulent. Alors ils se debattent comme de beaux diables pour essayer d'empecher cette loi de passer. Sauf qu'il ne suffit pas de se regrouper en association pour avoir soudainement raison. Le piratage est et restera un vol, qui a un cout financier pour l'industrie, ce qui est synonyme de pertes d'emploi.
et
2) Ceux qui en veulent a cette industrie d'oser faire des benefices sur le dos de la culture, sous pretexte que celle-ci est noble et devrait donc etre gratuite pour tous. La traditionnelle vision gauchiste qui dit que les benefices, le capital, c'est mal. Ils veulent donc la perte de cette industrie. Ce sont d'ailleurs les memes qui s'indignent des qu'une entreprise ferme car son carnet de commandes est vide. Jolie contradiction. Par ailleurs, il faut arreter de penser que les "artistes" sont tous de nobles createurs qui travaillent pour la beaute de l'art. Les chanteurs francais sont composes majoritairement de Johnny Halliday et autres Florent Pagny, qui se contentent d'interpreter des chansons livrees cle en main, puis de ramasser l'argent tout en essayant d'echapper au FISC. Parmi les chanteurs connus, les veritables createurs se comptent desormais sur le doigt de la main.
J'espere que cette loi reussira a sauver les benefices d'une industrie du spectacle francaise bien mal en point, et que par la meme occasion elle fera un peu changer cette mentalite toute francaise qui consiste a juger en toute mauvaise foi certaines lois injustes ou liberticides. Les lignes ont deja bouge sur la securite routiere, notamment grace aux fameux radars automatiques. Au depart tout le monde etait contre, mais en voyant la diminution drastique du nombre de morts sur les routes, il me semble qu'une majorite de francais admet desormais leur utilite. S'attaquer a cet autre fleau qu'est le piratage est un autre chantier auquel il est bien courageux de s'attaquer pour des hommes politiques qui ont plus de voix a perdre qu'a gagner en la matiere. Cela dit, en plus du vote de cette loi, j'aimerais qu'un effort de pedagogie soit fait pour essayer de prouver a cette majorite de francais en faveur du piratage qu'elle se trompe.
pas d'accord
1/ le téléchargement illégal ce n'est pas un vol au pire c'est de la contrefaçon !
question les pertes d'emplois pourquoi la presse devrait en faire les frais et pas la musique avec la dématérialisation ?
cout financier ? tu as des chiffres valables sur la conversion téléchargement illégal et non achat ? parce qu'on les voudrait bien aussi, des chiffres indépendants évidemment !
2/ on a jamais dit gratuite ! Relisez un peu quand même. Même la licence globale est pas gratuite on cherche un autre moyen de financement.
Jolie comparaison qui n'a aucun sens entre des emplois délocalisés (coût moindre à l'étranger) et des emplois supprimés car l'industrie est mal gérée ... (aucun effort sur la dématérialisation depuis 10 ans (sauf depuis 2ans) aucune anticipation ni adaptabilité ) donc elle a subit ce que toute entreprise à subit quand elle s'adapte pas !
3/ tu me fais rire ta comparaison avec les radars car elle est basée sur des amendes et là vous en voulez pas, soit disant c'est injuste, en quoi c'est injuste pour le téléchargement et pas en voiture ?
4/ la mauvaise fois, on la trouve aussi du côté de l'ump car s'émouvoir de s'être fait avoir comme des gamins si c'est pas de la mauvaise fois c'est quoi ...de l'incompétence ?
5/ comparer des morts sur des routes et des chansons téléchargés illégalement, excusez moi mais vous êtes vraiment sérieux ?
6/ tu veux prouver que l'on se trompe : sur quoi ? Le téléchargement illégal va tuer les artistes ? (question au XVIII ième siècle il n'y
avait pas d'artiste ? Si, donc ce n'est pas le fric qui les fabrique ce n'est pas le fric qui les lancent au tout départ !
après pour prouver qu'on se trompe faudra prouver qu'il y a moins de téléchargement illégale. Comment tu comptes faire puisse que les gens seront passer au direct download, freenet, tor, streaming ?
sans parler aussi, qu'il faudra que tu extrapoles en même temps les nouvelles offres légales qui vont apparaître telles que spotify, wormee, itunes etc.
donc bon courage, pour prouver que le téléchargement illégal à diminuer et que cela à fortement augmenter les chiffres des offres légales (du moins plus que si il n'y avait pas eu cette loi)
7/ sur le coté liberticide de cette loi relis les posts précédent : inversion de la charge de la preuve de culpabilité, pas de recours, pas d'informations précises sur le type de fichiers que l'on aurait téléchargés, la mise en place d'un logiciel payant et privée dont on sait rien, "hadopi" qui règle des cas en 30 seconde .... tout ça fait que la loi est faite avec les pieds, qu'elle ne sert à rien et n'est qu'un voile que l'on met en face des artistes pour leur dire on pense à vous ....
jemery
embrouillamini
Votre commentaire est un modèle d'embrouillamini : vous mélangez vos propres peurs !
Qui vous dit qu'ici, une quelconque personne télécharge et demande la mort d'une industrie ?
Personne ne l'a fait. Les commentaires illustrent l'incrédulité des Français face à une loi qui va complètement à l'encontre d'une révolution, celle de l'écoute de la musique, et pour certains de la vision d'un film. Je vous rappelle qu'une grande partie des Français vit dans des endroits désertés par le service public, les médecins, l'école mais qui vous permet de vivre dans un pays entretenu qui vous nourrit. Pour eux, l'accès à la culture grand public est tout simplement impossible.
En outre, de telles révolutions ont déjà eu lieu en d'autres temps, comme l'imprimerie, la télévision. A-t-on promulgué une loi pour sanctionner ou s'est-on posé la question de savoir quel était le moyen le plus rentable et le plus démocratique pour partager ces évolutions ?
Que vient faire la gauche ici? Nous savons tous que la gauche française n'a pas peur des riches, rassemble en son sein nombre d'artistes et d'intellectuels. La culture a-t-elle eu à en souffrir? Je ne crois pas lorsqu'on songe aux victoires de la musique, du théâtre, aux césars du cinéma, à la journée de la musique, etc...
Vous abordez le problème de la sécurité routière, bien hors sujet, mais enfin, penchons-nous sur ce point. En quoi la loi HADOPI va-t-elle empêcher la "mort musicale ou cinématographique" d'artistes (c'est le plus important) ou de l'industrie ? Si en France, le nombre de morts a chuté, c'est grâce à un ensemble de mesures qui ont incité les automobilistes à être plus vigilants : radars certes mais pas seulement. Routes en meilleur état, voitures plus modernes, meilleure formation des apprentis conducteurs.
Appliquez ce concept au partage d'une certaine culture, et vous verrez que personne ne sera plus en danger de "mort"!
Nous avons été en France, le pays des Lumières, hier, aujourd'hui, nous pouvons être les précurseurs dans le domaine de la culture grand public pour l'internet. Est-ce si impossible ? Si politiquement incorrect ?
oups
Que dire après cet article M Copé...
je reviendrais pas sur le début de l'article qui me fait comment dire , pleurer de rire.
je reviendrais pas sur les incohérences de vos propos que les autres commentaires ont très bien analysés et contredits !!!
je dirais simplement d'après un article de "Le point" vous avez rencontré le gouvernement et vous avez décidé de certains points dont celui de ne pas rouvrir les débats de fonds ?
(src: http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-04-18/loi-hadopi-la-double-... )
après cela en quoi voulez vous que les électeurs citoyens soit amenés à voter pour votre parti lors de futurs élections quand on sait, on voit, que toutes les lois sortent du gouvernement et que vous êtes juste bon à les enregistrer que se soit au sénat ou à l'assemblée ?
après je vous ferais remarquer mon commentaire (src : http://www.slate.fr/story/cop%C3%A9#comment-2849 )
que j'avais fait sur votre article sur l'hyperprésident et l'hyperparlement, en le relisant je souris ...
juste une remarque au premier vote à l'assemblée vous étiez 16 à voter, mais la jamais de scandale ah non cela est tout à fait normal de pas faire de vote solennel !
De plus, le sort que vous avez réservé à M Tardy lors du vote post CMP (le seul qui comprennent la technique apparemment) est inadmissible, le fait que M Lefebvre prenne la parole à sa place et ne se déplace même pas ensuite. Je trouve cela scandaleux, donc au final, vous avez joué vous avez perdu, se plaindre des règles quand elle ne font pas dans votre sens c'est comment dire puérile ? mais bon de certains députés apparemment c'est juste normal !
C'est bien cela le pire, c'est la dé-crédibilité de tous les parlementaires par vos rejets de fautes sur l'opposition, vos provocations, vos non réponses , vos mensonges
Je suis jeune et franchement j'ai voté à chaque fois depuis que j'ai 18 ans à toutes les élections mais en voyant cela, je crois que je vais faire des grasse matinées les dimanches matins d'élection.
Ce système me dégoute de la politique.
Vous dîtes : "Cette loi a un sens fort: elle vise à favoriser la création française, qui est un élément essentiel de notre identité, de notre rayonnement et de l'épanouissement de chacun. J'ai une vraie passion pour la musique et j'ai la chance de connaître personnellement plusieurs artistes que j'admire sincèrement. Je sais qu'ils sont nombreux à attendre le soutien des responsables politiques à la création. Celle-ci est un trésor que nous n'avons pas le droit de brader."
Question sûrement un peu bête, j'ai du louper des amendements, sur les 41h de pseudo débats que j'ai vu mais combien cette loi va rapporter aux artistes ? Il est où le soutien à la création dans la loi ?
Faire la chasse aux pirates ne fera pas grimper les chiffres de ventes physique, c'est de l'illusion mais bon, apparemment vous aimez faire des lois inutiles, inapplicables, infondés (aucune sources fiable des chiffres que vous lancez comme des vérités ).
Question assez bête, le coût pour les FAI évalué à presque 100 millions d'euros par l'association Français des FAI ! avec cette investissement combien d'artistes on peut soutenir ?
Non vous préférez les taxer sur la télé publique, on marche sur la tête !
Sinon moi aussi je suis contre la licence globale, et pour les offres légales fait par des entreprises tiers et dans ce cas là , ce sont les majors qui ont les cartes en mains ! Elles commencent d'ailleurs et on le voit dans leur résultats avec la hausse de +40% des revenus dématérialisés (Universal) et je suis d'accord l'innovation avec la licence globale serait stopper car plus aucun intérêt donc des entreprises ne pourraient se développer sur les offres à haute valeur ajoutés genre spotify.
Juste aussi, -50% en 5 ans, Ca ne serait pas aussi en partie, un effet mécanique avec la baisse des prix des CD depuis 5 ans (de 20 à 17 euros en moyenne) ;plus, CD vieillissant (fin d'achat des vieux artistes, on va pas acheter 100 fois les albums des années 70 80 qu'on avait en vinyle ); plus, passage de l'achat d'album (20euros) à l'achat de titres (1euros ) ça fait quand même aussi une baisse du CA; sans parler des coût de communications qui ont dû augmenter pour nous vendre du star ac en prime à 20h et nous saouler par les passage en boucle à la radio !
jemery
Alors monsieur Copé (ter)
Toujours absent du débat ?
Quel courage ! Ne pensez-vous pas que la réprobation quasi unanime de votre article mérite réponse de votre part ?
J'attends toujours d'autre part la réponse à mon défi. Mais là je pense que répondre précisément ça vous pose un vrai problème.
A bientôt donc, et de toutes façons rendez-vous aux élections européennes. A propos d'Europe, vu le résultat du vote sur le caractère fondamental de l'accès à Internet au parlement européen, on peut se demander combien il reste de députés ayant les mêmes idées (ringardes) que vous à Strasbourg...
pirates et prédateurs
Tel est le titre d'un article publié début 2005. J'attire votre attention Monsieur Copé sur le décalage entre l'univers où vous plantez vos arguments et raisonnements et l'univers que tentent de vous décrire plusieurs commentateurs et en particulier Plumes dont le commentaire a le plus de poids à mes yeux. En effet elle vous parle d'un monde où elle est déjà et qui sera le sien, en termes de révolution culturelle. Je vous dirais mutation de civilisation, changement de paradigmes. Cela veut dire que les référentiels et les modèles mentaux que vous utilisez y sont obsolètes, que les rationnalités sur lesquelles vous construisez votre jugement ne sont valables que dans un champ de référence en voie de disparition.
Il n'est pas du au hasard que ce thème avec la loi Hadopi soit le lieu de l'incompréhension radicale entre deux mondes, le monde qui part et le monde qui vient. Le débat est ici symptomatique de la difficulté de notre pays (ses élites?) de comprendre cette mutation par laquelle il est et sera assailli de toutes parts. Il serait temps de s'y pencher sérieusement, mais comment confier aux spécialistes de la conservation des modèles de pensée le soin d'imaginer leur mise en question? C'est pour cela que ce n'est pas chose facile. Du coup vous vous trouvez saisis par une scène où il n'est question que de pirates et de prédateurs alors que l'enjeu est tout autre. Evidemment vos opposants à l'assemblée ne peuvent revendiquer une vue plus avancée. Je crois qu'elle est encore plus archaïque (dans l'ensemble) ayant beaucoup plus à perdre de la mutation. D'où sa violence à l'égard d'un pays qui serait prêt à y aller comme Plumes et des millions de français.
Par ailleurs, s'il y a une exception culturelle française c'est son handicap historique relatif à la notion de culture. Déniant les cultures communautaires elle dénie sa propre singularité en la voulant tout simplement universelle. La France aurait besoin de comprendre que l'universel (humain) n'est pas le modèle unique et qu'il n'y pas d'autre voie pour y accéder que la singularité de chaque communauté culturelle en commençant par la sienne. Il n'y a pas d'autres champs que ceux de communautés culturelles où la culture puisse s'inscrire dans une économie communautaire. C'est de ce côté qu'il y a à chercher des solutions quant à la création culturelle et son économie. Changement de paradigme culturel et économique! Combien de crise encore pour comprendre?
Roger Nifle Humanisme Méthodologique et Prospective humaine
http://journal.coherences.com
Un député ça trompe énormément
Si si, vous trompez les français.
Je ne vais pas dire pourquoi, vous avez ci-dessus une multitude de post qui disent ce que je pense (et même plus).
Je reviendrais simplement sur un point:
M. Copé, internet ce n'est pas comme un tableau d'affichage ou un journal. Une fois que vous avez posté votre article vous êtes tenue de répondre aux commentaires y relatif. Cela s'appel le web 2.0, l'interaction entre le lecteur et l'auteur...
Pour conclure vous devriez vous inquiéter, votre loi ne sera jamais appliqué (peu probable car trop compliqué à mettre en place) mais l'UMP va le payer.
Bambou
Réponse à Ola sur HADOPI
Ola > Déjà , je vous respect, parce que vous êtes une espèce rare, sur le web, je n'en ai croisé qu'un seul autre comme vous avec une telle opinion. =)
VOus dites "1) Ceux qui ont peur de ne bientot plus pouvoir telecharger tout ce qu'ils veulent. Alors ils se debattent comme de beaux diables pour essayer d'empecher cette loi de passer. Sauf qu'il ne suffit pas de se regrouper en association pour avoir soudainement raison. Le piratage est et restera un vol, qui a un cout financier pour l'industrie, ce qui est synonyme de pertes d'emploi."
> Et bien sûr ! Il y en a pleins qui veulent encore télécharger. Il fut un temps où je téléchargais mais ce n'est plus le cas, j'écoute ma musique entièrement en streaming. Mais derrière tout ça, il y a des gens hônnete, qui ont réfléchis à cette loi, à la problématique du piratage et au niveau mondial, ce n'est pas seulement "5 gus dans un garage" si je reprend les mots de Mme Albanel. Il serait inutile pour moi de tous les énumérer.
"Ceux qui en veulent a cette industrie d'oser faire des benefices sur le dos de la culture, sous pretexte que celle-ci est noble et devrait donc etre gratuite pour tous."
> Personne n'a jamais dis que la cutlure devrait être gratuite ! Personne ne veut la mort des artistes voyons ! Ce que nous voulons mettre en lumière c'est le système archaïque du modèle économique de la culture actuellement. Vous avez sûrement mal lu les commentaires précédants car ils citent des cas où l'on paye pour la culture... et on paye même beaucoup : quelqu'un qui est fan, un passionné peut payer extrêmement cher pour avoir ce qu'il aime, ainsi donner l'occassion aux gens de devenir fan en leur faisant découvrir la musique accroit drastiquement la probabilité d'achat d'un support matériel (j'entend pas là : cd, dvd, salle de concert où est représenté l'oeuvre).
"La traditionnelle vision gauchiste qui dit que les benefices, le capital, c'est mal. Ils veulent donc la perte de cette industrie. Ce sont d'ailleurs les memes qui s'indignent des qu'une entreprise ferme car son carnet de commandes est vide."
> Mais que vient faire la gauche ici ??? Nous parlons bien d'Hadopi et je ne suis certainement pas de gauche ! En relisant mon deuxième commentaire vous auriez vu que j'emploi à plusieurs endroit le mot "capitalisme" et son champ lexical. Excusez-moi je ne radote pas, donc je vous laisse relire.
"Par ailleurs, il faut arreter de penser que les "artistes" sont tous de nobles createurs qui travaillent pour la beaute de l'art. Les chanteurs francais sont composes majoritairement de Johnny Halliday et autres Florent Pagny, qui se contentent d'interpreter des chansons livrees cle en main, puis de ramasser l'argent tout en essayant d'echapper au FISC. Parmi les chanteurs connus, les veritables createurs se comptent desormais sur le doigt de la main."
> Nous sommes parfaitement d'accord sur ce point ! J'en revient donc à nos business model de l'industrie musicale : les artistes veulent se faire largement diffuser par des matraquages publicitaires importants donc ils offrent une large, très large part de leurs chiffre d'affaire voir même de leurs droits, cependant ils sont dépendant de cette diffusion de leur oeuvre et d'une diffusion avec un support physique car rien n'existait jusqu'à maintenant pour remplacer ce support physique. Maintenant, nous avons Internet et ses coûts de duplications nulles. En passant de la cassette au cd nous nous approchions du coût de production nul mais nous somme désormais à un coût de production entièrement nul. Et comme je l'ai dis précédement, Internet peut remplacer à long terme le matraque publicitaire présent sur les mass médias ; car sur le web, ce qui compte c'est la parole de ses amis, c'est ce que son réseau de connaissances diffuse, c'est ce que pense les autres personnes qui ont les même goûts musicaux que moi qui m'intéresse et pas des pubs.
"Au depart tout le monde etait contre, mais en voyant la diminution drastique du nombre de morts sur les routes"
Nous ne parlons pas de morts avec le téléchargement. Le téléchargement ne tue pas les artistes dans le sens qu'elle leur ôte la vie mais peut les obliger à renoncer à leur passion et apauvrie donc la culture en général. Une chose est clair : on ne peut, pas, aller contre le téléchargement, c'est un phénomène massif qui touche toutes les classes sociales, tout le monde. Aller contre ça revidendrait au-dela d'Hadopi à filtrer tout le web entier, au niveau mondial pour réellement éradiquer le téléchargement, ce qui est une abberation économique et humaine.
La solution est de couper l'herbe sous le pied au téléchargement ! Rien que ça ! En devançant les réseaux de diffusions actuels illégales ou plus ou moins illégals (streaming, c'est encore un flou juridique), on peut en mettant à disposition de tous la musique, qui se donnerait la peine de télécharger encore puisque c'est déjà disponible rapidement ? Ainsi on se retrouve avec une disparition progressive du téléchargement si l'offre en streaming est de très haute qualité et très varié, on parle ici de répondre à la demande du marché, principe capitalistique.
Et les revenus dans tout ça me direz-vous ? Et bien, le développement : de festivaux, de concerts, de produits rares, en éditions limités ou deluxe, des goodies, etc, etc. En gros, créer de la rareté ! En effet, nous pouvons totalement libérer l'écoute de morceaux de musiques et ainsi faire exploser la culture musicale de chacun mais en contre partie, créer une économie de rareté qui marche très bien dans le capitalisme à travers des 'supports physiques' précédement énnoncés. C'est le principe du capitalisme la rareté.
J'en reviens de suite à cette fameuse nouvelle économie de la gratuité. On peut alors voir la musique en streaming, comme le "gratuit" autrement dit le produit d'appel qui permettrait d'inciter les gens à acheter des 'supports physiques' devenus rares donc désirables ! Donc en plus de couper l'herbe sous le pied du téléchargement, chacun à accès à la culture musicale et les revenus des artistes augmentent considérable, ainsi que leur notoriété. CQFD.
Reponse
Je ne vais pas repondre point par point, je vais juste relever 4 arguments avec lesquels je ne suis pas du tout d'accord.
1) Ce que nous voulons mettre en lumière c'est le système archaïque du modèle économique de la culture actuellement
Pour vous, cela justifie d'enfreindre la loi : "je n'aime pas le systeme actuel, qui force le consommateur a payer pour ce qu'il ecoute; je n'aime pas la publicite car je prefere le bouche a oreille. Ca devrait etre streaming gratuit pour tous et l'industrie ferait son beurre sur quelques marches de niche comme les festivals, les editions collector, etc". Du coup, vous vous reservez le droit de voler les oeuvres pour forcer l'industrie a s'adapter a votre facon de voir les choses. Aberrant. Si la solution que vous nous proposez, "l'economie de la gratuite", etait rentable, l'industrie l'aurait deja mise en place. Tout etant bon pour maximiser les benefices, elle ne se generait pas. Il faut donc croire que des etudes de marche ont prouve que ca ne fonctionne pas. Par ailleurs tout le monde ne veut pas la meme chose que vous. Je me fous du streaming, je veux pouvoir ecouter ma musique dans le metro sans dependre d'un quelconque reseau dont la couverture n'est jamais parfaite. Et puis prenons un raisonnement par l'absurde: si demain vous decretez que nous n'aimez pas le systeme de la grande distribution car il faut payer les articles en magasin, vous vous reservez aussi le droit de piller les supermarches jusqu'a ce que tout devienne gratuit ? Si je suis votre raisonnement, c'est ce que vous finirez par faire. Vous allez me dire que ca n'a rien a voir car pour les telechargements vous ne volez pas un objet physique. C'est la que nous ne sommes pas d'accord. Le vol de propriete intellectuelle est aussi delictueux que le vol d'objets physiques. Le manque a gagner est le meme pour le fabricant.
2)ainsi donner l'occassion aux gens de devenir fan en leur faisant découvrir la musique accroit drastiquement la probabilité d'achat d'un support matériel
Mais pour une personne comme vous qui finit par acheter apres avoir "essaye" une oeuvre, combien d'autres telechargent toujours plus sans jamais rien acheter ? On lit souvent cet argument un peu utopiste dont la validite reste a demontrer.
3)nous somme désormais à un coût de production entièrement nul
Erreur, car vous ne prenez en compte que le cout de production de l'objet physique, alors que ce qui coute le plus cher, c'est de creer son contenu. Du reste, acheter un album sur iTunes coute moins cher qu'acheter le CD equivalent, donc une baisse de prix legitime a deja eu lieu. Vous ne pouvez pas en demander encore plus.
4)Une chose est clair : on ne peut, pas, aller contre le téléchargement, c'est un phénomène massif qui touche toutes les classes sociales, tout le monde. Aller contre ça revidendrait au-dela d'Hadopi à filtrer tout le web entier, au niveau mondial pour réellement éradiquer le téléchargement, ce qui est une abberation économique et humaine.
M. coppe nous affirme le contraire avec son exemple des Etats-Unis ou le telechargement a ete diminue de 90% chez les personnes qui ont recu une lettre d'avertissement. Bien sur ce chiffre reste a verifier (on en voit souvent des hommes politiques qui ne sortent que les statistiques qui les arrangent), mais en admettant que ce soit vrai alors je suis pour faire la meme chose en France. Et puis de toute facon, si on commence a abandonner les lois qui sont difficilement applicables, on va ou ? Faut-il rendre le meurtre legal sous pretexte qu'on ne peut pas arreter tous les assassins ?
vade retro...
"Faut-il rendre le meurtre legal sous pretexte qu'on ne peut pas arreter tous les assassins ?"
Démon de Frédéric Lefebvre sort de ce corps !
=)
Mon cher Ola vous me semblez prompt à faire des raccourcis douteux et ranger les gens dans des catégories, permettez moi aussi de vous ranger dans une catégorie: celle des gens qui n'ont pas assisté au débat parlementaire (c'était possible en streaming et en live...) et/ou n'ont probablement pas lu le texte de loi pour commencer (ou ne l'on pas compris...)