France

«La violence signe l'échec de la politique»

Slate.fr, mis à jour le 17.04.2009 à 11 h 33

L'article de Marc Lazar, «Le risque de violence politique», qui évoquait la «rage» qui gagne les Français lorqu'ils constatent les fortes inégalités sociales qui demeurent, a suscité parmi vous des réactions souvent indignées.

Polémikoeur parle d'amalgame. Selon lui, dans cet article, l'opposition à la politique gouvernementale n'est vue que sous le prisme de la «possibilité de dérapage radical». «La violence (ici) n'est pas politique; s'il est de l'honneur de la politique d'être l'alternative à la violence, la violence signe l'échec de la politique», conclut-il. Jen Sairien parle de raccourci: «Dire que [les manifestants] trouvent leur origine dans l’action anarchiste est un raccourci dangereux et inexact». T.GRANCHER indique quant à lui que «Les revendications du public et du privé n'ont jamais été aussi proches: défendre son emploi, obtenir une aide sociale, exiger une augmentation de salaire etc...»

Contexte de crise

Plusieurs lecteurs ont cherché à expliciter le contexte dans lequel se placent ces manifestations, grèves et autres séquestrations. Jlamo75 accuse «la marchandisation excessive et les profits qui favorisent la compétitivité pour permettre de maintenir globalement une marge de bénéfice qui ne se répercute pas sur la situation de l'économie et permet malgré tout de desservir des parachutes dorés et autres stock options à l'intention d'une certaine oligarchie mondialisée qui défend ses intérêts et ceux du capital». «Cette conception du progrès s'alimente dans une fuite en avant perpétuelle et autorégulée sans qu'il n'y ait le sentiment ou le constat réel d'une amélioration du contexte social, au contraire les déséquilibres se creusent et les chiffres du chomage progressent», ajoute-t-il.

Renverser la nation

Roger Nifle ajoute à la crise financière la «mutation de civilisation sur le plan mondial caractéristisée par la montée en puissance des autonomies personnelles et communautaires». «Il y a une coalition en France pour tout casser plutôt que de perdre ce modèle de pouvoir et de confort. L'ennemi public numéro un pour eux c'est Nicolas Sarkozy le président de la République élu par la nation.»

Remettre de l'humain

Jen Sairien assure que la séquestration de patrons «si retenir (plutôt que séquestrer) un patron est de par la loi illégale, il a pour but d’ouvrir un dialogue antérieurement inexistant.» «La place de l’homme dans l’entreprise, de la valeur que cette dernière lui accorde (reconnaissance/valorisation) qui conduit à ces actions.» «Toute cette "effervescence" signifie qu’il faut remettre de "l’Humain" dans le processus travail, redonner de la fierté, de la considération, des salaires décents, valoriser les compétences, ne pas voir que la rentabilité, en oubliant que le travail n’est pas uniquement du aux robots».

AS

Photo Reuters

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