Hommes/femmes: des rapports opposés entre les Etats-Unis et la France
Harcèlement sexuel, sexisme, féminisme, drague... Aux États-Unis, «l'homme qui aime un peu trop les femmes», c'est celui qui ne les respecte pas.
- Women's shoe heels / boolve via Flickr CC License By -
Ah l'Amérique puritaine, le fameux pays où vous allez au tribunal si vous faites un compliment sur la jupe de votre collègue! La caricature a été répétée aux premiers instants de l'affaire DSK, un réflexe culturel qui est rapidement remonté a la surface.
«Dans l'Amérique puritaine, on tolère infiniment mieux les jeux d'argent que les plaisirs de la chair», écrivait le conseiller général PS Gilles Savary, tandis qu’un blog de Rue89 renchérissait:
«Espérons que, après cette affaire DSK, le puritanisme américain et leurs méthodes de traque sexuelle des élus ne viennent pas contaminer la France.»
Il ne s'agit pas de dire qu'une certaine culture française de glorification du grand séducteur soit responsable de l'agression sexuelle présumée du Sofitel. Mais il est intéressant de voir comment les réactions des deux côtés de l’Atlantique ont révélé des seuils de tolérance au sexisme assez différents.
Le harcèlement sexuel à l'américaine, une discrimination
A entendre certains commentaires sur le «puritanisme» américain, on a l'impression que les lois contre le harcèlement sexuel ont été inventées par des pasteurs rigoristes qui diabolisent le sexe.
Pourtant aux Etats-Unis, les principaux opposants au féminisme sont justement les conservateurs religieux qui se fondent sur la Bible pour soutenir l’inégalité «traditionnelle» entre les sexes.
Les lois contre le harcèlement sexuel au travail sont considérées comme des outils de lutte contre les discriminations, et elles ont été initialement introduites dans le fameux Civil Rights Act de 1964.
On distingue deux types de harcèlement sexuel aux Etats-Unis: lorsqu'un un supérieur vous pénalise si vous refusez ses avances sexuelles (et autres abus de pouvoir), ou lorsque des comportements à caractère sexuel de la part d'autres employés créent un environnement de travail hostile et dégradant.
Dans ces procès, les plaignants décrivent souvent un quotidien fait d'insultes et de coups de téléphone obscènes, d'envoi de photos pornographiques ou d'attouchements.
Pour qu'il y ait harcèlement, il faut que le plaignant ait fait savoir qu'il/elle voulait que ces actions s'arrêtent. Sinon, il ne s'agirait que de petits jeux consensuels entre collègues.
L'étroite définition du harcèlement sexuel à la française
Le code du travail et le code pénal français ont une définition plus étroite du harcèlement sexuel, expliqué comme «le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle».
Selon la juriste Catherine Le Magueresse, ancienne présidente de l'Association Européenne contre les Violences Faites aux Femmes (AVFT), il est plus difficile de mettre en cause la responsabilité de l'employeur en France, car «les conseillers prud'hommes sont peu formés à la recherche de la preuve dans ce domaine, et dubitatifs face à la réalité dénoncée par la salariée».
L'avocate Claudia Canini précise que de plus en plus, les juridictions prudhommales condamnent sur le fondement de l'obligation de santé de l'employeur, qui est responsable de la santé mentale ou physique de ses salariés.
Des condamnations plus faibles en France
Aux Etats-Unis, les employeurs qui auraient laissé passer des comportements de harcèlement et laissé s’installer un «environnement hostile» doivent parfois payer des dommages compensatoires très élevés.
Pour échapper à cette lourde dépense, les directeurs des ressources humaines encouragent les employés à rapidement faire part des comportements qui pourraient poser problème.
En France, ce mécanisme de dissuasion joue moins fortement, et les condamnations sont plus faibles. Par exemple au pénal, un chef d'entreprise qui avait exercé une pression quasi quotidienne pour avoir des relations sexuelles avec une employée, avec attouchements répétés, a été condamné à une peine de quatre mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende.
De même, les employeurs jugés responsables payent des montants moins élevés: un dizaine de millier d'euros en France pour un cas de harcèlement sexuel avec attouchements et violences; aux Etats-Unis, les compensations atteignent rapidement les centaines de milliers d'euros.
Depuis que la directive européenne a été transposée en mai 2008, coexiste une autre définition du harcèlement sexuel comme discrimination, plus proche de la loi américaine, mais cet article de la loi n’a donné lieu à aucune jurisprudence.
Face aux accusations de puritanisme, les juristes américains répliquent qu'avant tout, l'idée de ces lois «est que les femmes doivent obtenir du pouvoir au travail, non pas en jouant sur leur sexualité, mais grâce à leur capacité à bien faire leur travail», explique Katherine Franke, professeur de droit à l’université de Columbia.
La drague au bureau n'a d'ailleurs pas été éradiquée (et ce n'est pas le but). Selon un sondage publié sur CNN en 2004, 47% des personnes interviewées avaient déjà couché avec un collègue.
Deux définitions du sexisme et du féminisme
Au-delà du droit, un éventail plus large de comportements est considéré comme sexiste par l’opinion publique et les médias américains. La différence est notamment dûe à la plus grande influence des féministes dans le milieu universitaire et juridique. Pour de nombreuses Américaines, le fameux homme qui aime un peu trop les femmes, c’est plutôt un homme qui ne les respecte pas.
L'attitude française, elle, est en partie liée à une tradition intellectuelle qu’a examinée l’historienne de Princeton Joan Wallach Scott. Celle-ci soulignait récemment dans le New York Times que pour certains historiens et sociologues français, l’«alternative à l’égalité entre les sexes est l’acceptation d’un jeu des différences érotisé».
L’idée est que la femme acquiert du pouvoir en étant désirée par les hommes, et que grâce à cela elle parvient à rééquilibrer le rapport de force. Scott ajoute que pour ces intellectuels (elle cite Claude Habib, Mona Ozouf et Philippe Raynaud), le féminisme est vu comme «un apport étranger», en décalage avec les mœurs françaises.
Le modèle défendu est celui d’une «galanterie française», à distinguer du combat égalitaire des féministes américaines, accusées de forcer les femmes à nier leur féminité.
Pour ce courant, il s'agit d'opposer le «commerce heureux entre les sexes» (Mona Ozouf) à la judiciarisation excessive des rapports aux Etats-Unis. Ce discours de l’exception française a d’ailleurs été «construit en réaction contre la politisation des questions sexuelles aux Etats-Unis à partir de la fin des années 1980», souligne le sociologue Eric Fassin.
Les rapports homme/femme «à la française»
Dans plusieurs interviews tirées du nouveau livre de la journaliste du New York Times Elaine Sciolino, on entend des discours qui font écho à cette conception des rapports homme/femme «à la française».
Une chef d’entreprise interrogée dans La Séduction, How the French play the Game of Life, à paraître en juin explique ainsi que les femmes utilisent la séduction «comme une arme pour se défendre contre le machisme des hommes».
Beaucoup critiquent la vie de bureau dite à l'américaine, «le travail sans séduction, quel ennui!». Peu semblent s’inquiéter du fait que trop de flirt pourrait créer le risque de ne pas être prise au sérieux. Les Français ont tendance à glorifier le jeu de séduction, là où beaucoup d’Américains y verraient un risque de dynamiques d’objectification ou d'abus de pouvoir.
De même, de nombreuses femmes interviewées dans le livre n'étaient pas gênées par les remarques que les hommes se permettent de faire en public sur leur physique. A Paris, plus qu’à New York, les femmes sont sujettes à des sifflements et petites remarques, voire à des mains baladeuses.
Une journaliste anglaise écrivait récemment dans The Telegraph qu’elle s’était vite lassée des messieurs qui la complimentaient sur son anatomie. Certes, le titre de l’article tendait vers la caricature: «Paris, capitale des pervers?» mais la différence est bien réelle.
Une des pépites du livre de Sciolino est une interview avec Valéry Giscard d’Estaing à l’issue de laquelle l’ancien président touche brièvement les fesses de l’assistante de la journaliste. Deux fois.
Le discours de l'exception française
Plusieurs fois avant le scandale du Sofitel, le discours de l’exception française avait été utilisé par des journalistes françaises qui tentaient d’expliquer aux «Anglo-Saxons» pourquoi les problèmes de Dominique Strauss-Kahn avec les femmes n’influeraient pas sur l’élection présidentielle de 2012.
Dans un article de The Guardian, une journaliste citait, entre autres, les accusations de violence de Tristane Banon, mais insistait avec fierté que les femmes françaises ne s’arrêteraient pas à cette réputation de «queutard».
Certes, poursuivait l’article, Strauss-Kahn ne serait «pas le préféré des féministes», mais les autres femmes ne lui en tiendraient pas rigueur. L'idée sous-jacente est que les femmes françaises font preuve de plus de force et de maturité en tolérant certains comportements sexistes.
De même, suite à la liaison de Strauss-Kahn avec une collègue du FMI en 2008, une autre journaliste française expliquait (encore dans The Guardian) que «l'économiste hongroise était probablement mal préparée, car elle n'avait jamais travaillé en France, sinon elle aurait reconnu DSK comme un séducteur français typique».
L'affaire DSK pourrait faire bouger les normes
A l'époque, l’enquête n’avait pas donné raison à Piroska Nagy, qui évoquait un abus de pouvoir de la part de son supérieur. Encore une fois, ce qui sous-tend le raisonnement de l’article, c'est que la jeune économiste aurait dû pouvoir adroitement gérer ce grand séducteur…
On retrouve l’idée que les femmes doivent savoir naviguer ces pressions sans se reposer sur un règlement spécifique. Le problème est que ce genre de discours peut permettre de justifier que l'on ne prenne pas au sérieux les abus de pouvoir et le harcèlement.
Après les récents événements de New York, ce type de discours passera probablement moins bien.
Certes les Français savent mettre le plaisir et la séduction au centre de leur vie, mais prendre au sérieux le sexisme et les petites humiliations contre les femmes n’est pas toujours une forme de puritanisme triste, c’est plutôt une forme de modernité.
«L'affaire DSK, c'est à mon sens un apprentissage public par le scandale, soit une expérience pédagogique à l'échelle nationale», explique le sociologue Eric Fassin. «Cela fait bouger les normes, les évidences implicites ou explicites. On se rend compte que des propos ou des comportements "normaux" paraissent désormais "anormaux"».
Claire Levenson
Mis à jour le 02/06/2011 à 9h50














































Voilà article dont la lecture m'a plutôt réjoui, ce qui peut être mauvais signe : sans doute irritera-t-il les féministes intégristes qui trouveront que l'environnement de travail "à la française" y est présenté sous un jour un peu trop favorable, alors que leur combat acharné est justement de le détruire jusqu'à qu'il n'en reste plus qu'un petit tas de cailloux et quelques cendres fumantes...
J'aime les comparaisons, cela m'est parfois reproché, mais je vous en propose deux, en espérant qu'elles seront publiées...
Personnellement, le jeu du pouvoir, tel qu'il se joue sur le lieu de travail, et je dirais même partout ailleurs, en France, me fait penser à la corrida espagnole...
L'homme (le mâle) est un animal puissant, d'une grande force musculaire, mais on n'arrête pas de nous répéter que toutes ses actions sont guidées par un instinct extrêmement simple (et même simpliste) et totalement prévisible.
Ne dit on pas "qu'il pense avec sa queue" !
Et, vous l'avez deviné, la femme jouerait le rôle du toréador, beaucoup plus frêle, parée de son habit de lumière, mais qui dans l'immense majorité des cas, gagne le combat, par la supériorité de la ruse sur la force brutale...
Ce qui est amusant dans cette comparaison, c'est que les mouvements qui s'occupent de l'avenir de la corrida, ne s'intéressent absolument pas aux quelques rares toreros qui ont le malheur de se faire encorner, mais s'apitoient plutôt sur les souffrances de ces pauvres taureaux, qui n'ont aucune chance dans ce combat inégal!
Un autre système qui est totalement incompris en Occident, est le fonctionnement de la société en Arabie Saoudite.
Le principe de base est que ce pays a adopté une législation extrêmement sévère et répressive à l'encontre de toute sexualité "en dehors des liens sacrés du mariage".
Mais, contrairement à ce que beaucoup imaginent, le but de ces châtiments dissuasifs (fouet, lapidation) est d'être exemplaire, mais ces gens sont "humains" et ce qu'ils souhaitent, c'est que le nombre des condamnations nécessaires pour faire respecter l'ordre qu'ils ont choisi, soit aussi faible que possible.
Si, donc, toute la vie en société est organisée pour que les hommes et les femmes ne se retrouvent jamais dans un même bâtiment, que ce soit pour prier, travailler, ou se distraire, c'est pour éviter la tentation et limiter autant que possible le nombre d'accidents.
Lorsqu'il n'y a vraiment pas moyen d'éviter le mélange explosif que constitue la présence simultanée dans un même lieu d'hommes et de femmes, le niqab, le tchador ou la burqua ne sont donc que des tenues aussi légitimes et raisonnables que la combinaison du scaphandrier qui explore les océans, ou la tenue du technicien japonais tellement courageux qu'il en presque suicidaire et qui entre dans l'enfer de la centrale nucléaire dont le réacteur est en fusion...
Dans un autre commentaire, je proposais de créer des pays séparés pour les hommes et les femmes : diviser la France en deux par une "ligne de démarcation", comme en 1941.
Les féministes révolutionnaires qui squattent nos plateaux de télévision et autres médias veulent une société sans sexe...
Je pense que beaucoup de citoyens souhaitent avant tout une vie paisible, et même s'ils doivent renoncer à certains plaisirs, ils pourraient fort bien être séduits par des environnements sécurisés, où il ne soit plus nécessaire d'être accompagné d'un avocat pour prendre un ascenseur en compagnie d'une personne du sexe "opposé" !
Votre soucis de vouloir tout comprendre, faire rire (et pardonner) vous amène parfois de dire des bêtises - avec des comparaisons ahurissantes.
Aussi pour faire plaisir aux gens qui "souhaitent avant tout une vie paisible" vous proposez entre homme et femmes
" une 'ligne de démarcation', comme en 1941".
Or on m'a dit qu'à cette époque la vie était tout sauf 'paisible'...Votre imagination débordante pourrait aboutir certainement à des comparaisons plus drôles.
Le niqab et la burqua seraient portés pour protèger la femme contre des mains baladeuses. Mais puisque ces mains sont pour la plupart masculines, ne pensez-vous pas qu'il serait plus juste que ça soit les hommes et non pas les femmes qui les portent?
Cordialement
Cher Peter,
Au sujet de 1941, je vous conseille vivement la série télévisée "un Village Français" qui passe sur tv5 Monde, mais qu'on peut aussi trouver en streaming/téléchargement.
Cela raconte des histoires d'amour entre femmes françaises et soldats allemands, mais aussi ce que je considère comme une erreur monumentale et dramatique.
Un des personnages dit que c'est sur ordre de Staline, en tout cas, les militants communistes décident l'assassinat d'officiers allemands en uniforme par des français en civil.
Cette initiative constitue une rupture avec une règle fondamentale qui depuis des millénaires limitait grandement les "horreurs de la guerre".
Cette stupidité est la cause directe de tous les actes terroristes qui bouleversent le monde depuis lors...
En début 1941,l'expression allemande "Heureux comme Dieu en France" avait encore un certain sens, c'est après que tout a basculé...
Au sujet du niqab, d'après ce que j'ai pu constater, puisque là aussi, j'ai travaillé quelques années chez eux, il apporte une gêne aux jeunes femmes qui aimeraient séduire, mais dans sa version la plus courante où un léger voile de tulle cache entièrement le visage et donc les yeux, il est extrêmement confortable et amusant pour les femmes, puisqu'il leur permet d'examiner indéfiniment et incognito les hommes...
La grande frustration, c'est donc les hommes qui la ressentent, puisqu'ils ne peuvent rien voir et ils n'ont que deux possibilités : un certain nombre deviennent obsessionnellement religieux, mais à l'époque où j'y étais,
il circulait une quantité incroyable de cassettes pornographiques...
C'était aussi les début du téléphone portable, et à défaut de s'échanger des numéros, ils appelaient tout simplement des numéros au hasard...
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Le hasard a voulu que je travaille pendant de nombreuses années en passant régulièrement des deux côtés de l'Atlantique Nord et en côtoyant des gens des deux sexes travaillant eux aussi de la même manière des deux côtés de l'océan.
Mon constat est évidemment subjectif et n'a pas la valeur statistique d'une véritable étude scientifique, mais j'ai bien vu et bien senti que les hommes comme les femmes préféraient de loin les rapports entre collègues à leur poste des États-Unis qu'à leur poste de France.
Il existe en France un phénomène de caste pratiquement inexistant aux États-Unis. Ce phénomène régit autant les relations entre hommes, entre femmes qu'entre hommes et femmes.
D'une certaine façon, ou, si l'on préfère, sur le plan métaphorique, mais en exagérant à peine, dans le fond, il existe en France une idéologie de la féodalité, oui, c'est le terme, féodalité, qui est impensable du côté ouest de l'Atlantique.
Dans les entreprises françaises, les relations sont gouvernées par un système passéiste de suzerains et de vassaux, avec le droit de cuissage inhérent à la féodalité et à la monarchie. (Et d’ailleurs, en France, comme pour donner le ton à tous les Français, la démocratie est plutôt monarchique, dans l’esprit.)
Dans les entreprises américaines, cela est carrément impensable, et les relations entre les hommes et les femmes sont plus apparentées qu'en France à l'amour courtois que les patrons et petits chefs français semblent avoir oublié complètement.
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NON ! sans prédateur OUI.
Siddartha n'a rien compris : c'est la personalité pathologique , le pervers qu'il faut empêcher de nuire .
L'homme qui profite de sa position pour dominer et imposer .
La question est :comment luter contre les prédateurs ?
Siddartha a visiblement pété un boulon et n'a absolument rien compris de ce qu'est une société démocratique, libre et égalitaire pour tous et toutes.
Il est inadmissible qu'une personne utilise une position dominante pour obtenir (donc par la force) des faveurs sexuelles d'une autre personne et cela dans aucun pays dans le monde, c'est purement et simplement un viol.
Son amalgame des dynamiques sexuelles humaine qu'il compare aux corridas (ces boucheries à ciel ouvert qui devraient être interdites) est purement délirant.
Enfin il vient glorifier un mode de vie et des coutumes complètement archaïques qui prônent que l'être humain (qui n'est à la base qu'un animal dont l'instinct primaire est seulement de se reproduire) devrait être éloigné de cette "tentation" en le cloisonnant par une "ligne de démarcation" qui séparerait les sexes, parce que tu comprends, c'est pas naturel que les hommes et les femmes soient ensemble, ils pourraient se rencontrer naturellement, ils pourraient rire, s'amuser, et surtout ils pourraient s'aimer, donc évidemment tout ça n'est pas normal, alors il faut l'interdire en diabolisant la sexualité.
Il n'a pas compris que c'est justement cette interdiction appliqué actuellement dans les pays islamiques (et notamment en Arabie Saoudite) qui fabrique le plus de pervers. Pourquoi tu crois que les musulmans masculins croient que quand ils iront au paradis ils auront plusieurs dizaines de femmes vierges à leur pieds, si ce n'est justement pour s'affranchir des interdits dont ils ont été victimes de leurs vivant!
Au lieu de vouloir à tout prix séparer les sexes pour les empêcher de faire ce pourquoi ils sont fait à la base, on ferait beaucoup mieux de former les hommes et les femmes à se respecter, à savoir se rencontrer, se séduire et s'aimer, de les instruire pour qu'ils se protègent, de leur inculquer le respect, la maturité et la responsabilité pour qu'ils vivent ensemble d'égal à égal comme ce devrait être le cas dans une société démocratique.
Mon commentaire ci-dessus faisait suite à un autre "brûlot" que j'avais écrit pour l'article "Ceci n'est pas une pipe". Ils contiennent une bonne dose d'humour et de provocation, et je ne peux donc que me réjouir que d'autres lecteurs de Slate aient pris à leur tour le temps d'écrire leurs propres commentaires.
Cet article nous dit que les affaires de harcèlement sexuel entrainent des condamnations à des amendes beaucoup plus lourdes aux USA qu'en France, et si je comprends bien, il nous explique même que dans notre pays, certaines lois récentes ne sont tout simplement pas appliquées : il n'y a pas de jurisprudence.
J'ai aussi la notion qu'il existe outre-atlantique un système où les avocats viennent eux-mêmes démarcher à la sortie des entreprises les employés, à la recherche d'affaires juteuses, ne réclamant des honoraires qu'en cas de succès, et sous la forme d'un pourcentage de la somme éventuellement perçue par le plaignant.
Nous n'avons pas d'évaluation précise (un commentateur nous parle seulement des relations suzerain/vassal) pour savoir si cette politique hyper-répressive obtient de bons résultats.
Un de mes vilains défauts est d'adorer les comparaisons, aussi je dirai que les radars semblent avoir au moins temporairement fait diminuer le nombre de morts sur nos routes, mais en même temps irrité pas mal de nos concitoyens... (Quant à la lutte contre le cannabis, notre jeunesse est une des plus fortes consommatrices en Europe !)
On peut donc imaginer que, comme pour les excès de vitesse chez nous, dans les bureaux américains ce sont les petites imprudences qui sont impitoyablement pourchassées et un climat de suspicion permanente y empoisonne l'atmosphère, tandis que les grands criminels pervers ne se laissent pas aussi facilement impressionner!
En tout cas, il me semble que si j'étais maire ou patron d'une entreprise, après quelques procès de ce genre, je chercherais une solution efficace pour éviter que cela se reproduise.
La mixité homme/femme dans le milieu du travail est un développement assez récent, une modification d'habitudes millénaires et il ne me semble pas possible que cette nouveauté persiste encore très longtemps si elle cause autant de perturbations et d'inconvénients.
Il faudra savoir reconnaître l'échec et l'impasse, et en revenir à la bonne vieille clôture : l'apartheid !
Ce qui me terrifie, ce sont ces "pétroleuses", ces "féministes de choc" que l'on voit défiler actuellement sur nos plateaux télés : avec des exceptions comme Marcela Iacub, on sent distinctement chez ces dames une féroce "haine des hommes" s'exhaler par tous leurs pores.
Et il est clair qu'à leurs yeux, 100% de toutes les relations sexuelles, mêmes les plus "normales", entre un homme et une femme peuvent, avec la collaboration des raisonnements d'un bon avocat, faire l'objet d'une plainte et d'une lourde condamnation pour viol.
Leur but final est d'"éradiquer" toute sexualité hétérosexuelle, et on les voit intervenir sur toutes sortes de sujets... (prostitution)
Pour elles, la tactique consiste à élargir et à rendre aussi floues et imprécises que possible les définitions du viol et du harcèlement sexuel : elles s'en donnent à cœur joie !
Il me semble qu'heureusement, les magistrats français ne sont pas prêts à les suivre dans cette voie.
Un travers constant de nos "féministes" est de nous présenter l'ensemble des femmes comme étant, en toutes circonstances, de pures et innocentes victimes, naïves et bien sûr, disant toujours la vérité !
Il y a quelques années, sous l'influence d'une célèbre femme politique, certains juges d'instruction ont voulu baser leurs enquêtes sur le principe que les "enfants sont incapables d'affabulation".
Avec les conséquences désastreuses de ce "scandale d'Outreau", je ne suis pas sûr que la lutte contre la pédophilie ait réellement progressé en France....
C'est un grand sujet de frustration pour les commentateurs sur différents sites, mais je pense que là aussi nos juges seront inflexibles : il faut savoir laisser un crime ou un délit (temporairement ?) impuni plutôt que de risquer une erreur judiciaire !
De ce point de vue, on peut, éventuellement, parler d'influence anglo-saxonne, mais, c'est un fait, la justice française se "modernise" : on se base désormais sur les tests ADN réalisés par des "Experts" et les avocats viennent pendant la garde à vue pour éviter que des aveux ne soient arrachés par des méthodes musclées. On veut des preuves, et l'"intime conviction" a de moins en moins cours.
Tous ces beaux principes peuvent cependant se révéler compliqués à mettre en œuvre dans le tête à tête de deux personnes, dans le petit espace clos d'un bureau ou d'une chambre d'hôtel...
Il y a certes l'astuce de la "porte laissée ouverte", mais justement s'il est prévu de pouvoir la fermer c'est parce qu'il y a souvent besoin de discrétion et de confidentialité dans les affaires qui se règlent dans un bureau, et de repos et de pudeur dans une chambre d'hôtel.
Il paraît impossible d'admettre qu'un ou plusieurs employés puissent suivre tout ce qui s'y passe sur des écrans de surveillance vidéo.
Mais on peut imaginer que désormais tout client d'hôtel aux USA ou ailleurs y placera sa propre caméra vidéo avec enregistrement de longue durée pendant toute la durée de son séjour !
Il y a quelques jours, un banquier égyptien n'a dû, lui, payer que 25.000 dollars de caution, après qu'une femme de chambre de l'hôtel Pierre l'ait accusé, au bout de 24 heures, de lui avoir caressé la poitrine...
Autrefois, (de mon temps ?), il y avait une vieille tradition française qui permettait à toute femme, quelque que soit son niveau dans l'échelle sociale, de coller une belle gifle "avec la marque rouge de ses cinq doigts" sur le visage du plus grand patron, en le traitant de "goujat" , pour toute parole qu'elle estimait déplacée ou main baladeuse !
Et là, il y avait une jurisprudence assez intangible, qui faisait qu'aucun homme n'osait contester son geste !
Cela me paraît infiniment plus simple, juste, humain et efficace que la "méthode américaine" !
Deux derniers points : personnellement, je pense que c'est mépriser les femmes que de les représenter comme des agneaux, ou des oies blanches, et c'est pour cela que j'ai voulu les représenter comme des "toréadors", face à certains hommes, qui eux, sont vraiment "bêtes comme des taureaux" !
Dans la Nature, la définition de la sexualité c'est une différence entre les genres, et le seul moyen de rétablir une véritable égalité, c'est la castration ! (ceci était la petite note d'humour finale !)
Voilà, je pourrais encore en dire beaucoup plus, mais mon but n'est pas d'avoir le dernier mot : simplement de proposer une petite voix discordante face au grand "raz-de marée" qui nous submerge....
(corrigé)
Vous semblez dire que quand une victime se défend il devient l'agresseur. Aussi la Résistance française aurait eu tort, selon vous, de s'attaquer à ses envahisseurs.
C'est comme si c'est le taureau, pour reprendre un autre de vos comparaisons curieuses, qui agresse le matador et mérite son sort!
Quant aux femmes musulmanes je respect le choix de celles qui veulent bien porter le voile. Mais celles qui ne veulent pas?
Des agresseurs sans doute!
Cher Peter,
Je vous répondrai sur l'Art de la Guerre.
Pendant des siècles, les combats se déroulaient "à la loyale", entre soldats en uniforme : sans ces costumes chatoyants qui identifiaient clairement l'adversaire, on était un "espion" et fusillé séance tenante!
Il y avait parfois des sièges et des pillages de villes, mais au 18-19ème siècle une "bataille" était limitée à quelques heures, en pleine campagne, et des touristes venaient même assister au spectacle.
Ce fut le cas de Henri Dunant à Solferino et les premières Conventions de Genève de la Croix-Rouge ne se préoccupent pas des civils, tenant leur neutralité pour un fait acquis et respecté.
Quand les cosaques russes occupaient Paris après une défaite de Napoléon, leur contribution était l'apport du mot "bistro" dans la langue française... Même en 1914-18, les allemands ont occupé des portions de territoire en France et en Belgique de façon bien plus pacifique (un fait isolé comme le massacre de Dinant le 23 Août 1914 fut considéré comme un immense scandale...)
Il est habituel de dire que si l'on est pas compris, c'est qu'on explique mal, ou de façon incomplète.
J'ai essayé d'exposer la logique interne de la société saoudienne : notre modèle occidental présente lui aussi de nombreuses imperfections et me semble même à la dérive !
Cependant, une description détaillée ne correspondrait pas au sujet initial de cet article...
Juste un dernier argument : une civilisation ne se perpétue que si une majorité des mères en sont globalement satisfaites et éduquent leurs enfants dans ce sens...les adolescents décident ensuite de se révolter, ou non !
Ah le bon vieux temps quand la guerre était "un art", quand on mourait en toute beauté!
Aujourd'hui on n'a rien compris. On ne voit plus le côté aesthétique des tueries, préférant les tableaux de carcasses ensanglantés d'un Francis Bacon. Quant à ce Guernica de Picasso, quel mauvais goût!
Que faire quand il y a des femmes qui refusent de se faire violer - ou voiler - et des jeunes qui préférent leurs taureaux sous forme de McDo's? C'est le désespoir
Mais continuer de creuser mon ami. Quand on est dans un trou il ne reste plus que ça à faire après tout.
Siddartha vous vous égarez. Ce ne sont plus des comparaisons que vous faites mais des sophismes. La question est la suivante : vous en rendez vous compte?
1 - oui, la problématique sera alors de savoir pourquoi vous vous entêtez dans cette voie? Si vous avez quelque chose à démontrer et que vous utilisez un sophisme pour provoquer, pourquoi pas. Mais répéter à l'infini la même idée fallacieuse en usant de divers sophismes ne mène nul part.
2 - non, dans ce cas vous êtes un idiot.
Vous dites que les radars induisent moins de mort et plus de frustration.
Vous en déduisez que les "petites" agressions sexuels vont êtres plus sanctionnées que les "vrais" violeurs. J'ai déjà, du mal à vous suivre.
Donc les radars qui ont été installés par cupidité et qui ne font que sanctionner les petits délits permettent tout de même de réduire le nombre de mort mais épargne le grand délinquant. Tout cela restant à prouver.
Donc la multiplication de plaintes (dû à la cupidité ou à la sale manie qu'on les femmes de voir un violeur potentiel en chaque homme) pour "petit" délit sexuel ne réduit pas le nombre de petit délit puisque ces petits délits n'existent pas. Ou s'ils existent une paire de gifle serait suffisante. Ce qui implique qu'on se focalise sur les "petits" délits qui n'existent pas au lieu des "vrais" viols. Par contre on ne sait si ça fait moins de morts?
Donc les radars nous distraient des vrais délinquants, les femmes étant des radars c'est bien connu) elles nous distraient des vrais délinquants...heureusement qu'on est là nous les hommes...
Je vous laisse la responsabilité de vos écrits.
Siddartha, quand on dit tout, son contraire, qu'on en oublie la moitié en route et surtout n'importe quoi on a forcement raison. Mais qui essayez vous de convaincre? Si vous persistez dans cette voie je vais arrêter de vous lire. Je n'aime pas qu'on me fasse perdre mon temps.