L'«affaire» DSK, nos articles
- REUTERS/Allison Joyce -
Dominique Strauss-Kahn a été arrêté samedi 14 mai à l'aéroport new-yorkais JFK alors qu'il était dans un avion en partance pour Paris et placé en garde à vue, puis inculpé «d'agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol».
Retrouvez ici l'ensemble de nos articles sur l'affaire.
Les explications
L'affaire DSK en questions par
Slate.fr
Rikers Island est-elle la pire prison des États-Unis? Quel est le statut de
Dominique Strauss-Kahn au FMI? Lire l’article
«Présumé
innocent», «inculpé de crime sexuel», «accusatrice», plaignante... par Daphnée Denis
Les mots pour parler de l'affaire DSK
sans diffamer et en respectant la présomption d'innocence. Lire
l’article
Comment
travaillent les femmes de chambre dans les hôtels de luxe? par Grégoire Fleurot
Sont-elles en brigade? Sont-elles prévenues des personnalités logées à
l'hôtel? Lire
l’article
«La perp
walk», une danse pour les canards, par
Christopher Beam
Sur quels critères la police américaine décide-t-elle de faire parader un
suspect pour le bonheur des médias? Lire l’article
Que lui réserve la justice new-yorkaise? Par Fanny
Arlandis et Cécile Dehesdin
Entre arraignment, indictment, pre-trial et
procès, les ennuis judiciaires de DSK pourraient durer plus d'un an. Lire l’article
Ce que risque le patron du FMI, par Eric
Leser
En plaidant non coupable, Dominique Strauss-Kahn
va devoir passer devant un juge qui peut lui demander une caution. Sur le fond
de l'affaire, si le patron du FMI est jugé coupable des faits dont une femme
l'accuse, il risque jusqu'à 25 ans de prison. Lire l’article
Les analyses
L'explosion en vol, par Jean-Marie Colombani
Le patron du FMI reste présumé innocent mais l'accusation d'agression sexuelle sonne probablement le glas de sa candidature à la présidentielle de 2012. Rageant... Lire l'article
Les quatre échelles du temps, par Jacques Attali
L'affaire DSK est là pour nous rappeler que des
règles du jeu contradictoires s’entrechoquent, des calendriers distincts
se chevauchent, des rythmes différents s’interpénètrent. Lire l'article
Quels effets sur le FMI, par Eric Le Boucher
Après les accusations portées contre DSK par une femme de chambre à New
York, les plans actuels ne seront pas modifiés. Mais en cas de départ de
l'actuel directeur général, le Fonds pourrait revenir à des politiques
moins keynésiennes. Lire l'article
Présomption d'innocence ou victime disqualifiée? par Cécile Dehesdin et Johan Hufnagel
Attention à la théorie du complot: ce que dit la femme de chambre mérite d'être pris en compte. Lire l'article
L’impensable complot sarkozyste par Anne
Appelbaum
Il n’y a pas que DSK qui en prenne pour son grade de l’autre côté de
l’Atlantique. Le Président français n’est pas épargné. Le point de vue d'une
journaliste américaine. Lire l’article
Ma réponse
aux défenseurs trop zélés de DSK par Titiou
Lecoq
Dominique Strauss-Kahn est présumé
innocent. Ses amis sont émus, ça peut se comprendre. Mais ce n'est pas pour
cela qu'ils peuvent raconter n'importe quoi. Lire l’article
L'affaire
DSK et les stéréotypes débiles sur les morales américaine et européenne par Christopher Hitchens
Eh ho, les Français, vous vous êtes bien
regardés?Lire
l’article
Affaire
DSK: les théories du complot lui vont si bien par Stéphanie Plasse et Laura Guien
Peur, victimisation, pouvoir, Etats-Unis,
judéité... les conspirationnistes sont servis avec l'histoire actuelle. Lire
l’article
Les conséquences politiques
Les cartes rebattues au PS, par Bastien
Bonnefous
Quels effets sur les primaires socialistes? DSK
hors-jeu, que va faire Martine Aubry? François Hollande, lui, semble le moins
éclaboussé par «l'affaire». Lire l’article
L'affaire
DSK fait-elle les affaires de Nicolas Sarkozy? Par Dominique Albertini
Nicolas Sarkozy doit-il se réjouir de la chute
de DSK? Pas sûr... Lire l’article
Les détails de l'affaire
Qui est vraiment Nafissatou Diallo? par Sabine
Cessou
La famille de celle qui accuse Dominique Strauss-Khan de tentative de viol
s'est confiée à SlateAfrique. Elle décrit une jolie jeune femme de nationalité
guinéenne sans histoire, sérieuse et qui n'a pu être manipulée. Lire l’article
Le mystère de la suite 2806, par
Jean-Marie Pottier
Que s'est-il passé pour Dominique Strauss-Kahn à New York, samedi 14 mai,
entre midi et 16h45? Etat des lieux des éléments disponibles du côté des
autorités, de la défense et de la presse. Lire l’article
Qui est Dominique Strauss-Kahn
DSK,
une carrière politique mouvementée, Wikipol
De
son passage remarqué à Bercy à son départ au FMI, retour sur le parcours et le
réseau du dirigeant socialiste, interpellé le 14 mai à New York dans une
affaire d'agression sexuelle. Lire sa fiche Wikipol
Du virtuel au réel: une tête d'affiche méconnue, par Gilles Bridier
Référence en économie et comme politique au sein de la
social-démocratie, DSK est avant tout un homme de réseau qui ne fut
ministre que quatre années en tout. Lire l'article
Dominique Strauss-Kahn et la justice, une vieille histoire, par Bastien Bonnefous
Mnef, la cassette Méry, Elf... l'actuel patron du FMI a déjà été visé
dans des affaires judiciaires. Cela s'est toujours bien terminé pour
lui. Lire l'article
Les précédents
Quand les scandales sexuels s'invitent en politique, par Jean-Marie Pottier
Des reproches sur leur vie conjugale aux
incriminations pénales, des accusations de mensonge aux affaires montées de
toute pièce, de nombreux hommes politiques de premier plan ont été touchés par
des scandales sexuels. Lire l’article
Sexe,
mensonges et téléscripteurs par
Christopher Beam
Vous pensez que les Français tolèrent les
infidélités de leurs politiques? Jetez un œil aux États-Unis. Lire
l’article
Médias
DSK, un justiciable comme un autre par
Christophe Carron
Le traitement réservé au patron du FMI par la presse et la justice
new-yorkaise peut surprendre, voire choquer. Cela ne devrait pas. Lire l’article
Les papiers à la con que l'on aurait pu écrire, par David Carzon
Quand une telle actualité surgit, les rédactions
se remuent les méninges: comment traiter le sujet sous tous les angles possibles?
Lire l’article
Ailleurs sur le web
Ce qu'il s'est passé dans la chambre d'hôtel de DSK, revue de web
Les injures de Debré, la colère de Quatremer, revue de web
Les couvertures de la presse américaine, portfolio
Dominique Strauss-Kahn reconnu par la femme de chambre, revue de web
Mis à jour le 23/05/2011 à 10h14















































Cette histoire m'a vraiment bouleversé. Je trouve extrêmement choquant de montrer DSK menottes aux poignets. Avec tout le respect que je dois à cette jeune femme, il n'en demeure pas moins que c'est une affaire qui n'est pas d'une rare brutalité. C'est bouleversant de montrer un homme fragilisé et lynché par les médias! Pourquoi en rajouter?On cite en exemple la vertu justice américaine mais je dis au risque de me faire passer pour un incohérent, qu'après tout il n'a tué personne, par contre je connais un américain qui est responsable de mensonges d'état enormissime, responsable d'un vrai massacre d'un peuple entier plus d'1 million de morts et qui vit sereinement dans son ranch!
DSK va tenir bon car il n'est pas un monstre! Je ne suis pas toujours d'accord avec ses déclarations de politique étrangère mais cela reste de la politique, Nous français devons le soutenir dans ces moments difficiles.Je suis choqué par l'UMP qui s'est affiché comme un vrai parti charognard!Le mot est faible
Dans un monde où la corruption envahie tous les domaines bien que l'incorruptibilité soit déjà en marche et que l'on tente de la faire taire, il est important que la vraie victime soit soutenue. Le monde a besoin d'êtres nobles incorruptibles. Les pouvoirs créent des ennemis au peuple quelque soit la parcelle sur laquelle il se trouve. Il est temps que cela cesse. Le peuple doit reprendre en main ses dirigeants et les encourager à être des exemples tout comme on le voit sur le site de l'Emblème international de la Paix www.katlipeace.net
En passant demandez à Avaaz ce que fait l'Amérique du soldat Manning qui a eu le courage de dire non à la méchanceté et à la corruption car tout comme l'affaire DSK c'est une affaire plus que sale...
1/ Le cadre politique international et national:
L'arrestation de Dominique Strauss-Khan (DSK), Président Général du Fond Monétaire International (FMI), et pressenti comme le champion du Parti Socialiste (PS) à l'élection présidentielle française de 2012, à retenti dans le monde, mais surtout en France, comme « un coup de tonnerre ». Les conséquences de ces événements auront un impact capital et ceci à plusieurs niveaux:
au niveau international: DSK œuvrait ouvertement au sauvetage économique de l'Europe à la suite de la crise financière des sub-primes: il était un Européen au service des européens. Mais il avait également acquis un statut international en se faisant le défenseurs des pays pauvres: C'était un prêteur généreux, surement trop généreux pour certains...
au niveau national: Il était donné , par les sondages, grand gagnant des élections présidentielles de 2012, devant Marine Le Pen (FN) et surtout devant Nicolas Sarkozy (UMP). Il était le rassembleur de la gauche, du centre et de la droite modérée.
DSK possédait la science économique et politique à un niveau global. Son statut « World class » suffisait amplement à faire pâlir ses adversaires politiques, en particulier Nicolas Sarkozy, qui a largement échoue lors de son mandat à résoudre, où même à attaquer à la racine, les problèmes économiques de la France. La politique économique du FN , telle qu'annoncée dans leur programme pré-campagne, est d'un archaïsme tel qu'aucun économiste sérieux n'oserait l'embrasser.
Son arrestation profiterai donc à:
1/ L'affaiblissement de L'Europe, par un retour en arrière des politiques des sauvetage économique à moyen-long terme, ce qui pourrait avoir un impact sur la stabilité même de toute la zone euro.
2/ L'allégeance sans conditions de la France à la politique internationale des USA par l'élection du candidat UMP Nicolas Sarkozy, un atlantiste avoué actuellement en campagne militaire en Libye. Ceci serait un retour à l'ordre pré 11 septembre 2001, en particulier après le refus du gouvernement Chirac d'entrer en guerre contre L'Irak. Signalons que l'Allemagne partageait cet position et à plus récemment également refuser à s'engager militairement en Libye.
2/ Le déroulement des faits selon la police:
DSK est arrêté à 16h40 à bord de son avion en partance pour l'Europe où il avait rendez-vous pour
discuter de l'aide à la Grèce. La version policière accuse DSK d'une tentative de viol avec violence
sur une employée de l'hôtel Sofitel où il séjournait lors de son passage à New York. La victime, une femme de chambre d'origine guinéenne travaillant dans l'hôtel depuis 3 ans environ, serait entrée dans sa suite luxueuse, voyant la porte entre-ouverte alors qu'un serveur débarrassait le plateau du petit déjeuner. La pensant inoccupée, ce dernier l'autorise alors à entrer pour qu'elle puisse faire son travail. C'est alors que surgit un homme nu de la douche qu'il l'aurait agressée violemment. Dans un premier communiqué, la police situe alors cet événement à 13h, heure de New York. DSK aurait fuit les lieux précipitamment en laissant derrière lui des effets personnel, dont son téléphone portable. On insiste sur sa « fuite » et la « précipitation » de son départ, sans passer par la réception, comme des éléments supplémentaires à charge: le portable et les affaires personnelles laissées derrière lui plus l'arrestation quelques minutes avant le décollage sont avancées pour corroborer cela. Nous ne savons toujours pas si ces informations d'affaires laissées par DSK derrière lui sont factuelles, mais une chose a été confirmée depuis: c'est DSK qui appelle l'hôtel pour signaler l'oubli de son portable, appel alors utilisé par les autorités présentes pour le localiser à l'aéroport JFK et ainsi procéder à son arrestation.
3/ Premières contradictions dans la version de l'accusation:
L'heure supposée des faits étant dans un premier temps située autour de 13h, la défense annonce l'impossibilité pour DSK d'être coupable puisque, preuves matérielles à l'appui, DSK quitte la chambre et procède à son « check-out » entre 12h28 et 12h38 en signalant bel et bien son départ de l'hôtel (source ACCOR, la compagnie gérant le Sofitel). Fait troublant, l'accusation prends alors la liberté de modifier l'heure présumée de l'agression en la situant désormais autour de 12h. L'hypothèse de la fuite quand à elle semble hautement improbable au regard des faits suivants:
Le billet d'avion de DSK était réservé à l'avance, contrairement à ce qu'affirma l'accusation qui mentionnait un vol de dernière minute.
Pourquoi un DSK en fuite aurait-il appelé l'hôtel, lieu du crime, pour récuperer son portable
avant son départ?
4/ Zones d'ombres: La période de latence entre l'agression et les premières confidences de la victime à ses collègues
Le point clé de l'enquête se situe vraisemblablement autour du moment de l'agression et du laps de temps qui la suit, mais aussi autour du protocole exact qui autorise le personnel a entrer dans les suites de l'hôtel. Certaines informations ayant circulées récemment on fait état d'une caméra de surveillance qui aurait vu la victime sortir de la suite en état de choc. Ceci n'est tout simplement pas possible car il n'y avait pas de camera à l'étage où ce sont déroulés les faits. Selon certaines sources, la victime auraient été retrouvée en état de choc, cachée prés d'un placard, en train de se faire vomir, autour de 12h30. Elle n'aurait pas donner l'alerte immédiatement car craignant de perdre son emploi, vraisemblablement pour non respect des règles de l'hôtel. D'autres sources font état d'une alerte IMMEDIATE après l'agression, toujours autour de 12h30. Cette dernière version mets à mal l'accusation qui devrait alors expliquer comment DSK, simple mortel, a pu agresser nu, se rhabiller, préparer ses affaires et quitter l'hôtel pour se retrouver à la réception à 12h28. En supposant une agression qui dure disons 5 minutes implique que DSK possèderai le pouvoir de se téléporter nu lui et ses affaires et de s'habiller dans l'acte! La clé de l'enquête est donc de connaître avec exactitudes l'heure des premières confessions de la victime, la durée de l'agression et le laps de temps s'étant écoulés entre ces deux évènements.
5/ Différents Scénarios
a/ La culpabilité:
Si DSK est coupable de tentative de viol avec violence, c'est qu'il est atteint d'un trouble mental certain. L'étude des pathologies mentales et des déviances du comportement sexuel relève de la psychologie et de la médecine psychiatrique et celle-ci devraient alors expliquer comment un homme de son rang, sans aucun antécédents violent sauf preuve incontestable de son contraire, et à qui le monde est promis sur un plateau d'argent et qui à parfaitement conscience qu'il n'a pas le droit au moindre dérapage pour atteindre ses ambitions politiques, auraient pu commettre ce délit à cette étape clé de sa carrière. Tout antécédent sexuels consentis ne peut être mis sur le même plan qu'un antécédent sexuel violent. La séduction, la « drague » et la génitalité relève d'un comportement naturel sain et et un signe de bonne santé mentale, et non de son contraire et ceci et bien connu depuis le travaux de Freud, Reich ou bien Masters et Johnson, sur la psychologie des profondeurs et leur liens avec la vie sexuelle des hommes et des femmes. L'accusation devraient alors réfuter une bonne partie des connaissances scientifiques accumulées par les savants depuis prés de cent ans, taches qui s'avèreraient alors bien compliquée...
b/ Le chantage ou le complot avec instrumentalisation de la victime
Si DSK est non coupable, alors il est victime soit d'une tentative de chantage, soit d'un complot.
Le chantage relèverait de la seule initiative individuelle de la victime présumée et viserai l'obtention d' un gain matériel de par ses accusations. Le complot impliquerai l'instrumentalisation de la victime par un tiers pour ses propres intérêts, et comme nous l'avons vu, collerai parfaitement au statut et aux horizons politique de DSK. Cependant, l'instrumentalisation d'une personne par des comploteurs en victime n'est pas tache facile pour plusieurs raisons:
La victime doit être crédible.
Elle doit jouer la comédie de façon parfaite et ne pas craquer dans l'éventualité d'un long procès.
Elle implique une véritable interaction entre les deux protagonistes ce qui signifie un risque d'échec du piège, si la proie (DSK) est suffisamment intelligente pour l'éviter, ce qui en toute évidence collerait parfaitement au profil de DSK, homme à l'intelligence bien aiguisée et en état de garde.
Notons que ce dernier point, a valeur très forte, et partagée par les scénarios de chantage et de complot avec instrumentalisation de la victime. Reste un dernier scenario: les victimes ne sont pas au nombre de 1, mais de 2. DSK et la femme de chambre sont les victimes du complot.
6/ Un nouveau scenario: La théorie de L'imposture
D'après les raisonnements précédents, la culpabilité de DSK impliquerai une maladie mentale, ce qui sera très difficile à prouver par l'accusation, car elle devrait réécrire un siècle de sciences psychiatrique et mentale si aucun antécédent sexuels violents n'emmergeaient du passé de DSK.
La théorie du chantage ou du complot avec instrumentalisation de la victime ne tiennent pas vraiment non plus la route à la lueur d'un DSK très intelligent et sur ses gardes car impliquant une part d'impondérable trop importante pour des comploteurs dont l'intelligence ne sauraient être sous-estimée (i.e.: interaction victime-DSK).
Un troisième scénario s'impose: La victime a bien été victime, non de DSK mais d'un imposteur.
Les faits se seraient alors déroulés peu après que DSK quitte la chambre. Le serveur rentre alors dans la chambre avec l'imposteur, qui se met en place dans la salle de bains, aidés par l'absence de camera à l'étage qui ne peuvent repérer leur mouvement. Le serveur sert alors d 'éclaireur et se poste a l'entrée en attendant l'arrivée de la future victime. Après l'entrée de la victime, le serveur se retire et laisse agir son complice. La femme choquée quitte la chambre et donne l'alerte. L'imposteur laisse des preuves matérielles fabriquées de toute pièce dans la suite et prend la fuite, probablement en regagnant une chambre de l'hôtel. Ceci est alors en accord avec l'hypothèse selon laquelle la femme donne l'alerte immédiatement où très peu de temps après l'agression, autour de 12h30, heure à laquelle DSK à déjà quitté l'hôtel depuis quelques minutes. Si la victime dit la vérité et que ceci se trouve confirmée par sa déposition et celle de ses collègues, alors la défense s'en trouve renforcée. Les éventuels comploteurs feront évidemment tout leur possible pour manipuler la parole de la victime, mais prennent la voie de l'impondérable, car la victime peut parfaitement résister a leur tentative et faire éclater la vérité sur ces points encore litigieux. L'imposteur aurait très bien pu porté un masque en latex aux traits de DSK, ce qui expliquerait la réussite du « line-up » et l'identification présumée du coupable par la victime. De façon très surprenantes, les actes sexuels rapportés font état de « positions » visant a écarter tout face à face entre la victime de l'agresseur, comme pour éviter tout contact visuel: prise « par derrière », puis « fellation » avec maintient de la tête de la victime au niveau des parties génitales. Il faudrait donc faire témoigner la victime au sujet de l'authenticité des traits du coupable: Il y avait-il des éléments qui indiqueraient que l'agresseur portait un masque et si oui, lui aurait-il permis de parler (jonctions du masque aux niveaux des yeux et de la bouche)?
L'agresseur a t'il interagi verbalement avec sa victime et si oui, pourrait-elle reconnaître sa voix?
Un tel masque rappellerai une série bien connue de tous, missions impossible. La défense devraient alors essayer d'enquêter sur les possibilités quant a la réalisation de tel masques et tenter d'en réaliser un en faisant appel aux meilleurs spécialistes dans le domaine, du coté d'Hollywood.
7/ Les preuves matérielles
Les seules preuves matérielles sur laquelle la défense et l'accusation pourront s'appuyer sont :
Le pass magnétique de DSK et du personnel. La porte ayant été trouvée entrouverte à l'arrivée de la victime, c'est le pass du serveur la précèdent dans la suite qui sera important. Les données sont a priori stockées dans un ou plusieurs ordinateurs de l'hôtel. Si la théorie de L'imposture est correcte, alors DSK quitte la chambre AVANT le serveur et ceci laisse une trace chronologique dans les pas et dans les registres de l'hôtel. Les questions évidentes sont: Qu'est t-il advenu de ces pas et des informations enregistrées par l'ordinateur de l'hôtel? La possibilité de manipulation des preuves matérielles par les comploteurs ne peut évidemment pas être écartée, car il serait relativement facile de soit faire un échange de pass (le vrai pass contre un pass aux informations éditées), ou bien encore directement éditer les pass. Ceci devrait être accompagné d'une édition des données de l'ordinateur. Serait-il possible de prouver que ces données aient été manipulées? En principe, oui, car ceci étant détectable sur nos disque dur magnétique de PC salon, il n'y a pas de raisons de croire qu'il en irai différemment pour les ordinateurs de l'hôtel. Mais ceci est une tache difficile et devraient nécessiter l'intervention d'experts impartiaux.
Les traces ADN: Des rumeurs circulent quant à l'existence de preuves ADN retrouvées sur la victime et appartenant à DSK. On ne peut pas non-plus écarter la possibilité de manipulation de ces preuves en cas de complot. Mais si la chronologie de l'agression est éclaircie et si ces preuves accable DSK, et bien cela prouverait simplement que les preuves ont été manipulées. Les comploteurs se couperaient donc avec leur propre épée...Et oui, personne n'est infaillible!
Il reste donc beaucoup de travail d'expert à mener sur ces traces matérielles et il est souhaitable, pour qu'éclate la vérité, que des contre-expertises soient réalisées. Mais le point ESSENTIEL de l'enquête réside dans le témoignage de la victime pour connaître l'heure exacte de l'agression, sa durée et le temps écoulé entre celle-ci et la découverte/confession de la victime. Il faut également embrasser l'idée selon laquelle la victime est une honnête femme victime d'une agression réelle. En ce sens, les informations faisant état d'une investigation sur le passé de la victime sont une perte de temps flagrante car allant dans la mauvaise direction.
Conclusions:
La culpabilité de DSK impliquerai un trouble mental d'une grande singularité, qui serait très difficile à établir et démontrer par l'accusation si aucun antécédent sexuels violents ne fessaient surface du passé de DSK. Les théories du chantage ou du piège/complot avec instrumentalisation de la victime auraient été difficile à mettre en œuvre car impliquant l'interaction de la victime et de DSK, homme intelligent, méfiant et sur ses gardes. La théorie développée ici fait l'hypothèse que DSK et la victime présumée sont toutes deux bien victimes, et que l'agresseur était un imposteur déguisé en DSK. Ceci permet d'éclairer bien des points de l'enquête en particulier explique les modalités de l'agression, la chronologie si il s'avère bien que la victime a été agresse vers 12h30 et s'est confiée immédiatement. Les mobiles du complot sont facilement expliqués par la position internationale au FMI et par la position nationale de présidentiable de DSK. Quant au responsables du complot, rien ne peut être affirmer avec certitude en l'état des choses, mais le NYPD est sans aucun doute impliqué. Celui qui profiterait le plus du crime serait notre président élu Nicolas Sarkozy, dont les connexions
avec le NYPD et le procureur Cyrus Vance Jr. ont été établie: Nicolas Sarkozy à en effet donner la légion d'honneur en 2006 au haut commissaire du NYPD R.W. Kelly, pour des raisons encore incertaines. Le père du procureur de New York a été mariée à une ex-épouse de son père Pal Sarkozy. Si cela été le cas, alors rien n'exclue la manipulation des preuves matérielles par des sbires agissant au NYPD, et les contre expertises seront de mise. Cependant, celle-ci pourraient se révéler a double tranchant et pourraient se transformer en preuve de complot si la chronologie exacte de l'agression est établie au alentours de 12h30, heure à laquelle DSK n'est déjà plus à l'hôtel et ceci au travers du témoignage de la victime elle-même, qui échapperait alors au contrôle des comploteurs.
Thierry Rocher