Monde

Les robots voleront-ils votre travail?

Farhad Manjoo, mis à jour le 10.05.2011 à 14 h 20

Les robots infiltrent vos lieux de travail. Certains emplois sont-ils plus menacés que d'autres? L'automatisation peut-elle en épargner?

Trois robots miment un carton rouge au football, lors d'une présentation à Edinbourg en 2010. REUTERS/David Moir

Trois robots miment un carton rouge au football, lors d'une présentation à Edinbourg en 2010. REUTERS/David Moir

Si on se réfère à l'un des calendriers toujours fluctuants de la franchise des Terminator, le réseau d’intelligence artificielle Skynet a lancé son attaque contre l'humanité la semaine du 21 avril 2011. C'était une opération militaire ­—Skynet, un système qui devait au départ éviter toute erreur humaine dans les opérations militaires, se mit au final à contrôler toutes les forces armées américaines. Comme on pouvait le prévoir, il développa une «conscience de soi», déduisit que les humains étaient son ennemi, et lança des missiles nucléaires sur des centaines de villes à travers le monde.

En prédisant un affrontement prochain entre humains et ordinateurs, Terminator, comme de nombreux autres films de SF, n'a pas tort —ils en font juste un peu trop. La vraie guerre tournera autour d'une question d'argent, pas de pouvoir militaire, et en lieu et place du repaire caverneux de Skynet, elle se jouera, en silence, à travers tous les immeubles de bureaux du monde —des immeubles semblables aux vôtres. La vraie guerre, pour le dire autrement, se fera pour les emplois.

Dans les mois qui viennent, je chroniquerai cette guerre. Les ordinateurs ont fait de formidables progrès pour acquérir ce qui nous semblait pendant longtemps des capacités fondamentalement humaines. Les machines commencent à comprendre le langage. Elles savent écouter, elles savent parler, elles savent lire, et elles pourraient même savoir écrire.

Elles s'améliorent en reconnaissance visuelle; les ordinateurs peuvent différencier votre visage de celui de votre père, et pourraient même observer un échantillon de biopsie pour différencier une cellule cancéreuse d'une cellule saine. Les ordinateurs pourraient même «raisonner» comme le font les humains. Peut-être vous feront-ils bientôt face quand vous voudrez contester une contravention.

Je m'apprête à écrire une série d'articles sur la manière dont les robots sont en train d’infiltrer nos lieux de travail. Quels types d'emplois sont les plus vulnérables aux robots, et quels sont ceux qui resteront réfractaires à l'automatisation? Devrions-nous nous réjouir de l'arrivée des robots —après tout, ils vont probablement nous faciliter la tâche; George Jetson ne travaillait que neuf heures par semaine ou devrions-nous nous faire du souci, beaucoup de souci? Et si les robots arrivent, devrions-nous chercher à les arrêter?

A l'aube de ce projet, je voudrais m'entretenir avec un large éventail d'individus sur leurs emplois et leurs préoccupations, si elles existent, au sujet des robots. J'apprécierais que vous consacriez quelques minutes à un rapide sondage (en anglais) concernant votre travail et vos idées sur l'automatisation. J'aimerais écouter toutes sortes de gens, mais je m'intéresse tout particulièrement à ces emplois que les économistes  disent «hautement qualifiés» —médecins, avocats, enseignants, scénaristes, et tous ceux qui demandent de longues années de formation, ou qu'on pourrait estimer fondamentalement hors de portée des machines.

Participez à l'enquête de Slate.com sur l'emploi et les robots

(en anglais)

Le sondage vous permet de rester anonyme, mais j'adorerai interviewer certains des participants —si vous êtes d'accord, merci de me le dire. Vous pouvez aussi me faire part de vos opinions, sans participer au sondage, en m'envoyant un message, de préférence en anglais, à [email protected].

Farhad Manjoo

Traduit par Peggy Sastre

Farhad Manjoo
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