Livre numérique: une mine de textes… et d’emplois
La part de marché de l'e-book est encore faible mais elle augmente vite. Editeurs et libraires devront s'adapter rapidement et embaucher des spécialistes du numérique.
- Amazon Kindle eBook Reader / goXunureviews via Flickr CC License by -
C’est encore insignifiant: le livre numérique représente 1,3 % du marché total du livre aux Etats-Unis en 2009, 2,6 % au Japon en 2008, mais sa part de marché grossit vite —elle double tous les trois ans—, et le lancement de liseuses et tablettes le rend un peu plus désirable chaque jour. Le livre numérique, qui fait trembler éditeurs et libraires, fera sans aucun doute beaucoup parler de lui au cours des prochaines années.
Les inconditionnels de la technologie expliquent qu’avec une liseuse, on peut emporter en voyage une énorme bibliothèque sans s’encombrer de pesants volumes. Tandis que les bibliophiles s’exclament, avec le romancier et sémiologue Umberto Eco et le scénariste Jean-Claude Carrière, «N’espérez pas vous débarrasser des livres»… Leur ouvrage qui porte ce titre rappelle que, tout comme la télévision n’a pas tué la radio, l’e-book ne tuera pas le livre -papier…
Profession bouleversée
Editeurs et libraires, eux, regardent ce qui est arrivé à l’industrie musicale et tentent de trouver une parade efficace pour ne pas sombrer à leur tour. Car si le livre électronique paraît promis à un bel avenir, cela bouleverse la profession du livre, soucieuse de perdurer et de remplir son rôle: sélection des écrits, publication, diffusion… Les éditeurs français ont obtenu que le livre numérique soit, comme celui du livre classique, l’objet d’un prix unique. Sauf naturellement pour les plates-formes de diffusion étrangères.
Dans un rapport intitulé Modèles économiques d'un marché naissant: le livre numérique,rendu au ministère de la Culture, Françoise Benhamou et Olivia Guillon soulignent qu’un tel ouvrage devrait en principe coûter moins cher qu’un livre classique. A condition toutefois que les éditeurs procèdent à de très gros investissements de départ pour fabriquer ces livres. Les coûts d’impression et de distribution disparaîtront en tout ou partie. Les coûts de la distribution seront, eux, bouleversés en fonction du circuit choisi: directement de l’éditeur à l’utilisateur, ou en passant par une plate-forme, le pourcentage restant à l’auteur et à l’éditeur ne sera pas le même. Dans tous les cas, le secteur de l’édition et surtout celui de la librairie, qui emploie 11.550 salariés en France dans 25.000 points de vente, selon les chiffres du Syndicat de la librairie française (SLF), vont devoir s’adapter rapidement.
Editeurs créatifs
Si l’on en croit la dernière session du Digital Book World, une manifestation annuelle organisée à New York par F+W Media, la créativité des éditeurs d’e-books est sans limite: ne peut-on pas aujourd’hui enregistrer une histoire pour son enfant qu’il pourra passer, vidéo comprise, avant de s’endormir? Les amateurs de lecture électronique ont en revanche une exigence: pouvoir lire sur tous supports, de la liseuse au téléphone. Ils veulent de l’interopérabilité.
Une observation intéressante: les lecteurs d’e-books semblent avoir envie de lire davantage sur papier. Le numérique encouragerait donc la consommation de biens culturels… Si bien que les éditeurs américains se montrent confiants.
Plus difficile apparaît l’avenir des libraires, car Amazon, Google et Apple ont tendance à gagner rapidement des parts de marché. Les libraires devront proposer une offre performante pour séduire. En France, ils viennent de créer leur plate-forme, 1001libraires.com afin de pouvoir répondre aux besoins du public.
Embauche de spécialistes
Ce qui paraît clair, en tout cas, c’est que l’édition et la librairie vont devoir embaucher, au-delà des professionnels du livre, des spécialistes du numérique. Et se montrer capables de passer des accords avec des fabricants d’e-books. Aux Etats-Unis, la chaîne de libraire Barnes and Nobles l’a fait, alors que Border’s, qui en a été incapable, a fait faillite.
Comme le souligne le rapport sur les modèles économiques du livre numérique, la profession de libraire va se trouver profondément modifiée:
«Le libraire n’est plus le seul présent sur le “lieu” de vente dans l’univers numérique: les blogs, les réseaux sociaux, des sites dédiés jouent un rôle croissant dans les modalités de sélection et de promotion des produits.(…) Or nombre de libraires travaillent sur le fil du rasoir et auront des difficultés à se former et à investir dans le numérique. On peut donc s’attendre à ce que des librairies trouvent leur place – certaines sont très avancées, offrant des services de conseil, téléchargement et parfois impression à la demande in situ –, tandis que d’autres se voient affectées par des mouvements de concentration, surtout si elles sont amenées à perdre des parts de marché (sans doute du côté des livres pratiques, dictionnaires, encyclopédies, guides de tourisme dans un premier temps, mais aussi documents et essais ultérieurement). La fonction de garant de la diversité culturelle devra de surcroît être partagée avec les librairies en ligne dont le référencement est très large. C’est donc une révolution économique mais aussi culturelle qui affecte le métier de libraire.»
Marie-Laure Cittanova
Chronique également parue sur Emploiparlonsnet
Mis à jour le 06/05/2011 à 10h52













































Et puisque nous discutons enfin objectivement sur l'autoédition et sur sa démocratisation certaine, son avenir plausible..... Il se peut qu'en auto-édition, il existe aussi des livres magnifiques ! Non ? D’après vous ce n'est pas possible ? Rien n'est impossible ! Et puis un succès c'est tellement aléatoire, tu peux avoir du succès aujourd'hui et être oublié demain.... l'inverse est aussi vrai.... car tout évolue... rien n'est figé...Voilà ! J’ai sciemment fait le choix de me faire publier par thebookedition.com... pour le moment c'est le plus avantageux et très moderne : C'est écologique (les livres ne sont publiés qu'à la commande), pas de contraintes d'achat (il n'y a pas de stockage de livres, ni d'obligation d'achat pour l'auteur), et intéressant (tu peux avoir jusqu'à 20 à 25 pour 100 du prix de vente au lieu de 1 à 3 pour 100 chez les éditeurs classiques). Par ailleurs, le livre devient visible et accessible via le net.... et cela permet de faire une diffusion qui dépasse les frontières....le livre voyage à travers la toile et comme un phénix renaît de ses cendre, visite les internautes des pays, diversifie encore plus les consciences et fructifie et mondialise la culture générale ! Je crois foncièrement en l'avenir de l'auto-édition en France ! Le seul problème c'est que les gens ne sont pas tous encore prêts et synchronisés pour acheter les choses via le web ! Moi je préfère largement l'auto-édition et ne compte pas changer d'avis ! J’incite même tous ceux qui écrivent à se renseigner et à se faire connaître...Je crois que les vrais lecteurs et lectrices humanistes et ouverts savent où se situent les vrais talents ! L'auto-édition est la voie royale du XXème siècle! Elle présente de nombreux avantages ! J'ai publié mes deux livres : un roman autobiographique intitulé Année 2043 : Autopsie D'une Mémoire et une monographie culturelle et historique de l'espace insulaire de Nosy-Bé intitulé Nosy-Bé : Âme malgache, Cœur français chez the bookedition et j'en suis même très ravi et satisfait par leur efficacité et leur honnêteté. J'incite fortement tous ceux qui écrivent à mettre en avant leur talent et utiliser l'auto-édition qui j'y crois fortement sera le futur et le XXIème siècle des livres... le XXIème siècle en Littérature se jouera sur le WEB et non dans les rayons des librairies et les livres ne seront plus le monopole d'un échantillon de critiques littéraires ...Le XXIème siècle sera celui du succès de l'auto-édition et des écrivains libres et indépendants ! J'ai un exemple à donner à ceux qui haïssent les auteurs et surtout les petits auteurs qui essayent de garder leurs indépendances d'esprit et d'écriture. Au XVIIème siècle, Colbert, Lully et Louis XIV se sont tous acharnés sur la Fontaine et ils se sont tous trompés ! Car par la suite l'auteur des fables a été immortalisé par l'École de la République 2 siècles plus tard ! J'essaye en tant qu'auteur moi aussi de me faire connaître dans la jungle des publications. C'est vrai que Internet reste un bon moyen moderne pour le faire car la preuve c'est que ce soit en bien ou en mal, le livre fait parler de lui ! Nos livres, nous les petits qui sommes encore à l'ombre, nous les avions écrits avec passion, avec imagination et patience...je comprends que cela puisse irriter quelques criticaillons... d'ailleurs je ne sais pas pourquoi..ça irrite.....;je suis conscient qu'un écrivain n'est pas ou n'a pas été tellement reconnu de son vivant...La vrai reconnaissance vient souvent à titre posthume…..Nous connaissons les cas de Stendhal qui avait dit qu'il ne sera connu qu'à partir de 1935 , de Victor Hugo qui a dû essuyé les critiques poignantes d'un Sainte-Beuve (qui au passage était l’amant aussi de sa femme Adèle !), Alfred de Vigny, Charles Baudelaire, Honoré de Balzac qui avaient leurs détracteurs au XIXème siècle et étaient considérés comme des marginaux !!! Qui aurait pensé le contraire ? Qui voulait penser le contraire ? Il y aussi le cas de fragile de Voltaire au XVIIIème siècle, victime de la censure royale ou la Fontaine au XVIIème siècle, qui n’avait pour résumer la situation que le soutien des femmes et du peuple et qui était mal aimé du roi de France et du ministre Colbert, ou encore Musset dont le pièces de théâtre n’ont été reconnues qu’après … bien longtemps après……, Albert camus était malaimé de la presse….Parmi les peintres en outre, nous pouvons donner des exemples comme Van Gogh ou Monnet, Cézanne, Gauguin, Modigliani, Camille Claudel, Caspar David Friedrich, Courbet et Manet..Et bien d'autres encore qui ont lutté à contre-courant, et dont les talents n'ont été reconnus justement qu'à titre posthume par des générations qui ont eu un regard plus objectif et dénué de jalousie. Les grands hommes naissent toujours après leurs morts ! La vraie reconnaissance du public et du peuple et la célébrité historique et littéraire viennent souvent à titre posthume ! Tout est tellement aléatoire ! Tout est tellement relatif ! Et aucune vérité n’est universelle ! La grande révolution littéraire est en marche à travers l'indépendance retrouvée des auteurs et des écrivains ! Les temps changent et les consciences évoluent ! Vive l'auto-édition libre ! Chaque fois qu’il y a une nouveauté, les contemporains la rejettent….ce sont les descendants qui en font une révolution ou un chef d’œuvre… Le XVIème siècle était celui de l’humanisme, le XVIIème siècle celui de la dramaturgie, le XVIIIème siècle celui de la Liberté, le triomphe de la raison et de la philosophie, le XIXème, celui des romans et de la poésie, le XXème celui du progrès exponentiel, le XXIème siècle sera celui de l’autoédition, de la liberté et l’indépendance des écrivains… Pour moi le livre va toujours rester l’emblème du savoir. Ce sont les supports qui changent. Les lecteurs liront toujours….et le monde est en train de passer du matériel au virtuel. C’est nouveau pour nous, mais comme chaque génération est transitoire.. Ce ne sera que du passé pour les descendants du XXIème siècle… et XXIIème siècle…L’homme a d’abord écrit sur les parois des grottes, sur des obélisques, sur des tablettes de pierre ou d’argile, sur des os, sur des papyrus et pour finir sur du papier. Le livre est né lorsque le support de l’écriture est devenu léger et portatif…. un peu comme les ordinateurs aujourd’hui….Les ancêtres des livres sont des tablettes en argile. Les parchemins, les feuilles, les bambous, partout dans le monde à travers les différents continents, les différents supports changent mais le savoir est toujours là, il circule et se confond avec d’autres savoirs…et à l’heure de l’autoédition libre et du numérique, nous sommes une génération charnière qui vivons une longue révolution culturelle grâce à Internet !