Le guide de l'extrême droite européenne
Il n'y a pas qu'en France que l'extrême-droite prospère. Partout en Europe, ces partis pèsent de plus en plus lourd. Tour d'horizon.
- Parade de la garde hongroise Jobbik, en 2007. REUTERS/Laszlo Balogh -
En attendant 2012, la France fait encore partie des pays européens où il n’y a aucun député d'extrême droite dans son Parlement, alors que depuis 10 ans, sous différentes formes, elle s'est implantée dans de nombreux paysages politiques nationaux.
S'opère actuellement une mutation de nombreux partis, abandonnant les discours hérités de la Seconde Guerre Mondiale pour une rhétorique plus populiste, grignotant l'électorat de droite traditionnelle, mais aussi les déçus de gauche. Au point que pour certains, la dénomination « extrême droite » devient de moins en moins approprié au sens consacré du terme. Notre Guide de l'extrême droite européenne:
Les parias
Ils sont puissants, représentent parfois plus de 20% de l'électorat d'un pays, mais n'ont pourtant jamais accédé au pouvoir, les autres partis les considérant comme «non fréquentables».
Le Vlaams Belang (Belgique, Flandre): ses principaux fonds de commerce ont toujours été la lutte contre l'immigration et l'indépendance de la Flandre. Son cri de ralliement: België Barst (crève Belgique).
Sa progression depuis 2000 a été fulgurante. Dans la première ville de Flandre, Anvers, le Vlaams Belang a récolté 33% des voix en 2005, son apogée. L'ensemble des autres partis a dû se coaliser («le cordon sanitaire ») pour éviter à ce dernier de prendre le contrôle de la ville.
Plus récemment, le développement de nouveaux partis moins extrémistes mais toujours indépendantistes l'ont vidé d'une partie de son électorat. Alors qu'en 2004, il obtenait 24% des voix aux élections législatives, il n'est plus qu'à 12% en 2010.
Le mouvement peine à casser son image xénophobe. Toujours en 2004, la Cour d'appel de Gent en condamnant lourdement des associations proches de ce qui se nommait à l'époque le Vlaams Blok - pour xénophobie et racisme - avait forcé l'ancienne formation à s'auto-dissoudre.
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Le Front National (France): créé en 1972, le Front National est maintenant une référence pour toute l'Europe, même s'il n'a jamais gouverné. Sa longévité impose le respect.
L'arrivée à sa tête de Marine Le Pen au début 2011 marque un tournant après quarante ans de domination de Jean-Marie Le Pen, son père. Focalisant son discours sur les valeurs de la République et sur la défense des citoyens, elle se rapproche partiellement de la rhétorique développée aux Pays-Bas, par le populiste Geert Wilders du Parti de la Liberté. L'immigration reste un de ses thèmes préférés ainsi que celui de l'euroscepticisme. Le FN préconise une sortie rapide de l'Union européenne et de l'euro, permettant le rétablissement de toutes les frontières et barrières douanières, censées protégées la France et ses citoyens de la mondialisation.
Le parti est en pleine renaissance. Après son score décevant aux Présidentielles de 2007, de seulement 10%, alors qu'en 2002, il réalisait l'exploit d'accéder au second tour avec 17% . La survie de la formation politique fut même menacée, en raison de problèmes financiers, l'obligeant à vendre « le paquebot », son quartier-général historique.
Si le FN ne dispose d'aucun député à l'Assemblée nationale du fait des règles électorales, son implantation au niveau local est important dans certaines régions. Lors des dernières régionales, le FN a obtenu 22,87% en PACA, 22,2% dans le Nord-Pas-de-Calais, 19,38% dans le Languedoc Roussillon, 19,30% en Picardie, 18,44% en Lorraine. Le système à la proportionnelle lui permet ainsi d'entrer dans les assemblées régionales. A titre d'exemple: 17 élus frontistes pour le Nord-Pas-de-Calais pour un hémicycle de 113.
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Le Parti du Progrès (Norvège): d'extrême droite ou juste populiste libéral ? La question fait toujours débat concernant le Parti du Progrès norvégien, deuxième force politique du pays avec 22,9 % de voix. Officiellement, il serait libéral, prônant l'ouverture des frontières commerciales, la baisse des impôts et voulant réduire l'intervention de l'État dans la vie quotidienne. Ce sont ses positions strictes sur l'immigration qui cristallisent les interrogations.
En 1997, le quotidien Libération écrivait à son sujet : « il glorifie «la famille norvégienne», prône une «société sans mélange» où «l'argent profite d'abord à la nation et non aux pays du tiers monde».
Malgré le poids important de la formation dans la vie politique nationale, elle n'a jamais fait partie de coalition gouvernementale, les autres s'y refusant.
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Les abonnés du pouvoir
A l'inverse des formations précédentes, d'autres partis politiques mélangeant conservatisme, populisme et nostalgie d'époques révolues ont réussi à accéder au pouvoir.
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Le Parti du Peuple Danois (Danemark): un incontournable de la scène politique danoise depuis les élections législatives de 2001 lorsqu'il a obtenu 12%. Après ce scrutin, le parti a développé une stratégie originale: accepter de soutenir la coalition de l'époque — de l'extérieur (c'est-à-dire sans rentrer au gouvernement) — composée des conservateurs et des libéraux, en échange de «cadeaux» politiques, dans le domaine de la politique d'immigration (pour les non-européens), pouvant ainsi exercer une pression constante en particulier lors des votes du budget.
Et le résultat est là. En moins de 10 ans, le pays a adopté une des législations les plus dures d'Europe et le Parti du Peuple Danois a conservé toute sa popularité en s'installant comme la troisième force du pays. Son image est devenue respectable et nombre de ses idées qui faisaient scandales il y a 10 ans de cela, font aujourd'hui l'unanimité.
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La Ligue du Nord (Italie): l'idée première de ce mouvement était l'indépendance de la Padanie, région imaginée par une nouvelle droite italienne du Nord de l'Italie qui ne voulait plus payer pour le sud en retard. Un «nationalisme de prospérité» comme l'expliquerait le politologue Jean-Yves Camus.
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Depuis son lancement dans les années 1990, le parti a mis en retrait cette revendication (en échange du fédéralisme fiscal, toujours en cours de négociation) pour se focaliser sur la défense d'une Europe chrétienne et blanche. Parmi ses membres, des anciens des mouvements fascistes. L’un des plus connus est Mario Borghezio, ancien sous-secrétaire d'État à la justice (1994), il est actuellement député européen.
Voici ce qu'il déclarait devant des militants d'extrême droite français:
Aujourd'hui, la
Ligue du Nord est fortement implantée en Vénétie et dans le Piémont, deux
régions contrôlées par le parti.
Alliée de Silvio Berlusconi au niveau national, le parti dispose de trois
ministres et huit secrétaires d'État.
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Le Parti Autrichien de la Liberté (Autriche) puis l'Alliance pour l'Avenir de l'Autriche (FPÖ): un des partis les plus connus. En 1999, les conservateurs acceptent de faire alliance avec ce parti pour contrer les socialistes. Toute l'Europe s'émeut de ce retour inédit de l'extrême droite au pouvoir dans un pays berceau du nazisme. Même l'Union européenne décide de mettre le pays sous surveillance.
Mais cela ne dérange nullement son leader charismatique, un certain Jorg Haïder qui n'avait pas hésité à déclarer alors qu'il était gouverneur de la région de Carinthie (sud du pays), que la politique de l'emploi du IIIe Reich était meilleure que celle du gouvernement de Vienne.
Dès 2002, le déclin du parti est enclenché. Haider décide alors de lancer sa propre formation en 2005, plus radicale, l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ). Il obtient 11% des voix dès 2008 mais ne peut profiter du succès: il décède dans un accident de voiture (il était ivre et rentrait d'une soirée homosexuelle, provoquant un débat sur son double discours). En Carinthie, le BZÖ reste la première force politique.
De son côté, le FPÖ existe toujours. Il est surtout implanté à Vienne, où son jeune leader Heinz-Christian Strache, n'hésite pas à faire campagne en chanson:
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L'Union démocratique du Centre (Suisse): libéral sur le plan économique, cette formation s'est fait connaître dans toute l'Europe par l'organisation de votations populaires en particulier celle qui a permis l'interdiction de la construction de minarets dans tout le pays. En 2007, son affiche électorale représentant des moutons blancs rejetant un mouton noir hors de Suisse avec pour slogan «Pour plus de sécurité» avait déjà fait scandale.
Son succès ne faiblit pas: il est le premier parti au Conseil national avec 58 des 200 sièges. 2011 sera une année test puisque des élections générales doivent avoir lieu. Tout comme le Front national de Marine Le Pen, la force de ce parti réside dans les distances prises avec l'extrême droite traditionnelle, lui préférant un conservatisme populiste.
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Les étoiles montantes
Les Démocrates Suédois (Suède): nouveauté de l'année 2010. Alors que la Suède faisait figure de pays tolérant et ouvert et chose unique pour la Scandinavie, sans extrême droite siégeant à son Parlement, les Démocrates suédois ont fait leur entrée dans l'hémicycle à l'occasion des élections législatives de septembre 2010. Avec 5,7%, ils ont décroché 20 sièges.
Leur rhétorique se veut très prudente, dans un pays marqué par 50 ans de social-démocratie.
Leur clip de campagne, imaginant une course à l'argent de l'État entre une retraité et des femmes en burqa avait fait scandale:
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L'Ataka (Bulgarie): dans un pays avec une minorité turque représentant 12% de la population, le bouc émissaire est tout trouvé pour l'Ataka, le parti d'extrême droite bulgare le plus populaire. Créé en 2005, il a fait son entrée au Parlement la même année avec 9% des voix.
Le programme du parti est clair: il ne doit avoir que des Bulgares en Bulgarie (reconnaissance d'aucune minorité et d'aucune autre langue) et leur slogan ressemble à celui d'un parti français: la Bulgarie aux Bulgares. D'ailleurs, Jean-Marie Le Pen s'était déplacé à Sofia en 2007 pour soutenir la première campagne municipale de l'Ataka.
Particularité d'un pays qui a vécu 50 ans de communisme: l'Ataka voudrait revenir sur certaines privatisations d'entreprises.
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Jobbik (Hongrie): Le «mouvement pour une meilleure Hongrie» a connu un succès grandissant depuis sa création en 2003. Aux dernières élections législatives, il a recueilli 16,6% des voix soit 47 sièges sur les 386 que compte l'Assemblée nationale hongroise.
Ses idées sont marquées par la nostalgie de la Grande Hongrie, d'avant la Première Guerre Mondiale, incorporant les territoires roumains, slovaques et balkaniques où vivent des minorités hongroises. Le parti dispose même d'une «Garde Hongroise», à l'uniforme noir et défilant aux couleurs de la Hongrie Impériale.
Son développement politique est entravé par le parti conservateur Fidesz – actuellement au pouvoir – qui n'hésite pas à reprendre ses thèmes pour siphonner ses voix.
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Le Parti des Vrais Finlandais (Finlande): ultra-nationalistes et anti-immigrés, les «vrais finlandais» sont sur le point de réussir le pari de s'imposer dans la vie politique du pays.
Des élections législatives sont prévues le 17 avril prochain. D'ores et déjà, les deux partis actuellement au pouvoir (Parti du Centre et Parti de la Coalition nationale) ont annoncé qu'ils seraient prêts à s'allier avec ces nouveaux venus, crédités jusqu'à 18% des voix par les sondages.
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A surveiller
Le Parti National Slovène (Slovénie): présent depuis 20ans sur la scène politique slovène, le parti n'a jamais atteint les sommets mais se maintient toujours à l'Assemblée nationale, avec actuellement 5 élus sur 90.
Particularité: un des symboles de l'organisation est une vieille carte de la « Slovénie Unie », territoire censé regrouper tous les locuteurs de langue slovène en empiétant largement sur les frontières croates, italiennes et autrichiennes.
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Le Parti national-démocrate d'Allemagne (Allemagne): dans un pays longtemps vacciné contre l'extrême droite, le NPD sait exploiter les déçus de la réunification. C'est dans les anciens Lands d'Allemagne de l'Est qu'il obtient ses meilleurs scores.
En 2004, il rentre au Parlement régional de Saxe avec 9% des voix. Il sera de même en 2006 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Son leader, Udo Voigt n'hésite à minimiser les morts de la Shoah et qualifié l'holocauste de « grand crime présumé ». Autre crédo: la restitution des territoires de l'Est, perdus à la fin de la Seconde Guerre Mondiale au profit de la Pologne (Silésie, Gdansk) ou de la Russie (Kaliningrad).
Étroitement surveillée par la police allemande, l'organisation fait parler d'elle tous les ans lors de sa traditionnelle commémoration du bombardement de Dresde par les Alliés en 1945.
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Le Parti National Slovaque (Slovaquie): entre 2006 et 2010, l'extrême droite slovaque était membre de la coalition au pouvoir à Bratislava pourtant dirigée par les... sociaux-démocrates. Ces derniers furent alors exclus du groupe socialiste du Parlement européen avant d'être réintégrés en 2008 alors que rien n'avait changé.
Les thèses du Parti National Slovaque sont pourtant très claires: ouvertement nationaliste, il attaque régulièrement les minorités roms et hongroises du pays. Ján Slota, le leader a ainsi déclaré en 2006 que les Hongrois devaient tous être « renvoyés à Budapest » alors que « les Roms n'existent pas, ce ne sont que des gitans qui volent, dévalisent et pillent ».
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L'alerte populaire orthodoxe (Grèce): dans un pays durement touché par la crise économique, l'extrême droite progresse doucement. Entre 2004 et 2009, l'alerte populaire orthodoxe (LAOS) est passée de 2,2% des voix à 5,63%, lui permettant de rentrer au Parlement avec 13 députés. Aux dernières élections régionales, son score s'est légèrement réduit à 4%.
L'arrêt de l'immigration est une de leur priorité et ainsi que le refus de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Problématique très grecque: le LAOS est aussi contre la reconnaissance de la Macédoine sous son nom actuel, appellation qu'il considère comme faisant partie du patrimoine et de l'histoire grecque.
Les tensions sociales actuelles, découlant des plans d'austérité, pourraient le renforcer dans les années à venir. La Grèce a vécu jusqu'en 1974 sous une dictature militaire du même type que l'Espagne de Franco ou le Portugal de Salazar.
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Parti pour l'Indépendance du Royaume-Uni (Royaume-Uni): son plus grand adversaire est le système électoral national qui favorise les grandes formations. Seulement 2 élus à la Chambre des Lords (sur 650) alors que les élections européennes de 2009 (à la proportionnelle) lui ont permis d'obtenir 12 députés sur les 72 britanniques.
Son principal cheval de bataille: faire sortir leur pays de l'Union européenne pour restaurer la souveraineté nationale du Royaume-Uni. L'un de ses leaders, Nigel Farage, est connu pour ses discours enflammés au sein du Parlement européen, en particulier lorsqu'il s'agit de qualifier le Président du Conseil européen de personnage au « charisme d'une serpillère humide ».
Les insignifiants (pour le moment)
Ils existent mais ils ne percent pas. Ils n'arrivent pas à séduire les électeurs. Soit en raison de la présence d'un parti conservateur encore puissant (Samoobrona en Pologne), soit en raison d'un système électoral leur bloquant l'entrée du Parlement (Parti National Britannique).
Le Parti National Britannique (Royaume-Uni) / Parti de la solidarité chrétienne (Irlande) / Parti national rénovateur (Portugal) / Démocratie Nationale (Espagne) / Le Front National (Belgique) / Le Parti de la Grande Roumanie (Roumanie) / Samoobrona (Pologne) / Parti national (République tchèque).
L'OVNI
Dernière catégorie que nous nommerons « Objet de Vote Non Identifié » et qui ne regroupe qu'une formation politique. Souvent classé d'extrême droite, ce parti ne l'est pourtant pas. Son discours est avant tout populiste.
Le Parti de la Liberté (Pays-Bas): son leader est probablement plus connu que sa formation: Geert Wilders, jeune politicien néerlandais reconnaissable à ses cheveux faussement blonds toujours parfaitement tirés en arrière.
Ses diatribes se concentrent surtout envers l'Islam, religion qu'il considère comme insoluble dans la démocratie et dangereuse pour l'avenir des Pays-Bas. Il n'a pas hésité à comparer le Coran à Mein Kampf. Il se présente avant tout comme le défenseur des valeurs européennes et a développé une rhétorique unique. Il n'existe chez lui aucune revendication passéiste ou territoriale. A l'inverse, il défend des idées impensables dans un parti comme le Front National ou la Ligue du Nord comme l'égalité des droits des homosexuels.
Cet étrange mixte fonctionne. Dans un pays auparavant réputé pour son ouverture d'esprit, le PVV s'est imposé en quelques années comme la troisième force politique. Aux dernières élections législatives de 2010, il a raflé 15,4% des voix. Après une longue négociation, le PVV a accepté de soutenir la coalition libérale au pouvoir mais... de l'extérieure. Tout comme l'avait fait le Parti du Peuple Danois au début des années 2000 (voir le paragraphe à leur sujet).
Slate.fr lui avait déjà consacré un article détaillé : « Geert Wilders, la nouvelle extrême droite ».
Jean-Sébastien Lefebvre
Mis à jour le 10/04/2011 à 18h54


















































Ne restez pas "muette". Donnez les solutions de l'avenir et non pas les recettes désastreuses du passé.
Les armées de fonctionnaires est un mythe. Le % de fonctionnaires à l'UE par rapport à la population à gérer est nettement inférieur au moindre canton français.
L'immigration est un besoin incontournable - de nombreuses études de démographes ont fait la démonstration.
Le PAC était un "machin" français fait par et pour la France. Nécessaire oui, mais à réviser sérieusement ce qui est en cours.
Je suis en faveur d'un certain protectionnisme mais aux frontières de l'Europe. Idem pour la défense et la diplomatie.
Mais justement ce sont des réactions comme les vôtres qui empêchent!
Cordialement, comme toujours!
Mais ces ‘Nonistes’ proposent quoi aujourd’hui? Et où vous situez-vous dans cette majorité hétérodoxe?
Aujourd’hui le FN, lui, annonce ses propositions – retrait de l’Euro suivi du retrait de l’UE et la fermeture des frontières. Êtes-vous de leur avis ?
Ou êtes-vous (ce qui m’étonnerait fortement) du côté des gauchistes – qui d’ailleurs n’ont pas d’avis à formuler à part le NON ?
Je veux bien qu’on débatte mais sur des idées précises appuyées par des faits – quelle sera l’évolution économique de la France sans l’UE ? quelle sera la situation démographique de la France dans 20 ans sans l’immigration ? (Christine Lagarde – ni gauchiste et certainement pas FN – en a une idée).
Quel sera le poids diplomatique et militaire de la France en dehors de l’UE ? Le même qu’aujourd’hui, c'est-à-dire très peu et inconséquent.
Nos concurrents applaudiront si les ‘Nonistes’ gagnent le pouvoir– une France fermée et affaiblie les arrangerait bien.
Je ne crois pas que c’est le but des souverainistes.
Une ‘Europe des Nations’ souveraines est comme une chorale de solistes – avec quelques divas parmi le lot. Je plains le chef d’orchestre.
Le grand Général parlait bien mais, comme pour beaucoup de ses compatriotes, le chant n’était pas son fort !
Cordialement,
L’Europe est en déclin. Au 20e siècle deux guerres fratricides ont scellé son sort en faveur des deux pays qui l’ont sauvée d’elle-même – les USA et l’URSS. De tous les pays européens, seule l’Allemagne – organisée et bosseuse– a su se remonter et domine le continent, en partie peut-être pour s’excuser de ses crimes.
Aujourd’hui l’URSS n’existe plus et les USA eux-mêmes sont en déclin. La Chine, l’Inde et le Brésil, non blancs et pas encore riches, prennent sa place. Ce mouvement est irréversible.
En Europe un pourcentage grandissant des populations a du mal à accepter ces évidences.
Plutôt que de s’organiser pour créer un continent uni avec la taille critique nécessaire pour faire face à ses nouveaux concurrents, l’Europe tergiverse entre Union et Souveraineté de sorte que les populations ne voient que les inconvénients de l’Union et pas ses avantages.
Dans ce contexte, les nationalistes peuvent se donner raison, alimentés par de fortes doses de chauvinisme, voire xénophobie. Ne comprenant pas, et souvent ne voulant pas comprendre l’avenir, ils cherchent l’avenir dans le passé. Quitte même à porter parfois les mêmes arguments politiques (et parfois vestimentaires !) de ceux qui ont scellé au 20e le déclin assuré du continent . L’Allemagne et, pour des raisons parfois bizarrement chauvines, la France avaient compris le besoin d’unité. La Grande Bretagne toujours insulaire et se croyant ‘pragmatique’, mais plutôt ‘perfide’, a choisi d’être dedans tout en restant dehors. Une erreur monumentale.
Les autres pays ne voient en Europe que des subventions possibles ou au pire des marchés ouverts. Aucun d’eux, surtout pas l’Italie ou l'Espagne, n’est capable de prendre les rennes de ce cheval errant. La plupart n’ont même pas envie.
Dans ce marasme politique et social quelques brins d’espoir perdurent. Nous avons tous une vague idée des ‘valeurs européennes’ Personne ne parle de guerre comme avant. Personne ne met en cause l’abolition de la peine de mort et encore moins l’idée de la démocratie.
Mais l’immigration, nécessaire pour lutter contre le vieillissement des populations ? Les religions non chrétiennes ? Malgré les modèles si réussis fournit par les USA au 19e et les URSS de l’après guerre, quand d’abord l’union et puis l’immigration, volontaire et encouragée pour l’un et imposée souvent brutalement par l’autre, ont été une source de richesse, l’Europe préfère fermer ses frontières. Et ses yeux.
Malgré Internet, Twitter et Facebook et une TV omniprésente, on préfère rester attaché, littéralement pour certains, à sa paroisse. Malgré les leçons de tolérance et d’humanisme inscrites dans les constitutions, nos immigrés musulmans ne doivent même pas prier dans la rue faute de mosquées.
Tout cela ne nous amène nulle part. Le fascisme, même dans sa version ‘light’, est à combattre non seulement pour son immoralité mais surtout pour sa stupidité.
Cet article nous aide à le faire.
Les similitudes avec le fascisme d’antan se limitent à la xénophobie et à une préoccupation avec la race ou le sang. C’est déjà pas mal.
Vous avez raison aussi d’expliquer que l’antisémitisme des fascistes de 1930-45 a été remplacé aujourd’hui par l’anti-islamisme, du moins en ce qui concerne le fascisme ‘light’ de Le Pen fille - qui n’hésite pas à aller chercher le soutien des juifs de droit dans son ‘combat’ !
Il est vrai aussi que l’immigration n’était pas une préoccupation majeure à l’époque même si la présence de travailleurs italiens et portugais en France suscitait des réactions FN-esque avant la guerre.
Vous vous demandez alors pourquoi on peut associer les FN de notre continent avec le fascisme d’avant guerre laissant à côté le ‘danger mondial’ qui serait l’Islam radical.
Tout d’abord convenons qu’il n’est pas permis de tolérer un extrémisme parce qu’un autre existe ailleurs. Les folies d’Iran n’excusent pas l’intolérance chez nous.
Le rapport avec le fascisme d’avant reste manifeste : culpabilisation de l’étranger ou des minorités pour les erreurs et manquements de sa propre société, propos haineux et discriminatoires, duplicité de langage (les Le Pen sont maîtres dans la matière), populisme effréné, caporalisme et un goût pour ‘l’ordre’ et les uniformes d’antan. La liste est longue.
Que les FN d’aujourd’hui représentent plutôt des ‘nationalisme de replis’ (j’aime cette description et je m’en servirai si vous le voulez bien) est à la fois à regretter pour son aveuglement et à mettre en avant comme garant de l’inévitable échec des mouvements FN.
Qui, après tout, souhaite une France petite ?
Au sujet de la Belgique, le Vlaams Belang a baissé parce qu'un nouveau parti indépendantiste flamand est apparu : la NVA. Aux élections de Juin 2010 les trois partis nationalistes flamands ont obtenu 43,8 % des votes en Flandre (NVA, Vlaams Belang, Lyst Dedecker)
Quant à savoir si la NVA est un parti d'extrême droite, jetez un petit coup d'œil sur son leader charismatique, Mr Bart De Wever...
J'entends déjà les ricanements et vous pourrez vous gausser de ma "théorie du complot" . En fait, c'est tellement évident que tout le monde le voit, comme cette énorme soucoupe volante immobile au dessus la ville dans ce célèbre film d'anticipation, mais cela nous fait tellement peur que bien peu osent l'exprimer !
Ce qui motive mon titre, c'est la grâce et l'élégance des entrechats intellectuels de certains commentateurs pour essayer à tout prix de relier ces partis politiques avec ces péchés capitaux et autres vices rédhibitoires... ce qui permettrait à nos princes charmants et blanches étoiles emplumées de la danse de condamner immédiatement et sans appels leurs adversaires politiques à la peine capitale...
Que disent les partis et militants d'extrême-droite, ces cygnes noirs ? Essentiellement, que "charbonnier est maître chez soi" ! Et ce message est largement compris, accepté et approuvé sur les autres continents où beaucoup de nations autrefois colonisées réclament simplement de bénéficier du même respect. Jean-Marie Le Pen, ancien officier de la Légion Étrangère, a été très bien reçu dans de nombreux pays africains francophones.
En fait, l'existence de lois qui répriment toute expression publique du racisme présente des avantages pour la paix publique, mais entraine l'inconvénient que beaucoup de gens qui sont simplement insatisfaits de leur situation personnelle utilisent ces mots "sacrilèges" dans le seul but d'outrepasser un interdit, mais sans même penser un instant à leur signification réelle. Il y a quelques décennies, l'Église Catholique était encore puissante, et dire "Nom de Dieu" en public était une offense épouvantable... De nos jours, cela fait plutôt rétro/ringard...
Voilà ce que j'avais à dire, mais je ne voudrais pas déposséder les blanches princesses de leur rôle favori de "vierge effarouchée" !
1. Pour tout ceux qui disent qu'une immigration est indispensable à la France, je dirais que l'équation est très simpliste.
Vous nous dites "on n'a plus assez d'actifs pour payer nos retraites, donc faisons venir des immigrés pour financer les retraites". Ca parait évident, mais ça ne prend pas en compte un tas d'autres points, dont voici quelques-uns en vrac:
- tout d'abord il faut que ces immigrés travaillent pour cotiser. Or il se trouve que nos pays ont un fort taux de chômage, et qu'en plus les premières victimes de ce chômage sont justement les immigrés. Un immigré chômeur ne financera pas plus nos retraites qu'un français chômeur!
- le Japon a fait le choix d'une immigration zéro, les Etats-Unis sont un pays d'immigration. Tous les deux sont en tête des puissances économiques les plus fortes du monde, la prospérité n'est donc pas liée à l'un ou l'autre choix.
- l'immigration augmente le nombre global d'habitants, donc la demande en terme de prestations sociales, d'infrastructures, de logements, d'énergies, la pression écologique, etc.
Veut-on vraiment une France de 80.000.000 d'habitants? Il peut être intéressant de se poser la question, notamment à l'heure où l'on parle de réduire la consommation, de sortir du nucléaire ou des problèmes critiques de logement.
- l'intégration n'est pas automatique, il faut être hypocrite pour ne pas le reconnaître. Tous les pays de l'Union européenne rencontrent des problèmes d'intégration, qu'ils soient assimilationnistes comme la France, multiculturalistes comme l'Angleterre (pour prendre deux pays où l'immigration est ancienne), qu'ils accordent des droits particuliers comme les Pays-bas, qu'ils soient des anciens pays d'émigration comme l'Europe du sud, des ex-puissances coloniales ou non, tous connaissent des tensions et des troubles.
Ces tensions et troubles liées à l'immigration se rencontrent par ailleurs dans le monde entier: immigrés africains en Côte d'Ivoire ou en Afrique du sud, immigrés indonésiens en Malaisie, immigrés boliviens en Argentine, etc.
Pour en revenir à l'Europe, la liberté d'expression, la place de la femme, la sécularisation, les droits des homosexuels, tout cela ne va pas de soi dans une grande partie des pays fournisseurs de main d'oeuvre.
Et les frictions parfois dramatiques liées à ces différences de mentalité ont également un coût, en terme de police, de justice, de prison, de campagnes d'information, etc. Qui a estimé le coût représenté par Vigipirate pour la France, par exemple?
- Immigration ou pas, l'Europe va continuer à vieillir, comme l'ensemble du monde, ainsi que le disent les démographes. Sur l'ensemble de la planète, en effet, l'espérance de vie augmente, la fécondité baisse.
Ne serait-il donc pas plus intelligent de repenser le modèle actuel (qui date de 1948, après tout, c'est assez récent) pour s'y adapter plutôt que de vouloir le maintenir en l'état par tous les moyens?
En clair, je voudrais dire que l'immigration est un fait complexe, difficile à quantifier et contrôler, dont l'effet est à long terme, et que s'il est simpliste de dire que c'est la source de tous nos problèmes, il est tout aussi simpliste de prétendre que c'est la solution magique !
2. Pour ceux qui parlent des musulmans "forcés de prier dans la rue", je rappelle qu'à quelques stations de métro de la rue Myrrah il y a la grande mosquée de Créteil, qu'à Evry il y a une mosquée cathédrale, et qu'on a aussi une très ancienne (et très belle, mais là n'est pas le propos) mosquée en plein coeur de Paris.
Je leur demanderais aussi pourquoi les protestants, dont le nombre a doublé en dix ans, ne prient pas dans la rue, de même que les sikhs, les bouddhistes, etc. dont les fidèles sont eux aussi en pleine expansion.
Qui peut sérieusement croire que le vendredi, un jour travaillé en France, toutes les mosquées d'île-de-France sont tellement pleines qu'on doive bloquer la circulation pour prier?
Non, cette histoire de rue Myrrah est politique, c'est tout. C'est une forme de lobbying de la part de quelques activistes islamistes, qui ne représentent sans doute pas la majorité des musulmans mais qu'on a le tort et la faiblesse d'écouter.
Il est logique et souhaitable que les musulmans de France, comme tous les croyants de toutes les religions, aient leurs lieux de culte, mais ce genre de méthode est condamnable, et traduit simplement une volonté de faire changer le rapport de l'état aux religions.
3. Pour tout ceux qui nous disent que les musulmans des années 2000 ont remplacé les juifs des années 30, je rappelle que dans les années 30: - il y avait moins de 1% de juifs en France,
- la majorité des Français n'avaient jamais vu de juif,
- leur présence dans le pays était aussi ancienne que discrète.
A contrario,
- chaque ville d'Europe occidentale aujourd'hui compte un quartier musulman (comme de plus en plus un quartier chinois ou indien, africain noir...) où l'on trouve des gens qui portent les habits traditionnels dénotant leur appartenance religieuse,
- les menus sans porc se sont généralisés dans les écoles et/ou les hôpitaux,
- les média relaient les fêtes musulmanes importantes (ramadan, etc), etc.
Ca fait qu'aujourd'hui une très grande majorité de gens est en contact direct avec l'islam et des musulmans, ce qui n'a rien à voir avec la situation des juifs des années 30.
Ce que j'expose n'est pas un jugement de valeur, mais une simple comparaison de situations qui n'ont rien à voir.
Voilà les petites précisions que je voulais apporter au débat. L'extrême droite est une réaction à certains changements forts de nos sociétés, les situations sont complexes et il ne sert à rien de sortir des recettes/phrases toutes faites.
Aujourd'hui le port du voile intégral est interdit en France. Cela ne concerne que 2000 personnes… !
La présence des juifs en France était tellement « discrète » qu’on a réussit à envoyer 80 000 aux crématoires en 1940-45…
Par ailleurs il y a eu plus de 5M de musulmans en France depuis 1960 sans gêner grand monde. Tout d’un coup on est sensé croire que la situation est devenu insupportable.
Il est vrai qu’au Japon il n’y a jamais eu beaucoup d’immigrés tandis qu’aux USA il y en a toujours eu beaucoup. N’avez-vous jamais regardé les cartes géographiques et démographiques de ces deux pays ? Ils ne sont pas exactement identiques ! J'ai vécu dans les deux.
La France en termes de nombre d’habitants au km2 est sous-peuplée par rapport à d’autres pays européens et elle est vieillissante.
Il est vrai que la prière dans la rue de certains musulmans a largement dans un but médiatique. Il n’en reste pas moins qu’il manque des lieux de prière de ce culte. Mais la législation existante concernant la circulation est largement suffisante pour régler ce problème.
Personne ne prétend que l’immigration ne pose pas problème. Mais ces problèmes sont momentanés et concernent à la fois l’immigré et son pays d’accueil. C’est un immigrant (blanc) qui vous parle. J’ai entendu dire qu’il y a des immigrés qui travaillent et paient leurs cotisations ! Avec ma femme, elle-même immigrée (non blanche), nous avons fourni du travail pour 400 personnes pendant plus de 25 ans…
Cher GeorgesD, nous vivons effectivement dans un monde très différent de celui que vous semblez regretter. C’est un monde devenu très petit où les migrations sont inévitables, en croissance et, je prétends, un signe d’une société vibrante et tourné vers l’avenir.
C’est dommage que vous vous n’y plaisez pas !
- sur l'Autriche : le parti (BZÖ) créé par Jörg Haider par une scission du FPÖ en 2005 n'est pas plus radical que le FPÖ, comme vous l'écrivez : il est plus modéré. La manoeuvre de Jörg Haider était de créer un nouveau parti épuré des éléments les plus radicaux. En clair : il a laissé le FPÖ entre les mains des plus durs de l'extrême-droite.
Alors que le BZÖ continuait à soutenir la coalition gouvernementale, le FPÖ voulait un retour dans l'opposition. Alors que tous les députés qui ont rejoint le BZÖ avaient voté POUR la Constitution européenne, la seule députée restée fidèle au FPÖ après la scission (Barbara Rosenkranz) avait voté CONTRE.
De plus, vous écrivez "le FPÖ existe encore", comme si la scission l'avais mis à bas. Non seulement il existe toujours mais il a obtenu 17,5% des voix lors des dernières législatives. De plus, il n'est pas seulement bien implanté à Vienne (25,8%) mais aussi ailleurs (Vorarlberg : 25,3%).
Enfin, le BZÖ n'est plus la première force politique de Carinthie : le gros des troupes de cette région a quitté le BZÖ pour fonder un nouveau parti (Freiheitlichen in Kärnten) dans le but de coopérer plus étroitement avec le FPÖ, voire de réintégrer le FPÖ dans quelques temps.
- sur Samoobrona : vous le classez parmi les partis insignifiants mais vous écrivez en même temps que c'est un parti conservateur encore puissant. Je pense que par "parti conservateur encore puissant", vous vouliez parler en réalité de Prawo i Sprawiedliwość, le parti des frères Kaczyński (enfin, DU frère, faudrait-il dire maintenant).
- sur le Parti de la Grande Roumanie : comment pouvez vous le classer parmi les insignifiants ("ils existent mais ils ne percent pas. Ils n'arrivent pas à séduire les électeurs") alors que le leader de ce parti a fait 28% au premier tour de la présidentielle roumaine de 2000 et 33% au deuxième tour. De plus, si ce parti n'a fait que 3% aux législatives de 2008, il a fait 20% en 2000 et 12% en 2004.
*** http://www.parties-and-elections.de/countries.html vous trouverez sur le site la plupart des sources chiffrées que je vous ai aprtagées
Quant au Parti de la Grande Roumanie, vous donnez la réponse vous même : si après une époque faste le parti réalisait de grand score, il est aujourd'hui réduit à presque rien. Il n'a même plus de députés au Parlement roumain.
Cordialement.
Oui, juste après avoir posté mon message, je me suis rendu compte de mon erreur avec Samoobrona.
Par contre, je ne suis toujours pas d'accord avec le Parti de la Grande Roumanie. Pour moi, il n'est pas "insignifiant" :
- s'il n'a fait que 3% en 2008 aux législatives, il a fait plus de 8% aux européennes la même année et il est représenté au Parlement européen avec trois députés - ce parti a été très puissant dans un passé proche (c'est à dire il y a moins de 10 ans de cela).
Les rapports de force politiques changent vite en Occident mais il me semble qu'ils changent encore plus rapidement en Europe Orientale (hausse fulgurante en rien de temps ou effondrement brutal dans le même laps de temps).
Salutations
Effectivement et tout d'abord, comme dirait Marine : "je voudrais bien prendre tous les naufragés sur mon bateau, mais s'il coule car en surcharge, ça ne servira à rien" (ça n'est pas l'exacte déclaration, mais l'esprit est le même)
A force "d'accueillir" à tour de bras toute la misère du monde et à distribuer l'argent (qu'on emprunte par ailleurs!...) à tout va, il est certain qu'il va y avoir problème un jour. A l'exemple de la CMU (dont plus de 50% bénéficie aux étrangers) ou de l'allocation de retraite de 700 euros allouée à tout étranger de plus de 65 ans (qui n'a jamais cotisé un centime en France). Et ce ne sont que deux cas parmis tant d'autres.
Vous pouvez vérifier, ce n'est pas de la désinformation, c'est bien réel.
Par ailleurs, et en ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'un jour prochain, mes enfants grandissent dans un pays musulman.
Car la conjonction de l'immigration ("légale" et clandestine) et de la natalité 3 à 4 fois supérieure à celle des Français de ces populations, un beau jour, nous serons en minorité, et il n'y a qu'a regarder autour de vous, dans tous (je dis bien TOUS) les pays musulmans, il n'y a pas de place pour les autres religions et/ou cultures (ils amalgament le religieux, le politique, le culturel et le social.
Pourquoi croyez-vous que la France caracole en tête de l'europe sur le taux de natalité? (mais ça, personne ne le dit dans les médias)
De plus, qui est assez stupide (ou mal informé) pour croire que l'immigration est une "chance" pour la France, quand on sait très bien que ces gens là, (dans leur grande majorité) ne cotisent pas mais au contraire profitent de tous les avantages sociaux possibles et imaginables (si vous voulez des exemples, je suis à votre disposition! car je sens que Monsieur Wright va dire que j'exagère, mais lui, il ne travaille pas à la sécurité sociale!!)
Allez voir également les stats du ministère de l'intérieur concernant la population carcérale, c'est assez édifiant!
Enfin, pourquoi certains pays ont le droit de "choisir" leur immigration tel le Canada qui exige qu'on parle la langue, qu'on justifie d'un logement, d'un emploi, et d'un minimum d'argent (au moins pour un éventuel billet de retour!!)et pas nous!!
Cette immigration là, oui!! mille fois oui! Mais pas l'immigré qui crache sur le drapeau bleu blanc rouge (ou qui le brûle sur la place publique), qui siffle la marseillaise, qui vit de la CAF, de la Sécu, du RSA, qui exige des menus halal, des infirmiers de sexe féminin pour sa femme, qui parle tout juste français et qui fait 8 ou 10 enfants avec ses trois épouses.
Et ça, ça vous paraîtra peut-être "excessif", mais c'est la malheureuse réalité du vote nationaliste.
Voilà, je ne sais pas si mon commentaire sera accepté (car un peu "cru") et si oui, j'attends volontiers M. WRIGHT (ou un autre) et son cher Godwin (j'y aurais droit sans aucun doute!)
Par contre donner des HLM, le Rsa et le minimum vieillesse aux étrangers est une absurdité totale qui pourrait à elle seule nous amener Marine au pouvoir ! Il semble que Dominique de Villepin va se porter candidat et proposer un "minimum citoyen" de 850 euros pour tous, qui devrait logiquement être réservé aux "citoyens".
La course à la démographie fait penser à cette obsession de la croissance économique... Financer une "transition démographique" (les chinois le font...) si cela réussit, les pays les moins peuplés seront les paradis du futur...
Ne vous fixez pas sur une seule région d'immigration : la France à venir sera très métissée et cela lui donnera beaucoup de charme et d'atouts pour continuer à contribuer au progrès de l'Humanité !
Quand on fait une distinction de classe entre citoyens par la religion, ça ne s'apelle pas être laic mais plutot raciste ou fasciste. Les français musulmans sont avant tout des français. S'il y a un problème avec un citoyen, la lois doit s'appliquer indépendamment des pratiques religieuses. C'est un point essentiel de notre république. C'est pourquoi les partis comme le FN sont clairement fascistes.
Nous sommes très différents l’un de l’autre. Vous êtes un homme qui aime le ‘terroir’ français – ses villes, ses rues, ses églises bien sûr mais aussi sa religion traditionnellement chrétienne, sa population majoritairement blanche. Vous n’aimez pas les immigrés surtout quand ils sont musulmans. Vous vous croyez, probablement, chrétien vous-même.
Moi, je suis athée et immigré (européen il est vrai) et j’ai passé la plupart de ma vie dans des pays étrangers. J’ai toujours été bien reçu. Je connais votre monde français et comme vous je l’aime. Sauf erreur de ma part, vous ne connaissez pas le mien – le monde en dehors de la France et/ou de la francophonie.
J’essaie de vous comprendre car je vous vois profondément malheureux et probablement vous méritez mieux que cela. Vous avez le malheur d’être né dans un pays prospère, humaniste et démocratique. Un malheur pour vous car beaucoup de gens à l’extérieur souhaitent en profiter autant que vous.
Loin de « Godwiner », je dirais plutôt que, probablement, vous n’auriez pas voulu vivre dans l’Allemagne d’Hitler.
Pourquoi ? Pas seulement, j’en suis persuadé, à cause d’un patriotisme aveugle et bête pour le pays où, par hasard, vous avez été né. C’est plutôt pour les valeurs que ce pays incarne – liberté, égalité, fraternité. Et vous avez raison.
Pensez-vous vraiment que les sentiments que vous n’hésitez pas (aussi avec raison) de publier sur slate.fr reflètent ces valeurs si françaises ? Ou doit-on comprendre qu’elles s’arrêtent à ses frontières ?
Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas. Ce sont des valeurs mondiales en pays démocratiques et la France n’est pas (de loin) le pays qui accueille le plus vrais d’étrangers. Je m’explique : la majorité des musulmans en France proviennent, comme ma femme, de pays anciennement « français ». Ma femme, arabe d’origine, était même née « française ».
Si elle voulait (ce qui n’est pas le cas) pratiquer les coutumes du pays de sa naissance – prières, voiles etc – elle vous offusquerait. Est-ce normale ?
Les pays comme la Suède, ou la Grèce où j’habite, eux aussi ont leurs 10% d’immigrés sans ne jamais avoir colonisé aucun pays. Quant aux USA…
Je suis d’accord avec vous qu’une politique d’immigration à la canadienne est intelligente. Mais le Canada n’a pas un passé colonialiste comme la France. Et le pays que vous aimez tant doit assumer ce passé.
Et elle le fait – au dépens de ceux qui aujourd’hui, vous en faites partie, trouve cela intolérable. Je ne fais pas de commentaires sur vos différentes observations concernant les abus de la Sécu etc. sauf pour vous assurer, en tant qu’ancien employeur en France, que les immigrés n’ont pas le monopole de ces abus !
Par contre je vous demande, pour votre propre bien et bonheur, de modérer vos propos en tenant compte de l’histoire de votre pays et des évolutions du monde moderne. De mettre un peu d’eau dans votre vin comme disent si bien vos compatriotes !
Mon post avait juste pour but de casser quelques idées qui me paraissaient simplistes.
>Aujourd'hui le port du voile intégral est interdit en France. Cela ne concerne que 2000 personnes… ! La présence des juifs en France était tellement « discrète » qu’on a réussit à envoyer 80 000 aux crématoires en 1940-45… >Par ailleurs il y a eu plus de 5M de musulmans en France depuis 1960 sans gêner grand monde. Tout d’un coup on est sensé croire que la situation est devenu insupportable. Je suis d'accord avec vous.
Je disais simplement que le français lambda des années 30 n'avait jamais croisé de juif ni ne savait comment il vivait, tandis que le français lambda des années 2010 croise des musulmans tous les jours et a une idée de comment il vit.
Donc les situations ne sont pas les mêmes, c'est tout. Aucun jugement de valeur, simplement des faits !
Il n'y a pas de contradiction avec ce que vous dites au-dessus!
>Il est vrai qu’au Japon il n’y a jamais eu beaucoup d’immigrés tandis qu’aux USA il y en a toujours eu beaucoup. >N’avez-vous jamais regardé les cartes géographiques et démographiques de ces deux pays ? Ils ne sont pas exactement identiques ! J'ai vécu dans les deux. Je n'ai pas dit qu'ils étaient identiques, simplement qu'on a là deux pays qui ont "réussi", l'un avec immigration, l'autre sans.
Ca prouve juste que l'immigration n'est ni une solution miracle, ni un problème diabolique qui nous tire vers le bas. Où est le jugement de valeur?
>La France en termes de nombre d’habitants au km2 est sous-peuplée par rapport à d’autres pays européens et elle est vieillissante. Est-il plus souhaitable qu'elle soit surpeuplée, que ce soit en immigrés ou en "autochtones"? Je la préfère sous-peuplée avec de la campagne, mais c'est une opinion en effet personnelle.
>Il est vrai que la prière dans la rue de certains musulmans a largement dans un but médiatique. Il n’en reste pas moins qu’il manque des lieux de prière de ce culte. Mais la législation existante concernant la circulation est largement suffisante pour régler ce problème. Je suis d'accord et je n'ai pas dit le contraire.
>Personne ne prétend que l’immigration ne pose pas problème. Mais ces problèmes sont momentanés et concernent à la fois l’immigré et son pays d’accueil. C’est un immigrant (blanc) qui vous parle. J’ai entendu dire qu’il y a des immigrés qui travaillent et paient leurs cotisations ! Avec ma femme, elle-même immigrée (non blanche), nous avons fourni du travail pour 400 personnes pendant plus de 25 ans… Puisqu'on en est à parler de soi, sachez que mon épouse aussi est immigrée et qu'elle aussi elle travaille et cotise (plus que moi, d'ailleurs!).
Ce que je disais, c'était simplement que l'immigration n'était pas un phénomène magique qui allait régler les problèmes de retraite. Les économistes béats qui tentent de nous le prouver par a+b m'agacent au plus haut point.
Et le taux de chômage chez les immigrés est plus important que chez les autres, c'est bien une triste réalité qui va dans ce sens.
>Cher GeorgesD, nous vivons effectivement dans un monde très différent de celui que vous semblez regretter. Comment le regretterais-je, je ne l'ai jamais connu !
>C’est un monde devenu très petit où les migrations sont inévitables, en croissance et, je prétends, un signe d’une société vibrante et tourné vers l’avenir. Ca c'est une vision subjective qui n'engage que vous, un "jugement de valeur", en somme. :-)
>C’est dommage que vous vous n’y plaisez pas ! J'aimerais savoir d'où vous déduisez ça...
Je ne pense pas avoir été le seul de m'y être trompé...
Le système capitaliste ne profite qu'à une minorité de la population.
Pour se maintenir en place, il doit entretenir la discorde dans la majorité (pauvre) de la population et les convaincre que voter pour des partis extrémistes est immoral.
Exemples :
1) les discussions ci-dessus.
2) Vu sur la télé publique ("Mots Croisés") une journaliste qui dit : "La préférence nationale c'est du racisme"
Résultat: un sondage présenté dans cette émission : une (courte) majorité de français considèrent que "Marine Le Pen est une menace pour la démocratie"