Il faut rééduquer les banquiers
Les dirigeants des établissements financiers ont besoin de reprendre contact avec la vie réelle.
- Des banquiers après un rendez vous à la Maison-Blanche Larry Downing / Reuters -
C'est le grand divorce. Qu'y a-t-il de commun entre les présidents ou les directeurs généraux de banque, la majorité de leurs salariés et l'opinion publique ? Plus grand chose.
Tout se passe comme si le big bang qui secoue le monde avait fait émerger deux planètes. D'un côté le fief des chefs d'orchestre de la finance, de l'autre la sphère de l'économie et de la vie réelle. Entre ces deux mondes le fossé se creuse chaque jour davantage.
Or dans une économie de marché tout repose sur le financement du système par les banques. Il ne suffira pas de restaurer la solvabilité des banques, il faudra aussi trouver les moyens de faire descendre les big boss de la finance de leur tour d'ivoire pour qu'ils retrouvent leurs esprits et le sens des réalités. Pour redorer leur blason, sortir de l'image d'ennemi public numéro un, et tout simplement montrer qu'ils se situent sur la même longueur d'ondes que le commun des mortels, les patrons de banques devraient se frotter à la vraie vie. Donc sortir de leur splendide isolement.
On pensait qu'ils feraient leur révolution culturelle à la lumière de la crise qu'ils ont provoquée. Que nenni ! Ils donnent l'impression de faire le dos rond en attendant des jours meilleurs. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, et la liste des pays pourrait être beaucoup plus longue, les banquiers restent murés dans leurs convictions....d'avant la crise. Ils sont restés agrippés à leurs bonus, stock-options, attributions d'actions gratuites, parachutes dorés et retraites chapeau.
Dans leur tête tout se passe comme si les banques continuaient d'accumuler des bénéfices pour le plus grand bien de l'économie, des entreprises, des particuliers et des actionnaires. Les Etats ont été contraints de mettre le holà aux débordements dispendieux, en plafonnant la rémunération des patrons de banques secourus par des fonds publics comme aux Etats-Unis, en interdisant les bonus, la distribution de stocks-options et d'actions gratuites comme en France. De part et d'autre de l'Atlantique les banquiers sont vilipendés pour leur cynisme et leur refus de tourner la page de l'Ancien régime financier. Ils font penser à ces nobles, qui pendant la révolution française, tenaient table ouverte à Londres ou à Coblenz en rêvant de rétablir les privilèges d'antan.
Après vingt-cinq années de dérégulation à outrance et de sacre de l'argent roi, qui ont mené aux dérives que l'on subit, il est temps de remettre les pendules à l'heure. Et si les grands banquiers ne parviennent pas à comprendre que la culture qu'ils se sont forgée est remise en cause pourquoi ne pas leur faire suivre des stages de réinsertion ? Histoire de les faire sortir de leurs bureaux feutrés et de leur faire toucher du doigt la vie de tout un chacun avec ses problèmes de fins de mois difficiles quand on est salarié et de financement quand on est à la tête d'une PME.
En France, où les responsables de banques clament qu'ils s'en sortent beaucoup mieux que leurs concurrents étrangers, à l'exception des Banques Populaires et des Caisses d'épargne plombés par Natixis, les vieux démons sont les mêmes que dans les autres institutions financières de la planète beaucoup plus mal en point.
Le culte du rendement à court terme et de l'accumulation de revenus pour les dirigeants et les opérateurs de marchés ont la vie dure. La Société Générale en a royalement fait la preuve ces derniers mois. C'est la mort dans l'âme que son président, Daniel Bouton et son directeur général, Frédéric Oudéa, ont abandonné leurs bonus sous la contrainte de l'Elysée. Mais quelques semaines plus tard, un communiqué de la banque annonçait qu'ils allaient recevoir de copieuses stocks-options à un prix très avantageux. Là encore l'Etat est intervenu, cette fois par décret, pour interdire ce genre de pratique dans les entreprises qui reçoivent des deniers publics.
BNP Paribas, considéré comme très sage sur ces sujets là depuis le début de la crise, a provoqué la stupeur en prévoyant d'accorder à ses quatre mandataires sociaux une retraite chapeau de 28,6 millions d'euros. Son président Michel Pébereau devrait percevoir 800.000 euros par an dont 700.000 versé par la banque. Dans la foulée, les chiffres de la Société Générale ont été publiés : 33 millions d'euros ont été mis en réserve pour les retraites de six mandataires sociaux. Daniel Bouton pourra se prévaloir de 730.000 euros de retraite par an.
Dans un autre registre, Natixis, la banque de financement et d'investissement en perdition des Banques Populaires et des Caisses d'épargne présidée par Philippe Dupont, après avoir affiché des pertes abyssales de 2,8 milliards d'euros en 2008, attribue royalement 71 millions d'euros de bonus aux opérateurs de marché et gestionnaires d'actifs......
En France comme ailleurs, les patrons de banque ont bien besoin de se frotter à d'autres réalités. On pourrait imaginer de les faire travailler pendant un mois dans un tout autre univers, avec la rémunération correspondant à leur nouvelle fonction et de vivre le mois suivant avec le salaire qu'ils ont perçu. Daniel Bouton pourrait se voir affecter un poste de gardien de parking, Frédéric Oudéa s'adonner au travail ingrat de comptable troisième échelon dans une grande entreprise, Michel Pébereau prendre la place d'un administratif dans une PME de sous-traitance pour l'automobile, Baudouin Prot (directeur général de BNP Paribas) devenir chef du rayon charcuterie dans un supermarché et Philippe Dupont (patron des Banques Populaires) vendre des hamburgers chez Mc Do. Georges Pauget, le directeur général de Crédit Agricole SA, pourrait faire ses premières armes chez un fabriquant de fromage.
Reste le cas de François Pérol, le nouveau venu dans le paysage bancaire français, qui prendra bientôt des rênes des Banques Populaires et Caisses d'épargne réunies. Un mois de labeur au guichet d'une agence bancaire, pourrait lui mettre les pieds à l'étrier, lui qui n'a jamais œuvré dans une banque commerciale. Il faudrait bien sûr étendre ces stages d'insertion à la vraie vie aux membres des comités exécutifs de chaque banque.
Cette immersion dans des métiers radicalement différents, ce brassage avec d'autres catégories de la population, pourraient permettre aux dirigeants de banque remettre les pieds sur terre, de porter un regard nouveau sur la société, la place qu'ils y occupent et le rôle qu'ils doivent y jouer. Et surtout ces stages de réinsertion devraient leur ouvrir les yeux sur une vérité toute simple : ils peuvent gagner très confortablement leur vie dans leurs banques respectives sans sombrer dans les excès du toujours plus.
Dominique Mariette
Mis à jour le 10/04/2009 à 16h34








































Que dire de cet article ? On sent le mauvais vent du populisme rejaillir avec toutes les mauvaises conséquences qu'il peut avoir. On parle de la Société Générale et de BNP Paribas, deux établissements dont les bénéfices dans cet annus horribilis pour les banques internationales ont respectivement atteints 2 et 3 milliards d'euros. Quand on connait le milieu financier et l'interconnexion nécessaire entre les différentes banques, on ne peut que se dire que ces résultats sont quasi-inespérés, voire du très bon travail de leur part. La crise pour eux n'est pas une perte de revenu qui est restée modérée, mais bien une inadéquation du modèle de calcul des besoins en fonds propres réglementaires à la situation de crise bancaire internationale, ainsi que d'un manque de confiance sur la solidité du système bancaire international. En quoi la SG et BNP sont responsables de ce phénomène ?
Pour revenir à cet article, le mot populisme me semble tout à fait adapté :
- choisir des boucs émissaires dont le principal problème à ses yeux est de gagner de l'argent
- ne se rappeler que du court-terme (ces six derniers mois) en oubliant les 20 dernières années
- détester la culture de la performance (la valeur des stocks-options dépend largement de ce travail)
- "oublier" des éléments, les stock-options de la SG n'étaient exerçables qu'en 2012, ce qui ne correspond pas une culture du court-terme comme dit dans l'article
- détester les chiffres : 71 millions d'euros de bonus pour Natixis concernant environ 3 000 employés, ça ne fait plus qu'un peu moins de 2 500 euros de bonus en moyenne dans une banque où l'ambiance est morose depuis plus d'un an, une carotte pour remotiver les troupes qui en ont bien besoin à la lecture d'article de ce genre
- agréger des notions sans rapport les unes avec les autres avec une généralisation à outrance : par exemple la confusion de la situation des banques US et françaises est bien marquée
- de l'incompétence : on parle de dérégulation par exemple alors que depuis des années les banques sont dans un processus de régulation de plus en plus lourd. Il ne manquait plus que le discours sur la transparence et on avait atteint le fond
- cristalliser cette image de ces dirigeants dans un monde parallèle : figurez-vous qu'on peut les rencontrer dans la vie réelle, sisi ! Ils ne mordent pas et ça leur arrive de faire les courses en bas de chez eux. Ce n'est pas parce que vous ne les connaissez pas qu'il faut leur inventer une vie chargée de vos fantasmes !
Bref, j'ai beaucoup aimé cet article qui condense en une page tout ce qui se fait de pire comme populisme actuellement au sujet des banques. Il est révélateur de la jalousie dont font preuve certains face à la réussite financière d'autres personnes. Il est aussi une preuve flagrante de l'envie d'une population de rejeter toute notion de culpabilité propre et de l'envie de trouver des boucs-émissaires.
Qui est responsable de la bulle immobilière si ce n'est les acheteurs ?
Qui s'endettait de manière irresponsable ?
Ce rejet de ces deux questions obligatoires me fait dire que jamais le "peuple" dont je fais parti n'est capable d'assumer ces propres fautes, tout simplement.
Votre idée de stages pour dirigeants de banques est très réjouissante mais je ne pense pas qu'elle puisse être mise en oeuvre ne serait-ce que parce qu'elle fait trop penser à la révolution culturelle chinoise, de sinistre mémoire, où les intellectuels avaient été envoyés planter des choux dans les champs.
Je crains que la seule solution valable ne soit de remplacer purement et simplement tous les dirigeants qui ont failli.
On n'en est malheureusement pas là !
Le monde des banquiers est probablement l'un des univers les plus compétitifs de la planète, il regroupe vers eux une élite internationale qui est trés peu concernée par les états d'âmes de quelques francais en mal d'idéologie morale et emprunt de l'ignorance des réalités.
Les banquiers ont une perception assez fine de leur contemporain et en particulier des politiques. Si la cupidité des banquiers est avérée il ne faut pas oublier celle de tous les autres autour et en premier lieu celle des responsables politiques à dépenser l'argent du contribuable: ils ne font que participer à la gabegie générale. Comme le disait encore il n'y a pas longtemps l'ancien président de Citigroup ".....tant qu'il y a de la musique je danse...", celà dépeint l'environnement opportuniste de la fonction de la banque. Pour aller un peu plus loin, les traders ne font qu'emplifier les mouvements du marché mais ne font jamais la tendeance;
Alors, qu'ils soient déconnectés à Londres de la plèbe laborieuse du reste de la planète probablement mais ce n'est pas leur problème, ne leur demandez pas de faire de la morale ils iront ailleurs, les lois n'y changeront rien. Le marché décidera malgré le rêve absolu de les mettre en boite par quelques intellectuels rougeoyants.
Maintenant, regardons chez nous en France, et balayons devant notre porte, le prochain subprime sera peut être francais, la dette des collectivités locales, elles empruntent sans relache et augmentent les impots locaux. Jusqu'ou cela ira?, à suivre...
A ms Peter Jones et LezardBreton
De 1945 à 1990, les banquiers (et les dirigeants en général) ont gagné beaucoup moins sans que cela gène la performance de l'économie, au contraire (30 glorieuses). Nous avions des dirigeants corrects qui ne partaient pas tous à l'étranger pour gagner plus au détriment de notre performance économique...
Aujourd'hui, nos patrons peuvent gagner jusqu'à 500 fois le salaire d'un ouvrier alors que le ratio était de 1 à 50.
La déréglementation, le libéralisme ont abouti à ce que cette catégorie capte une partie toujours plus importante du gateau. Peut-on dire au vu de la crise en cours que le résultat de cette période est bon ? J'en doute.
Déjà, on peut trouver désagréable, d'un point de vue humaniste, de telles inégalités.
Si en plus, le résultat de cette politique est mauvais, alors faisons cesser cette augmentation effarante des inégalités entre grands dirigeants et reste de la population.
Re-régulons, Dé-libéralisons, et Re-taxons. C'est d'ailleurs ce qu'Obama va faire.
Cessons de justifier ces rémunérations énormes sans arguments solides.
Au fait, la société générale ne fait des profits que parce qu'elle a trouvé un idiot (AIG) pour lui garantir des placements pourris. Sinon, elle serait en perte de 8M€... Pas une belle perf. Et s'attribuer des stocks options au creux probable de la crise, c'est s'octroyer un probable effet d'aubaine puissant. Pas trop dur de faire une perf positive après.
Les abus sont dans la presse et ils se corrigent de fait (pas besoin de loi). Il est scandaleux qu'une entreprise en perte massive accorde un bonus à son patron crions le trés fort, mais que dire de ceux que les accordent à ces patrons; c 'est de la faute des conseils d'administration, il faut les virer, que font les actionnaires, c'est leur argent, ca devrait être leur problème?
Maintenant, les traders et banquiers sont les mercenaires des temps modernes, si vous ne les payez pas assez ils passent à la concurrence avec délectation, surtout s'ils sont talentueux, et le talent se mesure à la taille du chèque à la fin de l'année. Ou vous voulez mettre de la morale là dedans? Ca n'a pas de sens, simplement parce que c'est le capitalisme qui est ainsi et que les acteurs vont là ou il y a un profit potentiel, s'il n'y a plus de possibilité de profit les fonds s'investiront ailleurs, en Chine, Inde etc... Ce qui serait peut-être un bien pour soigner un peu la vanité de l'Ouest, et faire exploser nos dettes en junk bonds (prochain business...).
Obama ne va se couper les bras, déjà il y a des armées de trader qui se font enregistrer à Singapour et HK au cas ou? La city de Londres ne vit que de ça alors je ne vois pas les anglais soutenir trés longtemps la surrégularisation. Il n'y a que nos compatriotes ,généralement fonctionnaires, nombreux ici pour souffler dans la voile de la réglementation au lieu de participer à produire de la "valeur" dont ils se repaissent.
Curieux mélange de fatalisme et de d'obstination.
Le constat est assez réaliste : le profit potentiel individuel est le moteur exclusif de l'acteur économique d'un système libéral non régulé. Les banquiers sont comme les autres, cupides. Simplement ils ont une position qui leur permet plus de profits que les autres. Et tant qu'il y a de la musique, on danse... Le fait que cela nous ai conduit dans cette crise économique, écologique et sociale, devrait vous inciter à un peu moins d'obstination. Allez au bout de votre raisonnement. Il y a eu une dérive du système sur les 30 dernières années, il est bon de le reconnaître, et en tirer les conclusions qui s'imposent. Parce que c'est le contribuable qui paie, et pas seulement en France. Parce que c'est la planète qui paie. Parce que le système capitaliste lui même ne survivra pas si on ne le régule pas. A la fin de l'année dernière, on est passé tout près de la catastrophe mondiale. Les états, notamment européens ont réagi juste à temps. Il n'est pas sûr que la chance soit encore au rendez vous la prochaine fois.
On a les banquiers qu'on mérite.
Les Etats ne gérent pas leurs déséquilibres parce que les peuples veulent entendre une certaine musique et pas celle de se serrer la ceinture. Les gens s'endettent personne ne les force. Les communes s'endettent et les contribuables paient c'est pour cela que les banquiers leur prètent, mais un jour patatra inflation folle, faillites en chaine des communes et plus personne ne paie ses impots devenuent insuportables et patatra un "subprime" à la francaise. Alors ou s'arrète la responsabilité des politiques et ou commence celle des banquiers (et en l'occurence Dexia qui leur prète est francais et détenu par l'Etat). Il ne faut pas se tromper les banquiers sont des outils de la cupidité et des ambitions des autres dont ils profitent.
La dérive c'est celle des démocraties dépensières pas celle des banquiers. Les législations existent mais ne sont pas appliquées, la crise est probablement salutaire, c'est un réajustement, brutal soit, mais les actifs étaient surévalués depuis déjà un certain temps.
Les crises sont inéluctables comme les tremblements de terre. Nous devrions être satisfait car en d'autres temps cela aurait fini en guerre.
Un des moyens pour sortir d'une impasse est la crise, en détruisant de la valeur (comme les guerres) on donne une chance a revaloriser d'autres produits au cycle suivant. On casse et on recommence; maintenant regardons ce qui sera reconstruit, va t on investir plus sur des entreprises qui sauvegarderont la planète.... Je peux déjà vous répondre en partie, non, pas de suite, car les Etats abreuvent les rares capitaux vers les industries fragiles qui sont vouées à l'échec telle l'automobile au lieu de supporter les filières de projets innovants. Tout est dit.
Ce n'est pas de l'obstination c'est de la lucidité. Mais attention je ne dis pas que la régulation est inutile, elle doit existée et être améliorée grandement au regard de l'évolution des produits financiers et de l'expérience de cette crise, c'est à dire aller vers une meilleure évaluation et appréciation du risque.
Quand on arrive à un tel point de non retour, la conséquence ne peut venir justement que de la plèbe, plus nombreuse !
Vox populi, vox déi ! Sage axiome à méditer et à se remémorer car sortis de leurs bureaux ou de leurs écrans, ils redeviennent comme la plèbe !
Voir la chaussure lancée à W Bush, et ces patrons séquestrés !
Je préfère pour ma part, en tant que consommateur me comporter – à mon niveau – en acteur responsable. Si l'éthique (hum !) des dirigeants d'une banque ne me convient pas, je change de banque. Idem pour l'assurance.
Par exemple, j'avais un PEP chez mon assureur lequel pour un taux net annuel à 3,56% a retenu 3% de frais de gestion et m'a royalement servi 0,56 % ! Je viens de tout transférer vers une compagnie d'assurances qui a baissé ses frais de gestion à 1%.
Il appartient aux consommateurs de se prendre en charge.
J'ai donc décidé – vu les comportements des dirigeants de la banque où j'ai mon compte - de demander que ma cotisation annuelle de carte bancaire me soit offerte. En cas de refus, je changerai et je mettrai les autres banques en compétition. J'ouvrirai mon compte chez celle qui me fera la meilleure offre.
Tous les 3 ans, je mets les assureurs multi risques habitation et automobile en compétitions. Désormais, je ferai de même pour les banquiers.
Si chaque consommateur prenait conscience de ce pouvoir qu'il a en mains, et le faisait savoir, les comportements de certains finiront par changer, parce que voir partir un client, ça coûte cher !
Entièrement d'accord avec lezardbreton. Cet article est populiste et poujadiste, en présentant de nombreuses contre-vérités ou approximations simplistes. Rien qu'un exemple : François Pérol est tout sauf le "nouveau venu dans le paysage bancaire français". La lecture de sa biographie vous l'expliquera.
Les arguments déployés ne servent pas l'analyse ni à alimenter un débat de fond serein (n'est-ce pas le rôle du journaliste ?) mais à offrir à l'opprobre populaire des têtes. S'ils sont en 1789, le journaliste est en 1793, ou éventuellement, effectivement, à la révolution culturelle chinoise.
Ce que modestement, je constate, c'est que mon banquier que j'aide actuellement via l'Etat, ne se gêne pas pour augmenter substantiellement le tarif d'une carte bancaire et m'en imposer, au nom de l'Europe, une plus chère - ce que je refuse !
Ce que je constate modestement, c'est que les banquiers ont été et sont, particulièrement sourcilleux et intransigeants avec leur clientèle même la plus fidèle (ce qui ne rapporte rien !) et dans le même temps, les salaires qu'ils leur sont accordés, sont à tout le moins confortables.
Désormais, il faut faire jouer la concurrence et j'ai donc adressé un courrier pour demander une carte équivalente à ma carte habituelle sinon je change de banque. Mais plus je réfléchis, plus cette banque m'agace par le comportement de ses dirigeants !
Beaucoup de mauvaise foi, d'ignorance, d'approximation, de démagogie, de poujadisme...etc, tout celà est vrai!
Mais quel est l'élément permissif? Pas les banquiers quels qu'ils soient, mais UN banquier: le président de la plus grande banque centrale, car il n'y aurait eu dérives, dévoiements, déséquilbres financiers et économiques à tous niveaux, s'il n'y avait pas eu excès de liquidités, excès de crédit: trop d'argent a joué comme le dopage sur les sportifs au risque d'un collapsus (29 septembre 2008) ou d'une mort prématurée du système (en cours...). Il faut donc condamner ceux qui doivent être condamnés: les autres ne font que "danser" car le chef d'orchestre avait mis la musique à fond! et ils continueront dans cette extase irrépréssible puisque la musique continue, personne n'ayant demandé au G20 qu'elle soit arrêtée ou fortement diminuée, au contraire à la musique d'origine privée on va rajouter de la musique publique: attention au cafarnaüm, fausses notes et autre boum ! remplacer le chef d'orchestre, arrêter la musique: l'émission incontrôlée de monnaie qui emmène en toute ivresse le monde vers le chaos!
Je trouve les articles un peu sévères sur les parachutes dorés des banquiers. Il faut les comprendre ces pauvres hommes.
Ils n'ont ni trouvé le vaccin du Sida, ni lutté contre la couche d'ozone, ni réglé le conflit du Proche Orient, ni réalisé des oeuvres d'art, ni trouvé un moyen de rester dans l'histoire pendant plusieurs siècles.
Qui se souvient des banquiers du temps d' Alexandre Dumas, ceux contemporains de Manet, ou de Picasso? Qui se rappelle des banquiers contemporains de De Gaulle ?
Les banquiers sont tout à fait comparables aux canailles des banlieues dites chaudes qui sans espoir d'avenir se consolent en brulant les voitures et terrosisant les vieilles gens condamnées à vivre dans ces quartiers.
Peut-être qu'une façon de les sortir de ce destin tragique serait de leur apprendre le football. et de troquer leurs bonus (boni ?) contre des mensualités footballistiques?
Pour le progrès de l'humanité, cela ne changerait grand chose!