Sarkozy, l'islam et le défoulement permanent
Les religions renâclent devant le débat sur la laïcité. Nicolas Sarkozy s’était pourtant fait le champion de la «laïcité positive». C’est bien le retour à une laïcité étroite, craintive, étriquée qu’il faut aujourd’hui redouter.
- Dans un supermarché parisien, le 30 mars. REUTERS/Regis Duvignau -
Nicolas Sarkozy a perdu la main auprès des autorités religieuses du pays. Il s’en était fait des alliés, enthousiastes du côté juif, partagés chez les musulmans, réservés chez les catholiques et les protestants. L’échec annoncé du débat sur la laïcité qui, malgré les oppositions et les excusés, se tiendra le 5 avril ne laissera pas seulement des traces au sein d’une majorité divisée.
Ce débat imposé au forceps, nourri par une méfiance de l’islam qui ne veut pas dire son nom, dicté par la stratégie qui consiste à regagner du terrain sur le Front national indispose aussi les responsables religieux. Ceux-ci viennent de dénoncer une opération politicienne sur un terrain — la laïcité — qui, après des décennies de combat, était redevenue consensuel et a déjà fait l’objet de toutes sortes de commissions, de rapports et de débats.
Opération inopportune à quelques mois d’une échéance électorale capitale, quand la France doit faire face à tant de difficultés plus réelles. Comment expliquer un tel fiasco sur un terrain que, par sa personne, Nicolas Sarkozy avait réussi à déminer?
Dans son livre de 2004 intitulé La République, les religions, l’espérance (aux éditions du Cerf), Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait montré toute l’estime qu’il portait aux religions et sa volonté d’en finir avec la laïcité anticléricale d’autrefois. La religion est un fait de culture et d’identité, disait-il. Elle fonde des valeurs et des engagements bénéfiques pour toute la nation.
Responsable des cultes, il entretenait les meilleures relations avec les autorités religieuses, prenait parti dans le débat pour l’enseignement des religions à l’école publique, donnait les coups de pouce nécessaires à l’organisation de l’islam de France dont il était devenu l’architecte, obtenant même, après des années de laborieuses tractations, l’élection d’un Conseil français du culte musulman, qui fait toujours office de représentation.
Devenu président de la République, il saluait en toute occasion le modèle français de laïcité - neutralité de l’Etat dans l’exercice des cultes, respect absolu de la liberté des consciences. A la basilique du Latran à Rome, le 20 décembre 2007, il flattait les racines chrétiennes de la France - ce qu’il vient de refaire au Puy-en-Velay -, exaltait avec excès le rôle éducatif du curé jugé supérieur à celui de l’instituteur.
Le 14 janvier suivant à Ryad, il louait la modération de l’islam saoudien et citait à douze reprises le nom de Dieu, faisant scandale chez les laïcs en tenant pour une évidence que «Dieu est au cœur de chaque homme». Au même moment, il lançait son concept de « politique de civilisation » qui n’aurait aucune chance d’aboutir si la dimension religieuse de l’homme n’était pas respectée et si le jeu des forces confessionnelles était ignoré.
En septembre 2008, devant le pape Benoît XVI à l’Elysée, il se faisait l’avocat d’une «laïcité positive», encourageant la participation de toutes les religions aux questions qui divisent la société : immigration, éducation, bioéthique, etc.
Ainsi Nicolas Sarkozy développait-il une vision de la laïcité assez différente de celle qui avait fini par s’imposer après un siècle de crise en France. Déjà certains lui prêtaient des intentions «concordatrices» dans la lignée d’un Napoléon qui avait une vision politique et cynique de la religion, conçue comme nécessaire au bon fonctionnement de la nation.
On le disait même proche d’un Charles Maurras (1868-1962), admiratif de l’œuvre civilisatrice de l’Eglise catholique, faisant de la religion l’instrument de l’ordre et du salut public. On lui prêtait enfin un rêve de «religion civile» à l’américaine. La Constitution des Etats-Unis sépare nettement la religion de l’Etat, mais une «religion civile» existe bien outre-Atlantique qui exclut toute suprématie confessionnelle, mais place sans complexe la religion au cœur de la sphère publique.
Burqa, prières dans la rue, et surenchères
Qu’en est-il aujourd’hui après le lancement tumultueux du débat sur la laïcité par l’UMP, aussi étriqué est-il devenu - il durera deux heures - à la suite des polémiques qui ont surgi sur son opportunité et son utilité? La grande ambition de Nicolas Sarkozy, qui était de réviser l’exercice de la laïcité dans un sens plus moderne, sans toucher à la loi-monument de 1905, est en train d’échouer.
Le camouflet des responsables religieux qui ont décidé de boycotter ce débat de l’UMP est un profond désaveu. La cause en est l’islam devenu le miroir de toutes les obsessions de la droite et de l’extrême droite. Après l’interdiction générale de la burqa, les prières dans la rue dénoncées par Marine Le Pen, aussi marginales soient-elles et trahissant surtout un déficit de lieux de cultes, ont ouvert la voie à toutes les surenchères.
Il ne s’agit pas de nier les difficultés d’intégration de l’islam dans la République laïque, ni le poids des minorités extrémistes, ni la montée de revendications spécifiques que n’ont pas prévue les règles de la laïcité, mais le risque est grand de montrer du doigt une population dont la majorité est intégrée et accepte les lois politiques et religieuses de la France. Le péché originel de ce débat sur la laïcité est bien le risque de stigmatiser une religion et, par ricochet, de porter atteinte à l’image pacifique de toutes les autres. D’où cette abstention des autorités religieuses.
La stratégie politique de Nicolas Sarkozy - retenir ses électeurs attirés par le Front national - a fait le reste. Son grand projet de «laïcité positive» à la française rejoint le cimetière des plus belles promesses et c’est le retour à une laïcité étroite, craintive, étriquée qu’il faut aujourd’hui redouter.
Car que faut-il attendre d’un tel débat sur l’islam — n’en doutons pas, c’est de lui seul qu’il s’agit — qui, même maîtrisé, risque de donner lieu à des dérapages verbaux. Sur les «prêches intégristes» dans les mosquées prononcées en langue arabe. Sur la multiplication des prières dans la rue et des écoles coraniques. Sur l’appel à des bailleurs étrangers pour la construction de mosquées. Sur la hausse des revendications à la viande halal dans les cantines scolaires. Sur les refus abusifs de médecins hommes dans les hôpitaux pour soigner des femmes. Sur les horaires spécifiques réservées aux femmes dans les piscines.
Exercice de défoulement
A défaut de pouvoir traiter sereinement chaque question et toucher à la loi de Séparation considérée comme intouchable, ce débat risque de tourner à l’exercice de défoulement des malaises et des peurs. Dans le meilleur des cas, il aboutira à l’adoption d’une résolution destinée à rappeler les principes républicains et à la rédaction d’un code de la laïcité. Il y a pourtant des questions urgentes à régler.
Sur la formation des imams où tout reste à faire et sur le financement des lieux de culte où des solutions provisoires s’esquissent déjà comme l’attribution de baux emphytéotiques par les collectivités locales à des associations qui veulent financer leurs propres mosquées.
Dans ce débat, il y a un fil rouge inavoué: l’instrumentalisation politique de l’islam qui font se lever contre elle l’opposition, une bonne partie de la majorité, certains ministres dont le Premier - qui s’abstiendra de participer au débat - et l’ensemble des religions qui sentent peser sur elles comme une menace diffuse. Quand on mesure les limites du débat d’aujourd’hui sur la laïcité, on se prend à penser que le discours de Nicolas Sarkozy sur les religions obéissait moins à une conviction personnelle qu’à la nécessité de se plier aux contraintes de l’agenda politique.
Henri Tincq
Sur SlateAfrique: «Porter l'étoile verte? Et puis quoi encore!»
Mis à jour le 02/04/2011 à 9h05














































il ose nous parler de "Il ne s’agit pas de nier les difficultés d’intégration de l’islam dans la République laïque", alors que 99% des musulman n'ont aucun problème d'intégration.
il reprend le discours du petit nerveux sur "la modération de l’islam saoudien" alors que c'est la tendance la plus extrémiste du sunnisme qui ferait paraître un prêche à "Nicolas du Chardonnay" pour un appel à une partouze générale.
Vive la laïcité réelle, celle qui oblige à garder la religion dans le sphère privée et ceux sans forcement aller dans les attaques comme celle de charlie hebdo de l'ancien temps.
La peur fait voter, l'intolérance stimule bien l'imagination.
Je suis musulmane athée. Oui c'est bizarre, avant je ne me définissais juste comme athée, mais maintenant je dis les deux. Je ne mange pas de porc, pratique le ramadan, mais ne croit pas en Dieu...c'est à n'y rien comprendre ni pour les athés, ni pour les croyants encore moins pour les politiques qui aiment nous mettre dans des cases. Pourtant je ne suis pas la seule dans ce cas...Mon athéisme ne me guérit pas de l'énervement que me procure ce débat, et de ce défoulement sur cette religion qui dure depuis bien trop longtemps.
Depuis 2001 on entend tour à tour des discours haineux, méprisants ou au contraire optimiste, utopiste. On va d'un extrême à l'autre disant que l'islam et a fortiori les musulmans ne respectent pas les autres religions, que le jihad est notre précepte le plus important, que la dignité des femmes est bafouée. D'un autre on nous raconte que l'islam est une religion de paix et d'amour.
Mon opinion est que ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais l'homme qui fait la religion. Si vous êtes quelqu'un d'haineux, de violent vous vivrez, pratiquerez votre religion de cette manière et vice versa.
Bref depuis 10 ans les débats sur "l'islam et la démocratie l'islam" et "laicité" ont fleuris sans vraiment apporter une ou des réponses concrètes. Mais cherchons nous une solution concrète, ou cherchons nous à faire des émissions, des articles qui soulèvent les passions, ou chacun donne son opinion sans changer d'un iota. Ou chacun se sent experts de l'Islam et de cette pratique car il a lu 3 versets, croisé une femme voilée...
Pourquoi faire un débat sur la laicité??? Le thème du débat porte à croire que la laicité peut être vu différemment après ce débat. Je pense qu'aucun français musulman ou pas veut d'un code de la laicité, ou d'un changement de la laicité. Remettre en cause cette laicité ou la réaffirmer en pointant du doigts l'islam n'est pas voulue par les musulmans. Car nous en avons marre d'être vus comme les enfants issuent de l'immigration, des jeunes de quartiers difficiles si en plus on a droit à une autre étiquette...je trouve que cela fait un peu trop. La laicité c'est notre protection, c'est l'assurance que notre religion ne sera pas un moyen de nous discriminer, c'est l'assurance d'être libre de la pratiquer, d'être libre de ne pas en parler, de ne pas faire de cette religion notre caractéristique première. La laicité est ancrée en moi, car je suis née en France, elle est importante pour mes parents car ils attachent une importance particulière à suivre les règles du pays qui les a accueillis et où ils ont vu naitre leurs enfants.
Si l'islam politique existe en France, c'est à cause du gap politique qui existent. Certains peuvent ne pas se sentir représenter par la classe politique (d'ailleurs rien qu'à entendre les gens de l'umpfn on pourrait penser que les préocupations des musulmans ne sont pas les mêmes que les français moyens, et que certains n'ont pas le droit de vote). Cette campagne sur l'islam qui la pose comme religion ennemie, et qui fait de ces pratiquants des intrus empire les choses. Et là l'islam politique a cette force, cette force de ce nourrir du rejet des autres, mais c'est pas leur pratique de l'islam qui les a poussé à cela (d'ailleurs je doute fort qu'ils soient de pratiquants très consciencieux). C'est le sentiment de ce faire avoir, de ce faire avoir car se sentant occidental depuis petit, il voit chaque jours que cette occident ne veut pas de lui (pas de boulot, pas le droit de rentrer en boite, guerre en irak, palestine il mélange tout...). Il a eu le sentiment d'être allé jusqu'au bout pour ce faire intégrer, mais il restera le bougnoule, le renoi de service.
Pour finit car mon commentaire est très long, les musulmans en France ne sont représentés par aucune institution (uoif ou que sais-je). Le musulman a une relation directe avec dieu, il ne reçoit d'ordre de personne, l'imam a une importance très relative, ainsi que la prière dans la mosquée. Ils ne forment donc pas un groupe uniforme, l'islam a donc plusieurs visages. De plus il ne faut pas confondre coutume culturelle et islam.
Je pense parler au nom de beaucoup de musulmans, laissez nous tranquille. On donne une importance bien trop grande à l'islam. Qu'on arrête de donner la parole à des groupes qui sont censés nous représenter.
A force de parler tous les jours de l’Islam, sur tous les supports de communication possibles et imaginables, avec en prime une mise en lumière exclusive d’une image négative de l’Islam que les médiats utilisent en fond de commerce pour augmenter leur audimat, rien d'étonnant que le FN séduit chaque jour plus de partisan. Chaque débat sur l’Islam est l’occasion d’ouvrir les vannes de la haine et de l’islamophobie pour mieux radicaliser l’opinion française sur ce sujet. A cela il faut rajouter en toile de fond la crise économique et les risques d’immigrations, agités comme un épouvantail avec les pays arabes qui sont en ébullitions. Le cocktail explosif est réuni pour remonter les français les uns contres les autres et renforcer les extrémistes de tout bord. Si le gouvernement français d’aujourd’hui et la droite républicaine de demain continuent de légitimer les idées du FN, nous allons tout droit vers une balkanisation de notre société.
Certains élus se ridiculisent en se substituant à des théologiens ou experts en Islam pour dicter l’art et la manière dont les musulmans doivent s’organiser et pratiquer leur croyance. Chose impensable pour les autres religions, mais pour les musulmans en manques de représentation dans les médias et dans les sphères politiques, tout devient possible, la pilule passe à chaque fois; le voile à l’école, le hallal, la burqa, les minarets, les mosquées, les prières dans la rue…. L’un des feuilletons le plus suivie par les médias est sans nul doute l’Islam et les Musulmans. Tant que les musulmans sont divisés, les médias, comme les partis politiques de tous bords pourront nous insulter et nous manipuler à leur guise.
Les musulmans de France ne demandent pas de traitement de faveur pour la construction des lieux de cultes, nous ne réclamons pas de l’argent public, avant cela il faudrait simplement donner des autorisations de construire lorsque cela est justifié et faciliter les démarches administratives. L’urgence est là. Nous ne voulons pas d’investisseur qui demain vont nous dicter notre manière de pratiquer notre foi musulmane et choisir notre imam pour nous. Les prières dans la rue sont la résultante d’une hypocrisie flagrante de certains de nos élus qui sont pusillanimes face aux attentes de leurs concitoyens musulmans qui sont traités comme des parias que l’on souhaite cacher du reste de la société française en refoulant systématiquement les mosquées et lieux de cultes dans les zones industrielles.
J. Copé ayant très bien compris l’impacte des médiats sur l’orientation des flux des opinions allant au FN prend les devants pour attirer les projecteurs vers lui. Son but est de faire une démonstration de son courage politique sur le dos des musulmans. L’avenir des musulmans en France s’articule et s’organise au coup par coup avec une constance qui suit le calendrier des élections locales et nationales. Entre le voile et le niqab, les minarets et les prières de rue, entre le marché du hallal et la cantine, tout, absolument tout, est bon à prendre pour créer un débat dont les enjeux et les ambitions sont à peine voilé par ceux qui instrumentalisent ces sujets. Le meilleur exemple est surement Geoffroy Didier qui est à lui seul la synthèse du FN de Brice Hortefeux et d'Eric Zemmour. Les vrais gagnants sans aucun doute seront les hommes et les femmes politiques qui surfent sur la peur et la menace de l’autre. Le populisme se démocratise dans le langage comme dans les actes de nos hommes politiques. Si la droite nous indigne par leur incitation à la haine, la gauche nous afflige par son silence complice. Chaque jour des mosquées, des tombes, des femmes musulmanes… sont attaqués sans que cela face réagir le gouvernement et les élus politiques. L'ambiance islamophobe qui règne en France est entretenue par des plumitifs comme Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Ivan Rioufiol, Philippe Cohen, Elisabeth Lévy et BHL....
La politique du gouvernement actuel est plus qu’insultante pour les français musulmans. Nous sommes infantilisés à tous les niveaux. On réfléchi pour nous, on discute à notre place et on décide comment il faut pratiquer et organiser notre religion ! Comble de l’histoire nos éminents politiciens, qui surfent sur la vague populiste à la mode, veulent contrôler tout ce qui touche à l’Islam de près ou de loin. De la construction des mosquées et des prêches, de la langue utilisée et de la formation des Imams. La France est-elle toujours laïque? On croit rêver, les méthodes employées par les dictateurs arabes de la vergogne de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi sont en passes de prendre forme en France! A chaque fois, on utilise la lutte contre le terrorisme et les intégrismes pour justifier l’ingérence dans les affaires cultuelles des musulmans.
Plus que jamais, les musulmans doivent dire NON ! NON et NON, à cette ingérence inadmissible qui humilie et stigmatise tous les musulmans comme des ennemies potentiels de la République. Mieux vaut vivre sa foi dans un garage qu’une mosquée cathédrale où nous n’avons pas la liberté d’expression. Les musulmans doivent prendre conscience des dangers et des conséquences de cette dérive politicienne que la droite en France veut nous imposer avec une certaine complaisance des parties de gauche qui à défaut de propositions ou d’idées font preuves de complicité. Plutôt que de s’attaquer au vrai problème du chômage chez les jeunes, le gouvernement créer des diversions artificielles pour que les français ne s’attardent pas sur leur incompétence et les promesses électorales non tenues.
Les Musulmans de France doivent faire leur révolution dans les mosquées et les institutions qui les concernent directement. À l’image de la rue dans nos pays arabes, il faut par la pression interne chasser tous les pantins à commencer par le recteur Dalil Boubakeur qui depuis 1992 est à la tête de la mosquée de Paris. En France dans un pays démocratique qui inculque le changement à la tête des institutions par les urnes, on subit les autocrates au sein des mosquées et des associations musulmanes. Ces recteurs et présidents s’autoproclament recteur à vie ou président de telle mosquée ou telle association en CDI. Aucune place n’est faite pour la relève et le changement. Ces représentants autoproclamés soutenus par le gouvernement ou des maires de droite comme de gauche n’ont d’existence que par leur trahison aux valeurs et aux principes de l’Islam. Il est grand temps que les fidèles des mosquées arrêtent de venir à la mosquée que pour prier et rentrer chez eux, il faut que chacun s'intéresse aux dépenses de l'argents collectés ainsi qu'à la gestion des mosquées et des associations pour éviter le système autocratique, la soumission de nos structures aux ambitions des hommes ou des femmes qui trahissent l'Islam pour quelques flatteries et reconnaissances médiatiques ou politiques.
L’Islam de France que l’on souhaite nous vendre est l’Islam épurée de Boubakeur ou de Chalgoumie à la solde des hommes politiques pour un brin de lumière médiatique. Ces hommes qui font hontes à l'Islam et trahissent tous les jours les musulmans sont les modèles que les médias et les politiques ont choisi pour nous. Certain recteur et dirigeant de mosquée ou d’organisation islamique sont en place depuis plus de dix voir quinze ans si ce n’est plus. Ces recteurs ou imams qui on vendu leur âme pour le prestige et la reconnaissance médiatique contribuent à diviser les musulmans entre eux. L’esprit clanique est entretenu pour que les musulmans ne puissent pas s’unir et avoir une voix qui porte dans le champ institutionnel et politique de notre pays. Les musulmans ont besoin de développer une identité française Islamique et républicaine empreinte d’une foi sincère sans concession et décomplexée. Ce n'est pas en altérant notre religion que nous seront plus admis ou toléré dans la société. Il faut être fier de ce que l'on est en tant que musulman et être respectueux de la différence des autres. Notre avenir dépend de nos engagements politiques et de nos actions sur le terrain dans tous les instants..
Les musulmans doivent s’investir dans la société civile à tous les niveaux, ils doivent mettre deux priorités fondamentales pour leurs enfants : une éducation islamique solide et une instruction scolaire de haut niveau. Il faut s’organiser chacun à son niveau dans une synergie collective pour que les ambitions et les moyens qui doivent être mis en œuvre soient efficaces pour nos enfants et la génération à venir. Il faut mettre en place des structures avec des enseignements adaptés à notre environnement en France et en Europe. Nous devons investir les associations, les structures scolaires, les élections des représentants de parents dans les écoles de la maternelle au lycée. Nous devons développer une conscience syndicale pour mieux défendre nos droits faces à des discriminations inadmissibles. Des associations d’avocat et de juriste doivent se mettre en place pour venir en aide aux familles musulmanes discriminer. Chaque action individuelle et collective compte. Il faut refuser le repli sur soi et s’impliquer ouvertement dans la mesure de nos moyens et de nos capacités pour combattre toute injustice que la victime soit musulmane ou pas. Notre combat de tous les jours doit être contre les injustices, les inégalités et les discriminations.
Il est impératif que les musulmans se sentent psychologiquement chez eux en France et en Europe. Nous devons sortir des positions victimaires des conséquences du colonialisme… pour développer une conscience active et positive si l’on souhaite influer et prendre notre destin en main en France et en Europe. Nous avons en tant que musulman français des devoirs et des droits comme tout le monde encore faut il les connaitre pour protéger sa liberté de pensée et son indépendance organisationnelle. Nos jeunes doivent s’impliquer en politique plus que jamais si l’on veut préserver nos valeurs et lutter dans le cadre républicain contre toutes les formes d’islamophobies, de discriminations et de racismes. Notre avenir dépend des projets et des actions qui doivent être pensées et mise en pratiques aujourd’hui. Plutôt que de pleurer demain battons nous aujourd’hui pour un avenir meilleur et une société juste et égalitaire.
R.A Esprit Critique & Penser Libre