Vous aussi, vous détestez votre iPad
En tout cas certains d'entre vous. Voici une sélection de vos commentaires laissés sur Slate.com et Slate.fr à propos de l'article de John Swansburg «Mon iPad ne sert à rien».
- more snaps of the lovely iPad in action / philcampbell via Flickr, CC-Licence-by -
Dernièrement, j’ai avoué aux lecteurs de Slate que je détestais mon iPad. Pour certains d’entre vous, cette confession fut un soulagement —vous n’aviez pas été enthousiasmés par la tablette, et vous étiez heureux d’apprendre que quelqu’un partageait votre avis. D’autres ont déclaré que mes griefs étaient malvenus, et ont expliqué en quoi l’iPad avait changé leur vie. Un lecteur m’a estimé trop immature pour juger de l’utilité de la tablette; un autre a laissé entendre que j’agissais en vieux croûton insupportable. Vive la parité!
Nous avons sélectionné les meilleurs commentaires, qu’ils se prononcent pour ou contre la tablette d’Apple; simple matière à réflexion, peu de temps avant la sortie de l’iPad2. Certains commentaires ont été écourtés.
Les pro-iPad:
Valentine
À mon sens, l’iPad innove avant tout dans le domaine de l’ergonomie. Pour certains d’entre nous, le simple fait de pouvoir consulter un ordinateur en adoptant une posture détendue est une révolution en soi. J’utilise un ordinateur, un iPhone et un iPad; tout dépend de la situation. Bienvenue dans le monde des multiplateformes.
Jon
Vous vous attendiez visiblement à ce que l’iPad soit un cran au-dessus du reste de vos machines; à ce qu’il vous permette de faire quelque chose de différent: voilà, à mon sens, la clé du problème. L’iPad condense un grand nombre de choses que j’avais déjà (ou que je voulais avoir) dans une tablette légère, puissante et endurante, et à mes yeux, c’est ça qui le démarque de la concurrence. C’est mon appareil portable de référence, et ce tout particulièrement dans les transports en commun; grâce à lui, j’ai de la musique, des films, des livres, des informations, mes e-mails, des plans et des jeux à portée de main.
Scott Melchionda
L’iPad est un carnet de croquis et un outil d’illustration merveilleux. Il a révolutionné mon flux de travail. Avant, il fallait que je trimballe mon MacBook Pro (un appareil lourd, fragile, qui ne dispose que de trois heures d’autonomie), ma Wacom Tablet, et que je trouve une surface horizontale où poser tout ça; près d’une prise, si possible. Une fois le tout branché, il fallait allumer l’ordinateur et attendre que le disque dur se lance. Commencer à peindre sur Photoshop, si le programme était déjà lancé. Sinon, attendre deux minutes de plus avant de pouvoir commencer à travailler.
Maintenant, je n’ai plus qu’à sortir mon iPad, un appareil léger, non mécanique, qui dispose d’une autonomie de dix heures. Je l’allume en un clin d’œil, et il me suffit de toucher l’icône de l’application Brushes pour commencer à peindre. On peut peindre au stylet (j’utilise un Griffin), mais ce n’est pas une obligation. Après tout, Le Titien peignait bien à la main…
Jonathan
Pour ce qui est du confort de frappe, tout dépend de la façon dont vous avez appris à écrire au clavier. Si vous avez reçu un apprentissage de dactylographie (frappe à dix doigts), il y a des chances pour que ce clavier ne vous plaise pas —on ne retrouve pas l’aspect tactile, qui permet d’écrire sans regarder les touches. Mais si vous êtes comme moi, et que vous avez appris à taper des deux mains par la pratique, vous allez adorer.
Je comprends pourquoi certaines personnes n’aiment pas l’iPad, mais je ne pourrais pas me passer du mien. Il contient les milliers de documents dont j’ai besoin pour mon livre (nom de l’application: GoodReader), et même si je n’aimais pas le reste de ses fonctionnalités, cela me suffirait.
Je ne sais même pas comment j’ai pu travailler sans!
frnk m
En tant que médecin, j’estime que l’iPad est l’outil le plus révolutionnaire que j’ai jamais utilisé; et j’utilise et conçois des applications médicales pour ordinateur depuis plus de vingt ans.
Ce n’est ni un ordinateur portable, ni une liseuse: c’est un portail de connaissances hautement personnalisable, qui me permet d’emporter une incroyable collection de livres spécialisés, de documents, d’outils de calcul, d’outils de présentation, etc.
L’appareil n’a pas été pensé comme un outil de création; il excelle plutôt dans la récolte de connaissances. Les médecins (et tout particulièrement les médecins hospitaliers) sont sans doute les premiers travailleurs du savoir; le fait d’avoir accès à leurs données ou à leurs outils de calcul en un clin d’œil et à toute heure ne peut que jouer en faveur de leurs patients.
Je ne me séparerai jamais de ma tablette; même pour tout l’or du monde. La somme de données techniques stockées sur ma machine, ou directement accessibles grâce à elle, me stupéfie et me ravit chaque jour.
Andrea Norman
Voilà ce que vous n’avez pas compris: l’iPad, c’est mieux au lit. Regarder un film au lit. Lire ses emails au lit. Suivre l’actualité au lit. Jouer à Bugdom 2 au lit. Faire plus de choses au lit.
Yakiman
J’ai du mal à croire ce que je lis! Je fais tout sur mon iPad. Je le connecte au PC de chez moi et à celui du bureau; je me connecte à la base de données de mon travail à distance, où que je sois; je peux accéder aux images des centaines de caméras présentes dans mes usines; je peux passer du Wall Street Journal à mon quotidien local d’un geste —et le mieux, c’est que je n’ai plus besoin d’utiliser ce foutu Windows sur mon ordinateur portable mou du genou. Vous n’avez visiblement pas essayé de connecter un clavier ou un disque dur externe à votre iPad. L’ordinateur du futur est déjà entre vos mains.
HB
Vous voulez savoir ce qui peut vous faire aimer l’iPad? Allaiter un nouveau-né. Mon bébé s’endort souvent dans mes bras, et même lorsqu’il reste éveillé, l’allaitement peut prendre une bonne demi-heure. Avec mon iPad à portée de main, je ne suis jamais tentée d’écourter la chose. Il est facile à manipuler (contrairement à mon ordinateur portable), et je peux consulter mes e-mails, surfer sur Internet, lire un livre, regarder la télévision (avec des écouteurs), jouer à un jeu, etc. Grâce à lui, je me sens beaucoup moins isolée depuis le début de mon congé maternité.
Michael Streiffert
L’iPad peut être idéal dans certaines situations. La famille peut profiter d’un ordinateur de plus sans avoir à payer un PC au prix fort. Plus besoin de passer devant l’ordinateur chacun son tour pour surfer, consulter nos e-mails, aller sur Facebook, regarder des films sur Netflix, etc. L’appareil convient parfaitement à notre mode de vie. S’il ne convient pas au vôtre, grand bien vous fasse. Cela ne fait pas de vous quelqu’un de moins matérialiste ou de plus spirituel. Si c’était le cas, vous ne seriez pas en train de lire un article consacré à l’iPad sur votre ordinateur.
Chad Borkenhagen
L’iPad est parfaitement adapté au travail universitaire. Avant, mon bureau était couvert d’articles de revues, sommairement classés par ordre d’importance (vis-à-vis d’un projet en cours). Depuis que j’ai acheté l’iPad, je n’ai pas imprimé le moindre article. Il existe un grand nombre de lecteurs PDF (j’utilise PDFExpert) permettant de surligner et de prendre des notes, comme on pourrait le faire sur une feuille de papier. Les applications se synchronisent avec Dropbox; il est donc facile de conserver un répertoire organisé (contenant toutes mes notes) sur l’ensemble de mes ordinateurs.
Christine Kane
J’estime (comme ont dit certains lecteurs) que l’iPad n’est pas vraiment adapté au monde du travail; l’appareil est presque exclusivement conçu pour la consommation de médias. Et la stratégie d’Apple —qui n’a qu’une idée en tête: avoir le contrôle total des contenus— est une source d’irritation constante. Néanmoins, le partage de photos et de musique est plus intime et plus simple sur iPad que sur PC portable (trop encombrant) ou sur iPhone (trop petit) —surtout pour les personnes âgées souffrant de problèmes de vue ou d’audition.
Dans les dernières semaines de sa vie, mon père avait beaucoup de mal à communiquer, et j’avais pour habitude de poser mon iPad (fraîchement acquis) sur sa table, dans la salle à manger de la maison de retraite, pour lui montrer des diaporamas de photos de familles. Grâce à la taille de l’écran, il pouvait reconnaître les visages avec beaucoup plus de facilité (bien plus que sur un iPhone, par exemple), et il avait souvent le sourire aux lèvres. Sur iTunes, je lui passais des chansons de Sinatra et d’Ella Fitzgerald; ses favorites. Lorsqu’on dispose de petites enceintes portables, la qualité du son est correcte (meilleure que celle d’un iPhone ou d’un PC portable), et là encore, la taille de l’écran permet de sélectionner les morceaux avec plus de facilité. J’aurais bien évidemment pu en faire autant avec un ordinateur portable, mais honnêtement, ils sont TELLEMENT moins pratiques (transport, branchement, interface) que je n’y ai jamais songé. Et ne serait-ce que pour la forte émotion que m’a procurée ces moments, l’iPad reste cher à mon cœur.
Les anti-iPad:
Duane Hanes
L’iPad est un couteau suisse… sans lames.
Chad Borman
Vous ne savez pas ce que vous ratez! Ce que je préfère, avec les produits Apple, c’est que toutes les applications que j’achète sont propriétaires. J’adore être forcé d’acheter tous mes produits sur une plateforme Apple. J’adore ne pas pouvoir utiliser certaines applications parce qu’elles ne remplissent pas les exigeants critères de monsieur Steve Jobs. J’adore payer trois ou quatre fois plus cher pour des produits qui sont (au mieux) à peine plus performants que ceux de la concurrence.
Peter Sorotokin
J’aimerais répondre à cet article avec pertinence, mais je suis sur mon iPad, un appareil pensé pour la lecture, et certainement pas pour l’écriture ou pour la correction (sans lesquelles il est impossible de rédiger un commentaire pertinent). Je suis d’accord: ce n’est qu’un jouet de luxe. Si je l’ai, c’est uniquement parce que mon logiciel ne tourne que sur cet engin.
Dan Rapp
Tous les utilisateurs d’iPad que je connais emportent un ordinateur portable en plus de leur tablette lorsqu’ils sont à l’extérieur.
Brian McLacken
J’aime l’aspect «mains libres» de mon ordinateur portable. J’aime pouvoir le poser sur un objet devant moi, sur une table, sur mes genoux, sur l’accoudoir de mon canapé; j’aime ne pas avoir à me plier en quatre pour regarder l’écran. Quelqu’un m’a offert l’iPad; je lui ai vite rendu. J’ai culpabilisé, parce que cette personne avait dépensé une grosse somme d’argent, et pensait sincèrement que je l’adorerais. Et j’aurais dû l’adorer: sur le papier, je suis pile dans le cœur de cible de l’engin. Je suis amateur de technologie, je suis trentenaire, et je consomme toutes sortes de contenus médiatiques. Mais l’iPad est la machine de trop. J’ai déjà un iPhone, un ordinateur portable et un Kindle.
Je n’ai pas besoin d’un jouet distrayant de plus. J’ai justement besoin de l’inverse. Je dois travailler, et lorsque je suis au travail, je dois me sentir concentré —et ÊTRE concentré— sur ma tâche. Le reste du temps, je dois sortir, prendre l’air, rencontrer de vrais gens pour avoir de vraies conversations, plus exigeantes; ou m’occuper plus souvent de mes enfants, qui sont encore jeunes. Je dois cuisiner et déguster de vrais repas, dans ma cuisine ou dans ma salle à manger. Si je regarde la télévision, je ne dois pas sortir mon ordinateur portable, sans quoi je ne regarderais l’écran que d’un œil, et je finirais par en oublier jusqu’au sujet de l’émission. Si je vais au restaurant, je ne dois pas vérifier les scores des matchs toutes les cinq minutes, comme un fumeur qui regarde sa montre en attendant la pause cigarette. Et si je suis au cinéma, je ne dois pas donner mon avis sur le film PENDANT la séance. Bon sang, j’ai vraiment besoin de décrocher; de vivre un peu plus (ok, beaucoup plus) dans le monde réel.
Ce dont j’ai besoin, c’est d’un anti-iPad.
Kevin Mahoney
Si l’iPad est un appareil ridicule, c’est avant tout pour le côté «Steve Jobs en veut à mon porte-monnaie». Au moins, sur un smartphone, on peut passer un coup de fil et écrire ses emails sans problème. Acheter l’iPad, c’est payer un droit d’entrée de 600 dollars pour pénétrer dans un univers de paiement à l’usage: en gros, on paye pour avoir le droit d’acheter encore plus de trucs.
Après avoir observé plusieurs utilisateurs d’iPad, je dois dire qu’à mon sens, l’iPad est un jouet destiné aux personnes qui possèdent déjà un ordinateur portable et qui ont un bon millier de dollars en trop sur leur compte en banque.
Brettlyian
J’aime m’asseoir sur mon canapé et regarder des films sur ma tablette, et tant pis pour l’écran LCD 46 pouces qui trône juste devant moi. J’aime utiliser le traitement de texte de mon iPad, et tant pis si la rédaction d’un texte me prend dix fois plus de temps que sur un clavier normal: mon ordinateur est dans la pièce d’à côté, je ne vais pas me fatiguer. J’aime me regarder dans mon iPad: son dos luisant peut faire office de miroir! J’aime regarder les jolies couleurs sur son écran. Il peut même se transformer en presse-papier ultrafuturiste. Il est si joli, si brillant!
Kim Zoot Holmes
L’important, pour moi, c’est la taille de mon sac à main. Je peux emporter un Kindle et un iPhone dans mon sac, pas un iPad. Il faudrait que l’iPad propose quelque chose de plus (que l’iPhone et le Kindle) pour que je prenne la peine de l’emporter à l’extérieur. A la maison, je préfère utiliser mon MacBook: moins pratique, mais plus fonctionnel.
En bref, merci beaucoup: maintenant, je sais pourquoi je ne l’ai pas acheté.
mr chompchomp
Tout le monde s’extasie sur les fonctions de l’iPad, mais je pourrais en faire autant sur mon netbook. Il m’a coûté beaucoup moins cher. Et il a un clavier. Certes, j’aimerais que sa batterie dure plus longtemps; et l’iPad serait plus pratique pour lire au lit (mais de toute façon, je m’endors toujours au bout de dix minutes).
L’iPad me laisse rêveur. Le moment le plus drôle? Lorsque MC Hammer a amené le sien sur le plateau d’Oprah pour faire la démonstration d’un produit conçu par sa société. C’était un étui pour iPad, équipé d’un clavier intégré. Les spectateurs n’en croyaient pas leurs yeux. Un ordinateur portable équipé d’un clavier! Incroyable!
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Ces deux séries d’arguments vous ont-elles convaincu? Pour ma part, je n’ai pas changé d’avis: je suis toujours dans le camp des anti-iPad, et je cherche encore un moyen de récupérer mon argent. Plusieurs lecteurs m’ont proposé de racheter l’appareil (l’un d’entre eux m’a même proposé cent dollars). Mais c’est par email que m’est parvenu le meilleur conseil quant à ma tablette mal-aimée:
«Bonjour
Tout d’abord, soyez lucide envers vous-même [et] ce que vous vous infligez.
Donnez tous vos appareils électroniques à l’école de votre quartier, puis allez à la bibliothèque, et voyez ce qu’elle a à proposer. Empruntez un livre, lisez-le et rendez-le. Faites-le souvent; deux fois par semaine, par exemple.
Avec tout l’argent que vous allez économiser, achetez des TIPS plus 20% [titres du Trésor protégés contre l’inflation] et achetez des actions Apple. Je ne parle pas de l’argent que vous avez déjà dépensé, mais de tout l’argent que vous auriez dépensé pour acheter d’autres machines (et leurs accessoires).
Faites cela pendant 25 ans; non seulement vous serez plus intelligent, mais vous serez aussi beaucoup plus riche. En plus, au fil des ans, vous allez rencontrer des gens formidables à la bibliothèque. Alors plutôt que de vous couper de ces gens exceptionnels et de gaspiller votre argent en engins dernier cri, inversez la tendance. Profitez de la vie comme il se doit: avec de vrais amis, un compte en banque bien garni et zéro dette.
MH»
Une belle façon de joindre le geste à la parole. Rendez-vous à la bibliothèque!
John Swansburg
Traduit par Jean-Clément Nau
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Mis à jour le 24/03/2011 à 10h17

















































Bel article donc, avec plein d'avis objectifs du côté des pro ipad, et 86% de vent de l'autre côté.
Maintenant les rappeurs s'affichent avec des ipads..
On quitte le concept de la fracture numerique pour celui de la frustration numerique.
Par rapport à votre smartphone et à votre éventuel "joujou extra", comme chantait Jacques Dutronc (votre IPad) et votre fidèle compagnon (votre netbook ou ordinateur portable) il existe une différence très importante, mais qui vous est devenue tellement familière et banale que vous n'y prêtez plus attention : l'Asus Eepc 701 sous Linux, avec lequel je vous écris ce texte, installé dans un fastfood qui vend des hamburgers toxiques, eh bien, il me brule les doigts ! Comme tous les ordis, il fonctionne avec un processeur "x86" qui a pour inconvénient de dissiper de la chaleur, tout comme le faisaient les radios et les tourne-disques et toute l'électronique avant les années 1960.
L'IPad, l'IPhone et toutes les autres tablettes et téléphones, eux, utilisent des processeurs "Risc" aussi froids que des transistors (en fait c'en sont...)
Le problème, c'est que la batterie d'un ordi est l'élément le plus lourd et le plus cher, et que cette énergie est donc gaspillée pour contribuer (modestement) au chauffage de ce resto gastronomique...
Depuis deux ans on parle et on a montré des prototypes de "Smarbooks", c'est à dire de Netbooks qui tourneraient avec ces processeurs froids : ils devraient être plus légers de 500 grammes et coûter 100 euros de moins. Il était prévu une économie supplémentaire de 50 euros en remplaçant Windows par un système Linux... Et puis là tout déraille : les concepteurs de Linux (par exemple Ubuntu) se sont tous mis aux "abonnés absents" et on apprend que Microsoft prépare à petits pas un Windows pour Risc/Arm.
Finalement Toshiba a fini par sortir un smartbook (AC 100) mais en mettant la différence de coût dans sa poche : proposé à 300 euros, il n'a pas trouvé preneur, d'autant qu'il tournait avec un Android de smartphone, qui n'avait même pas de vrai traitement de texte.
L'explication de tout cela : bien évidemment des géants industriels qui cherchent à préserver leur parts de marché, mais comme je suis un peu parano, j'en ai une autre, en supplément : Windows est un système qui est prévu dès le départ pour que les services gouvernementaux (espionnage, police) puissent s'introduire dans l'ordi de chacun d'entre nous, les "pirates" n'étant que des particuliers qui maîtrisent des astuces que seuls quelques fonctionnaires devraient connaitre... Les pouvoirs du monde entier souhaitent donc que leurs populations continuent à utiliser soit un Windows, ou mieux encore, qu'ils soient encore plus captifs de "La Pomme"
Le jour où les smartbooks seront là, plus personne ne s'intéressera à ces jolis presses-papiers brillants à 700 euros pièce. P.s. mes doigts sont toujours un peu chauds, mais heureusement tout de même que j'avais un vrai clavier pour taper cette bafouille...
Mais ma principale interrogation vient de l'absence de concurrence sérieuse (oui, j'ai testé la Galaxy Tab…). Quand on voit que le système de l'iPhone ou de l'iPad est un Unix qui date d'environ 40 ans avec une interface graphique qui aurait pu être codée par deux étudiants (si on occulte la réflexion sur les usages que semble avoir menée Apple pour en arriver là) tandis que le matériel, sans 3G ou MMS pour le premier iPhone d'un Apple qui su commencer en douceur mais plus généralement un design processeur ARM très commun, une puce graphique disponible pour tous ou une batterie plutôt commune, on se demande bien ce qu'ont fait les concurrents ces dernières années à part s'enfermer dans l'Android plus tout à fait libre de Google.
On lit souvent qu'Apple n'invente rien et ne fait que commercialiser les bonnes idées des autres pour tenter de dévaloriser l'entreprise. Je suis plutôt d'accord avec cela mais je le vois comme un compliment. Qui l'aurait fait si Apple ne l'avait pas fait ? Les briques matérielles et logicielles existent depuis bien plus d'un an, l'âge de l'iPad. Où sont donc les concurrents ?