Apprendre de Fukushima Dai-ichi
L’énergie nucléaire n’est pas plus dangereuse que les énergies fossiles. Mais il faut prendre les bonnes mesures pour réduire les risques d’une nouvelle catastrophe.
- Un homme pêche près de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, au Japon. Reuters / Toru Hanai -
Avant le 11 mars, à l’approche du 25e anniversaire de l’accident de Tchernobyl —et à mesure que se dissipaient les souvenirs de cette catastrophe— les inquiétudes sur la sécurité avaient perdu leur caractère d’infaillible argument anti-nucléaire.
À leur place, une autre peur, celle du réchauffement climatique, semblait provoquer l’avènement d’une «renaissance nucléaire» issue de la recherche de sources d’énergie à faibles émissions de CO2.
Mais la crise qui sévit actuellement à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Dai-ichi va replacer la sécurité au premier plan du débat sur l’énergie nucléaire.
Des doutes sur l'avenir du nucléaire
Même les plus fervents défenseurs du secteur reconnaissent aujourd’hui que la crise qui touche deux réacteurs de la centrale —affichée en direct à la télévision et retransmise dans le monde entier— fait naître des doutes sur l’avenir du nucléaire.
Malgré la situation, il reste de bonnes raisons de défendre l’énergie nucléaire. Toutes les formes de génération d’énergie présentent des risques. Les énergies fossiles, qui (pour l’instant en tout cas) sont les principales rivales du nucléaire, portent en elles le risque d’un catastrophique réchauffement climatique. Et comme nous le constatons au Japon, tous les dangers associés à l’énergie nucléaire ne sont pas encore éliminés, même si les accidents sont rares et espacés.
Équilibrer les risques
Une bonne politique publique consiste à équilibrer ces risques. Persuader le public d’accepter les risques de l’énergie nucléaire ne va pourtant pas être facile. Pour ce faire, le secteur devra résister à la forte tentation de dire que l’accident japonais était simplement la coïncidence extraordinairement improbable de plusieurs événements, et qu’à part ça, tout va bien. Il doit reconnaître et corriger les défaillances de son approche actuelle de la sécurité.
Dans le domaine de la sécurité, le secteur nucléaire a opté pour le concept de «défense en profondeur». Autour des réacteurs sont prévus plusieurs niveaux de systèmes de secours. Il y a le principal système de refroidissement, un système de secours, un système de secours pour le système de secours, un système de secours pour le système de secours du système de secours, etc.
Un accident grave ne peut se produire que si tous ces systèmes tombent simultanément en panne. En ajoutant des mécanismes de sécurité surnuméraires, la probabilité d’une panne catastrophique peut —théoriquement en tout cas— devenir si infime qu’on n’ait pas à s’en préoccuper.
La défense en profondeur est une bonne idée. Mais elle souffre d’une faille fondamentale: la possibilité qu’une catastrophe neutralise d'un coup tous les systèmes de secours.
Un réacteur peut avoir tous les niveaux de protection qu’on veut, si un seul événement est susceptible de tous les neutraliser en même temps, alors les précautions surnuméraires sont bien moins efficaces qu’on pourrait le penser à première vue.
Une suite d'événements extrêmes à l'origine de la catastrophe de Fukushima
C’est ce genre de panne qui s’est produite à la centrale de Fukushima Dai-ichi le 11 mars. Dès le tremblement de terre, les réacteurs ont souffert: les barres de contrôle, qui servent à moduler la réactivité du réacteur, ont été insérées dans les cœurs et ont arrêté les réactions nucléaires. Jusque-là tout allait bien. Mais les cœurs étaient encore chauds et avaient besoin d’être refroidis. Il fallait de l’électricité pour actionner les pompes qui apportent l’eau servant à refroidir le combustible.
Malheureusement, l’une des lignes à haute tension extérieures conçues pour fournir de l’électricité dans ce genre de situation imprévue avait aussi été détruite par le tremblement de terre. Ce qui n’aurait pas dû avoir d’incidence, puisqu’il y avait un système de secours. Mais à en croire un communiqué de presse diffusé par l’opérateur de la centrale, la défaillance d’une source d’approvisionnement externe a provoqué la coupure de toute électricité fournie hors du site.
Cette fois encore, cela n’aurait pas dû poser de problème. Un système de secours était prévu pour remplacer le système de secours, sous la forme de générateurs diesel. Et ils ont fait leur boulot.
Au bout de 55 minutes, ils ont été submergés par le tsunami qui a suivi le séisme. À partir de ce moment, les opérateurs de la centrale ont commencé leur lutte désespérée pour empêcher la fusion du cœur du réacteur.
Il ne fait aucun doute que les régulateurs japonais sont conscients des dangers des tremblements de terre; ils prennent les problèmes de sécurité très au sérieux. Comme tous les édifices au Japon, les réacteurs nucléaires doivent être capables de résister à des séismes. Le problème, comme nous le savons à présent, est qu’il existe un risque important qu’ils soient victimes d’événements encore plus extrêmes que ceux qu’ils étaient conçus pour affronter.
Ce problème a été mis en lumière par le séisme qui s’est produit près de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa en 2007.
Les mouvements telluriques avaient alors dépassé les limites de résistance prévues de la centrale. Heureusement, il n’y a pas eu d’accident grave; les systèmes de sécurité ont fonctionné malgré l’impact physique du séisme. Avant que la centrale ne puisse rouvrir, cependant, de nouvelles mesures de sécurité ont dû être ajoutées pour s’assurer qu’elle soit capable de surmonter des tremblements de terre encore plus violents.
Naturellement, les problèmes soulevés par les tremblements de terre de 2007 et de 2011 concernent le monde entier, pas seulement le Japon.
Soigner la «base de conception» des centrales
Ce qu’il faut à présent est une évaluation sérieuse et soigneuse de ce que les ingénieurs appellent la «base de conception» de toutes les centrales nucléaires du monde —celles qui sont déjà en service, et celles qui sont prévues. Plus précisément, nous devons déterminer si elles sont vraiment capables de résister à toute la gamme des catastrophes naturelles et humaines qui pourraient leur tomber dessus, des inondations aux tremblements de terre, en passant par des actes terroristes.
Même après la catastrophe qui frappe le Japon, il est fort peu probable que l’industrie nucléaire accepte de bon cœur un tel exercice. Il est quasi certain qu’elle opposera qu’une réévaluation complète n’est pas nécessaire, car les standards actuels sont adéquats.
Mais après que deux tremblements de terre ont ébranlé des réacteurs nucléaires japonais au-delà de leurs limites en moins de quatre ans, cet argument n’est tout simplement pas crédible. Il est aussi contre-productif.
Restaurer la confiance du public pour le nucléaire
Si l’industrie nucléaire veut s’agrandir, il faut que le public lui fasse confiance. Il doit être sûr que les agents qui travaillent sur les réacteurs respectent des exigences de sécurité maximales.
Il doit faire confiance aux régulateurs censés s’assurer que les contrôles sont correctement menés. Et, le plus important peut-être, le public doit faire confiance aux concepteurs de réacteurs, et pouvoir croire qu’ils en créent de nouveaux qui n’auront pas les points faibles des précédents.
Ce dernier point est crucial. Des réacteurs dernière génération, munis de systèmes de sécurité améliorés, n’auraient sûrement pas connu le même sort que ceux de Fukushima Dai-ichi, qui avaient quarante ans. Mais il va maintenant être extrêmement difficile d’en persuader le public.
Après Tchernobyl, l’industrie nucléaire a expliqué qu’en termes de sécurité, les réacteurs soviétiques de type RBMK (réacteurs de grande puissance à tubes de force), comme ceux qui étaient impliqués dans l’accident de 1986, étaient à peu près aussi comparables aux réacteurs occidentaux modernes qu’un canot gonflable à un paquebot. Et ils avaient raison. Mais leur argument n’a eu que très peu d’impact parce que l’industrie nucléaire avait perdu la confiance du public.
L’industrie nucléaire doit absolument éviter de commettre de nouveau cette erreur. Elle ne doit pas essayer de balayer les problèmes de sécurité sous le tapis en disant aux gens que tout va bien et qu’ils n’ont pas de souci à se faire. Cette stratégie ne marchera tout simplement pas. Ce qui peut marcher, c’est de reconnaître le problème, et de travailler pour le régler.
James M. Acton
Associé au programme de politique nucléaire de la Fondation Carnegie pour la paix internationale
Traduit par Bérengère Viennot
Mis à jour le 26/03/2011 à 9h10


















































- En cas d'accident ils ne se contentent pas de tuer mais rendent la vie impossible dans toutes les régions contaminées rendant inhabitable le territoire pendant des milliers d'années. - Les victimes transmettent leurs mutations délétères à leurs descendants. - Le problème de l'élimination des déchets n'est pas résolu et constitue une menace extrême. Drôle de cadeau pour les générations futures. - Certaines centrales sont sur des zones de faille.Les ruptures éventuelles de barrages en amont ne sont pas prisent en compte. - En cas de conflit, touchant le territoire national, les centrales seraient des cibles prioritaires et totalement indéfendables. - La prolongation, pour des raisons de rentabilité, des installations anciennes nous fait courir de graves risques.
Quelle confiance peut on accorder à nos décideurs ?
- Le poids des lobbies et les liens entre monde politique et financier doit nous inciter à la plus grande vigilance. - AREVA n'est pas une entreprise publique, elle est soumise à la loi des marchés et à la pression des multinationales. Son rôle est de faire du profit en aucun cas d’œuvrer pour le bien public. - Les opérations de maintenance sont réalisées par des entreprises extérieures, 20 000 travailleurs précaires. Les contrats sont obtenus par le moins disant qui pour survivre diminue les temps d'intervention, emploie des travailleurs sous qualifiés et assouplit les règles de sécurité. - De nombreux "incidents" prouvent la fragilité des mesures de sécurité. Le voile pudique jeté sur les dysfonctionnements et l'omerta qui règne dans l'entreprise laisse planer de sérieux doutes sur sa sincérité. - Les réacteurs de type EPR sont une catastrophe en terme industriel et financier, la sécurité a été revue à la baisse pour diminuer la facture. Ces programmes très dangereux devraient être abandonnés si l'on se souciait de l’intérêt général. - La rentabilité supposée des réacteurs ne tient pas compte du démantèlement, celui-ci très onéreux est laissé à la charge de la communauté. - L'indépendance énergétique dont on nous rebat les oreilles ne peut être assurée, l'uranium est présent en quantité limitée et n'est pas produit sur le territoire national. - Le choix du nucléaire souffre depuis le début d'une absence de débat démocratique, alors qu'il nous engage pour de nombreuses années et nous concerne tous, le rapport "Roussely" classé secret défense en est une nouvelle preuve. L'opacité et la désinformation qui entourent les prises de décisions est digne d'une dictature.
Combien d’années ? Merci de citer vos sources. Ce n’est pas parce qu’un produit a une demi-vie de quelques milliers d’années que la région sera inhabitable pendant la même période.
- Les victimes transmettent leurs mutations délétères à leurs descendants.
Merci de citer un seul cas probant.
- Certaines centrales sont sur des zones de faille.Les ruptures éventuelles de barrages en amont ne sont pas prisent en compte.
Ce sont donc les barrages qui posent problème : éliminons les barrages.
- En cas de conflit, touchant le territoire national, les centrales seraient des cibles prioritaires et totalement indéfendables.
Surtout en cas de conflit... nucléaire. Mais lorsqu’on a mis sa voiture sur le toit, on ne pleure en général pas pour le stylo qui y a été oublié.
- La prolongation, pour des raisons de rentabilité, des installations anciennes nous fait courir de graves risques.
Les installations ne sont considérées comme « anciennes » que par rapport à une période définie par quelqu’un. De combien est cette période ? (25, 30, 40, 60 ans ?). Il est certain que faire durer des équipements est un gage de rentabilité. Mais il faut aussi se rendre compte que la prolongation de la durée de vie opérationnelle ne se fait pas sans des investissements lourds.
- Les opérations de maintenance sont réalisées par des entreprises extérieures, 20 000 travailleurs précaires. Le fait que les entreprises soient « extérieures » n’est pas une raison suffisante pour affirmer que cela puisse poser un problème.
- Les contrats sont obtenus par le moins disant qui pour survivre diminue les temps d'intervention, emploie des travailleurs sous qualifiés et assouplit les règles de sécurité.
À prestation équivalente, car il y a un cahier des charges, le contrat est (la plupart du temps) donné au moins disant. Le fait que le moins disant gagne un marché n’est pas une preuve suffisante pour affirmer que les travailleurs sont sous-qualifiés (sous payé d’ailleurs ne signifie pas non plus sous qualifié, mais c’est une autre histoire) et cela ne signifie pas non plus (ou du moins cela ne coule pas de source) que les règles de sécurité sont assouplies : il faudrait alors regarder QUI détermine les règles de sécurité et qui s’assure de leur application. Il faut ensuite distinguer la sécurité des personnes de celle de l’installation. Cela ne préjuge pas de l’importance de l’une par rapport à l’autre mais on peut avoir une installation parfaitement sûre pour laquelle le taux d’accidents mortels est extrêmement élevé et, au contraire, une installation peu sûre dans laquelle la sécurité au travail est parfaite.
- Les réacteurs de type EPR sont une catastrophe en terme industriel et financier, la sécurité a été revue à la baisse pour diminuer la facture.
Là encore, il est nécessaire de citer des sources fiables. Qu’est-ce qui, dans la sécurité de l’EPR, a été revu à la baisse ?
- La rentabilité supposée des réacteurs ne tient pas compte du démantèlement, celui-ci très onéreux est laissé à la charge de la communauté.
Merci, alors, de donner la vraie rentabilité du système. Merci de donner un exemple chiffré avec les coûts de développement, d’exploitation, de maintenance et de démantèlement avec leurs affectations budgétaires.
Tout ça pour dire que, même si je partage globalement pas mal de vos remarques, énoncer des vérités ou des évidences n’est pas démontrer des faits. La vérité, surtout dans ce domaine, est souvent contre-intuitive.
En aucun domaine, le risque zéro n’existe. Là, comme ailleurs, il est nécessaire de faire le rapport entre le le service rendu et le risque encouru. Une fois les données sur la table, on pourra alors, en toute connaissance de cause, mais pas avec un discours militant, déterminer si « on prend » ou si « on laisse ». Si la décision est « de laisser », le débat sera alors de déterminer notre mode de vie (par exemple, un seul radiateur dans la maison, un seul jour avec de l’eau chaude, une seule lessive par semaine, … pire : plus de télévision).
La France va maintenant devoir compter sur la peur du nucléaire de ses voisins européens. Et il faudra rassurer très sérieusement ou démanteler quand les demandes ne viendront plus seulement des citoyens mais aussi des états.
J'ajouterai que la sécurité du nucléaire, quoi qu'on fasse pour l'améliorer, est très vulnérable parce que très technique, très coûteuse, et parce que les matériaux utilisés, même usagés, continuent à présenter des risques important pendant une période qui peut être très longue. On est à la merci d'une petite révolution, d'une période de pénurie (électricité, eau, des techniciens qui déserteraient), d'une rupture d'approvisionnement en tel ou tel matière première ou composant. Mines et centrales à charbon ont fait des victimes (et en font encore, surtout en Asie), mais si, du jour au lendemain, vous devez quitter précipitamment les lieux, il n'a pas de risque de fusion d'un réacteur et de dégagement de poussière radioactives !
Pour finir je signales les deux énormes bourdes de Fukushima qui m'ont abasourdi et ont définitivement brisé la confiance que je pouvais avoir dans l'industrie du nucléaire en ce début de XXIe siècle : - Certes, une partie des sécurités anti-sismiques a fonctionné, mais comment est-ce possible que le risque tsunami n'ait pas été mieux prévu ? Le simple fait, en particulier, qu'il pourrait noyer les générateurs diesels ? Cela paraît totalement surréaliste à quelques mètres de la mer. - Si je comprends bien, des réacteurs ont partiellement fondu et risquent de transpercer leur enceinte de confinement pour contaminer le sous-sol. À nouveau, ma stupéfaction est totale : alors qu'à Tchernobyl on avait dû creuser une galerie en catastrophe pour limiter ce risque, ne me dites pas que les centrales actuelles ne sont pas équipées d'un plancher armé capable de stopper la descente du corium ? Si c'est le cas, c'est plus qu'aberrant, c'est scandaleux.
La generation d'electricite nucleaire est clairement obsolete.
Il est impossible de securiser une centrale, comme en temoignent les graves lacunes de l'EPR, declare fleuron d'industrie nucleaire francaise. De ce simple fait decoule l'evidence que des accidents avec fonte et relachement massif vont statistiquement se produire en europe. Nous sommes deja passes a un cheveu maintes fois (Suede 2006 ...), et souvent la situation est retablie uniquement par chance. Aujourdhui, 40 millions de personnes ne doivent leur survie qu'a la direction du vent soufflant majoritairement vers l'ocean.
Il est grand temps de se debarrasser progressivement de ces machines a vapeur du 21e siecle.
J'ai en revanche eu la bonne surprise de constater que le groupe Viveris Management qui détient 35 % des parts de Slate.fr investit uniquement dans l'énergie renouvelable !
Merci enfin pour l'intervention qui précise l'épaisseur du plancher de béton à Fukushima (8 m). J'ai lu entre-temps cette précision sur le blog de Sylvestre Huet. Il semblerait que le corium ne serait pas en mesure de transpercer ce plancher.
+ est-ce qu'on laisse des entreprises privées gérer des centrales ?
+ est-ce que les tests sont bien dimensionnés avec une technologie aux risques si importants ?
+ est-ce que les organisations internationales sont suffisamment pugnaces et leurs messages suffisamment relayés ?
+ faut-il vendre la technologie nucléaire à l’étranger ?
https://guillaumesarlat.wordpress.com/2011/03/24/quel-debat-sur-le-nucleaire-apres-laccident-au-japon/
Qu'importe si on envoit des centaines de liquidateurs à l'abattoir. C'est pour votre confort. Et encore sur ce point on a pas tout vu, étant donné que cela se dégrade de jour en jour.
Et surtout n'essayez pas de trouver d'autres alternatives, nous n'avons pas le choix car elles n'existent pas! Ou sinon, c'est illico presto retour à la bougie. Le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Dormez et surtout ne vous réveillez pas ...
Pour les énergies fossiles les avantages sont Une relative sécurité perçue par les populations Une technologie maitrisée Les risques sont Une fort impact environnemental (gaz à effet de serre, marrée noire, degradation des enevironements de captage, rafinnage, transport (gazoduc) Un grand risque financier immédiat (cours du brut dépendant du contexte geopolitque) Un grand risque financier à moyen et long terme (ressources limitées)
mon point de vue extremement cynique est donc le suivant est donc :
Doit dont preferer un risque averé de voir mourrir 30 à 40 000 personnes dans un ou des accidents nucleaires catastrophiques ou revenir au fossille et risquer des millons de réfugiés climatiques et des morts des guerres meutrières pour la maitrise des ressources exemples récents Irak Koweit Lybie des emeutes sociales ou de la faim lié à hausse du cout de vie indéxée sur le pétrole Egypte, Tunisie, Yemen, Arabie Saoudite
vous l'aurez compris mon propos est volontairement polémique....
Cette pensée politique mène au choix suivant : laissez roupiller le nucléaires mais ouvrez votre portefeuille avec courage quand ça pètera.
Après tout faire exploser un avion de la pan am bourré de voyageurs à un prix en dollar. Et les euros représentent notre effort au téléthon pour sauver des vies. Nous somme une société de paiement. C'est noble de payer les dégâts.