La sanction, première des préventions
Les forces de police sont efficaces, mais la machine judiciaire n’arrive pas à suivre. Les propositions de l'UMP en matière d'exécution des peines.
- Une cellule à l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire, à Agen, en novembre 2010. REUTERS/Regis Duvignau -
Lorsque la jeune Laetitia a été assassinée en janvier dernier à Pornic, l’indignation a été unanime. Mais depuis que l’émotion médiatique est retombée, tout le monde semble avoir déjà oublié que cette affaire révélait de graves dysfonctionnements de notre système judiciaire et exigeait des réponses concrètes et pragmatiques.
D’un côté, le PS continue à croire, avec un laxisme incroyable, que sanction et prison sont des gros mots –Marylise Lebranchu, ancienne Garde des sceaux, vient de promettre que si la gauche revenait au pouvoir elle supprimerait près de 15.000 places de prison, ainsi que la rétention de sûreté et les peines-plancher! De l’autre côté, le FN se livre à une surenchère répressive qui valide l’adage selon lequel tout ce qui est excessif est insignifiant –Marine Le Pen veut rétablir la guillotine pour les trafiquants de drogue. Pour ma part, je suis convaincu que la question de l’application des peines et de la récidive mérite mieux qu’un concours de laxisme et d’outrance.
Ma conviction est claire: la sanction est la première des préventions. J’en veux pour preuve le grand succès de la sécurité routière: entre 2001 et 2010 la mortalité a baissé de plus de 50% sur nos routes, ce qui représente plus de 23.000 vies sauvées. Si la mortalité a reculé de manière si spectaculaire, c’est essentiellement parce que les conducteurs sont plus vigilants car ils savent qu’ils peuvent être sanctionnés au moindre écart.
Ce qui vaut pour la sécurité routière vaut pour l’insécurité en général! Le problème est que les sanctions ne sont pas suffisamment exécutées. Les forces de police sont efficaces, mais la machine judiciaire n’arrive pas à suivre. Ainsi, nombre de délinquants condamnés, y compris à des peines de prisons, n’effectuent jamais leur peine. Cet état de fait crée un sentiment d’impunité qui encourage la délinquance et sape l’autorité de l’Etat. Ce phénomène a deux causes principales: le manque de places en prison, et les procédures judiciaires qui sont trop longues avec des responsabilités diluées qui favorisent la réduction des peines. C’est pour combler ces deux lacunes majeures, qu’avec l’UMP, je propose d’agir sur trois axes:
Raccourcir le délai entre le jugement et l’exécution de la peine
Le manque de place en prison est la première raison de l’inexécution des peines. Depuis 2002, nous avons construit 13.200 places. Mais il faut poursuivre cet effort. L’ouverture de nouvelles places en prison progresse plus lentement que l’augmentation du nombre de condamnés: pour 60.000 détenus aujourd’hui, la France devrait passer 80.500 en 2017... Et cela sans prendre en compte le fait que, faute de place, il y a un stock d’environ 80.000 peines de prison ferme qui ne sont pas exécutées.
Au total, il manque donc près de 20.000 places de prison dans notre pays. Pour la période 2012-2017, il faudra donc construire 20.000 places de prison supplémentaires. Nous devons envisager pour cela de nouvelles constructions, sur des terrains appartenant à l’Etat (pourquoi pas d’anciennes emprises militaires?), mais aussi la rénovation de prisons anciennes. A ceux qui dénonceraient le «tout carcéral», je réponds que la France, avec 100 détenus pour 100.000 habitants, se situe dans la moyenne basse des pays européens.
Si le parc carcéral français atteignait les 80.000 places (soit 130 places pour 100.000 habitants), la France ne ferait que rejoindre les nombreux pays (Pays-Bas, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne) qui connaissent un taux de détention situé entre 110 et 150 pour 100.000 habitants. Et nous sommes là bien loin de la situation américaine, peu enviable, dans laquelle plus de 700 personnes sur 100.000 habitants sont détenues!
Cette augmentation massive du parc carcéral doit s’accompagner d’une redéfinition des rôles entre les magistrats dans l’application des peines.
Aujourd’hui toute personne condamnée à 2 ans de prison a vocation à être reçue par un juge d’application des peines qui peut transformer sa peine en une sanction alternative (travail d’intérêt général, bracelet électronique etc.). En plus d’allonger le délai entre le moment où la sanction est jugée et exécutée, ce dispositif manque de transparence, notamment pour les victimes car c’est le juge d’application des peines qui, dans un huis-clos, a le dernier mot sur la nature et la longueur de la peine. C’est pourquoi il faut donner au parquet l’entière responsabilité de l’exécution des peines et recentrer le juge d’application des peines sur le suivi des détenus et les éventuels contentieux entre le parquet et le condamné. En complément de cette mesure, il faut supprimer la procédure d’aménagement systématique des peines de moins de 2 ans qui ne doit sa justification qu’au manque de places en prison.
Assurer l’application effective des peines prononcées
Les peines de prison font l’objet de tellement de réductions automatiques au cours de leur exécution qu’elles en sont dénaturées. Sur le fond, rien ne justifie ces réductions automatiques, mises en place pour faire face au sous-dimensionnement du parc carcéral, exactement comme les amnisties et grâces collectives, que le président de la République a supprimées à juste raison! Ces réductions de peines sont d’autant plus inutiles que les aménagements accessibles à mi-peine permettent déjà d’encourager les détenus à bien se conduire, à suivre un traitement ou à indemniser leurs victimes.
Nous ne devons donc conserver que les remises de peine pour bonne conduite et supprimer toutes les autres. Dans le même esprit, il ne faut pas accorder de libération conditionnelle avant que les 2/3 de la peine aient été purgés, comme c’est le cas en Espagne. Quant à la liberté conditionnelle, elle ne devrait être accordée qu’une fois que le détenu aura purgé les 3/4 de la peine.
En ce qui concerne les mineurs, une sanction totalement déconnectée de la réalité des faits (rappel à la loi ou amende qui peut pénaliser lourdement des familles modestes) semble sans effet. Il paraît plus efficace d’ouvrir la possibilité d’effectuer des travaux d’intérêt général, pour les mineurs dès l’âge de 14 ans avec l’autorisation des parents, pour qu’ils réparent par eux-mêmes les dégâts qu’ils ont causés.
Enfin, il faut évidement réfléchir à associer des citoyens aux juges d’application des peines, tirés au sort sur les listes électorales, pour les décisions de libération conditionnelle des criminels condamnés à 10 ans de prison et plus. Une telle association permettrait de donner corps au principe selon lequel la justice est rendue au nom du peuple français et de renforcer le lien entre les citoyens et l’institution judiciaire.
Mieux prévenir la récidive
La récidive est une des causes de perte de confiance dans la justice. Nous devons tout faire pour éviter que des récidivistes passent encore, beaucoup trop souvent, à travers les mailles du filet. Pour réussir, nous devons améliorer notre capacité à identifier les récidivistes potentiels.
Pour cela, il faut utiliser les meilleures méthodes scientifiques de dépistage et d’évaluation (celles que recommande l’Académie de Médecine qui sont fondées sur l’étude statistique objective du passé du détenu, et non sur des critères moins opérants comme l’expression de regret ou le fait d’avoir entamé des études en prison). Bien sûr, une méthode scientifique ne dira jamais la vérité d’un homme et ne permettra jamais de prédire l’avenir. Mais elle doit éclairer davantage les décisions de nos juges. Aucune libération conditionnelle ne devrait être possible sans que la juridiction d’application des peines ne dispose d’une évaluation du risque de dangerosité fondée sur l’analyse statistique du passé criminel du détenu.
La lutte contre la récidive passera aussi par un renforcement de l’arsenal pénal. La loi de février 2008 a instauré la rétention de sûreté, qui permet de retenir dans des centres fermés des personnes ayant commis des crimes d’une extrême gravité et présentant des risques élevé de récidives à leur sortie de prison. Mais elle ne concerne que les criminels condamnés à 15 ans de réclusion. Nous proposons d’abaisser ce seuil à 10 ans.
Enfin, actuellement, un coupable d’une agression sexuelle (délit) qui se rend ensuite coupable d’un viol (crime) n’est pas légalement un récidiviste, mais simplement un réitérant. Il serait conforme à la justice que les réitérants puissent se voir appliquer des peines-plancher au même titre que les récidivistes.
Ces propositions pourraient être en partie intégrées dans la réforme de la justice dont nous débattrons au printemps et nourrir le projet de l’UMP pour 2012. Elles n’ont qu’un objectif: se donner les moyens de renforcer l’autorité et la crédibilité de notre système judiciaire pour améliorer la sécurité de nos concitoyens.
Jean-François Copé
Mis à jour le 23/03/2011 à 9h37













































Je suis heureux de vous annoncer que, conformément à votre position si mûrement réfléchie, je ne voterai pas pour le candidat UMP opposé au candidat FN dans mon canton.
En espérant avoir répondu à vos attentes, veuillez agréer mes salutations républicaines.
Quant aux mesures que vous proposez, si certaines semblent logiques, le propos général me fait penser à ce vieil adage (je m'efforce d'utiliser les adages à bon escient, tout comme vous) "diviser pour mieux régner". Vous tentez par cette vague de petites touches de rassurer vos électeurs. "Ne vous en faites pas, ceux qui menacent vos libertés, nous allons les enfermer, et plus vite et plus longtemps. Nous n'utiliserons pas vos impôts pour les aider, mais pour les détruire, afin qu'ils ne vous nuisent plus." Et ce postulat (ignoble) que vous glisser : évaluer la récidive sur l'étude statistique du passé plutôt que sur l'intention de la personne. L'homme serait-il donc conditionner à vivre au travers ses actes passés ? Où est alors le droit fondamental de l'Homme face à la justice qui veut que lorsqu'on purge sa peine, cela signifie qu'on a le droit à une seconde chance dans la société ? En somme, vous valider l'échec répété de l'objectif carcéral qui est à mon sens de remettre les hommes dans le droit chemin, en leur ouvrant des perspectives, plutôt que d'entasser délinquants et criminels qui entrent avec un BEP en vol et ressortent avec un Master en grand banditisme (pour faire des raccourcis imagés aussi rapides que les vôtres).
Bref votre position sur la sécurité me déçoit, vous en faites la cause d'une société qui ne tourne pas rond, alors qu'elle en est une conséquence. Vous oubliez là la responsabilité des gouvernements successifs qui depuis que l'économie déraille (dès la fin des Trente Glorieuses) n'ont pas su gérer les plaintes des citoyens qui ont malheureusement pour certaines dérivées en actes déviants. Contentez-vous donc de faire ce pourquoi on vous élis, c'est à dire faire prospérer notre cher pays, nation, état, plutôt que de penser à contenter ceux qui vous suivent aveuglément et à vous faire réélire.
Votre argumentaire est bien gentil, mais comment pouvez-vous expliquer que, lorsqu'il y a eu une tentative de durcir les sanctions contre les fausses déclarations de patrimoine des députés, vous et M. Jacob êtes montés au créneau avec un amendement supprimant l'incrimination pénale. Dans ce cas, la sanction n'est plus la première des préventions ? Est-ce à dire que ce qui est valable pour le petit Peuple n'est pas valable pour nos "élites" ?... Tant que les élus ne s'appliqueront pas ce qu'ils votent pour le "français de base", je pense que le rejet des politiques et l'abstention auront de beaux jours devant eux (et continueront, par là même, à alimenter le "tous pourris", sans parler de la montée des extrêmes...) !
De plus on apprend dans cet article que les USA emprisonnent 7 fois de gens que nous (en proportion) pour un taux d'homicide 10 fois supérieur (toujours en proportion). On en déduit quoi ? Pour moi c'est clair, quelque soit les risques encourus, quelqu'un déterminé à commettre un crime le fera. Et vous êtes trop intelligent pour le ne pas le savoir. Alors, démagogie ? Cette suspicion semble renforcé par la proposition d'associer de simples citoyens à un juge.
En effet, le texte sous-entend que les juges qu'ils ne jugent pas correctement, donc qu'ils ne font pas bien leur travail. En quoi y associer de complets néophytes pourrait bien améliorer les choses ?
A mon avis, vous vous trompez de combat. Tout ce foin pour des faits divers, c'est navrant. Ce qui impacte aujourd'hui beaucoup plus l'ensemble des français dans le domaine de la justice est ailleurs : le coût pour les contribuables des dérives accordées aux banques (la crise, vous vous en rappelez ? capitalisation des benefs, mutualisation des pertes - pourquoi ceux qui ont causé cette crise n'en supportent-ils aucune conséquence?), grands patrons (en quoi est-ce juste de renvoyer des chèques du Trésor PUBLIC à la Bettancourt?), politiciens véreux (emplois fictifs et cie), la liste est longue.
Au fait, vous n'auriez pas des amis bien placés pour répondre aux appels d'offre de construction et de gestion de prison quand même ?? Simple curiosité... Autre chose, vous suggérez de s'aligner sur les autres pays. Est-ce que ça sous-entend que la France est un pays de mouton, incapable de trouver ses propres solutions, innovantes et efficaces, aux problèmes de la société actuelle ? Regarder ailleurs pour alimenter la réflexion, oui. Suivre, non.
Faites-moi plaisir, passez directement au FN qu'on sache où classer vos idées sans perdre du temps à les lire.
Partant de ce postulat, je ne peux pas penser comme eux, et preuve en est, qu’ils ne sont pas plus sensibles à la « sanction » qu’à la compassion pour leurs victimes. Ah, si on sanctionnait lourdement les délinquants en col blanc, pour des raisons de traîtrise à la patrie par évasion fiscale, là oui. Il y aurait des résultats et peu de récidive. Mais des pauvres loubards de quartier, incultes et sans repère, non. Leur idéal ? Vivre comme tout le monde. Belle bagnole, belle vie. Les moyens qu’on leur propose ? 750 euros par mois à trimer chez un patron. Leur solution ? 750 euros par jour en dealant de la came. La concurrence n’est pas en faveur du travail « honnête » ! Alors, vous me direz à juste titre, on fait quoi ? Les mettre en furie à 8 par cellule de 3 avec comme seul exutoire la douche hebdomadaire, et comme avenir radieux, douze euros cinquante et un ticket de métro remis à la sortie de taule ?
Vous soulignez à juste titre l’enfermement de 700 bandits pour 100.000 habitants aux USA. Dans des centres largement plus répressifs qu’en France… La criminalité baisse-t-elle pour autant là-bas ? Est-elle largement inférieure à la nôtre ?
Ou peut-être est-ce dû un petit peu à votre option sociétale quand de plus en plus de gens se trouvent dans la misère pour que de moins en moins d’autres se vautrent dans le luxe tentateur….
M. Copé, je pense exactement le contraire. Dans "prévention" il y a "pré". Peut être pourriez vous mettre en place des pré-sanctions voir même de la "postvention". Qu'en pensez vous?
Cordialement
Considérant les propositions que vous faîtes, il me semble que vous êtes dans votre rôle de représentant élu, je m'abstiendrai donc de les commenter sur le fond.
Néanmoins, j'aimerais revenir sur votre remarque sur les peines immédiatement aménageables à partir de deux ans visant à supprimer cette mesure. Je vous avoue ma surprise. Cette disposition résulte du Code de Procédure Pénale en son article 723-15. Or force m'est de constater que cet article prévoyait depuis plusieurs années un aménagement pour les peines inférieures à 1 an. En 2009, le gouvernement, en la personne de Madame Alliot-Marie, alors garde des sceaux, a présenté sa loi dite "pénitentiaire". C'est cette loi qui a multiplié par deux les peines ainsi aménageables. A l'époque, les discussions furents assez vigoureuses sur cette modification. Votre majorité a alors insisté pour que ce texte passe en affirmant son importance et sa cohérence dans la lutte sans merci qu'elle comptait mener contre la récidive.
Il vous appartient évidemment de modifier, après seulement deux ans, encore cet article, mais je crains que le message ne devienne quelque peu confus et que les Magistrats finissent par se demander dans quel sens exactement le gouvernement souhaite aller. Mais, rassurez-vous, ils appliqueront la loi, comme toujours.
Je ne peux pas conclure sans rappeler que selon les chiffres de l'actuel ministère de la justice, le taux de récidive se situe environ à 3 ou 4%. C'est toujours trop, bien entendu, mais j'avoue m'interroger sur la nécessité absolue de ces allers et retours législatifs.
Respectueusement
Quel lâcheté ! S'en prendre à la justice et donc au juge ! Mais si le Siège ne marche pas mieux que ça, Monsieur Copé, c'est que, comme le Parquet, il est depuis longtemps rayé jusqu'à l'obsolescence par vos dents avides.
Pourtant c'est bien vous qui portez la responsabilité des pannes de la justice : - en réformant à chacune des montées de lait de Président Sarkozy, l'entièreté du code pénal qui devient illisible même pour les spécialistes ; - lorsque, député, vous votez des textes imbéciles et inapplicables car uniquement destinés à faire de la mousse, à vous donner le profil de Rambo, bien plus vendeur que Sherlock Holmes.
Pire, ce sont les juges qui font VOTRE travail de législateur que vous avez bâclé : A votre avis, combien de milliers d'heures les magistrats ont-ils gaspillés à distinguer les nouvelles mesures de celles déjà existantes, celles préparées dans le respect des libertés fondamentales garanties par notre Constitution et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de celles rédigées par de gros bourrins dépourvus du souci de distinguer le petit voyou du grand gangster, et avec une méfiance grandissante pour la nature humaine ?
Bref : votre incompétence commence à être lisible pour tout le monde. Cessez de vous défiler.
En parlant de vous défiler. Et vôtre permissivité à vous UMPistes ? On peut en parler ? - Quand avez vous tenu votre promesse de vous en prendre aux réseaux plutôt qu'aux petites frappes de quartier ? - Quand vous êtes vous indignés des pannes pourtant évidentes aux yeux de tous de la machine judiciaire qui profitaient à votre copain Woerth lorsque le Courroye ne transmettait plus ?
Pauvre président, députés et ministres démissionnaires, on la connait bien votre rengaine pour ne rien foutre de constructif avec des opérations bâclée et tape-à-l'oeil et vous dédouaner ensuite :
ouin ouin ! je peux rien faire pour le pouvoir d'achat et l'emploi, c'est la crise ! ouin ouin ! c'est de la faute des manouches si M. Woerth a sombré dans la déliquance, et aux auvergnats si Brice Hortefeux a fait de même ! Oui ouin ! Pour la sécurité, c'est de la faute aux immigrés ! Oui ouin, j'y arrive pas mais c'est de la faute de la gauche ! Oui ouin, mes lois répressives et paranoïaques sont inefficaces, c'est de la faute des juges !
Il vous reste l'esbrouffe, la réthorique, les attaques déplacées bien placées à temps, les raisonnement retors et de comptable verreux. Ah là, il n'y a rien à dire, vous avez une avance considérable sur tout le monde. La République en crève mais en quoi ça vous regarde pas vrai ? Ce ne sont pas ces considérations idéalistes qui vont vous assurer une place au soleil !
Vous me dégoutez Monsieur Copé, vous,votre mépris pour tout ce qu'il y a de beau et de grand et qui ne sert pas vos ambitions, votre machiavélisme d'Iznogoud à la petite semaine, votre incapacité patentée à formuler une vraie vision du vivre ensemble autrement que par le flic et la loi, l'affairisme de vos collègues, la petitesse de vos "débats" avec la gauche, bref pour toute votre bassesse d'esprit.
C'est un talent d'homme d'affaire que vous avez, pas d'homme d'Etat. Recyclez vous et laissez la res publica à ceux que ça intéresse. En attendant, vous ne ferez que du mal.
N'est-ce pas vous qui avez menez une action à l'exact contraire de ce que vous dites ici en amendant la proposition de loi qui, avant que vous n'y fourriez votre grain de sel, prévoyait de sanctionner les parlementaires qui mentent sur la déclaration de leur patrimoine ?
Quelle sanction va donc "prévenir" toutes ces infractions, tous ces délits devant la loi et crimes devant l'idéal républicain ?
Ca ne vous dérange pas ça ? Vous n'avez pas peur qu'on finisse par penser que cela fait votre affaire ? Que vous cautionnez et perpétuez une vitesse en 2 classes selon la couleur du col du malfrat ?
Vos collègues à la conscience pas tranquille vous doivent en tout cas une fière chandelle, ça c'est un fait. C'est sûrement pour ça qu'on dit "Copé comme cochon" ...
Toujours un plaisir à vous lire car vous êtes la caricature du politique qui propose en permanence mais qui par le système français de la confiscation du pouvoir par l’Exécutif , laisse aux législateurs députés inutiles, le droit d’émettre des idées mais seulement des idées sans lendemain, deux exemples récents significatifs : Les 35 heures avec comme d’habitude votre lot d’incohérences, dont le coût de la M.O en Allemagne qui n’est pas supérieur à celui de la France voir rapport de l’INSEE, malgré vos dires. Votre méconnaissance du tissu industriel français les 35 heures ont amené une flexibilité pour les entreprises sujettes aux variations de production pour info cela se nomme la modulation, le Medef ne semble pas vous suivre dans cette affaire qui pourrait augmenter le coût de la M.O. La TVA sociale avec votre petit 1% vite placardisée par l’Elysée qui a un mauvais souvenir politique suite à la même sortie de notre homme touche à touche M. Borloo celui qui s’invite avec petitesse au salon de l’agriculture. Sur ces 2 sujets le Président vous a demandé de placardiser vos idées, bel exemple d’un élu auquel se rajoute le pauvre rôle de secrétaire de parti car vous aviez du oublier que le Président de l’UMP se nomme M. Sarkozy, vous savez comme dans les démocraties de gauche, le Président de la République dans ses pays est également Président du parti au pouvoir. Aujourd’hui vous avez trouvé un nouveau dossier plus dans la ligne de l’Exécutif LA JUSTICE. Tout d’abord pour parler de ce dossier il faudrait commencer par mettre les français sur le même pied d’égalité pour cela supprimer la justice TRES particulière des élus article 26 de la Constitution « Aucun membre du Parlement ne peut faire l'objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d'une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'assemblée dont il fait partie. Cette autorisation n'est pas requise en cas de crime ou délit flagrant ou de condamnation définitive. La détention, les mesures privatives ou restrictives de liberté ou la poursuite d'un membre du Parlement sont suspendues pour la durée de la session si l'assemblée dont il fait partie le requiert. L'assemblée intéressée est réunie de plein droit pour des séances supplémentaires pour permettre, le cas échéant, l'application de l'alinéa ci-dessus. » Ensuite la suppression de l’immunité du chef de l’Etat voté en 1999 et pour cause!!!!avec un complément en 2007 article 67 de la Constitution qui dit qu’il ne peut témoigner …. Suppression de cette cour de justice monarchique pour les élus, digne d’une république bananière Si d’autres pays étaient aussi protecteurs du politique, M. Nixon aux US aurait pu continuer tranquillement ses actions de plombiers, M. Clinton aurait modifié son bureau et en Europe M. Berlusconi ne serait pas poursuivi dans autant des affaires malgré son souhait comme en France de se protéger Autre point la suppression du pouvoir de nomination des six personnes qualifiées au sein du CSM nomination dictée par le Président de la République, le Président de l’Assemblée et du Sénat, que du politique et actuellement cerise sur le gâteau de la même couleur. Revoir la nomination de la Cour de Cassation car malgré, la réponse qui m'a été faite par un "slateur" sur un précédent sujet de Justice,il y suspicion, dénoncée en son temps par des spécialistes du Droit, concernant la jurisprudence sur la requalification d’empoisonnement peu de temps avant le procès du sang contaminé. Des dossiers où le politique semble impliqué, font l’objet de blocage dont les plus malheureux et insupportables, l’attentat de Karachi, le chalutier breton Bugaled Breizh, et la vieille affaire de la caravelle en méditerranée. Ne parlons pas de la condamnation de l’Europe sur le bras justicier du pouvoir les procureurs, qui demandent actuellement la fin de la main mise du pouvoir, au service du politique dans les affaires sensibles M. Chirac ,M. Woerth mais je n’oublie pas la gauche avec ses Irlandais de Vincennes les écoutes téléphoniques de l’Elysée et autres casseroles des donneurs de leçons. On comprend mieux cette volonté des élus de « sacrifier » le juge d’instruction pour que la classe politique puisse mieux vivre ses petites affaires. Comme dit dans un commentaire ne pas oublier votre « croisade » pour éviter la prison aux députés qui auraient « omis » de déclarer la totalité de leur patrimoine. Dans votre article vous protégez la police comme si cette dernière était blanche quelques rappels, les insultes envers des policiers par un adolescent d’un haut fonctionnaire qui n’a pas fait l’objet d’aucun suivi, l’humoriste ami d’un des fils d’un homme politique de haut rang arrêté pour détention de drogue que l’on fait sortir après un « petit appel téléphonique » au commissariat, les insultes de l’ex-ministre de l’intérieur qui a fait appel, sanction suspendue pour l’instant , l’affaire des fausses déclarations de policiers condamnés par un tribunal et qui a fait de beaucoup de commentaires déplacés d’hommes politiques. Quel sont les états qui protègent leur police!!!!. Dans la terrible affaire de l’adolescente Laetitia, pourquoi aucun commentaire M. Copé sur le rôle de la police sur les mains courantes ou autres à l’encontre de l’homme qui aurait commis cet horrible meurtre, au conditionnel dans le respect du Droit. Enfin la misère de la Justice dans notre pays, un classement indigne d’un pays qui se veut être la patrie des Droits de l’Homme, misère en co-responsabilité politique gauche et droite, les budgets revalorisés par la majorité actuelle ne sont pas à la hauteur des besoins. Nous pouvons comprendre que des erreurs peuvent être commises lorsqu’un Juge doit siéger pour 40 et plus affaires par jour et que derrière les greffiers n’ont pas les moyens pour les écritures. Alors avant de critiquer, votre RESPONSABILITE est de demander à une collège INDEPENDANT sans politique de faire un point sur l’état de notre Justice. J’ai noté AUCUN paragraphe dans votre article sur LES MOYENS, la preuve du manque de sérieux de votre article. Vous prenez comme exemple la sécurité routière, pour cela tous les ans de nouveaux moyens sont mis en place votre comparaison pourrait-être étudiée si tous les ans vous mettiez proportionnellement AUTANT d’ argent dans la Justice. Ne pas oublier votre responsabilité dans ce lambeau puisque vous avez été ministre du budget et donc l’homme « ciseau » des ministères et en particulier celui de la Justice. Je pense que nos policiers ne sont pas mieux lotis, en dehors des kermesses de Grenoble et Marseille voulues par le pouvoir, à grand renfort de médias contactées la veille, pour un déploiement type république démocratique et populaire de gauche où le bulletin de vote est plus important que la réussite. Malheureusement par son statut la police doit défiler. Elle est plus efficace dans la discrétion et nous pouvons que nous en féliciter. La Justice applique les lois votées par le politique, si les prisons sont pleines preuve que la Justice, des citoyens lambda, indépendante du pouvoir HEUREUSEMENT, applique les différents codes votés par le pouvoir. Le politique UMP face aux différents problèmes a voté une sorte de grâce pour les peines inférieures à 2 ans par manque de places en milieu carcéral, mais qui n’a pas voté le budget nécessaire depuis 16 ans (1995 à 2011) la majorité actuelle dont encore une fois vous avez été ministre de la bourse, voilà votre responsabilité. Alors oui un débat sur la Justice mais pas par les élus qui ont une vision politicienne de ce grand sujet de société mais un débat entre les citoyens, les magistrats et la police Plus de politiques dans les grands débats de société trop impliqués dans tout ce que la France rejette aujourd’hui.
Pour 2012 Monsieur nous attendons la fin des promesses où le mensonge est roi la fin des privilèges des élus, vous êtes en grâce devant l’Allemagne alors prenez exemple, la fin de l’omerta sur les pratiques politiciennes de bas étages et enfin donner une réalité économique à notre pays car pour l’instant tous les partis ont échoué depuis 40 ans. J’ai voté en 2007 pour un espoir devenu un mensonge: JE VEUX UNE REPUBLIQUE IRREPROCHABLE, en 2012 il faudra donner des gages et s’engager à se remettre en question à mi-mandat, pour l‘instant mon vote sera contestataire et ce n’est pas vos articles qui me feront changer d’avis car VOUS REFUSEZ de reconnaître vos responsabilités de l’état de notre Pays. Regardez la Belgique qui avec un Etat qui gère que les situations courantes fait mieux qu’un Etat comme la France gouverné par des politiques, alors la solution peut-être supprimer le politique et mettre en place un Etat de la société civile de toute façon il ne fera pas plus mal, cela permettrait au moins de finir avec l’aristocratie politique de ce pays. Bonne journée.