Je ne veux plus de commentaires anonymes
Longtemps révéré comme l'un des principes philosophiques d'Internet, un rempart essentiel de protection de notre vie privée, l'anonymat n'est plus une nécessité.
- Mark Melligen touché par Gabriel Martinez en 2011. REUTERS/Steve Marcus -
Une ou deux fois par semaine, je reçois une lettre qui me prend à partie quant à la politique des commentaires de Slate.com. Le lecteur veut me dire combien je suis à la ramasse, mais ne veut pas se connecter au système de commentaires de Slate — et de Slate.fr, ndt — via ses identifiants Facebook, Google, Yahoo, ou Twitter. A l'évidence, cette exigence ne dérange pas tout le monde; des centaines de personnes sont heureuses de se connecter chaque semaine pour me dire combien je suis à la ramasse. Et pourtant, j'imagine qu'elles sont encore plus nombreuses à mourir d'envie de me sonner les cloches, mais à ne pas le faire à cause du processus d'identification.
Une idée fausse et répandue veut que Slate en ait après votre compte sur les réseaux sociaux pour vous voler vos informations confidentielles. En réalité, quand vous commentez en entrant votre nom d'utilisateur et votre mot de passe de Facebook ou de Twitter, ces sites sont les seuls à vérifier vos identifiants – Slate ne voit jamais vos informations de connexion. Si vous vous connectez avec votre compte Facebook, nous voyons en effet votre nom et tous les détails que vous avez choisis de rendre public, mais nous n'accédons à aucune donnée plus privée que ça.
Si Slate ne cherche pas à envahir votre vie privée, pourquoi est-ce que nous vous demandons alors de vous connecter à l'aide de vos comptes sur les réseaux sociaux? Pourquoi rendre si difficiles les commentaires – ne voulons-nous pas que chaque lecteur participe, même ceux qui sont nerveux à l'idée de révéler leurs noms?
Je ne peux pas parler pour mes patrons, qui ne voient peut-être pas les choses comme moi. Mais en tant qu'auteur, ma réponse est non – je ne veux pas de commentateurs anonymes. Toute personne travaillant sur Internet sait qu'il existe une corrélation directe entre les obstacles qu'un site place devant des intervenants potentiels, et le nombre et la qualité des commentaires qu'il recueille. Plus un site rend difficile le postage d'un commentaire, le moins de commentaires sont postés, et ces commentaires sont en général meilleurs.
L'anonymat, principe philosophique d'Internet
Je pense que les exigences de Slate concernant les commentaires – comme celles de nombreux sites – ne sont pas suffisamment rigoureuses. Slate permet aux gens de se connecter via leurs comptes Google et Yahoo, qui sont essentiellement anonymes; si vous voulez faire le con dans des commentaires sur Slate, créez un compte Google et faites-vous plaisir. Si je gouvernais le Web, je changerais ça. Je forcerais tous les commentateurs à se connecter via Facebook, ou n'importe quel autre site tiers, et ils devraient révéler leur véritable identité pour pouvoir dire quelque chose sur un forum public.
Facebook vient tout juste de rafraîchir son «plug-in», ce qui facilite la tâche des sites qui lui délèguent le soin de s'occuper de leurs systèmes de commentaires. Des douzaines de sites – y compris, et avant tout le blog TechCrunch – ont récemment opté pour le système Facebook. Leurs résultats sont encourageants: sur TechCrunch, en exigeants des vrais noms, ils ont réduit de manière significative le nombre de trolls qui engluent le site de commentaires stupides.
Ce qui ne devrait pas être surprenant. L'anonymat a longtemps été révéré comme l'un des principes philosophiques d'Internet, un rempart essentiel qui protège notre vie privée. Mais cette conception n'est plus d'actualité. Dans tous les cas, à part les plus extrêmes – c'est-à-dire partout sauf sous des gouvernements répressifs – l'anonymat fait du tort aux communautés virtuelles. Laisser les gens rester anonymes alors qu'ils s'engagent dans une démarche fondamentalement publique les encourage à mal se comporter.
Dès lors, nous ne devrions pas nous arrêter aux commentaires. Les sites web devraient de plus en plus exiger de leurs visiteurs qu'ils révèlent leurs véritables identités dès que leur participation a un caractère public – quand vous postez une appréciation sur un restaurant, ou quand vous votez pour une histoire sur Reddit, par exemple. Quasiment dans tous les cas, le Web se porterait bien mieux si tout le monde s'exprimait sous sa véritable identité.
Pourquoi une telle dent contre l'anonymat? Tout d'abord, de nombreuses études de science sociale ont montré que lorsque les gens savent que leur identité est secrète (que ce soit sur Internet ou pas), ils se conduisent bien plus mal qu'ils ne l'auraient fait autrement. Officiellement, on appelle cela l'«effet désinhibiteur de la communication en ligne», mais en 2004, le webcomic Penny Arcade a trouvé une bien meilleure dénomination: La Grande Théorie du Fouteur de Merde d'Internet.
La Grande Théorie du Fouteur de Merde
Si vous offrez à une personne normale l'anonymat et un public, selon le postulat de cette théorie, vous le transformerez en pur fouteur de merde. Vous trouverez des preuves sur la section des commentaires sur YouTube, lors de parties multijoueurs sur Xbox, et sous quasiment n'importe quel article politique sur le Web. Avec tant de fouteurs de merde partout, il est parfois difficile de comprendre comment on peut encore retirer quelque chose de positif du Web.
Les défenseurs de l'anonymat feront valoir que le foutage de merde est le prix à payer pour garantir la vie privée de chacun. Poster votre vrai nom sur le Web générera toutes sortes d'attentions malvenues – les moteurs de recherche vous indexeront, les publicitaires pourront vous pister, les employeurs seront capables de vous profiler. C'est peut-être un prix trop cher à payer, me direz-vous, pour avoir l'infime privilège de dire à un auteur qu'il pète un gros câble.
Et alors, ne devriez-vous pas payer un tel prix? Je n'en appelle pas à une transparence permanente. Si vous vous engagez dans des démarches privées – regarder un film sur Internet, compléter votre profil sur un site de rencontres, parier sur un site de jeux en ligne, ou n'importe quoi d'autre que vous ne voulez pas porter à la connaissance du monde entier – je soutiens et je loue votre droit à l'anonymat.
La rupture Facebook
Mais poster un commentaire est une action publique. Vous répondez à un auteur qui, lui, a dévoilé son identité et votre but, en postant ce commentaire, est de faire connaître au monde votre point de vue. Si vous désirez faire quelque chose d'aussi public, alors vous cédez naturellement une certaine partie de votre vie privée. Si un tel échange ne vous convient pas, alors n'y participez pas – gardez vos opinions pour vous.
Jusqu'à récemment, ce débat était largement rhétorique. Ceux qui en appelaient à la fin de l'anonymat n'avaient pas de moyens efficaces pour faire prouver aux commentateurs qui ils étaient. Comme pis-aller, de nombreux sites avaient conçu leurs propres systèmes de connexion, mais c'était fastidieux (qui avait envie de se fader tout le processus de création de compte, juste pour poster une réplique d'une ligne?), aléatoire (Cf. ce qui est arrivé à Gawker), et vain, parce qu'il n'y avait toujours pas de moyen pour forcer les gens à utiliser leurs vrais noms.
Facebook a changé tout cela. Non seulement un compte Facebook inclut votre vrai nom, mais il est aussi lié avec votre réseau amical et familial. Ce qui signifie que tout ce que vous postez via votre compte Facebook est visible des gens que vous connaissez. Ce qui importe sur le Web l'une des plus importantes règles de bienséance de la vie déconnectée: ne dites rien que vous auriez honte de dire devant votre mère.
Quelle sera la conséquence de cette divulgation identitaire des commentateurs sur les fils de commentaires? De ce que je vois, les sites qui sont passés au système Facebook, ce mois-ci, ont vu, en un clin d'œil, la qualité de leurs commentaires s'améliorer. Les commentaires de TechCrunch étaient quasiment illisibles; aujourd'hui – même sur des sujets sensibles comme Apple – ils commencent à être intéressants. Ou voyez ce fil de commentaires sous un article du San Jose Mercury News rapportant que de la mort aux rats avait été retrouvée dans un parc pour chiens, à Sunnyvale, en Californie.
Un type du nom de Stephen Chen est intervenu pour dire que l'empoisonneur est «probablement quelqu'un qui a trop souvent retrouvé sa pelouse recouverte de caca». Mais voir son nom lié à ce commentaire l'a fait réfléchir à deux fois, et il a posté un second commentaire un peu plus bas «Ah, oh, les amis ou la famille compatissante et aimante de ces chiens pourrait trouver ce commentaire haineux et blessant.»
Plus de commentaires stériles et neutres?
Certes, tout cela n'est pas très brillant. J'admets, aussi, que forcer les gens à utiliser leurs vrais noms nous donnera plus de commentaires «stériles et neutres», comme l'a dit le blogueur Steve Cheney, la semaine dernière. Et peut-être allons-nous rater des commentaires importants qui ne peuvent qu'être postés de façon anonyme.
Si TechCrunch écrit un article qui s'interroge sur une nouvelle et affreuse réglementation d'Apple, nous n'allons probablement pas voir d'informateur nous expliquer anonymement les tenants et les aboutissants d'une telle réglementation. Mais je doute que cela soit une grosse perte – je ne pense pas que les forums tapageurs soient les destinations privilégiées des informateurs.
Et je préfère, de loin, la neutralité et la stérilité à la vulgarité, la stupidité, le hors sujet, le sexisme, le racisme, le mensonge et la diffamation. C'est ainsi que j'espère voir tous les sites sur Internet adopter le système de commentaires Facebook. Vous n'êtes pas d'accord? Dites moi pourquoi ci-dessous. Mais faites-le juste sous votre véritable identité.
Farhad Manjoo
Traduit par Peggy Sastre
Mis à jour le 16/03/2011 à 12h25















































Et je suis bien content de ne pas faire parti de la communauté Face de bouc, twitter, et autres... :-)
Big Brother est parmi nous !
Cordialement,
2) les trolls poussent le web 2.0 dans ses limites. Lorsque c est subventionné,on appelle ça de l'art.
Dans le temps, la presse papier refusait systèmatiquement de publier des lettres anonymes et leurs rédacteurs avaient raison.
Peut-être est-il toujours le cas. Depuis l'arrivéé des journaux sur Internet, et vu la difficulté qu'on a pour être publié dans la presse papier, je ne leur écris presque plus.
Si vous n'avez pas le courage de signer vos commentaires, gardez-les pour vous.
J'invite tous les trolls et les non trolls de me joindre sur Facebook!
http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2010/11/04/la-chasse-aux-trolls-sorganise/
Bref, à mon avis, c'est plus un danger qu'autre chose.
Et puisque vous y tenez voici mon nom : Nicolas Pellerin
Vous êtes bien avancé maintenant...
- Un combattant de la liberté -
Deuxiement point : tout le monde "google" tout le monde et j'aimerais garder certaines opinions pour moi. Je n'ai aucune envie qu'un de mes employeurs ou collegues sache ce que je pense sur tel ou tel sujet. Non que j'ai honte de mes opinions mais certains lieux comme le travail doivent rester neutres.
J'apprends donc : « Un troll, c’est quelqu’un qui va poster des commentaires sans intérêt, sinon celui de casser la discussion de l’audience et de tuer le débat. Il le fait souvent exprès. »
Je ne me sens pas concerné mais d'autres pourront penser le contraire.
Plus loin l'article nous apprend « A dire vrai, les rédactions en ont assez des trolls » Je les comprends. Ça doit être lassant d'être contredit aujourd'hui quand pendant des siècles on pouvait écrire n'importe quoi sans risque de contradiction, assis devant sa machine à écrire près de la poubelle pour les courriers désobligeants.
Ça me fait penser à ses photographes d'évènements qui se plaignent qu'aujourdhui n'importe qui peut faire mieux qu'eux avec un simple téléphone portable et avec l'avantage en plus d'être sur place quand l'évènement a lieu. Quelle poise!
Tous ces avantages offerts au moindre citoyen met en péril ceux qui dans le temps étaient réservés aux gens plus dignes – rédacteurs, journalistes, photographes - sans parler des politiciens et les plagiaires de plus en plus exposés en ligne.
Il paraît, selon l'article, que les trolls sont surtout des extrémistes de droite. (Ouf!) Et pourtant « le point Godwin ...repose sur le principe que plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler devient forte. »
Clairement ceux qui penchent sur les problèmes posés par cette grande ouverture aux commentaires du peuple n'ont pas peur de quelques contradictions!
Notons en passant que c'est très difficile de parler du FN sans évoquer leur maitres à penser précédents.
Mais dans le fond c'est très troublant tout ce droit à la parole pour tout le monde. Vu le nombre de pseudonymes employés, n'est-ce pas Nicholas, un antidote (partiel j'avoue) serait de demander un élément fiable d'identification?
« Dans tous les cas, à part les plus extrêmes – c'est-à-dire partout sauf sous des gouvernements répressifs – l'anonymat fait du tort aux communautés virtuelles. » Pour moi, c’est sur cette phrase que se fonde l’erreur de tout l’article (car oui, cet article est dans son ensemble une grossière erreur).
Le postulat de cette phrase, c’est que l’anonymat est une bonne chose pour les internautes vivant sous un gouvernement répressif, puisque cet anonymat leur permet d’exprimer librement leurs opinions sans que ces opinions puissent être rapportées à leur identité réelle. Cette absence de lien entre opinions et identité réelle est une bonne chose pour ces internautes, puisque si ces opinions pouvaient leur être attribuées, les conséquences sur leur vie réelle seraient négatives. En effet, les opinions qu’ils expriment sont considérées comme malvenues par un organisme qui a la possibilité d’exercer une contrainte directe ou indirecte sur le bien-être de ces internautes (ici leur gouvernement).
Réfléchissons ensemble. L’anonymat sert dans ce cas précis à protéger les internautes de contraintes qui pourraient être exercées sur leur bien-être par une ou plusieurs entités qui n’apprécieraient pas les opinions que ces internautes expriment sur la toile. Prenons des acceptions larges des termes ‘contraintes’ et ‘bien-être’. L’opinion qu’émet un internaute sur un espace public en France déplait à son employeur. Celui-ci peut décider de retarder une promotion, une augmentation, le placer en tête de liste des personnes à licencier au prochain licenciement économique. Et ce qui plus est d’une manière plus ou moins consciente, par un simple jeu d’a priori et de divergences d’opinions parmi les différentes couches de la société.
J’ai un exemple pour vous, du concret, quoique l’univers soit particulier. Le forum officiel français du jeu World of Warcraft, était un lieu de prédilection pour les trolls et autres fauteurs de trouble du web 2.0. La société de développement du jeu a donc voulu qu’apparaisse sur ces forums l’identité réelle des joueurs. Cela a déclenché un tollé général, et l’idée a été mise de côté (je ne sais pas ce qu’il en est exactement maintenant, le forum a été supprimé et remplacé par un nouveau, mais aux dernières nouvelles les identités réelles ne sont toujours pas visibles). Un des arguments avancés par nombre d’habitués de ce forum était qu’ils ne souhaitaient pas que leur employeur, par une simple recherche, puisse associer leur nom avec un jeu en réseau. En effet, World of Warcraft ayant une certaine réputation de jeu chronophage, associé à un univers médiévalo-fantastique, ces joueurs avaient peur que leur employeur aie le cheminement intellectuel suivant : Joueur en réseau sur World of Warcraft => addict aux jeux vidéos, geek/nerd, vit dans son monde, se couche tard, n’est pas un employé fiable (avec ‘les pieds sur terre’), etc…
Le cas ici est particulier, puisque les internautes, plus que le contenu de leur contribution, souhaitaient avant tout dissimuler leur appartenance à une communauté de gaming. Quoique certains souhaitaient sûrement dissimuler nombre de leurs contributions, parfois très subversives (pas au niveau d’un 4chan, mais tout de même). Néanmoins, il est symptomatique du fait que même dans un pays ne possédant pas a priori un gouvernement répressif (ou si peu, mais là n’est pas le débat), les internautes peuvent souhaiter garder l’anonymat pour éviter que d’autres entités que le gouvernement (entreprises, employeurs notamment) ne connaissent leur opinion sur certains sujets. Puisqu’après tout, cela ne les regarde absolument pas.
je pense aussi que le fait de s'identifier permet de réguler les mauvais commentaires, mais pas nécessairement à cause de la rupture d'anonymat (qui est toujours possible, en plus). À mon avis, c'est surtout la flemme de passer par ces "Connectez-vous ... mot-de-passe-oublié" qui filtre les plus gros des trolls.
Perdre l'anonymat sur internet n'est pas la solution, et c'est beaucoup trop risqué. Employez des modérateurs.
Seulement, ce qui permet les bons commentaires c'est avant tout, en premier lieu, tout d'abord, principalement la qualité de l'article. Si la problematique est bonne, si le traitement est bon, si la forme est bonne, si la lisbilité est là alors des lecteurs exigeant une certaine qualité vont venir lire ces articles et, par miracle, ces lecteurs exigeants sont des commentateurs que je pense pertinents comme je crois en lire pas mal sur ce site (malgré quelques articles faciles, sans interet ou inutiles).
Il serait d'ailleurs bon que les journalistes répondent aux réactions, qu'ils entrent dans le débat, qu'ils montent le niveau du débat, qu'ils nous invitent à passer à d'autres niveaux d'analyse.
Pour ce qui est des trolls, comme deja dit, il faut de la moderation, demander la participation des commentateurs responsables (communement appellé "balance" :))
Pour conclure, on a bien souvent les commentateurs que l'on mérite, à sujet de kikoo réponse de kikoo.
Pour en revenir au commentaire sous une forme anonyme, je pense qu'il peut constituer une forme d'exutoire:
- à mauvais escient par moment (un peu comme GTA et/ou certains jeux-vidéo) mais ce n'est pas forcément un mal pour autant: Permettre à des gens de mal se comporter sur un territoire virtuel, c'est aussi leur permettre de se libérer, de "craquer", puis de se raisonner et de pouvoir agir mieux par la suite IRL. Bien entendu cet argument à des limites et le net est parfois simplement un nouveau terrain de jeu pour poursuivre les horreurs que certains font / pensent IRL. Mais je pense que cette dimension jeu de rôle existe pour certains et qu'elle est positive.
- à bon escient: notre société stigmatisent encore beaucoup de comportements, et je pense que le fait de pouvoir agir et parler anonymement est un vrai soulagement pour certains. Je pense à de nombreux sujets sensibles comme la sexualité et/ou la maladie. Certaines personnes ne peuvent se permettre d'en parler et de réagir ou donner leur opinion sur le sujet ouvertement sans en subir d'éventuelles conséquences (pression familiale, travail ou autre).
Ensuite comme l'auteur l'évoque, avec la disparition de l'anonymat, le risque de commentaires neutres est important. Il dit préférer cela si cela permet d'éviter certains débordements (racisme, homophobie, etc.). Ce n'est pas mon cas. Pour moi c'est même la pire chose qui puisse arriver.
Je sais bien que mon raisonnement à des limites et que dans le fond il est probable que la qualité des commentaires s'améliore avec la disparition de l'anonymat, mais c'est l'avantage des commentaires, anonymes ou pas, ils permettent de donner son avis :)