Atteinte à la dignité

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Rapport alarmant sur les lieux d'enfermement français

 

Jean-Marie Delarue, nommé en juin 2008 pour contrôler 5800 lieux d'enfermement français, a remis mercredi 8 avril son rapport au gouvernement. Il y déplore une situation «mauvaise et grave», en matière de respect fondamental des personnes captives. Il note aussi un «déséquilibre entre les besoins de sécurité et les droits des personnes».

Le contrôleur fait valoir de «très grosses différences d'un établissement à l'autre», une réflexion qui s'appuie sur la visite de 16 établissements pénitentiaires, 14 locaux de garde à vue, 11 centres de rétention pour étranger, 5 hôpitaux psychiatriques, 4 locaux de douanes et 2 dépôts de palais de justice. Il met l'accent sur un point particulier; dans tous ces lieux, «la recherche de la sécurité prévaut sur la préservation de la personnalité.»

Les prisons françaises, où peuvent vivre jusqu'à 63.000 personnes, sont les lieux les plus difficiles «pour la sauvegarde de l'intimité». Un problème dû à la surpopulation et aux règles de fouilles mises en place. Le rapport note la petitesse des cellules; 10,5m2 pour quatre personnes. Les parloirs sont peu isolés et la durée autorisée «trop limitée». Ce manque d'intimité perçu dans les prisons est aussi visible dans les centres de rétention, où cohabitent 35.000 étrangers.

Un manque d'intimité qui met en péril l'équilibre de toutes ces personnes incarcérées.

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Crédit photo CC (Creative Commons) / FLICKR

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