Croissance et coût du travail: l’éternel sujet de la compétitivité française
Le débat, nourri par les comparaisons sur les coûts de main d’œuvre en France et en Allemagne, devrait être un des thèmes majeurs des élections de 2012.
- Dans une usine de bérets français, en décembre 2010. REUTERS/Regis Duvignau -
La politique économique française doit-elle s’inspirer de la politique économique allemande? Le débat, lancé par la crise des dettes souveraines et relancé par des comparaisons salariales entre les deux rives du Rhin, sera, à n’en pas douter, l’un des thèmes principaux de l’élection présidentielle de 2012. Les résultats germaniques de croissance, d’exportations et surtout d’emplois, rendent la question légitime. Le chômage en Allemagne (6,6%) est inférieur à celui d’avant la crise, il n’y a pas d’autre pays développé à obtenir une telle performance.
La question se dédouble. D’abord elle relève de la gestion budgétaire. Faut-il accélérer le retour à l’équilibre, malgré les froids de la crise qui se font encore sentir? La France s’est engagée à repasser sous la barre des 3% de déficit en proportion du PIB en 2013. Mais partant de 8,2% en 2010, cet engagement est un véritable défi. Beaucoup de doutes sont émis par les observateurs.
L’OFCE rappelle que, depuis 1959, jamais la France n’a connu de réduction aussi importante et aussi rapide. Et ce fut toujours le cas en période de forte croissance. Ce cheminement imposera une sévère austérité. Est-ce légitime et comment l’obtenir? La politique budgétaire française fait l’objet de beaucoup d’interrogations, notamment de la part des marchés financiers et des agences de notation.
Dix ans de divergence
La deuxième question porte sur la compétitivité de l’économie française. Elle part du déficit commercial français de plus de 50 milliards d’euros en 2010 comparé à l’excédent allemand de plus de 150 milliards. L’examen des courbes met en lumière une divergence des trajectoires des deux pays depuis dix ans. Est-ce depuis l’introduction des 35 heures en France? La droite l’affirme, une partie de la gauche le pense. L’Allemagne pendant ce temps engageait une politique salariale très rigoureuse pour rattraper les handicaps que lui avait imposés la réunification dix ans plus tôt.
Le débat s’est ouvert sur les coûts de la main d’œuvre entre la France et l’Allemagne. L’institut Coe-Rexecode, proche du Medef, a publié une étude qui estime que le salaire horaire dans l’industrie manufacturière est en France de 4,04 euros supérieur à celui de l’Allemagne. Le chiffre a créé la surprise et la polémique. Car le Medef a poursuivi en soulignant que ce surcoût français n’est pas justifié par une meilleure productivité, au contraire. La productivité horaire dans le secteur marchand a grimpé de 14% en Allemagne depuis 2000 contre seulement 9% en France.
Polémique sur le surcoût français
A ces excès de coûts, s’ajoute, selon le patronat, un accroissement des charges. Les charges sur salaires sont passées de 45,9% en France en 2000 à 50,5% en 2010, alors qu’elles ont été réduites de 30,7% en Allemagne en 2000 à 28% en 2010. Voilà l’origine des divergences qui expliqueraient les pertes de parts de marché à l’exportation et le déficit commercial français. Voilà pourquoi le pays se désindustrialise à grande vitesse.
L’Insee a refait ses calculs et conclut qu’en 2008, le salaire horaire dans l’industrie manufacturière était de 33,16 euros, soit le même niveau qu’en Allemagne. Le surcoût de 4 euros dénoncé par le Medef est exagéré: nous serions au même niveau avec une productivité inférieure.
Mais les syndicats ont vite compris l’enjeu pour la politique salariale des années à venir. Leur réplique s’est organisée sur le principe. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a dénoncé «le risque inacceptable» de vouloir rechercher une convergence avec les autres pays européens, entendez l’Allemagne. «On ne peut pas accepter de s’entendre dire que si la situation de l’emploi et du pouvoir d’achat en Europe est ce qu’elle est, c’est de la faute de salaires trop élevés.» Le leader de la CGT s’en prend au «pacte de compétitivité» qui est actuellement en discussion à Bruxelles pour venir compléter le Pacte de stabilité et de croissance signé après Maastricht.
Le sujet plus large de la compétitivité
La CFDT entre dans le débat, mais en conteste l’argument des coûts. François Chérèque estime que «ce qui plombe notre compétitivité» est la politique des entreprises qui ont distribué la valeur ajoutée «aux actionnaires et aux hauts dirigeants». Il souligne que les hausses du Smic et l’allègement des charges des bas salaires ont été contre-productifs puisqu’ils ont encouragé ces bas salaires. Ce «Moins je paie mes salariés, plus je suis aidé», explique François Chérèque a eu pour conséquence «une baisse des investissements dans la formation des salariés et une baisse de la productivité». La France dépensait 7,5% du PIB dans la formation en 1995 et seulement 6,9% en 2009 alors que l’Allemagne fait tout l’inverse: de 8,4% du PIB actuellement pour la formation, elle vise 10%.
En outre, le leader de la CFDT dénonce «l’absence de logique de coopération au sein des filières industrielles». Autrement dit la compétitivité française mérite qu’on ouvre beaucoup d’autres débats que celui des coûts seul. L’intérêt de cette «comparaison avec l’Allemagne» est précisément d’ouvrir tous les dossiers des faiblesses françaises dans la perspective de 2012. En rappelant que la France compte 9,7% de chômeurs… 3 points de plus que l’Allemagne.
Eric Le Boucher
Chronique également parue sur Emploiparlonsnet
Mis à jour le 14/03/2011 à 3h01













































Que les uns ou les autres utilisent des arguments partisans; il n'en reste pas moins que sur le plan de la décision ; c'est encore le dirigeant; l'élu, le patron qui les prend avec ou contre le corps social.
Il n'y a pas d'écart de productivité entre les deux pays, le "salaire" plus couteux (du fait de la baisse des charges décidée en Allemagne) étant compensé par une meilleure productivité. Seulement en France la "machine" industrielle est en lambeaux. Baisser les salaires pour créer de l'emploi !? C'est évidement une imbécilité: il n'y aura pas d'emploi, il n'y a plus de "machine".
C'est certaiement sur les conditions de création d'une "nouvelle machine economique et sociale" qu'il faut réfléchir. ET c'est pas avec le MEDEF "conservateur des avantages de quelques puissants" qu'on pourra avancer...
Ôtez moi d'un doute, SVP, cela veut il dire que si un patron paye son employé €10, celui ci met €7,20 à la banque en Allemagne et €4,50 en France ? Donc quand un patron fait un chèque de €10 à un travailleur Français, il doit en faire un autre de €12,22 au fisc et à la sécu, et en plus il doit faire moins de 35 heures pas semaine.
Et, si, au bout du compte, il arrive quand même à gagner bien sa vie... l'impôt sur la fortune lui prend 75‰ de ses revenus...
Faut être maso pour entreprendre en France... ou pas savoir compter.
INITIATIVE CITOYENNE EUROPEENNE.
EXPOSE DES MOTIFS
Les normes sociales et environnementales y étant radicalement différentes, la libre concurrence entre les entreprises et les salariés, des pays européens d’une part, des pays émergents d’autre part, a entraîné des délocalisations et des pertes d’emplois massives dans l’Union Européenne.Ces pertes d’emplois auraient pu être compensées partiellement si les échanges commerciaux avec les pays émergents avaient été équilibrés. Malheureusement ces échanges, équilibrés avec de nombreux pays émergents(dont l’Inde), sont très déséquilibrés avec d’autres pays, notamment avec la Chine.
En effet, dans une vision à long terme, la Chine a préféré fonder sa croissance sur les exportations et accumuler plus de 2.700 milliards de dollars de réserves monétaires, plutôt que développer sa demande intérieure et équilibrer sa balance des paiements courants. Du point de vue des pays développés cette stratégie est regrettable. Mais, du point de vue chinois, elle s’explique par la volonté de prendre le contrôle de ressources énergétiques, minières et agricoles extérieures et de réseaux logistiques indispensables à son développement et de racheter des entreprises étrangères dont les réseaux commerciaux, les marques et les technologies lui assureront, dans le monde entier, les débouchés nécessaires à sa capacité de production et d’exportation (voir le récent rachat de Volvo).
A long terme, cette stratégie représente donc un danger majeur pour l’indépendance économique des pays développés et des pays moins avancés, entraîne une abondance mondiale de liquidités, facilitant les excès d’endettements publics et privés dans le monde entier, et limite l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages chinois et le développement de la demande intérieure et des importations chinoises.
A court terme,cette stratégie entraîne une désindustrialisation et d’énormes dégâts dans l’Union Européenne : 22 millions de chômeurs,80 millions de pauvres, développement du travail précaire, apparition de travailleurs pauvres, stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, creusement des inégalités de revenus, surendettements publics et privés.
Atteinte majeure à la dignité, à l’égalité des chances et à la liberté, le chômage est la première cause d’exclusion sociale, de pauvreté et de désespérance, en particulier pour les plus jeunes, les seniors et les chômeurs de longue durée. Outre les drames humains qu’il provoque, le chômage se traduit par la perte d’une partie du potentiel de production de richesses, un « gâchis économique ». Le premier devoir économique et social des pouvoirs publics est donc de créer les conditions du plein emploi et de l’amélioration du niveau de vie de tous les citoyens.
Face aux ravages économiques et sociaux provoqués dans l’Union Européenne et aux dangers à long terme crées par l’accumulation des réserves chinoises, nous proposons que l’Union Européenne taxe où contingente les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays qui ne respectent pas :
-Les normes sociales fixées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (articles 23 à 26) et par le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU (articles 2 à 15) -Les Conventions Fondamentales de l’OIT (C87, C105, C138, et C182 notamment) -Des Normes environnementales et sanitaires comparables à celles de l’Union Européenne
et dont les Balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont fortement excédentaires.
Cette décision permettrait à l’Union Européenne de sortir de la crise,provoquant une réindustrialisation,une forte croissance de l’emploi et une réduction des déficits et des endettements publics.
Cette décision conduirait la Chine à freiner radicalement son accumulation de réserves monétaires et à accélérer la croissance de sa demande intérieure, de l’emploi et du pouvoir d’achat des centaines de millions de chinois qui ne bénéficient pas encore des retombées de son développement économique. Pour y parvenir elle serait conduite à renforcer et généraliser son système de protection sociale pour réduire le taux d’épargne des ménages chinois, accélérer le relèvement des salaires minimaux (troisième principe du « fordisme »), réévaluer le yuan dans le cadre d’un nouveau Système Monétaire International et ouvrir davantage son marché aux importations de l’Union Européenne.
LANCEMENT D’UNE INITIATIVE CITOYENNE EUROPEENNE.
Cette décision est contestée par les partisans d’un libre échange mondial non régulé.
Pour trancher le débat sur l’instauration d’un protectionnisme commercial européen «raisonnable et raisonné », prôné par Maurice Allais (Prix Nobel d’Economie), préconisé par un nombre croissant d’économistes (y compris libéraux) et par de nombreux responsables politiques européens.
Pour centrer les campagnes électorales, qui auront lieu dans l’Union Européenne en 2012 et au delà ,sur l’emploi ,qui conditionne le pouvoir d’achat et le désendettement, c’est-à-dire la sortie de la crise.
Pour poursuivre les débats ouverts en 2005, lors du rejet du projet de Traité Constitutionnel Européen.
Pour offrir une solution alternative à l’abandon de l’euro ,qui affaiblirait l’Europe face à la Chine et aux Etats-Unis.
Nous proposons, en application du Traité sur l’Union Européenne (Traité de Lisbonne),de lancer une Initiative Citoyenne Européenne portant sur
« L’emploi et l’instauration d’un protectionnisme commercial européen ».
Ce traité dispose,dans son article 8B,que « Des citoyens de l’Union,au nombre d’un million au moins,ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres,peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission Européenne,dans le cadre de ses attributions,à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique est nécessaire aux fins d’application des traités ».
TEXTE DE LA PROPOSITION.
« Nous proposons de taxer ou de contingenter les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays qui ne respectent pas :
-Les normes sociales fixées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (articles 23 à 26) et par le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU (articles 2 à 15)
-Les Conventions Fondamentales de l’OIT (C87, C105, C138, et C182 notamment)
-Des Normes environnementales et sanitaires comparables à celles de l’Union Européenne
Et dont les Balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont fortement excédentaires »
COLLECTE DES DECLARATIONS DE SOUTIEN DE L’INITIATIVE.
Le Règlement du Parlement Européen et du Conseil relatif à l’Initiative Citoyenne Européenne permet de collecter les déclarations de soutien via un système de collecte en ligne,qui implique l’ouverture,dans chaque Etat membre de l’Union Européenne,d’un site Internet spécifique.Dans chaque Etat, le système doit être doté de dispositifs de sécurité adéquats, certifié conformes par cet Etat, et doit garantir la protection des données à caractère personnel.
La Commission Européenne disposera d’un délai de 2 mois pour décider de la recevabilité de l’Initiative et pour l’enregistrer.
Dès lors que 1.000.000 déclarations de soutien auront été collectées,provenant d’au moins 7 Etats membres(avec un minimum dans chacun des 7 Etats,égal au nombre de ses députés au Parlement Européen multiplié par 750) : -l’autorité compétente de chaque Etat membre disposera d’un délai de 3 mois maximum pour vérifier et certifier les déclarations de soutien le concernant -puis la Commission Européenne disposera d’un délai maximum de 3 mois pour examiner l’Initiative et présenter l’action qu’elle compte entreprendre pour y donner suite.
Les personnes qui soutiennent l’Initiative doivent être inscrites sur les listes électorales de l’Etat membre dont ils font partie.
Si vous êtes confortablement assis dans un fauteuil Louis XV du salon de votre quatre pièces du seizième arrondissement de Paris, cette lecture vous aura très probablement satisfait, et même les petits paragraphes sur les opinions des syndicats français n'aura pas grandement modifié votre taux d'acidité gastrique : après tout, rouspéter et rouscailler, c'est bien pour cela qu'on les paie, non ?
Quant à la petite pique contre DSK, c'est bien le genre de détail anodin qui vous met toujours de bonne humeur... Vous allez pouvoir poursuivre tranquillement votre après-midi par la lecture, toujours roborative, du Figaro... et même si c'est l'heure, accompagner votre tasse de thé par quelques gâteaux secs... N'allez vous pas même bientôt être débarrassé de l'ISF ?
Ces ouvriers, tout de même, ne connaissent ils pas cette bonne vieille expression de là-bas : "faire suer le burnous"... que la vie était belle au doux temps des colonies...
Pour les autres, c'est malgré tout le troisième article au moins sur ce sujet, et vous disposez de tout l'espace nécessaire pour compléter par vous même ce que Mr Le Boucher a eu la courtoisie de laisser à votre initiative... Le chômage qui a baissé chez nos voisins grâce à un recours massif aux contrats précaires et au temps partiel... L'appauvrissement d'une largue part de la population allemande et de gros nuages sur l'avenir politique de Mme Merkel. Un article complet dès le départ n'aurait pas été amusant, et je pense même que dans le fond de lui-même notre chroniqueur pense comme moi et quelques autres, mais qu'il n'est pas en position de pouvoir l'exprimer : vivement qu'un bon mouvement populaire nous balaie tout cela !
Le retour au plein emploi, l’équilibre des balances de paiements courants et le désendettement passent nécessairement par la réindustrialisation de l’Europe. En France,le Rapport des Etats Généraux de l’Industrie, publié par la Documentation Française, propose plusieurs leviers pour réindustrialiser la France.Dans d’autres pays de l’Union Européenne, d’autres leviers sont proposés.Ces leviers doivent être mis en oeuvre pour éviter une accélération de la désindustrialisation. Mais ils ne suffiront pas à inverser le phénomène,face à la concurrence de la Chine( et d’autres pays émergents) dont les coûts horaires de main d’oeuvre sont environ 10 fois inférieurs aux nôtres et dont la productivité est équivalente à celles de nos meilleures usines car elles utilisent les mêmes process,machines ou robots. Dans les pays développés,la recherche et l’innovation permettent,aujourd’hui encore, la création de nouveaux produits.Si cette innovation permet de maintenir ou de créer des emplois dans la RD,le marketing et le commercial,en revanche elle n’entraîne pas nécessairement le maintien ou la création d’emplois de fabrication.Pour s’en convaincre il suffit de constater que les nouveaux produits lancés par Apple,Dell,Sony ou HP par exemple sont immédiatement industrialisés et fabriqués en Chine. Mais ,d’ores et déjà,la Chine dispose d’un réservoir d’ingénieurs et de techniciens qui lui permet de s’affranchir des transferts de technologies dans plusieurs domaines, de maîtriser les technologies les plus avancées(voir les dépôts de brevets) et de créer de nouveaux produits issus de ces technologies(ex.spatial,TGV,ordinateurs,téléviseurs, smartphones,avions moyens courriers,panneaux solaires). Le cas des TGV préfigure ce qui va se passer dans les prochaines années pour les avions moyens courriers,puis pour les avions long courriers,les centrales nucléaires et tous les produits de haute technologie.Après deux commandes(l’une à Siemens,l’autre aux japonais),accompagnées de transferts de technologies,les chinois ont mis au point un nouveau TGV,purement chinois,qui leur permet,d’une part de réaliser eux-mêmes la gigantesque extension de leur réseau ferré et d’autre part d’exporter leur TGV à des prix imbattables.Une première commande leur serait acquise en Afrique du Sud et une deuxième commande pourrait leur être attribuée en Californie.Car les chinois ont une stratégie délibérée d’indépendance ,d’autosuffisance et d’exportation dans tous les domaines pour assurer le plein emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat de leur énorme réservoir de main d’œuvre,qualifiée et non qualifiée. Par ailleurs,ses 3000 milliards de réserves monétaires lui permettent de racheter non seulement des marques et des réseaux de vente et d’après-vente dans les pays développés mais aussi certaines technologies qui lui feraient encore défaut.A titre d’exemple,le rachat de Volvo par Geely ne devrait pas tarder à faire souffrir les salariés européens des constructeurs européens d’automobiles.
En résumé,le dernier avantage compétitif des pays développés par rapport à la Chine(la recherche et l’innovation)va rapidement disparaître.Restera alors l’énorme avantage compétitif de la Chine par rapport aux pays développés :des coûts horaires de main d’œuvre,qualifiée et non qualifiée,très inférieurs aux nôtres,avec une productivité équivalente à celles de nos meilleurs usines et laboratoires.
C’est pourquoi il est indispensable d’instaurer un certain protectionnisme commercial européen,vis à vis des pays qui ne respectent pas les normes sociales fixées par l’ONU et par l’OIT et des normes environnementales et juridiques comparables aux nôtres et dont les balances de paiements courants avec l’UE sont largement excédentaires. Ceci ne sera possible que si les peuples européens imposent un débat démocratique sur ce sujet ,en contrepoids aux lobbys de la finance internationale et des firmes transnationales, qui se délectent d’une mondialisation sans foi ni loi. Dans ce but, je propose l’organisation d’un référendum européen d’initiative populaire,autorisé par le traité de Lisbonne sous le terme d’ « Initiative Citoyenne Européenne ».