Retour des auteurs juifs à leurs racines yiddish

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Les écrivains juifs ne s'extasient plus devant les goys

Il y a 30 ans, la grande littérature juive américaine, qu'incarnaient Philip Roth, Isaac Bashevis Singer ou Saul Bellow, se caractérisait par des histoires de jeunes filles goys -non juives- attirantes et se passaient aux Etats-Unis.

Aujourd'hui incarnée par Dara Horn, Nathan Englander, Michael Chabon, Nicole Krauss et son mari, Jonathan Safran Foer, la nouvelle génération est née sur le sol américain, mais ses histoires se déroulent dans les petits villages d'Europe de l'Est, ou les quartiers juifs orthodoxes de Brooklyn.

Vanity Fair consacre un article à l'avènement des «Nouveaux Yiddishistes» (New Yiddishists), dont les écrits sont impregnés d'une fierté nouvelle d'être juif. Ces écrivains ne parlent pas yiddish, mais la culture de leurs ancêtres les a marqué.

Le goût renouvellé de ces auteurs ashkénazes (Juifs originaires d'Europe de l'Est) pour leurs racines survient alors que les Juifs Américains n'ont jamais été aussi bien intégrés aux Etats-Unis. La moitié des Juifs Américains se marient à des non-juifs, et la fréquentation des synagogues continue de décliner.

(Photo: couverture du roman de Jonathan Safran Foer: «Extrêmement fort et incroyablement près», Flickr, grave-digger)

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