Où est passé le féminisme italien?
Les féministes italiennes n'arrivent pas à rompre le «mur de la communication» de la télévision misogyne berlusconnienne pour mobiliser les jeunes.
- Photo: Il Silenzio delle donne, Sinistra Ecologia Libertà, via Flickr CC-Licence-by
-Dimanche 13 janvier, un million de femmes ont manifesté dans plusieurs villes italiennes pour défendre leur dignité. Une dignité qui serait bafouée par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, qui fait l’objet d’une enquête pour abus de pouvoir et prostitution de mineures dans le scandale du «Rubygate».
Les chiffres de la mobilisation sont importants mais seulement 37% des Italiennes entre 18 et 29 ans considèrent le comportement de Sivlio Berlusconi irrespectueux envers les femmes. Pour la réalisatrice Francesca Comencini, c’est une situation paradoxale, qu’elle résume de façon éloquente: «En Italie nous avons eu le plus grand mouvement féministe d’Europe, mais il n’y a pas eu de passage générationnel.» Où est passé le féminisme italien?
Ah, les années 1970...
«Pendant les années 1970 le mouvement féministe en Italie était tellement fort! se souvient Martine Storti, présidente de l’association 40 ans de mouvement, qui a participé aux aux grands moments du MLF (Mouvement de libération des femmes) en France et en Italie. Précisément parce qu’elles partaient de plus loin, les Italiennes étaient des dizaines de milliers dans les rues assez facilement et assez souvent.»
«En Italie la tradition féministe est faible: on a été l’un des derniers pays à avoir le droit de vote pour les femmes», explique Chiara Volpato, professeure de psychologie à l’Università degli Studi di Milano - Bicocca. Sans compter qu’à l’époque fasciste, les femmes qui travaillaient étaient payées la moitié que les hommes.
Et que l’Eglise, puissante, a remis en question l’avortement et la procréation assistée. Aujourd’hui, la situation des femmes italiennes ne paraît pas des meilleures. Le taux d’emploi des femmes (46,4% en 2009) est parmi les plus bas d’Europe et l’Italie occupe la peu glorieuse 74e place dans le classement sur les différences entre les sexes du Forum économique mondial.
Echec de transmission et mur de la communication
La comparaison avec les années 1970 est forcément décevante. Pour Chiara Volpato, l’échec dans la transmission du féminisme serait même la grande erreur de sa génération:
«Pendant de nombreuses années j’ai entendu mes étudiantes me dire qu’elles n’étaient pas féministes, qu’il n’y en avait plus besoin... et voilà où nous en sommes aujourd’hui. Nous n’avons pas eu de figures féminines vraiment significatives, donc avec le reflux des années 1980, on en est revenus à ce retard italien.»
Un constat que partage Francesca Brezzi, professeur de philosophie morale près de l’università Roma Tre, et déléguée du Recteur pour l’égalité des chances-études de genre:
«Nous devons ramener aux esprits les conquêtes du féminisme: on a tout oublié. Nous n’arrivons pas à communiquer aux jeunes cette indignation pourtant si évidente, nous n’arrivons pas à rompre le mur de la communication.»
Le mur de la communication, c’est l’empire médiatique de Silvio Berlusconi, qui aurait contribué à véhiculer une image de la femme contraire aux idéaux féministes. «Nous avons fait l’erreur de concéder cette place au berlusconisme: nous avons accepté la dégradation de la télévision et des moyens de communication, alors qu’il fallait s’indigner tout de suite. Ceux qui ont 20 ans aujourd’hui ne connaissent que ce modèle», poursuit Brezzi.
Il corpo delle donne
Le
documentaire de Lorella Zenardo «Le corps des femmes» est à cet égard éloquent: cette jeune
femme a visionné 400 heures de télévision, balayant les chaînes
italiennes privées (propriété de Silvio Berlusconi) comme les chaînes
publiques.
«On y voit la banalisation et la vulgarisation du corps de la femme.
Dans ce pays où 80% des personnes qui regardent la télévision en font
leur source d'information principale et où 60% de l'audience télévisée
est de sexe féminin, c'est une horreur misogyne permanente», commentait la journaliste Federica Quaglia dans un article sur le documentaire.
Nicoletta Dentico, présidente de l’association Filomena et
organisatrice des manifestations du 13 février, en fait la source de
l’indifférence de certains jeunes aux comportements du président
italien. Ce manque d’indignation témoigne de «l’influence
de la subculture télévisuelle qui est finalement le projet le plus
profond et surprenant de Silvio Berlusconi dans ce pays. Un projet
inauguré dans les années 1980, synonyme de terre brûlée».
Mais
s’il est facile d’épingler le berlusconisme, il n’est pas la seule
raison de l’échec féministe. Le cavaliere n’a pas inventé un modèle, il
l’a interprété, estime ainsi Nicoletta Dentico:
«Les stéréotypes sur la femme existaient déjà en Italie. Berlusconi n’a fait que reprendre ce modèle, et le décliner à la lumière du néolibéralisme.»
Séparatismes et abstractions
On
peut donc blâmer le modèle culturel véhiculé par la télévision
berlusconienne, ainsi que des caractéristiques historiques, et pointer
la part de responsabilité des féministes. «Notre erreur a été de nous renfermer dans les séparatismes, confesse Chiara Volpato, et
de ne pas faire participer les hommes. Et puis on a eu une parole trop
abstraite, on a perdu la capacité de raconter, d’impliquer les
générations successives.»
Abstraction,
séparatismes... vieux démons ou problèmes actuels? Malgré un fort taux
de participation, les féministes n’étaient pas toutes du même avis en ce
qui concerne les manifestations du 13 février. Les organisatrices des
manifestations se sont vues taxer de moralistes... par le gouvernement, mais aussi par d’autres féministes.
Ainsi Maria Pia Covre,
prostituée et activiste, pourtant d’accord sur le principe d’une
mobilisation contre une situation qu’elle estime grave, critique le «ton familiariste et bigot de l’appel à la manifestation. Un rappel à la dignité féminine qui insinue que seulement certaines femmes ont une dignité à protéger». On
a en effet reproché aux organisatrices de s’en prendre aux filles
soupçonnées de coucher avec Silvio Berlusconi plus qu’au cavaliere
lui-même. Accusation qu’elles réfutent, bien évidemment.
En
désaccord avec le ton des manifestations, ces féministes le sont aussi
sur la situation du mouvement: la frustration face à un hypothétique
échec dans la transmission du féminisme n’est pas un sentiment partagé
par toutes. «Certes
les générations suivantes ne savent pas grand-chose sur les acquis du
féminisme. Mais ça ne les empêche pas de bénéficier d’un héritage dans
leur vie de femmes. Avortement, contraception... tout cela est intégré
dans leurs vies. Ce n’est pas parce qu’elles n’en sont pas conscientes
qu’il n’y a pas de transmission: il y a une forme de transmission
implicite», estime l’écrivaine féministe Martine Storti.
Une affirmation que partage Maria Pia Covre:
«Les luttes des années 1970 concernaient le divorce et l’avortement. Nous étions dans une situation vraiment terrible, voilà pourquoi nous étions toutes motivées pour faire changer les choses. Même si on ne s’identifiait pas toutes au mouvement féministe, on en suivait les analyses et les études. Puis il y a eu un moment de tranquillité, où nous nous sommes assises sur nos conquêtes en croyant qu’elles étaient définitives. Mais il ne s’agit pas d’une désertion, puisqu’on a bien vu que les femmes peuvent encore se mobiliser, et qu’elles ont intériorisé les valeurs du féminisme.»
En effet, malgré les réactions de Silvio Berlusconi, qui a défini la manifestation de «factieuse», les Italiennes ont montré qu'elles étaient encore capables de se mobiliser: avec un million de participants, des manifestations dans les principales villes italiennes mais aussi à l’étranger, de Paris à Tokyo, l’appel du 13 février était un succès.
Même si, d’après ses organisatrices, ce n’est qu’un début. «La manifestation du 13, c’est un évènement, mais c’est surtout une occasion pour se rencontrer, se compter, et prendre des décisions pour le futur. Ce ne sont pas les manifestations qui font bouger les choses dans ce pays: il y avait 3 millions d’Italiens dans les rues à la veille de la guerre en Irak, et le gouvernement n’a pas reculé pour autant», explique Nicoletta Dentico.
Se salir les mains
Mais
alors, comment faire bouger les choses? Si les débats sur la dignité
sèment la zizanie, les féministes font bloc uni autour des objectifs à
atteindre. Même Pia Covre, qui est pourtant loin d’être une personnalité
consensuelle, croit ainsi que «les féministes ne sont pas divisées sur les thèmes fondamentaux. Le
féminisme est une pratique d’analyse plutôt sophistiquée, et il est
parfois difficile d’instaurer un dialogue si on ne pratique pas le
langage féministe. Pour nombre de femmes qui n’ont pas eu ce type de
parcours il est difficile de comprendre pleinement le sens de ce que
disent les féministes. Mais cela ne signifie pas que les femmes
n’éprouvent pas la même envie de rébellion, les mêmes désirs de changer
l’état des choses».
Il s’agit donc de se «salir les mains», pour paraphraser Francesca Brezzi: les femmes doivent entrer dans les lieux de pouvoir.
Pour être écoutées tout d’abord. «Les femmes ont essayé de se faire entendre ces dernières années», raconte Chiara Volpato. Mais c’est difficile de trouver quelqu’un qui les écoute, des médias qui acceptent de publier leurs revendications. Le professeur de psychologie se souvient de son appel au boycott G8 à l’Aquila en 2009: «nous
souhaitions que les first ladies boycottent la cérémonie, nous avions 15.000 signatures, mais personne n’a publié notre appel en Italie.»
Et pour agir, ensuite. «Il
faut que les femmes sachent s’approprier un rôle social, politique, et
managérial, qu’elles prétendent valoir autant que les hommes et avoir
les mêmes postes de dirigeants à la tête du pays», déclare Pia Covre.
Car pour l’instant, les femmes sont les grandes absentes de la vie politique et entrepreneuriale italienne. D’après le rapport du Forum économique mondial sur les disparités de genre, rapport repris
par Newsweek, l’Italie occupe la 87e place dans le classement du taux
de travail des femmes dans le monde, la 121e pour les égalités
salariales, et la 97e en ce qui concerne les opportunités pour les
femmes d’occuper des positions de leader.
Ainsi, seulement 45% des
femmes italiennes travaillent hors de leur foyer (le taux le plus bas de
toute l’Europe), et cette donnée stagne depuis 5 ans. Quant aux postes
de direction dans les entreprises, ils ne sont féminins qu’à hauteur de
7%.
«Nous
devons faire comprendre aux Italiens et aux Européens que le fait de
développer le talent féminin serait positif pour la croissance du pays.
Ce n’est même plus un problème italien, c’est un problème européen: il
ne peut pas y avoir une telle poche de rétrogradation», commente Nicoletta Dentico.
Margherita Nasi
Mis à jour le 06/03/2011 à 12h17















































Partout dans le monde, les femmes se rendent compte qu'elles ont complètement perdu les hommes de vue... La cellule familiale normale est désormais monoparentale... Les deux tiers des jeunes japonais n'ont plus aucune activité sexuelle. Sur ce site, je faisais il y a quelques jours la remarque qu'à la fin du film culte du féminisme "Thelma et Louise", les deux héroïnes se précipitent avec leur Ford Thunderbird dans un Canyon de l'Utah...
Votre combat est juste, mais il vous faut convaincre les hommes, et quand ils sont à la traîne, savoir les attendre et leur faire de grands signes de la main pour les encourager...
Les féministes des années 70 ont gagné leur liberté (tant mieux); mais elles ont échoué à inventer le modèle familial correspondant (tant pis). Ceux qui payent les "pots cassés" ce sont d'abord les femmes elles-mêmes, et évidemment les enfants (cf. pauvreté des femmes seules).
Les Hommes de leur côté étaient historiquement moins impliqués dans l'éducation quotidienne des enfants; ils sont aussi biologiquement moins impliqués dans des relations longues. Si on ajoute qu'ils sont fértiles en gros jusqu'à leur mort; un homme avisé est satisfait de la libération des femmes des années 70. D'ailleurs il refait souvent sa vie avec une femme plus jeune; quant aux enfants il les voit peut être plus qu'avant.....
Bref si on fait le bilan, on comprend pourquoi le féminisme n'enthousiasme pas les femmes en général!
Quant à Berlusconi, la plupart des hommes l'envie; et la plupart des femmes apprécient son intérêt pour les femmes. A ma connaissance il ne contraint personne; et il représente plutot bien le mâle Italien. C'est mieux que le puritanisme à l'anglo-saxonne, et les femmes assassinées en série dans les séries du même nom. Dans l'Europe latine on aime les jolie femmes, on aime les séduire, leur faire des choses agréables et leur faire faire de jolies choses (au cinéma). Ceux qui n'aiment pas peuvent essayer d'aller aux Etats-Unis....
Vive Berlusconi...!
"la plupart des femmes apprécient son intérêt pour les femmes", c'est marrant, toutes les femmes que je connais trouvent Berlusconi soit immonde, soit ridicule. Entre son maquillage de vieille actrice sur le retour, son numéro d'Aldo Maccione plus beau que moi tu meurs, et ses remarques grossières il n'a pas la côte. Contrairement à la croyance populaire la plupart des femmes n'apprécient pas de n'être vues que comme des jouets sexuels. Mais qu'en sais je, je ne suis après tout qu'une femme.
Quand à la raison pour laquelle le féminisme n'enthousiasme pas les (jeunes) femmes en général, ce n'est pas parce qu'elles sont contre, c'est parce qu'elles ont grandi dans un monde où elles ont des droits, n'ont pas connu autre chose et ne comprennent pas le besoin de s'agiter pour des acquis qui font partie de la vie de tous les jours. Elles ne se rendent pas compte combien ces acquis sont neufs et encore fragiles.
"Dans l'Europe latine on aime les jolie femmes, on aime les séduire, leur faire des choses agréables et leur faire faire de jolies choses (au cinéma)." Mais pas leur demander leur avis. C'est justement tout le problème.
Quant à L'Europe latine, outre qu'elle défend une idée de la famille qui a plus de 10.000 ans, elle a l'habitude de prendre en compte, voir, de se soumettre à l'avis des femmes sur toute une série de sujets importants. La mère latine est certainement un des "personnages sociaux" les plus respectés...
Et n'oublions pas que ce sont (d'abord?) les femmes qui oeuvrent à la transmission des valeurs...
Vous parlez en effet de la mère latine, la mamma, femme d'une quarantaine d'années devenant une matriarche, avec des enfants adultes ayant terminé sa fonction de mère à l'ancienne, nourrir, habiller, élever, et surtout pas avoir détourné son attention de sa famille. La jeune fille, la jeune femme, n'ont rien à dire. Et deuxième point, la mamma n'est écoutée que dans sa famille. Sa voix n'a aucune force ou valeur hors de la maison. Sinon comment expliquez vous que les femmes italiennes se plaignent de leur statut social inférieur et du manque total de respect de la part de leur société.
Le fait que ce schéma a plusieurs siècles ne veut pas dire qu'il soit parfait ou qu'il n'existe que celui ci, je réitère mon exemple d'enfants ayant grandi dans une famille 'moderne' et qui s'en portent très bien. Et il n'est parfait que lorsqu'on accepte comme base la non-existence de la femme en tant qu'individu.
Je suis d'accord avec vous que ce sont les femmes aussi qui transmettent ces concepts et ces valeurs à leurs enfants, parce qu'elles n'ont pas eu le choix, ne savent pas qu'il y en a un, ou ne peuvent pas en imaginer un autre. C'est la raison pour laquelle le féminisme existe, pour leur transmettre d'autres valeurs. Changer ce genre de chose prend du temps mais déjà maintenant les choses ont bien changé.
Contrairement à vous j'ai effectivement connu cette époque prè-moderne, les sourires amusés quand je disais que je voulais faire des études, l'incompréhension devant le désir d'une femme d'être plus que ça. Le modèle que vous pronez en encensant la famille 'traditionelle' retourne à ce mode de pensée. Franchement, non merci.
Quant à l'infidélité de l'homme qui aurait augmenté à cause de la libération de la femme, je vous laisse avec cette petite information tragi-comique qui vous donne une petite idée de sa banalité avant l'époque moderne: le Code pénal français condamne la femme adultère à la prison et à l'amende, sans considération des circonstances dans lesquelles le délit a été commis. Par contre, le mari adultère n'est répréhensible aux yeux du législateur que lorsqu'il a entretenu une concubine au domicile conjugal. Encore ce forfait ne lui vaut-il qu'une simple amende, sans emprisonnement.
Si je me réfère à une longue période; c'est pour rappeler l'orgueuil d'une époque qui vit dans l'instant et croit qu'elle a raison contre ses ancêtres (supposés idiots car sans iPhone). J'y voit encore une influence américaine, un pays sans histoire longue. Je ne dis pas que le passé est parfait, je dis qu'une lente construction a un sens fort, et que le remettre en cause demande prudence, connaissance et modération (comme le pilotage d'un paquebot). La révolution a plutôt pour rôle de dépasser un obstacle conjoncturel (cf. notre histoire française), par ex. il faut forcer les machines pour passer la barre.
Sur le traitement de l'infidélité, il me semble que vous oubliez les "fondamentaux biologiques" qui nous déterminent. C'est la femme qui porte l'enfant, et jusqu'à récemment l'Homme ne pouvait jammais être sûr de sa paternité. La "faute" de la femme était donc plus grave que celle de l'Homme. Elle porte ceux qui vont hériter et garanti la légitimité de la succession, y compris d'anciennes choses comme les titres de noblesse et les droits attachés (régner localement ou royalement, faire la guerre ...etc). De manière plus moderne c'est la femme qui garanti à l'Homme son immortalité par sa descendance (sauf tests ADN). Evidemment ça c'est une préoccupation d'Homme..!
Pour en revenir au sujet, j'ai l'impression que les femmes ne font pas assez d'autocritique sur le rôle qu'elles tiennent dans le machisme. Certes face à un patron, dans la rue elles ne peuvent pas toujours agir. Mais dans l'education des enfants et le couple, elles sont parfois complices. Quand je vois les commentaires de femmes dans certains forum je me dis que les hommes ne sont pas pret de changer. N'oubliez pas que l'homme change sous la contrainte, et qui d'autre que les femmes peuvent contraindre les hommes aux changements?
Les couvrir de cadeaux n'implique pas qu'elles aient "vendu leur corps". Il est d'ailleurs d'usage de considérer avec les "courtisanes" qu'elles décident ou non d'offrir plus.
J'ai lu récemment que Berlusconi avait dépensé plus de 34 millions d'Euros pour ses "amies" en 2010 dont 562.000 Euros à de jeunes femmes ayant participées à ses fêtes. A ce niveau de prix, il ne s'agit évidemment plus de relations tarifées, ou ceux qui en parlent ignorent les prix! d'autant qu'en tant que président, Berlusconi dispose d'une aura suffisante pour attirer de nombreuses femmes. Il semble tout simplement que Berlusconi aime les femmes, et dépense son argent avec elles; les puritains préfereraient qu'il spécule sur les marchés, avec l'immobilier ou qu'il s'achête une oeuvre d'art morte!
Moi j'admire un homme qui est président, et qui ose téléphoner personnellement au commissariat du coin pour répondre à l'appel au secours d'une "petite amie" imprésentable. Il va même jusqu'à raconter des bobards...c'est un peu plus humain (et moins lâche) qu'ignorer par peur du scandale ou envoyer son concierge...
Quant à la télévision de Berlusconi; il n'est pas dit qu'elle reprsente ses goûts (onéreux); elle répond plutôt à une sexualité vulgaire qu'elle n'a pas suscitée...
Vous nous expliquez qu'il faut être prudent si l'on veut remettre en cause les fondements de la famille que tire notre vieille Europe de son Histoire. Et d'un autre coté vous louez le mode de vie de Berlusconi qui est en totale contradiction avec ce modèle(c'est pas comme si il était divorcé). Berlusconi c'est faites ce que je dis pas ce que je fais.
J'aime bien votre concept de famille dans lequel si j'ai bien compris n'importe quel mari pourrait baiser n'importe quelle épouse tout ça dans la joie et l'allégresse au sein de familles avec des bases solides afin de transmettre l'éducation nécessaire aux bambins jusque 18 ans.
Une belle utopie. Moi ça me va.