Pourquoi je dis trois fois non au «débat sur l'islam»
Il est inopportun, inutile et dangereux.
- Mosquée Er-Rahma à Nantes, en 2009. REUTERS/Stephane Mahe -
Le débat sur l’islam et la laïcité réclamé par Nicolas Sarkozy et la direction de l’UMP aura-t-il bien lieu, début avril? La question n’est pas vaine, tant sont nombreux ceux qui, y compris au sein de la majorité, traînent les pieds. Ils craignent qu’à courir derrière les thèses du Front national, la droite modérée n’en finisse par perdre ses électeurs et son âme. La querelle laïque est l’un de nos grands classiques nationaux. Ce débat est inopportun, inutile, dangereux.
Parce qu'il est inopportun
Rouvrir la discussion sur la compatibilité de l’islam avec la démocratie, sur sa place dans la République laïque va jeter le trouble chez ceux qui s’interrogent sur l’avenir des actuelles révoltes dans le monde arabe. Depuis deux mois, on nous explique que l’issue islamiste n’est pas fatale, que la revendication religieuse, dans cette Révolution arabe, passe derrière les demandes de liberté politique et de sécurité économique, qu’une démocratie se cherche - douloureusement - dans des pays étourdis par des décennies de régimes autoritaires, de dictatures et de privation de droits.
Or, le débat sur l’islam en France, tel qu’il est posé par le Front national et risque d’être imité, favorisera, qu’on le veuille ou non, la répétition des vieux amalgames entre islam et islamisme. Il accentuera la peur que les révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne n’accouchent à terme d’un pouvoir islamique. Autre chose se joue dans ces pays. Il serait dommage que la France, avec son importante minorité musulmane, ne fasse pas tout ce qu’il faut pour se montrer exemplaire, renvoyer au monde l’image d’un islam apaisé, compatible avec les lois de la République et une pratique équilibrée de la laïcité.
Parce qu'il est inutile
L’intégration à la République du culte musulman est en bonne voie. Pendant longtemps, les pouvoirs publics s’en sont tenus à une gestion «sécuritaire» de l’islam: on traque les réseaux extrémistes, les imams politisés. Ou à une gestion «consulaire» avec un partenaire privilégié, la grande Mosquée de Paris, vitrine de l’islam de France, mais trop dépendante de ses liens financiers et statutaires avec l’Algérie, coupée de toute base associative, de jeunes, de femmes et d’intellectuels. Aujourd’hui, grâce à la clairvoyance des ministres de l’intérieur successifs, de gauche comme de droite, Pierre Joxe, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Sarkozy, on est parvenu à une gestion «partenariale» de l’islam.
Les questions posées par la sédentarisation d’une communauté qui a quintuplé en trente ans (5 millions de musulmans) ne sont pas toutes résolues, loin s’en faut, mais elles ont reçu un début de réponse dans la construction de mosquées — grâce à l’intelligence des collectivités locales —, dans le marché juteux de la viande halal, dans les cantines scolaires et militaires, dans le recrutement des imams, dans les carrés musulmans pour les cimetières, etc. Certes, cette communauté reste fragmentée au gré de ses frontières (Maghreb, Turquie, Afrique), de ses humeurs religieuses, des egos de ses notables, de ses clivages de génération, de ses filières de financement.
Mais un processus électoral s’est mis en place dans les années 2000 qui a abouti à la désignation d’interlocuteurs représentatifs — le Conseil français du culte musulman (CFCM) — qui sont en dialogue avec les pouvoirs publics. C’est à eux qu’il appartient de tenter de régler, par la concertation, les questions en suspens, principalement liées à la construction de nouveaux lieux de culte et à la formation des imams.
Dans le premier cas, l’éventualité est posée d’un «aménagement» de la loi de séparation de 1905 permettant un financement public partiel de la construction ou l’entretien des mosquées ou un contournement de cette loi par le financement d’associations et de fondations culturelles. C’est peut-être le point où une réflexion sur l’avenir de la laïcité peut avoir aujourd’hui un début d’utilité. Mais il existe déjà des textes (discours de Nicolas Sarkozy sur la «laïcité positive», rapport de Jean-Pierre Machelon en 2006 sur la construction et l’entretien des lieux de culte). Est-il nécessaire d’en rajouter dans un débat politique mal maîtrisé?
Autre question restée jusque-là sans réponse crédible: la formation des cadres religieux qui devait être la clé de voûte d’un islam apaisé. Elle n’avance guère. L’Institut Avicenne de Lille, celui de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) à Château-Chinon (Nièvre) ou de la Mosquée de Paris – dont les étudiants reçoivent aussi des cours sur la religion et la laïcité à l’Institut catholique – témoignent d’une formation qui reste précaire, peu contrôlée, dispersée.
La plupart des imams qui prêchent le Ramadan continuent de venir du Maroc, d’Algérie, de Turquie. Les pouvoirs publics contraints par les règles de la laïcité, autant que les associations divisées sur les contenus théologiques de cette formation, semblent dépassés par un enjeu qui a besoin d’envergure pour que l’islam de France puisse prendre un jour toute sa place dans la République.
Parce qu'il est dangereux
Car ouvert à toutes les exploitations, y compris les plus démagogiques. Dira t-on assez que les prières dans les rues ne sont que la conséquence d’un manque de mosquées, et non d’une «invasion» de l’islam ? Laissera t-on s’installer un débat aussi nauséeux que celui sur l’identité nationale, avec des relents racistes et xénophobes ? Déjà, sur les sites du Front national ou du camp ultra-laïque et anti-islamique surgissent des appels à la surveillance des «prêcheurs» dans les mosquées, des mises en garde contre les réseaux salafistes, le Tabligh, les Frères musulmans.
On y décrit une France menacée par la montée de «revendications» musulmanes qu’encourageraient une tolérance coupable ou la pratique des «accomodements raisonnables». Menacée par la construction de lieux de prière en nombre, d’écoles coraniques, de bibliothèques islamiques, par la multiplication des djellabahs, des hidjabs et des niqabs, par la croissance des commerces halal et des régimes sans porc, par la non-mixité entre hommes et femmes dans les piscines.
Bref, toute une fantasmagorie se met en place pour tenter de faire croire que la sécurité n’existe plus dans les «quartiers islamisés» des grandes villes, que la culture nationale, soumise au communautarisme musulman, est en grand danger, que l’évidence existe déjà d’une avancée musulmane, arc-boutée sur des valeurs anti-occidentales, au cœur même de l’Occident. Laissera t-on, au sommet de l’Etat, s’engager un débat sur l’islam qui risque de déraper dans des dérives qui, pour le coup, seraient mortifères?
Henri Tincq
Mis à jour le 04/04/2011 à 19h35














































Contrairement à ce que l'on pense, la séparation de l'Eglise Catholique et de l'Etat s'est plutôt bien passée . Les députés ont légiféré après un débat mené par Aristide Briand , dans un quasi consensus. L'Eglise Catholique avait délégué Mgr Gayraud, personne très ouverte et respectée , que même ses plus farouches adversaires appellaient " Mr Gayraud ". Depuis, L'Etat est le garant de la liberté de TOUS les cultes ,et l'Islam bénéficie aussi de la protection de l'Etat. Toutefois, il existe une différence entre le Catholicisme et les autres religions. Lors de la séparation ( douloureuse) entre l'Eglise et l'Etat, l'Eglise a du céder des biens mobiliers et immobilier à l'Etat , car , via les maires, l'Etat s'est engagé à entretenir les églises et les presbytères présents sur le territoire national. Cet accord est toujours en vigueur. Et à présent, il n'embarrasse pas l'Eglise, mais l'Etat. En effet, beaucoup de communes rurales n'ont plus les moyens de respecter cet accord , car elles manquent de moyens financiers pour entretenir les murs et toitures des églises , à tel point que beaucoup d'entr'elles sont fermées " pour raison de sécurité" .
En 1905 , les catholiques pratiquants avaient les moyens d'entretenir leurs églises, aujourd'hui , ce n'est plus le cas ......
Donc, je suis opposé entièrement à tout aménagement de la loi de 1905 , car il peut remettre en question cet accord tacite entre les mairies et les paroisses, et il permettrait à l'Etat ( et ses communes ) de se débarrasser d'un fardeau de plus en plus lourd.
Dans le cas contraire , il faudrait que l'Etat prenne à sa charge l'entretien de TOUS les lieux de cultes, quels qu'ils soient , et le fardeau serait alors encore plus lourd.
Enfin, il faudrait redéfinir aussi l'appellation de " religion" pour d'autres églises . Ex: une église évangélique protestante doit elle être soutenue par l'Etat , alors que certaines d'entr'elles sont considérées comme " sectes non-dangereuses" par le Parlement ?
Et puis, avec qui va-t-on discuter ?
Les Milliers d'églises de France ne sont pas représentatives du culte pratiqué par les catholiques. De même , les quelques musulmans qui prient dans la rue ne sont pas les représentants de l'Islam de France.
Un débat n'engage personne , surtout s'il se croncrétise par une simple déclaration. Mais s'il n'y a aucun résulats concrets , aucune réforme à faire, alors pourquoi engager un débat ?
Donc, pour rejoindre Henri Tincq , je pense qu'un débat sur la laïcité serait tout aussi " Mortifère" qu'un débat sur l'Islam.
Enfin, la Laïcité est un fait acquis , mais elle n'est pas non plus éternelle ...... L'éternité, c'est le domaine des religions , pas de l'Etat ......
Ma solution pragmatique, vu qu'il y a de moins en moins de chrétiens et de plus en plus de musulmans, le "time sharing". Convertissons une partie des églises en "Lieux de Culte Neutre", le vendredi aux Musulmans, le samedi aux Juifs et le dimanche aux Chrétiens. Il reste même quatre autres jours pour les Scientos, les Raelliens. D’après ce que j'ai compris, nous partageons tous le même Dieu, donc lui, il ne bouge pas, il n'y a que les fidèles qui changent.
Ne rigolez pas (j'en vois qui se marrent dans leur barbe), ça les obligeraient à s'entendre et on nous on économiserait. Si vous êtes allés en Espagne, vous aurez sans doute remarqué que beaucoup d'églises on d'abord été des synagogues ou des mosquées. Donc pas d’innovations...
Mon commentaire pourrait, ou devrait même s'arrêter là, mais permettez moi, juste quelques mots supplémentaires... Beaucoup de gens vont dire : Mr Sarkozy cherche à se faire réélire ! Je crois que c'est beaucoup plus grave que cela : notre président a accumulé contre lui une telle colère du peuple français, que même ou surtout lui réalise qu'il n'a plus aucune chance et je suis convaincu qu'il évitera une défaite humiliante en 2012 en ne se représentant pas. Le problème, c'est que le seul homme de droite qui aie vraiment une "stature présidentielle" est Mr Dominique de Villepin.... Alors, notre Nicolas (qui n'est pourtant pas "Tsar de toutes les Russies") joue la "stratégie de la terre brulée". Ou, tel Noé, "après moi, le déluge"...je vous laisse choisir l'image que vous préferrez, en remarquant même que l'une pourrait éteindre l'autre... Son but n'est pas que Marine soit au second tour, mais qu'elle gravisse les marches de l'Elysée ! J'irais même plus loin : on n'en parle pas tellement sur ce site, mais beaucoup de gens craignent que la prochaine étape du grand mouvement révolutionnaire en cours, soit la France ! Et notre pompier pyromane, avec son débat inepte, pourrait bien avoir trouvé l'étincelle qui fera déborder le vase, ou la goutte qui mettra le feu au poudre : gardons le sourire !
Il est temps d'arreter le jeu politique qui consiste à soit surfer sur la vague de la démagogie d'extrème droite soit favoriser le FN pour mieux afaiblir le camp adverse. Les politiciens ne se rendent-ils pas compte que de plus en plus de gens finissent pas croire aux thèses du FN et que tôt ou tard il faudra bien tordre le coup à leurs arguments?
Le débat ne devrait jamais etre jugé dangereux. La démagogie par contre fait bien du mal à notre capacité d'action. En prométant en permanence monts et merveille pour ensuite être complétement incapable de faire quoi que ce soit ou faire son contraire, on laisse la part belle au FN qui peut dresser un diagnostic biaisé de la situation et présenter des solutions simplistes.
Les USA l'ont admis : Audition sur l'islam radical aux USA AFP 03/03/2011 | Mise à jour : 07:06 Réagir Une commission de la Chambre des représentants américaine se penchera le 10 mars prochain sur l'islam radical aux Etats-Unis, une démarche dénoncée par certains comme une stigmatisation de l'islam américain dans son ensemble. La commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants américaine a annoncé récemment la date de cette audition qui a déjà fait couler beaucoup d'encre.
L'audition s'intitulera "L'étendue de la radicalisation de la communauté musulmane américaine et la réponse de cette communauté". Le journal Newsday de l'Etat de New York (nord-est) -- où se trouve le fief du président de la commission, Peter King -- a rapporté que la commission recevrait les témoignages de musulmans qui ont été confrontés à la radicalisation de membres de leur famille. La commission entendra également des musulmans américains qui ont critiqué la communauté pour n'avoir pas suffisamment collaboré avec la police.
Le représentant démocrate Keith Ellison, lui-même musulman, sera parmi les témoins, selon le journal. Par ailleurs, un élu du Congrès américain d'origine japonaise, Mike Honda, a fustigé la tenue de cette audition, rapprochant cette initiative des internements de Japonais dans des camps aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. "L'intention du représentant King est claire: jeter le soupçon sur tous les musulmans américains", a estimé M. Honda.
A quoi correspondent nombre de jours férié en France ?
Les communes financent l'entretien et la rénovation des églises. Les français musulmans y contribuent en payant les impots locaux.
Dans un grand nombre de cantine, le jeudi c'est poisson au menu.
Le marriage religieux doit précédé le mariage civil, seulement pour les musulmans.
Ect .....ect.....ect
La France est un pays judéo-chrétien qui se voudrait être laïque mais qui ne l'est pas à l'égard des musulmans.
De grâce que cesse l'Hypocrisie.
L'islam de France, l'islam de Belgique, l'islem d'espagne, l'islam d'Italie .... Soyons sérieux ! Au bout de deux siécles, on s'aperçoit que Djamel a une culture et une religion différente.
L'islam en France n'a aucun souci avec la démocratie, la laïcité ... Les musulmans doivent respecter les lois du pays où ils vivent. Ce sont les hypocrites (parmi eux certains "hommes" politiques ayant des visées électoralistes), les ignorants, et les fascistes qui ont un problème avec une religion qui prèche la fraternité, l'honnêteté, le respect, l'amour ....
Bien à vous
Un citoyen français, fonctionaire, de confession musulmane. Je sais que pour certains cela doit être "dur" à lire, mais on est la depuis longtemps maintenant.
Étant d'un milieux chrétien, je peux vous garantir que j'ai TOUJOURS assisté au mariage civil AVANT le mariage à l'Église (généralement le même jour, parfois à plusieurs semaines d'intervale).
Qui pose problème en France ? Les musulmans ? non.
certains musulmans oui : les salafistes.
pourquoi un débat national alors que les extrémistes sont clairement identifiés.
Il me semble que les associations terroristes sont interdites en France. Il n'est pas possible de commémorer la mémoire de la cagoule ou d'animer des cercles d'amitiés d'Action Directe (pardon pour ce parallèle maladroit)
Comment se fait il que les mosquées Salafistes aient pignon sur rue ?
Tous les crimes et actes terroristes dans le monde sont perpétrés et revendiqués au nom du salafisme.
Les thèses du Salafisme pourraient être écrites par Hitler : il y a de l'antisémitisme, des notions de race pures (ou plutot religion pure mais bon...), des notions d'extermination, de conquêtes du monde
bref on est en plein dans le nazisme. La mort à tous les étages.
N'oublions pas que les 1eres victimes (en nombre) des attentas revendiqués par les salafistes sont les musulmans.
Il suffirait de déclarer le Salafisme interdit en France.
Tout simplement.
Ça éviterait ces débats sans fins et très dangereux (pour l'unité nationale)incluant des musulmans qui n'ont absolument rien à voir avec ces terroristes moyen-ageux.
A moins que le gouvernement ait d'autres idées derrière la tête....
Mais non! Halte. Il faut absolument qu'on règle d'abord le problème ULTRA URGENT de la laïcité!
Et pour 'laïcité' entendez bien 'Islam' et pour 'Islam' traduisez 'Islamisme', 'terrorisme', 'insécurité', enfin tous que vous voulez, pour arriver à 'immigration' et pour parler plus clairement "aidez-nous à battre le FN!"
Quelle hypocrisie!
Depuis deux ans et le débat sur 'l'identité nationale' - déjà dans les placards - l'aile paniquée de l'UMP essaie par tous les moyens de montrer qu'il est plus FN que le FN.
Sarkozy, pendant 2 ans un président courageux mais impopulaire (gare à celui qui veut réformer la France!), a cédé aujourd'hui aux appels de la droite du parti qui est terrifiée par la montée du FN.
Terrible pour un président qui n'est pas lui-même un neo-Pétainiste. Réalisme politique? Fatigue? Envie de partir? Peut-être. On voit bien que son cœur n'y est pas et pour cause.
Car qui est le politicien français que veut hériter le legs de Pétain? Le Pen père certainement. Le Pen fille moins sûr. Arrêtons donc ce cirque et revenons à la vie réelle - l'économie, le travail, l'éducation et la santé - et laissons les musulmans en paix.
Il y a de cela une dizaine d’années, Ayan Hirsi Ali, réfugiée en Hollande, proposa avec insistance au parti de gauche auquel elle venait de s’affilier, de rendre prioritaire la lutte contre la souffrance des femmes musulmanes. Il lui fut répondu, en substance et pour faire bref, que c’était innoportun, inutile et dangereux. De guerre lasse, et après avoir testé toutes les organisations politiques de la gauche à la droite, elle se fit scénariste du court-métrage de Théo Van Gogh «Submission», qui eut pour conséquence l’assassinat «islamique» du réalisateur. M. Tincq est de la mouvance des partis hollandais, et souhaite taire, toujours taire, le problème que pose l’islam en France et dans le monde. Et pour convaincre, il nous parle d’un «islam apaisé». Qu’est-ce ? Souvenons-nous du constat que faisait E. Conan en 2006 : “les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s'éloignant de leurs textes tandis que l'islam le fut en se rapprochant des siens”. S’il peut y avoir un christianisme «apaisé», c’est que le choix de se rapprocher des évangiles est forcément assagissant. Mais dans l’islam, il ne peut y avoir que des individus, des musulmans «apaisés» ; la religion elle-même est ontologiquement assaillante et combattante. “Yes, 60% of Islamic scriptures are political dealing with treatment of infidels, non believers and 31% is about Jihad, how to make the infidel submit to Islam through deceit and terror”, a écrit il y a peu le Dr Babu Suseelan, réfugié aux E.U. pour cause d’apostasie. «Islam apaisé» ! Quel oxymore ! Regardons l’ONU : la «déclaration islamique des droits de l’homme», paraphée en 1981, y rejette fermement de la déclaration universelle et promeut la charia. Et que dire de la révision de l’article 18 de la charte des Nations-Unies, qui a supprimé, sous la pression des états islamisés, la liberté de religion et le droit de changer de religion... L’apaisement n’est pas pour bientôt. Ceux qui veulent «moderniser» le coran ne sont-ils pas soit «fatwa-isés», soit assassinés ? L’exégèse du coran progresse toutefois - à pas comptés - en particulier (mais pas seulement) en France. Le jour où ce document ne sera plus décrété «Parole même de dieu», intouchable et incriticable, alors oui, on ira peut-être vers un islam apaisé. Mais le chemin ne peut qu’être long, long, long.
A quoi sert une telle inquisitoire? Vous vous sentez mieux après? Vous pensez avoir apporté un élément crucial à la défense des valeurs de la République?
A mes yeux vous ne faites que jeter de l'huile sur un feu pour mieux cacher l'intolérance voire le racisme latent de vos propos.
Si je me trompe essayez d'introduire le mot et le concept de tolérance dans vos commentaires.
Il faut arrêter la bêtise de dire que la France est un Etat laïque pour deux raison: - L'origine Chrétienne qui se voit à chaque coin de rue sur le plan architectural (pas seulement les églises) - L'origine Chrétienne dans la façon même de penser et de raisonner.
Celui qui se sent français ne faire autrement que d'avoir un vision Chrétienne de l'existence,du réel.
Combien de commentateurs de blog ou du café du commerce, ont un avis sur tout et sur ce qu'est ou devrait faire un Musulman?
Qui mieux que les Musulmans eux-même peuvent en parler? Avant d'afficher votre avis, avant même d'avoir un avis sur ce que vous ne vivez pas, avez-vous interroger un musulman?
Au moins une fois dans votre vie? La peur de choquer? de dire une connerie? de blesser par un mot inadéquate?
Que savons-nous du musulman français quand on l'est pas? pratique-t-il un islam comme on le pratique en Afrique? au Moyen-Orient ou en Indonésie?
Il faudrait se documenter, discuter réellement avec de vrais musulmans, réfléchir aussi ce serait pas mal.
Vous qui lisez mon commentaire, êtes-vous seulement demandé un jour si vos moeurs, votre conscience n'était pas guidé tout simplement par une vision et une pensée chrétienne de la vie?
Et puis, un Etat Laïque.... du grand n'importe quoi depuis si longtemps. ça n'existe simplement pas. Un Etat c'est forcément lié à une religion. On peut appeler ça si vous voulez la religion d'Etat mais on ne peut dissocier une forme d'organisation sociale et le mode religieux.
Pour les musulmans, justement, savez-vous qu'il est inconcevable de penser l'Etat et la religion comme différents. L'Etat, n'est que la forme d'expression religieuse.
Et même les Français, qui n'osent l'avouer, embourbé dans un gigantesque mensonge que tout le monde se répète à longueur de journée... La France un Etat Laique.... pfff Le mode de vie, de pensée est indéniablement Chrétien qu'on le veuille ou non.
Donc soyons clair avec nous-même. Oui, la France est un pays où la religion est la religion Chrétienne. Oui, les Français ont adopés une organisation étatique mais cette organisation est fondé, moulé dans le principe Chrétien par définition.
Quand on se regardera vraiment dans un miroir et qu'on se dira: Tiens oui c'est vrai, pourquoi est-ce qu'on s'invente des histoires?
A ce moment, on comprend que l'on est Chrétien et que les autres religions ne sont aucunement un problème. Il suffit de s'assumer ce qui nous sommes.
Et pour finir, avons-nous réalisé que nous discutions de ce que l'on ne connait pas? on ne peut même pas définir ce qu'est l'identité française (c'est normal d'ailleurs) alors si on commence à réfléchir à ce qu'est l'identité musulmane.... déjà le fait d'avoir la prétention d'en parler et prétendre que l'on sait exactement ce qu'est l'identité musulmane comme si c'était une notion du domaine de la science exacte... une sorte d'équation mathématique.
Il y a déjà 30 ans, dans les banlieues françaises où étaient mélangés les enfants... on fêtait noël partout et dans tous les appartements. Les parents même s'ils ne mettaient pas forcément un sapin près de la cheminée qu'ils n'avaient pas... la fête de Noël était partagés par tous les enfants qu'ils soient Chrétiens ou Musulmans ou soi disant athées.
aujourd'hui, personne ne peut dire le contraire, les français musulmans issus de la 3 eme génération ont un comportement bien plus occidental et chrétien que la plupart des français de souche peuvent l'imaginer car eux-même se croient non-chrétien.
Les Musulmans enfants ou petits-enfants d'immigrés sont imprégnés de la culture française et donc chrétienne, qu'ils boivent ou pas de l'alcool ou qu'ils fêtent ou pas Aïd el kebir.
D'ailleurs, si les Chrétiens (non conscients) participent aux fêtes païennes (Hallowen), ils fêteront aussi de plus en plus Aïd el kebir car cette fête rentre dans les moeurs françaises.
La pratique religieuse, qu'on le refoule ou non, existe et évolue...c'est comme une langue, une identité, ce n'est pas une photographie figée à jamais.
Personne ne peut contredire le fait que Nicolas Sarkozy était le meilleur candidat. D'ailleurs, c'est normal, il est né comme ça, pour être le meilleur candidat mais aussi malgré lui l'éternel candidat.
Il avait bien prévenu les Français le lendemain de l'élection, rappelez-vous, il est parti se ressourcer "prendre la mesure des ses responsabilités" sur un yacht en méditerranée loin de tout.
Il ne se saborde pas, il ne pratique pas la politique de la terre brûlé pour laisser le champs libre à DSK.
On se rappelle que François Mitterrand a fait ce qu'il a pu pour qu'aucun socialiste soit un présidentiable après lui. Sarkozy, au fond, garde ses ennemis proche de lui et fait inconsciemment ou consciemment en sorte qu'aucun UMPiste ne soit un présidentiable.
Il n'échappera à personne que Nicolas Sarkozy a une attitude maniaco-dépressive très marquée.
La bonne nouvelle c'est que Churchill avait une tendance aussi au syndrome bi-polaire. La mauvaise nouvelle c'est que cette "tendance" est bien utile en situation extrême comme la guerre totale qu'à vécu l'Angleterre en 1942.
Vous comprenez maintenant pourquoi le mot "guerre" revient si souvent dans la bouche de Sarkozy. Il est en guerre contre tous, contre tous ses ennemis, les méchants qui lui veulent du mal.
Les jeunes gens pauvres qu'ils qualifient de Racailles s'ils ont un comportement asocial à un moment donné.
Il oublie en même temps que ces fameuses racailles ne sont rien par rapport à ce qu'on fait Alain Madelin, Patrick Devedjian, Bernard Carayon de Lagaye, qui sont aujourd'hui devenu, sénateurs ou députés et ministres.
N. Sarkozy lance des débats car il a besoin de s'agiter pour exister, il a besoin d'agitation autour de lui.
Il a voulu vraiment détruire le FN en "démocratisant" son discours. mais il ne se doutait qu'il utilisait la technique du boomerang. Ainsi, le FN devrait aussi représenter aux élections facilement 25 %
Le FN n'est plus un parti de contestataire, Nicolas Sarkozy réputé non raciste, a tenu exactement le même discours.
Il suffit que Marine le Pen enterre définitivement l'image anti-sémite qui a été le fond de commerce de son père pour en faire un parti politique de grande envergure.
Nicolas Sarkozy ne reconnait qu'une seule autorité, la dictature de l'opinion. CE QUE PENSE les autres de lui. Il n'accorde pas plus de valeur à la notion de souveraineté du peuple. Une fois élu, il n'a rien fait de ce qu'il avait prétendu faire mais il a fait tout ce qu'il avait prétendu qu'il ne ferait pas.
Cela peut paraître abscons ce rapport à l'opinion mais cela s'explique pour quelqu'un qui une grande estime de lui-même mais qui a besoin toujours plus.
Le jour de l'élection, il était content car beaucoup de gens l'ont apprécié. Mais le lendemain était un autre jour. Il vit dans une réalité faite de paradoxes. Il vit dans un univers accéléré qui doit toujours aller plus vite.
Il visite un pays en quelques heures, ça lui parait normal. C'est hyper insultant dans le monde entier, mais pour lui, c'est normal, il doit passer d'un dossier à un autre et ne pas s'attarder au risque de "mourir" d'ennui.
Alors un débat de plus, c'est une agitation et cela permet d'oublier soi-même sa propre condition, son avenir incertain, son impopularité.
Vous trouverez d’autres exemples sur ce blog d’autres exemples de construction psychotique ou de reconstruction fantasmatique de la réalité : http://ivan.dourak.over-blog.com/
Nous avons ici une belle illustration de la dérive "communautariste et islamophobe" que ce débat de toute évidence va générer. Car il est à dessein dans une optique purement électorale. L'actualité au Maghreb à toute fois conduit l'UMP à revoir sa fiche, c'est un autre aspect de la "real politic".
Débat ou Confrontation : L'orientation idéologique du débat repose sur le postulat que la pratique de l'islam est incompatible avec le respect du cadre républicain. De fait les musulmans sont sur le banc des accusés. Ils doivent être jugés par les autres communautés, qui composent la société française, essentiellement judéo-chrétienne. Jugées avec comme principales sources d'informations("éléments qui devraient permettre de se faire une opinion)la télévision et les journaux. Comment juger, "avec raison", lorsque l'on ne dispose pas d'une information impartiale et complète ?
La laïcité : On voit bien que seul est visé l'Islam et non pas les autres religion. Or la laïcité concerne toute les religions. Lorsque l'on observe les faits, on note que les contributions à des organismes religieux des collectivités et de l'Etat sont en aucune commune mesure, en valeur et en volume, les mêmes selon les confessions. Cela s'explique simplement par "les racines judéochrétienne de la France". Je considère cela tout a fait normal. En revanche, nous devons constater une laïcité à plusieurs vitesses. L'Islam en France, n'est point considéré à l'instar des autres religions. Nul ne peut le nier.
Le communautarisme :
@ "Sinn Fein" : Il n'y a pas lieu d'opposer les religions ni mêmes les cultures ou les Etats. Vous avez pour pseudonyme le nom d'un parti nationaliste que "l'on a associé" aux horreurs des "Paques sanglantes". Il ne faut surtout pas confondre une idéologie avec le comportement de certains (une infime minorité) qui se disent agir au nom de celle-ci. Il faut être conscient des motivations politique et économique, des diversités culturelles, du niveau et des moyens d'éducation ... Encore une fois, le message des religions est celui de la paix et de la fraternité. L'Homme, qu'il soit athée, agnostique, juif, chrétien, musulman ... est un homme qui peut-être "bon ou mauvais". Sa croyance est un "état d'esprit" distinct de son comportement. Charge à lui d'être cohérent.
Bien à vous
La réalité, c'est cependant que j'ai été tout simplement et calmement, consterné... Pense-t-il vraiment que le "vote catholique" lui permettra d'être réélu...?
La chance de monsieur Nicolas Sarkozy, c'est que tous les autres candidats vont probablement être capables de "ne pas succomber à la tentation", et de rester fermes sur le "principe de laïcité", c'est à dire de "non-ingérence" dans les différents cultes et ainsi éviter de transformer diverses cérémonies religieuses en un cirque comparable à celui du "Salon de l'Agriculture". Il existerait pourtant un moyen très simple pour l'ensemble des candidats de montrer qu'ils sont dignes de nos suffrages et en même temps de faire preuve de "charité chrétienne" : nous exposer leur plan pour éviter les centaines de suicides d'agriculteurs chaque année !
A quand une visite officielle de Mr Nicolas Sarkozy à la grande pagode du Bois de Vincennes, pour rendre hommage à l'apport du Bouddhisme au monde ?
Pour moi, la réalité est celle-là : le président ne sait absolument pas quoi faire en ce moment. Il n'a aucune idée, rien à proposer pour résoudre les problèmes de notre pays.
Ou si plutôt, il a des "propositions" : revenir en arrière sur ce qu'il a fait il y a seulement 3 ou 4 ans (bouclier fiscal), ce qui démontre à quel point il a pris de mauvaises décisions économiquement (je pense aussi à la TVA pour les restaurateurs, ou à la suppression de la pub sur les chaines publiques, des décisions prises sans penser aux conséquences pour notre santé financière) ; et recommencer un pseudo débat qu'il a déjà lancé (le coup du débat sur l'islam on nous l'a déjà fait).
Ce président aura vraiment RIEN fait de bon pour la France. Vite, qu'on en soit débarrassé !
Il me semble bien évident qu'un débat sur la place de l'Islam dans la société Européenne s'impose, et ce le plus tôt possible. La raison, c'est que partout ou il y a l'Islam il y a crise. Nier cette évidence serait grotesque. Il y a pas un endroit dans le monde ou l'Islam est en paix ne serait-ce avec lui même. Donc, l'idée qu'il puisse donner de lui même "l'image d'une religion apaisée" appartient au fantasme ou, dans le contexte de cet article, au jésuitisme.
L’Islam ne peut vivre en paix avec les "Judéo-Chrétiens" pour le moment, car il est essentiellement et d'abord en guerre avec lui même. Les premières victimes de l'Islam, c'est d'abord, de très loin, les musulmanes et les musulmans eux mêmes. Les morts se compte par dizaines de milliers. Nous ne comptons même plus, le victimes du sectarisme intra-communautaire ou de la barbarie. Tous les jours, nous écoutons d'une oreilles distraite, la liste des massacres dans tel ou tel marché ou sortie de mosquée. Cela ne nous fait plus rien....
L'Islam en en pleine Réforme, avec un R majuscule, comme la Réforme de la renaissance qui a vu s'affronter les Chrétiens "modernes" (Luthériens et Calvinistes) aux Catholiques anciens. Nous aussi avons eut nos "St Barthélémy". Il n'y a rien que les musulmans se font entre eux que nous nous sommes pas fait à nous Chrétiens. Je me demande même, si les Juifs n'ont pas eux aussi eut une phase similaire. Ça fait probablement partie du cycle de développement des religions.
L'Islam ne s'oppose pas spécifiquement à nous Chrétiens. Elle s'oppose principalement à elle même. Nous ne sommes que des victimes collatérales de ce conflit. Dès la mort du Prophète, les croyants se sont entre-déchirés, essentiellement sur la question de la transmission de son héritage. Cela a aboutit à la fragmentation de l'institution en plus de 70 types de croyances ( Soufis, Salafistes, Ismaéliens, Druzes, Chiites, Sunnites....) qui, jusqu'à 1919 se soumettaient tous plus ou moins à l'autorité militaire de La Sublime Porte (Califat d'Istanbul), capitale de l'empire Ottoman. Quand Attaturk a pris le pouvoir et s'est concentré sur la Turquie, le reste de l'empire est tombé en "friche". C’est là que de petits Califes - des Iznogood locaux - on vu l’opportunité de devenir, littéralement, Calife, à la place du Calife et prendre la tête (prise de tête!) de leur "chapelle": Frères Musulmans, Ayatollahs etc.....
Comme l'Islam est un système de pensée et d'organisation nodale à la différence essentielle de la Chrétienté qui elle est organisée de manière pyramidale, progressivement, aidée par les colonisateurs et impérialistes Européens qui ne comprenaient rien (et ne comprennent toujours pas) au système de pensée Musulman, la situation à dégénéré en ce grand foutoir ou tous le monde veut exploser tout monde. Faut dire, que c'était pas très malin de la part des Anglais, avec tous le respect que j'ai pour mes amis d'outre Manche, de donner le pouvoir en Arabie Saoudite à une tribu Salafiste. En cherchant bien je suis sure que les Français ont eux aussi quelques bourdes magistrales à leur actif.
Bien évidement nous devons nous être généreux et bienveillant à l'égard, des Musulmans, mais nous devons aussi nous protéger des débordements intolérables de l'Islam ( et des autres religions monothéistes d'ailleurs). À l'intérieure de nos frontières nous devons favoriser l'apparition d'un Islam apaisé, érudit et à l'aise avec lui même. C'est l’intérêt de tous. Cela passe donc par le débat. Ce débat, tous les partis politiques s'en serviront... c'est la nature même de la politique dans un état démocratique. Ceux qui ne veulent pas de débat, ne veulent pas vraiment faire changer les choses.
Nous devons parler des lieux du culte... Si une minorité très visible de musulmans, n'ont rien d'autre en tête que de provoquer les "infidèles", je ne crois pas que la majorité prie dans la rue pour nous déranger. Si l'état payait des mosquées aux Musulmans comme elle paye des églises au Catholiques, nous nous en porterions tous mieux.
Nous devons aussi montrer clairement que nous sommes candides dans le conflit qui les opposent à Israël et que nous aiderons à promouvoir une solution acceptable, et dénoncerons vivement les crimes commis par l'une ou l'autre des parties.
Nous devons parler, avec les Musulmans, de nos règles de vie, ici en Europe. Et si nous devons impérativement respectez les croyances des Musulmans, comme nous respectons celles de Juifs et des Chrétiens, notre mode de vie n'est pas à négocier. À Rome, dans l'espace publique, les Musulmans doivent faire comme les Romains. C'est la seule manière pour eux de vivre parmi nous, à l'aise dans leur religion et dans la laïcité.