Révolutions arabes: le germe palestinien
Les Palestiniens ont été les premiers à combattre dans les rues et à chercher un modèle démocratique arabe.
- Un jeune palestinien jette des pierres sur des militaires israéliens non loin de Ramallah Darren Whiteside / Reuters -
Cela peut paraître surprenant, mais les émeutiers qui ont envahi les rues de Tunisie, d’Egypte et de Libye en réclamant la liberté et la démocratie ont été précédés par les Palestiniens. Mêmes s'ils n'ont pas un Etat, ils ont été les premiers à exprimer ce désir de liberté dans les rues et aussi, relativement librement, dans les urnes. Il faut aussi noter que pour une fois dans les rues de Tunis, du Caire et de Tripoli, Israël était pratiquement absent des slogans et des revendications. D’ordinaire, les frustrations politiques et économiques des sociétés arabes trouvaient un exutoire facile, dont ont usé et abusé tous les régimes, avec les deux Satans, Israël et les Etats-Unis.
En tout cas, les premières vraies tentatives démocratiques dans le monde arabe viennent des Palestiniens inspirés sans le moindre doute par la démocratie israélienne qu'ils cotoient, la seule existant jusqu'à aujourd'hui au Moyen-Orient.
Il est un fait que les émeutes ont d’abord commencé en Tunisie qui a hébergé les dirigeants palestiniens dont personne ne voulait tant les potentats craignaient qu’ils donnent un «mauvais exemple» à leurs sociétés. Chassée du Liban en 1982, l'O.L.P, qui regroupe les principaux mouvements palestiniens, à l'exception du Hamas et du Jihad islamique, a installé ses bureaux en Tunisie de 1982 à 1991, avant l'établissement de l'Autorité palestinienne en 1994 dans la foulée de la première intifada, un mouvement populaire intérieur, en partie spontané. L’occident, qui avait décidé de sauver Arafat des griffes israéliennes, avait eu beaucoup de mal à trouver un point de chute au leader palestinien.
A l’époque, le colonel Kadhafi était le plus virulent à l’égard d’Israël et avait fait de la cause palestinienne son cheval de bataille alors qu’il fut en fait le fossoyeur du nationaliste arabe, au point d’avoir été assimilé à un allié objectif des israéliens. Son pays était étendu et peu peuplé et il aurait pu accueillir les combattants palestiniens. La solidarité arabe n’avait pas fonctionné et seul le président Bourguiba avait intercédé à la demande des Etats-Unis d’accueillir les vaincus du Liban. Des milliers de combattants s’installeront en Tunisie puis feront venir leurs familles et pendant plusieurs années ils vont s’insérer dans les rouages politiques du pays, adoubés pour certains par la propre femme du président tunisien.
Les pays arabes avaient raison d’être inquiets de la cohabitation avec des militants qui, depuis 1967, avaient côtoyé de près la démocratie israélienne. Les potentats arabes se méfiaient des palestiniens qui avaient été les premiers à inaugurer le cycle des soulèvements civils. Si la première intifada de 1987 s’attaquait à la puissance étrangère qui occupait la Cisjordanie, elle a permis aux palestiniens de s’organiser en donnant à leurs forces une meilleure efficacité. Cette même efficacité sera copiée quelques années plus tard en Tunisie, en Egypte et en Libye.
Ils ont alors semé les germes conduisant à la seconde intifada de 2000 qui devait se distinguer nettement de la première. Il ne s’agissait plus de s’en prendre à un pays étranger, Israël, mais comme pour la Tunisie ou l’Egypte, de manifester contre des dirigeants palestiniens corrompus, ayant confisqué le pouvoir, qui refusaient de modifier les structures politiques. Un certain nombre de palestiniens ont été à l’école politique israélienne. Une dizaine de députés arabes, certains binationaux, fréquentaient la Knesset. D’ailleurs, Yasser Arafat fit venir auprès de lui pour le conseiller, Ahmed Tibi, actuellement encore député israélien, afin de réorganiser les structures étatiques et s’opposer à la pression des palestiniens contre leur propre gouvernement.
Yasser Arafat craignait que la deuxième Intifada ne se retournât contre lui en balayant son régime. En fin stratège politique, il réussit à détourner la colère du peuple palestinien sur Israël en se donnant l’image d’un combattant irréductible. Comme ont tenté de le faire tardivement Ben Ali puis Moubarak, Arafat pris quelques timides mesures dans le seul but de calmer les masses qui s’élevaient contre lui. Au lieu de réformes structurelles, il se borna à changer quelques ministres.
Les palestiniens se sont tout de même sentis floués dans leur révolte. Alors, recherchés pour leur qualification et leurs compétences, ils ont essaimé leurs principes démocratiques à travers tous les pays où ils s’exilaient pour des raisons économiques. Plus de 100.000 palestiniens, instruits et diplômés, ont décidé de s’expatrier après le début de la deuxième Intifada.
Dans les pays arabes, nombreux étaient ceux qui étaient considérés comme persona non grata car ils véhiculaient avec eux des idées trop avancés pour certains pays féodaux. Ainsi, la journaliste palestinienne Leila Al Haddad, qui avait vécu un certain temps aux Etats-Unis, avait été refoulée à la frontière égyptienne.
A l’étranger, les palestiniens se sont comportés comme des «artisans» de la démocratie auréolés de leur image de combattants, ils menaient un double combat: d’abord pour la création de leur Etat, mais aussi pour trouver et créer le modèle palestinien, sinon arabe, d’une structure démocratique de gouvernement représentatif et responsable. Au contact de l’occident, certains se sont délestés des attributs contraignants de l’islamisme pour envisager la solution d’un Etat laïc comme le comprenaient d’ailleurs tous les fondateurs du Fatah. Dans les pays arabes, où ils vivaient et où ils travaillaient, ils ne cessaient de souhaiter des réformes profondes étaient écoutés comme des grands frères, par des gens avides de liberté.
Les israéliens pourraient se poser la question de la contamination des émeutes à la Cisjordanie et en particulier de l’éventualité de manifestations à Naplouse, Djénine ou Bethlehem. Mais les palestiniens estiment, qu’avec les deux Intifada, ils ont déjà fait leur révolution en créant un mini laboratoire arabe à Ramallah sous l’égide de Salem Fayed. Le premier ministre a su insuffler à l’Autorité palestinienne l’exigence de démocratie, a combattu la corruption et, est en train de réussir économiquement là où personne ne voulait parier un centime sur ses chances de réussite. Les thèses exportées par les palestiniens à l’étranger ont trouvé une application pragmatique dans ce qui sera demain leur pays.
Les révolutionnaires tunisiens, égyptiens et libyens se sont inspirés de ces missionnaires de nouveau type, formés à l’école du «Satan du Proche-Orient», pour déboulonner des dictatures qui ont gangréné certains pays durant plusieurs dizaines d’années. Israël aura réussi malgré lui au moins une chose, diffuser la démocratie dans les pays arabes via les palestiniens même si les dirigeants israéliens s'en inquiétent aujourd'hui. Mais même si l'incertitude politique succède à un immobilism rassurant, même si les extrêmistes notamment islamiques vont tenter de profiter de la situation pour prendre le pouvoir, même si l'installation de la démocratie est un processus culturel, c'est-à-dire long, Israël au final ne peut qu'y gagner. Jamais dans l'histoire une démocratie n'a fait la guerre à une autre démocratie.
Jacques Benillouche
Photo: Un jeune palestinien jette des pierres sur des militaires israéliens non loin de Ramallah Darren Whiteside / Reuters
Mis à jour le 28/02/2011 à 6h41
















































Cher monsieur Benillouche,
Alleluia ! a-t-on envie de chanter à la fin de la lecture de votre article !
Les Palestiniens faisant progresser l'idée de démocratie dans tout le Moyen-Orient, personne ne nous avait encore traité le problème sous cet angle !
Je comprends que le gouvernement israélien soit resté relativement dans l'expectative depuis le début de cette révolution dans les pays arabes.
C'est peut-être le moment pour lui, d'écouter madame Livni dont les déclarations m'ont parues très mesurées.
On se prend même à imaginer que c'est en Israël même que l'idée du droit de chaque peuple à avoir une patrie s'imposera comme une évidence, à la majorité, car il serait paradoxal qu'une fois la démocratie établie dans la région, ce soit Israël qui demeure en retrait.
"Jamais dans l'histoire une démocratie n'a fait la guerre à une autre démocratie."
C'est oublier un peut vite que la finlande(démocratie) était l'allié des allemands en 40-45.
Certes Isarel va probalement y gagner, la paix au Moyen-Orient aussi, mais de là à comparer deux situations si dissemblables, c'est un peu abusif. Il y a eu des révolutions auparavant dans l'histoire du monde (ne serait-ce que celle de 1848 en France, entre autres...), et l'exemple des démocraties est tout de même bien documenté, en Tunisie comme ailleurs. Israel, devant ces changements, devra probablement aussi revoir son point de vue. Les extrêmes, de part et d'autres seront, espérons-le, marginalisés...
Je trouve ce point de vue de Mr Benillouche un poil parternaliste.
En éspérant que les aspirations démocratiques des Egyptiens/Tunisiens ne finissent pas comme celles des Palestiniens de Gaza....
"...la démocratie israélienne qu'ils cotoient, la seule existant jusqu'à aujourd'hui au Moyen-Orient."
C'est oublier un peu vite la Turquie. C'est aussi oublier que la démocratie israélienne dépend d'où on place les frontières! Si l'on tient compte des territoires occupés et colonisés,Israel est aussi une dictature militaire ségrégationniste entre deux types de citoyens aux droits radicalement différents les colonisés et les colons.
Bonjour Corazon,
Concernant la Turquie vous semblez ne pas savoir qu'il y a des Kurdes et des Arméniens dans ce pays et quelle est leur situation... D'autre part il n'est pas inutile de rappeler qu'en novembre 2010, Erdogan acceptait le Prix international Kadhafi pour les Droits de l’Homme (sic!) et que par ailleurs, le même Erdogan s'est opposé ces derniers jours à des sanctions contre le régime libyen...Donc effectivement, on peut écrire mais a contrario...C'est oublier un peu vite la Turquie.
Une autre remarque, il serait souhaitable que vous vous décidiez, soit les 60% des palestiniens se trouvant dans la zone C (sous contrôle israélien, les 40% restant étant dans les territoires sous contrôle de l'Autorité palestinienne) sont "colonisés par une dictature militaire ségrégationniste", ce qui n'est pas le cas puisque l'administration de cette zone est civile soit ils sont des citoyens (selon votre terminologie), israéliens dans ce cas ils ne sont plus... "colonisés". Il vous faudrait peut être là aussi revoir vos sources d'information...
Bonjour Monsieur Benillouche,
Je vous cite:« A l’époque, le colonel Kadhafi était le plus virulent à l’égard d’Israël et avait fait de la cause palestinienne son cheval de bataille alors qu’il fut en fait le fossoyeur du nationaliste arabe, au point d’avoir été assimilé à un allié objectif des israéliens.»
"Kadhafi assimilé à un allié objectif des israéliens" voila une phrase qui, émanant d'un journaliste israélien va certainement apporter un peu de baume aux cœurs des détracteurs d'Israël qui ont bien du mal aujourd'hui à justifier leur rhétorique hyperbolique essentiellement articulée autour des mots clefs "massacres" et "génocide", peut être même que vous, Monsieur Benillouche, grâce à cette phrase sensationnelle, serez l'inspirateur d'un slogan mobilisateur comme par exemple "Israël, Kadhafi, même combat" qui, déployé sur des banderoles, permettra de faire sortir de leur léthargie les dizaines de milliers qui avaient manifestés en France (et ailleurs) contre "les massacres et le génocide à Gaza" et dont le sort des Libyens, en particulier, mais pas seulement, ne semble pas susciter en eux une grande émotion.
Ceci étant dit, pourriez- vous, Monsieur Benillouche, avoir l'amabilité de citer à titre de référence, des éléments concrets et probants qui justifieraient votre amalgame et démontreraient sans équivoque d'une part qu'Israël serait un "fossoyeur du nationalisme arabe" et d'autre part citer ceux, qui sur la base de cette assertion, auraient «assimilé Kadhafi à un allié objectif des israéliens».
Votre réponse, me permettra éventuellement de combler mes lacunes sur ce point
méconnu. Je vous en remercie, le cas échéant, par avance.
Même s'il est effectivement un peu "paternaliste ", votre article est aussi incontestablement courageux, dans le sens où il exprime de la sympathie pour les Palestiniens...
Il est toujours délicat de prédire l'avenir, mais il paraît logique et donc jusqu'à un certain point, vraisemblable, d'imaginer que ce que va faire en priorité le "monde arabe ", c'est s'inventer un nouveau modèle économique original qui lui permette de " répartir la pénurie" de façon plus équitable et de faire face à cette formidable "bulle démographique" qui fait que ces pays sont pour l'instant un "peuple d'adolescents".
Je serais intéressé de voir des statistiques précises, mais j'ai lu qu'en Arabie Saoudite les moins de 25 ans représentent 70% de la population !
Avec cette préoccupation, se lancer dans une guerre avec Israël a très peu de chance de figurer en tête de leur agenda, mais il serait prudent que votre pays profite de ce répit pour réfléchir à une solution durable...
"...la démocratie israélienne qu'ils cotoient, la seule existant jusqu'à aujourd'hui au Moyen-Orient."
Israel n'est pas une democratie et ne le sera jamais. Aucun pays fonde sur une ideologie et identite religieuse ne peut etre une democratie.
Sans compter que l'argument est l'un des plus absurdes qu'il m'ait ete donne de lire
Cher Haneelam,
Je crois que vous avez mal interprété mon texte. J’ai écrit que Kadhafi a été le fossoyeur du nationalisme arabe en étant contre la politique prônée par la majorité des Etats arabes et qu’à ce titre il devenait leur opposant, donc l’allié objectif des israéliens. Je n’ai jamais écrit que les israéliens étaient les fossoyeurs du nationalisme arabe. Ils avaient d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la stratégie de leurs adversaires.
Kadhafi a souffert de n’avoir jamais été le numéro un du monde arabe à l’instar de son modèle Nasser. Parce que son pays était peu peuplé, il a cherché toutes sortes d’unions qui ont subi des bides retentissants : en 1970 Egypte-Soudan, en 1971 Egypte-Syrie-Soudan, en 1980 avec la Tunisie et par suite de ses échecs il s’est tourné vers l’Afrique. Toutes ces alliances ratées l'ont éloigné de ses alliés naturels et il ne devra sa survie politique et physique qu’à la protection de l’Union soviétique. Par son attitude et par ses échecs, il a définitivement condamné toute possibilité de relancer le panarabisme, cher à Nasser, qui pouvait lier les pays musulmans et les pays arabes qui encore aujourd’hui se cherchent un leader.
Il a subi un choc violent lors de sa tentative d’assassinat organisée par les américains à la suite du bombardement de son palais. De cette période date la réorientation de sa politique vers une transition masquée pro-occidentale. Alors que les pays arabes se battaient pour l’Irak et pour les palestiniens, il a renoncé à son programme nucléaire sous l’administration américaine de George W. Bush et il a révélé la teneur des dossiers de coopération existant entre le Pakistan, l’Iran et la Syrie dans le domaine nucléaire.
Cette politique ne pouvait être qualifiée, par ricochet, que de pro-israélienne car comment peut-on définir une politique qui sort des sentiers habituels de la lutte contre Israël ? D'ailleurs Israël a autorisé en avril 2010, une délégation arabe israélienne conduite par les députés Ahmed Tibi et Mohamed Barakeh à se rendre en Libye, pour rencontrer Kadhafi. A leur retour, ils n'avaient eu que des louanges à son égard.
Ses enfants suivent la même voie pro-occidentale. Son fils Seif El Islam et son cadet Hannibal ont vécu dans le luxe de l’occident et, à l’instar de leur père, ils se sont aliénés les peuples arabes qui ne supportaient plus le « bouffon des sommets arabes ». En prenant le tournant pro-occidental, la Libye se rapprochait implicitement d’Israël.
Merci pour votre commentaire.
Quelques bonnes lectures pour étayer ma thèse :
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_666/html_666/kadhafi.html
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_666/html_666/kadhafi.html
A vrai dire non, les premiers prémices de la démocratie dans les pays arabes étaient visible bien avant la création d'Israël. Au Maroc et en Tunisie on parlait même de démocratie et constitution (en opposition à la Charia) dès la fin du XIX eme siècle, sans oublier la Nahda qui avait lieu en même temps au Moyen-orient. Bon après c'est vrai, les sociétés encore féodales à l'époque voyaient d'un mauvais oeil un projet pareil et ont tout fait pour le faire échouer.
Les échanges Benillouche-Haneelam sont révélatrices. Israël, confronté à ses frontières par des soulèvements arabes réellement démocratiques ne sait pas sur quel pied danser!
Voilà des décennies que les menaces (réelles) d'un Islamisme extrémiste convient à tout le monde : à Israël car ils permettent de justifier une répression d'un peuple à qui il a pris les terres, aux dictateurs arabes car ils permettent de justifier la répression de leurs peuples et le vol des richesses de leurs pays.
Mais la roue semble avoir tourné. Avec ce que les uns appellent le courage mais que moi j'appelle le culot, Benillouche veut nous faire croire que les jeunes dans les rues de Tunisie, Égypte et maintenant la Libye (demain espérons l'Algérie, le Maroc et pourquoi pas tous les autres?) s'inspirent de l'exemple démocratique d'Israël!
Une démocratie à la Sud Africaine d'antan qui n'hésite pas à écraser un peuple voisin, à massacrer des civiles à Gaza et à coloniser illégalement les quelques terres restant aux Palestiniens.
Et on chante alléluia?
La réalité de cette histoire est ailleurs et devrait donner à réfléchir en Israël. La gifle donnée à Obama n'a pas été oubliée. Devant le refus des Israéliens de donner la moindre chance à des négociations de paix, Obama change la donne.
« Vous vous justifiez en prétendant que vous êtes la seule espoir de démocratie dans la région? Vous allez voir! » Le discours de Caire – vu comme un gadget romantique par beaucoup – signalait un changement de stratégie.
Israël devenait encombrant – par son entêtement dans les négociations, par sa férocité à Gaza et même par son inefficacité militaire au Liban. Donnons plutôt une chance à des pays arabes devenus réellement démocratiques.
La présence d'Obama chaque jour face à ces soulèvements confirme cette thèse.
Benillouche se félicite qu'il n'a pas vu des banderoles anti-Israël dans les manifestations. Mais on n'a pas vu des banderoles anti-Americains non plus. Pour cause. Il me parait certain que les manifestations ne sont pas parties toutes seules – pourquoi maintenant? pourquoi si ordonnées, l'une commençant quand l'autre termine? C'est trop programmé.
Cela sent la CIA – agissant pour une fois en faveur de la démocratie et la paix. Puisque Obama sera réélu en 2012, Israël ferait bien d'en tenir compte.
Aucun camp ne croit plus à la paix, les deux ont trop trahis leurs engagements.
Personnellement, je n'y crois plus depuis les accords manqués de Camp David II en 2000 : quand le héros de Tsahal Barak est mort politiquement en cédant notamment sur le partage de Jerusalem et le professeur d'histoire-géo égyptien Arafat n'a pas signé un accord reprenant pourtant l'archimajorité de ce qu'il demandait depuis longtemps (craignant visiblement de se faire flinguer par ses amis extremistes et de perdre son gagne-pain)
Aujourd'hui, je suis autant dégouté par ce conflit que je suis écœuré par ceux qui en parlent avec excès, souvent au nom d'un camp qui n'est même pas le leur. Les français musulmans ont autant à voir avec les Palestiniens que les français juifs ont à voir avec les Israéliens, c'est à dire rien, un pseudo-lien communautairo-religieux.
Passer 15 jours par an à faire la nouba sur la cote israélienne et être juif ne fait pas de vous un Israélien, victime des attentats etc.
donnons du boulot et un avenir aux jeunes français dont les parents sont des français nés dans des pays du Marghreb et ils auront autre chose à faire que de souhaiter la disparition d'un état à des milliers de km.
et ce que je dis est tellement vrai que je ne manquerai pas de me faire critiquer et savamment contredire par les deux supporters des deux équipes.
ça deviendrait presque drôle, si il n'y avait pas autant de souffrance de part et d'autre. Mais la pire nouvelle dans tout ça, c'est que pour que cela s'arrête, il faudra que les deux camps s'assoient à nouveau à coté l'un de l'autre (et non en face) et se fassent... des cadeaux (pour continuer dans la simplicité)
Donc : RE-je n'y crois plus.