Ces études à la con qui nous prennent pour des connes
Les dangers du neurosexisme à travers le portrait-robot de «Gwendoline», LA femme telle qu'elle est décrite par des pseudo-études scientifiques.
- Une poupée suspendue devant une maison inoccupée à Constitucion city au Chili, le 7 mars 2010. REUTERS/Ivan Alvarado -
Mi-janvier, le psychologue évolutionnaire, Jesse Bering, a écrit un article pour Slate.com, où il présentait quatre manières dont les femmes avaient évolué pour se protéger des viols lorsqu’elles ovulaient.
Son article a déclenché de violentes critiques, au sein de Slate et sur des sites scientifiques notamment. Plusieurs journalistes de Double X, le site féminin de Slate, ont écrit une réponse à son article, et Jesse Bering a lui-même écrit une réponse à ces critiques.
Nous publions en même temps le premier article de Bering, une des réponses de Double X, la réponse aux réponses de Bering, ainsi qu’un article de Peggy Sastre sur le problème des féministes avec la psychologie évolutionnaire et enfin un article de Titiou Lecoq qui porte plus généralement sur les études scientifiques et «la femme».
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Les études pseudo-scientifiques à la con mettent en général en place un protocole pas intelligent et en tirent des conclusions débiles. Parmi leurs sujets de prédilection, il y a la femme. Pas les femmes comme groupes hétérogènes, l’étude à la con n’aime pas l’hétérogénéité, mais la femme, ce mystère directement débarqué de Vénus.
Quand on en lit une par semaine, un peu par hasard, sans faire gaffe, parce qu’on a cliqué sur la home de yahoo, entre le café et youtube, on ne se rend pas compte du nombre de postulats qui se cachent derrière. Mais si on les compile, on peut dresser un portrait saisissant de la femme.
Le portrait-robot de Gwendoline
Ces dernières années, nous, l’humanité, avons nettement progressé dans la mise à jour des mécanismes qui commandent la créature féminine que nous appellerons Gwendoline. (Si toutes les femmes fonctionnent de la même manière, on peut bien leur donner un prénom générique.) Nous savons désormais que:
- La femme est moins méfiante que l’homme par nature. Pas du tout à cause de sa naïveté de douce enfant mais à cause de ses hormones. C’est la testostérone qui produit la méfiance. Mais attention, ne soyons pas caricaturaux, juste avant l’ovulation, Gwendoline a un pic de testostérone, à ce moment de son cycle elle devient donc plus méfiante. Pas de bol, c’est aussi le moment où elle a besoin de trouver un partenaire sexuel. Comme le conclut le New York Times: «Messieurs, vous saviez que les femmes étaient complexes mais c’est encore pire que ce que vous pensiez: au moment où vous êtes le plus désiré, on vous fait le moins confiance.»
- Faisant fi de la complexité du rapport aux autres (RIP Jacques Lacan), une étude nous explique que Gwendoline, quand elle ovule, elle est attirée par des visages très virils alors qu’en phase lutéale elle est attirée par des hommes plus doux.
- Les envies de shopping de Gwendoline dépendent également de son cycle menstruel. (Là, ce qui est fascinant c'est qu’on n’est pas loin de nous expliquer que l’activité shopping se trouve dans le cerveau archaïque de la femme.) En gros, la femme est plus rationnelle après l’ovulation, donc si elle décide de se payer une paire de Louboutin, c’est évidemment parce qu’elle est en phase lutéale.
- La femme heureuse en couple dormirait mieux que celle qui vient de se faire larguer. C’était bien la peine de monter un protocole expérimental pour ça. (Par contre, on a évidemment mené l’expérience que sur des femmes puisqu’on sait que l’homme, cet être primaire, dort quand il est fatigué.)
- La femme qui ovule marche avec les genoux rapprochés (ce qui expliquerait les poses de bien des blogueuses mode). A moins que ce soit parce qu’elle vient de s’acheter des Louboutins avec 12 cm de talons.
- Les femmes les plus fertiles ont davantage envie de tromper leurs partenaires. Et ouais. De là à dire que la sexualité de Gwendoline se résume à son envie d’enfant, il n’y a qu’un pas.
- Gwendoline est également une sorcière puisque son ovulation modifie le comportement des hommes. Une étude faite sur des strip-teaseuses prouve que les hommes donnent plus de pourboire aux femmes en pleine ovulation parce qu’elles leur envoient des signaux inconscients et qu’ils éprouvent le besoin de les protéger.
- L’homme, Gwendolino, ne pourra jamais comprendre Gwendoline. Le cerveau féminin étant différent, il crée une réalité différente.
- Gwendoline est neurologiquement plus douée pour le langage que pour les maths.
- Le cerveau de Gwendoline est beaucoup plus sensible au stress que celui de Gwendolino parce que depuis des siècles, face au danger, elle flippe pour ses enfants, alors que Gwendolino met en place des stratégies pour sauver sa peau.
Qu’est-ce qui ressort de tout ça? Que certains comportements de Gwendoline sont entièrement le résultat de sa biologie. Qu’on peut la mettre dans n’importe quel environnement, ça ne change rien, elle n'y peut rien, elle est biologiquement déterminée. C’est inné. Si mises bout à bout, on se rend bien compte qu’il y a quelque chose qui déconne, le plus inquiétant, c’est que la plupart des idées propagées par ces études sont en train de passer pour des vérités absolues. (Il n’y aura qu’à voir certains commentaires en bas de cet article.) D’ailleurs, samedi 5 février, Eric Zemmour disait comme une évidence:
«Le pouvoir attire les femmes, c’est dans leur cerveau archaïque.»
Sauf que voilà, il y a un problème: toutes ces études sont fausses. Elles ne sont pas un peu mi-fausses, mi-vraies, elles sont totalement inexactes.
Parfois, la science repose aussi sur des présupposés, c’est ce qu’on appelle à l’heure actuelle le neurosexisme. Et surtout, on commence à peine à se rendre compte de la complexité de ces phénomènes que l’étude à la con aime simplifier au maximum.
Quand on se penche un peu plus sur ces expériences, on s’aperçoit qu’elles sont menées sur très peu d’individus. Au maximum dans les 400. Pour l’étude sur les strip-teaseuses, sur 18 filles. Or, quand on refait ces expériences sur plus de mille personnes, plus aucun résultat probant n’en sort. Logique mathématique. En fait, il y a autant de différences neurologiques entre un homme et un homme qu’entre une femme et une femme qu’entre un homme et une femme. Evidemment, si vous avez construit votre protocole pour distinguer les hommes/ les femmes, vous finirez par trouver des différences, mais en réalité elles ne prouvent rien.
Explication d’un cas précis: Gwendoline ne sait pas lire une carte
Décortiquons un cas complet qui va enchanter mes patrons puisqu’il vient de Slate.fr.
Le titre: «Les femmes ne savent pas lire les cartes, mais elles les mémorisent mieux».
C’est tiré d’un article du Dailymail s’inspirant lui-même d’une étude mexicaine où l’on a envoyé des hommes et des femmes chercher des champignons. Version Slate.fr ça donne:
«Les hommes comprennent mieux les itinéraires, mais la gent féminine en conserve un bien meilleur souvenir.»
Et donc:
«Cette nouvelle lecture de la cartographie mentale selon les sexes remettrait donc en cause le fameux lieu commun: au bout du compte, le "sexe faible" se repérerait mieux dans l'espace, et serait donc plus fiable pour arriver à destination.»
En réalité, ce n’est pas ce que dit le Dailymail qui insiste sur le fait que les hommes se basent sur une représentation globale de l’espace et les femmes sur des indices présents dans le parcours. Une différence qui s’expliquerait par le fait que les hommes étaient des chasseurs et les femmes des cueilleuses, répartition préhistorique qui se retrouverait dans la structure actuelle de nos cerveaux. (C’est ce qu’on appelle de la psychologie évolutionniste.)
Que ce soit dans la version Slate.fr ou Dailymail, une chose reste absolument certaine: le cerveau des hommes et celui des femmes sont différents de naissance.
Sauf que tout cela est faux.
Je sais. C’est un choc.
Une étude identique a été faite au Canada mais sur une période plus longue. Pendant plusieurs jours on a soumis au test du labyrinthe des hommes et des femmes. Les premiers jours, on les répartit en deux groupes non pas homme/femme mais en fonction de leur stratégie inconsciente de repérage (ceux qui utilisent une représentation globale activent plutôt l’hippocampe et ceux qui se basent sur des indices le striatum). Première surprise: il y a autant de femmes que d’hommes dans chacun des groupes. Deuxième surprise: avec la répétition du test, ceux qui utilisaient la représentation globale finissent par l’abandonner au profit de la mémorisation des indices, qui est la stratégie la plus efficace.
Il semblerait donc que ce soit l’expérience personnelle qui active la stratégie cognitive plutôt que le sexe de l’individu. Dingue, non?
De fait, il n’y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin, contrairement à ce que postulent nombres d’études à la con. Pour sortir des querelles très américaines entre psychologues évolutionnistes et féministes, laissons la parole à une scientifique française. Catherine Vidal est neurobiologiste à l’institut Pasteur et elle a écrit un ouvrage Cerveau, sexe et pouvoir qui fait le point sur l’état de la recherche et met en garde contre les raccourcis évolutionnistes. Elle explique donc qu’il n’y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin. Et il y a même une raison à ça.
L’existence d’un cerveau proprement gwendolinien impliquerait qu’il y a des choses figées dans le cerveau. Or la particularité première du cerveau, peu importe l’individu, c’est sa plasticité, c’est-à-dire précisément sa capacité à se modifier, l’inverse de quelque chose de figé. (Comme dans le test du labyrinthe.)
«Les performances dans les tests d’aptitude varient au cours du temps, non pas en fonction des hormones mais de l’entraînement à passer ces tests. (…) Il est dès lors difficile de concilier ces résultats avec l’hypothèse de prédispositions différentes entre les sexes et de compétences figées par des contraintes biologiques.» (p 53)
Du coup, effectivement, si c’est toujours Gwendolino qui lit la carte routière, le cerveau de Gwendoline ne développera pas cette capacité.
Cette idée de cerveaux sexués reposent souvent sur le bipartisme du cerveau. Les femmes auraient un hémisphère gauche plus performant qui se trouve être celui où se situe l’aire du langage. Mais cette théorie d’une latéralisation du cerveau est tombée en désuétude avec le développement de l’imagerie cérébrale.
«Celle-ci révèle que les deux hémisphères sont en communication permanente et qu’aucun de fonctionne isolément. De plus, une fonction n’est jamais assurée par une seule région, mais plutôt par un ensemble de zones reliées entre elles en réseau.» (Cerveau, sexe et pouvoir p24)
Mais les hormones alors, ça joue pas un peu ?
L’un des arguments «hormonaux» est que la sécrétion d’hormones au moment du développement du bébé influe sur la structure de son cerveau. On retombe donc sur le cerveau de Gwendoline. Sauf que cela soit vrai ou pas, on sait que ce sont les expériences, l’apprentissage qui modifient vraiment le cerveau.
L’autre argument hormonal consiste carrément à établir un lien direct entre le comportement féminin et son cycle menstruel. Mais en réalité, les hormones influent sur le comportement humain dans les cas de grandes modifications, et pas de petites différences de dosage. Ce qui revient à deux évènements dans la vie des femmes: la grossesse et la ménopause. Pour le reste, il semble impossible de prouver que des comportements, tels que l’achat de Louboutin, soient directement liés à une augmentation hormonale, l’augmentation n’étant pas assez forte pour contrebalancer d’autres causes comme: j’ai eu une prime au travail, la nouvelle collection de Louboutin est vraiment super, je viens de me faire larguer, j’ai un rapport compliqué avec ma mère qui fait que je suis fétichiste des chaussures.
En outre, la relation peut être inverse, c’est-à-dire que le psychisme peut modifier les sécrétions hormonales. Comme l’écrit Catherine Vidal:
«Quant aux hommes, ce n’est pas la testostérone qui les incite à exercer leur pouvoir. (…) Des études des relations hiérarchiques dans les sociétés de singes ont montré que l’agressivité et les activités sexuelles sont souvent associées à un taux élevé de testostérone dans le sang. Or ces variations surviennent après la bataille. Le mâle qui finit par l’emporter présente, a posteriori, un taux plus élevé de testostérone.»
C’est le fait de gagner qui peut générer une sécrétion de testostérone, et non l’inverse.
Et le génome:
XY, XX, c’est pas pareil quand même?
C’est évidemment toute la question de l’inné et de l’acquis. Citons cette fois un homme (parce qu’on pourrait soupçonner les femmes scientifiques d’avoir autant de parti pris que les neurosexistes). Henri Atlan, ancien chef de biophysique à l’hôpital de l’Hôtel Dieu expliquait au sujet du déterminisme génétique, qu’il faut «relativiser, déjà au niveau de la recherche biologique fondamentale, la part des gènes dans le développement et les fonctions des organismes, tant il est clair aujourd'hui que l'organisme contrôle le génome au moins autant que le génome contrôle l'organisme. Il s'agit là d'une révolution dans les mentalités qui a commencé à pénétrer le monde de la recherche en biologie moléculaire et cellulaire, mais qui a du mal à passer non seulement dans le grand public, mais encore dans l'information médicale».
Il dit aussi que «les effets des gènes dépendent de l'environnement et réciproquement. Une part d'inné peut être de 40% dans un environnement donné et de 10% ou 75% ou n'importe quoi d'autre dans d'autres environnements».
«Deux vrais jumeaux –qui ont donc les mêmes gènes– ont des systèmes nerveux, et aussi des propriétés d'autres systèmes, comme le système immunitaire par exemple, différents car les phénomènes épigénétiques, d'auto-organisation et autres, qui comportent une part importante de hasard, jouent un rôle déterminant dans leur développement, depuis l'embryon et pendant toute la vie. Ceci prive souvent de sens la question même du déterminisme génétique –c'est-à-dire moléculaire– d'un fonctionnement cérébral aussi complexe que ce qu'on appelle un "comportement".»
En plus court, on pourrait citer le biologiste François Jacob:
«Comme tout organisme vivant, l’être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre.»
Gwendoline = Gwendolino?
Evidemment, je lève tout de suite une ambiguïté: il ne s’agit pas de dire que homme et femme sont identiques. Mais de préciser que pour l’instant, la science n’est pas capable de prouver que des différences de comportements soient innées. Comme l’écrit Lise Eliot, une neurobiologiste dont le livre Pink brain, blue brain va bientôt être traduit en français:
«Oui, il y a des différences fondamentales de comportement entre les sexes, mais il faut noter que ces différences augmentent avec l'âge parce que les préjugés sur l’intellect de nos enfants sont exagérés et intensifiés par notre culture sexuée. Les enfants n'héritent pas des différences intellectuelles. Ils les apprennent. Ils sont le résultat de ce que nous attendons d’un garçon ou d’une fille.»
Lise Eliot décrit une expérience suggérant que la principale différence est peut-être avant tout dans notre regard. Des nouveaux-nés garçons ont été habillés en fille (et inversement). Résultat: les adultes ont trouvé les filles (qui étaient en fait des garçons) «heureuses et socialement engagées» et les garçons (en réalité des filles) plutôt renfrognés. Ils ont donc projeté leurs archétypes genrés sur les gamins.
Et avec l’âge, évidemment, les enfants vont avoir tendance à se conformer à ces stéréotypes. Dans un article sur les jouets de Noël, j’avais déjà raconté une expérience similaire menée par le CNRS. Un même exercice est présenté à des centaines d’élèves de 6e et de 5e. Si vous le présentez sous l’intitulé «géométrie» les filles ont des résultats inférieurs aux garçons. Si vous l’intitulez «dessin» elles obtiennent le même taux de réussite.
Pour réussir en mathématiques, les filles doivent donc surmonter un handicap psychosocial (et non biologique) auquel les garçons n'ont pas à faire face. Là où les études à la con deviennent dangereuses c’est qu’elles engendrent des stéréotypes quasi performatifs, c’est-à-dire qui ont la capacité de créer de toute pièce la réalité qu'elles ne prétendent que décrire. Si on dit à Gwendoline qu’elle est neurologiquement moins douée pour les maths, elle risque de le devenir.
Ces études peuvent faire rire. Elles peuvent aussi être dangereuses. Ainsi, le discours neurosexiste, aux Etats-Unis, aboutit assez logiquement à la proposition d’arrêter la mixité dans les écoles. En effet, si les cerveaux des filles et des garçons ont des compétences naturellement différentes, il serait débile de leur prodiguer le même enseignement.
Pourquoi s’efforcer d’apprendre des équations à une fille alors que son cerveau ne peut pas comprendre les chiffres? A l’inverse, on va pas apprendre les langues étrangères aux garçons puisqu’ils ont une calculatrice à la place du cerveau. Dans la préface au livre de Catherine Vidal, l’anthropologue Maurice Godelier pointe un risque précis: quand «un ordre social provisoire devient un ordre naturel incontournable».
Titiou Lecoq
Mis à jour le 04/04/2011 à 12h44


















































J'aime particulièrement "Ils ont donc projeté leurs archétypes genrés sur les gamins. " et "...elles engendrent des stéréotypes quasi performatifs, c’est-à-dire qui ont la capacité de créer de toute pièce la réalité qu'elles ne prétendent que décrire."
Optimistiquement on peut penser que bien qu'ils aient la vie dure, les stéréotypes de genre se heurtent de plus en plus à la vérité scientifique et à l'exposé de leurs faiblesses. Ce que vous décrivez très bien concernant l'étude des stripteaseuses et de l'ovulation.
C'est toujours un plaisir de vous lire...
Guillaume
Un article bien enlevé qui pose les bonnes questions dans des termes plutôt clairs. J'aime bien le titre, notamment ;)
Cela mis à part, ce genre d'études et ce type de chercheur font surtout beaucoup de mal aux sciences néo-darwiniennes en simplifiant leur méthode d'explication des fonctionnements du vivant et en les exploitant hors-cadre. Penser vraiment la complexité en prenant garde d'assener des conneries pour vérité, voilà la vraie difficulté. Et cela concerne autant les hommes que les femmes, dans une belle égalité.
C'est marrant de publier au même moment deux articles (cf. celui de Peggy Sastre) qui défendent des idées totalement antagonistes avec le même niveau de certitude d'être dans le vrai et en s'appuyant sur des interventions scientifiques censées faire argument d'autorité. C'est "marrant" parce que le lecteur s'en trouve complètement largué.
Bref, je retiens un truc: le champ de la psychologie evolutionaire semble être encore un peu "nébuleux" et n'a pas l'air de créer le consensus au sein de la communauté scientifique. Ce débat est un bon exemple de relativisation du savoir scientifique et souligne assez bien le caractère construit et systémique de "nos" modes de représentation scientifiques.
Votre article est courageux, mais il se heurte de façon répétitive à une réalité malheureusement incontestable : les hormones sont des composés chimiques qui possèdent de puissants effets sur de nombreux aspects de notre vie : il y en a même encore beaucoup d'autres que celles auxquelles vous vous intéressez : elles régulent aussi notre croissance osseuse, notre pression sanguine, la quantité des urines, la chute des cheveux, le calibre de nos bronches, notre humeur, notre appétit...
Et si on analyse le sang des hommes et des femmes, certaines hormones sont communes, mais d'autres permettent d'identifier sans la moindre hésitation le genre du donateur...
Ce que vous devriez probablement admettre, c'est que le fait qu'il y ait une différence entre les hommes et les femmes est une richesse et une facteur de résistance et de progrès pour l'espèce humaine...
Et qu'il soit homo ou hétérosexuel, l'amour reste un des plus grands plaisirs de notre existence terrestre !
Cela fait beaucoup d'articles sur le même sujet, non?
Merci pour cet excellent article, lequel me permettra enfin - et de manière savamment étayée - de rabattre le caquet à madame lorsqu'elle me resservira mensuellement le prétexte si fallacieux des 'hormones' pour justifier sa tendance mesquine aux larmes ou à la mauvaise humeur.
(très bon article, je suis ravie de voir qu'on s'intéresse enfin à décortiquer les débilités concernant Gwendoline et autres Yahoo actualités "en fait, la fellation augmente le cancer de Gwendo")
Juste pour souligner quelque chose de très frappant et que l'on apprend en Terminale (si on a fait de l'éco), ou après:
la plupart de ces "études" semblent manquer du simple bon sens qui souligne que corrélation n'est pas causalité. C'est bête, hein, mais c'est faux.
(on pourra aller lire ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Cum_hoc_ergo_propter_hoc si on veut en savoir plus).
Hello CaroIandI,
On est ici en pleine mise en abyme. Vous dénoncez des choses fausses en citant une chose juste, qui m'amène à citer votre article, etc...
Permettez-moi de briser cette chaîne infernale: oui, l'article de Titiou Lecoq manque de références accessibles et c'est une faiblesse. Mais citer une actualité scientifiquement référencée comme exemple d'une chose fausse n'est pas plus utile au propos.
En ce qui concerne l'information que vous donnez sur l'augmentation du risque de cancer de la gorge notamment, si l'on pratique la fellation ou le cunnilingus, elle est bien basée sur une communication scientifique de l'American Association for the Advancement of Science, qui est une autorité de référence aux USA. Communication elle-même basée sur des études épidémiologiques sérieuses également (je ne suis cependant pas médecin, je me base moi-même sur la réputation de l'AAAS):
http://aaas.confex.com/aaas/2011/webprogram/Paper2871.html
http://aaas.confex.com/aaas/2011/webprogram/Paper2872.html
http://aaas.confex.com/aaas/2011/webprogram/Paper2873.html
Mais là où je vais vous rejoindre, et ce sera notre paradoxe, c'est que tous les articles qui ont cité cette information sensationnelle, même au sein de revues médicales, ne donnent jamais accès aux sources originelles, ne les reprennent que très partiellement, et ne citent qu'un seul des médecins impliqués dans cette communication, alors qu'ils sont trois. D'où l'amalgame que vous êtes engagée à faire en prenant cette information comme une "débilité".
Militons ensemble pour une qualification et un référencement le plus ouvert possible de ce que nous essayons de démontrer à travers nos articles, nous rendrons service à la cause.
Le propriétaire d'une célèbre marque de chaussures de luxe doit être ravi. ;)
... de Catherine Vidal (qui parle notamment de l'expérience avec l'intitulé Géométrie/Dessin).
http://www.youtube.com/watch?v=OgM4um9Vvb8
Elle a un problème de micro au début, mais ça passe rapidement, n'arrêtez pas la vidéo pour ça!
Très bon article sauf que je ne puis m'empêcher de pointer du doigt la méthode de raisonnement : Démonter des expériences bidons en citant une expérience potentiellement bidon elle aussi (celle du labyrinthe), il y a comme une faille.
My 2 cents.
Voilà un très bon article, auquel il manque un point crucial.
Quand tu dis "Quand on se penche un peu plus sur ces expériences, on s’aperçoit qu’elles sont menées sur très peu d’individus. Au maximum dans les 400. Pour l’étude sur les strip-teaseuses, sur 18 filles. Or, quand on refait ces expériences sur plus de mille personnes, plus aucun résultat probant n’en sort", as-tu quelques sources sur des études identiques sur 1000 personnes ?
Sinon c'est un pan de l'argumentation qui en deviens creux.
Reste que la force des stéréotypes est ce qu'elle est, mais le stéréotype n'est il pas une évolution pour nous permettre d'analyser l'environnement et réagir en fonction ? ;)
Qu'il y ait des études cons soit. Que ces études prennent les femmes pour des connes, c'est pas faux mais je vois pas en quoi elles prennent plus les femmes pour des connes que les hommes. Étrange distinction mais passons, c'est même pas le sujet.
Qu'il y ait aussi des études intelligentes, faites de la meilleure façon possible compte tenu des moyens limités et cherchant à améliorer la compréhension de nos comportements est aussi une évidence qui aurait gagnée à être rappelée ici.
Il faut aussi faire très attention à ne pas faire dire à une étude scientifique ce qu'elle ne dis pas. C'est pour cela qu'il ne faut mettre en référence l'étude elle même. Cela évite les confusions entre les résultats purs (notamment les marges d'erreurs) et leur interprétation.
Et puis à un moment il faut arrêter de nier l'évidence, certains chiffres, même déterminés avec de petits panels, sont trop énormes pour être de simples incongruités statistiques.
L'article est bien écrit car (comme toujours) enlevé et drôle. Mais il a les mêmes défauts que les articles qu'il dénonce.
- Excès de simplification (la liste des "études connes" avec lien vers des articles de presse).
- Des théories controversées présentées comme des vérités (notamment l'inné et l'acquis qui restent dans la mémoire collective alors que cette théorie a été abandonnée par les études sérieuses).
Il faut aussi bien remettre à leur place ces études. On en est aux balbutiements d'une science qui ne peut que procéder par tâtonnements. Il y a donc beaucoup de résultats qui se bousculent pour le moment et qui paraissent contradictoires tant qu'on est pas capables de leur trouver une explication valable.
Se souvenir des débats passés sur la nature de la lumière, la tectonique des plaques ou sur l'évolution. Ou ceux encore virulents sur le Big Bang/Big Crunch, les trous noirs etc...
Laissons pour le moment les résultats s'accumuler. Certaines expériences vont donner l'impression d'aller dans un sens, d'autres expériences donneront l'impression de dire le contraire mais pour le moment aucune n'a la réponse (ni les résultats sur le cerveau identique ni celles sur le cerveau différent).
En effet, il faut rappeler (comme vous le faites en bas de l'article) que des différences existent entre nous. Est-ce dû au fait que nous soyons homme ou femme ? Pour le moment on n'est pas capable de l'expliquer. Tout ce qu'on sait c'est que les biologies et les psychologies entre Hommes sont différentes. Il est donc bien normal de commencer par là (et la plus évidentes de ces différences est celle entre l'homme et la femme) pour essayer d'obtenir un début de réponse. Et cela va passer par de petites expériences un peu bêtes, un peu "connes" et puis quand on additionnera tout, eh bien on se rendra compte qu'il y avait des débuts de réponse dans chaque.
Merci de prendre un peu de recul et de laisser le temps au temps avant d'attaquer.
Pour que je me donne la peine de me connecter via fessebouk, fallait vraiment que je juge l'article excellent. C'est en effet essentiel de démolir les faux préjugés, surtout quand ils se parent du prestige de la science. Mais il reste une ombre, rapport à la supériorité prétendues des femmes en matière de langage : est-elle avérée et produite par l'éducation, ou n'est-elle pas avérée ? Affirmer que la neurobiologie ne peut pas établir la preuve de son existence ne suffit pas pour affirmer qu'elle n'existe pas.
Que dire ? Sinon que j'adore, j'adore et encore j'adore ! Ca fait tellement de bien de voir toute cette pseudo-science démontée par une démonstration nette et bien documentée ! Chapeau à l'auteure !
Il faut aujourd'hui alerter les masses avant que ça ne passe, comme souligne l'article, pour une preuve incontestable du gouffre socialement construit entre les femmes et les hommes.
... j'avais il y a quelques années noté sur un blog quelques considérations à propos de l'attitude des hommes - du mien en particulier, mais des autres aussi ! - juste avant mes règles...
... Ça ne va pas vraiment dans le sens de l'acquis, mais j'ai tendance à considérer l'humain comme une espèce animale comme une autre...
Si les chats, les chiens, peuvent sentir à des kms de distance la présence d'une femelle fertile, en chaleurs, alors pourquoi pas les hommes qui vivent avec nous, et ceux qui nous croisent ?
Voici donc le lien : http://zoziau.20six.fr/zoziau/art/27832563/-Le-SPM-une-affaire-de-mecs-ou-Quand-le-Prince-Charmant-se-change-en-baton-merdeux
Ce n'est pas de la top qualité, de la science, ni de la littérature... Juste un petit coup de gueule un premier jour de règles...
Merci pour cet éclairage excellent.
Cela me fait penser aux tests de certaines méthodes de management (que je ne citerai pas, elles n'ont pas besoin de publicité), utilisées dans les entreprises, qui vous définissent un style naturel et un style adapté selon des codes couleurs...terriblement aliénant!
En gros, si vous êtes vert naturel et jaune adapté, vous réagirez comme ceci ou comme cela dans telle situation, car c'est comme ça que vous êtes...Pire, on en déduit aussi sa propre relation à l'autre tel que ses couleurs le définissent! Ces théories s'appuient sur des études parfois très intéressantes de neurosciences, et empruntent beaucoup au foutoir de la PNL.
Or, il est prouvé que c'est l'entraînement à se comporter de telle ou telle façon dans telle ou telle situation et dans tel ou tel cadre socialement bien délimité (la relation avec les collègues, la relation client...), qui fait la différence. Cet entraînement, pour peu qu'il soit volontaire, mais aussi approuvé par les "tenanciers" du cadre social, permet aux individus de réellement changer leur comportement (et on peut remonter toute la chaîne, des représentations aux intentions, jusqu'aux actes), parfois de façon très spectaculaire.
Là où il devrait y avoir de la liberté, on met de l'aliénation, car il faut bien le reconnaître, c'est plus confortable.
Faire un test de ce genre est bien plus facile que de remettre en cause ses représentations du monde et son propre comportement.
Cette facilité est notre affaire à tous, mais probablement la responsabilité première de nos dirigeants, y compris politiques.
Je finirai en n'omettant pas de signaler que certaines des ces méthodes citées au début de mon pensum sont largement utilisées par... des sectes.
Et c'est bien la première remarque qui m'est venu à l'esprit en lisant votre article. Les auteurs de ces études que vous citez, au-delà de leur connerie monumentale, ne sont-ils pas au service de causes plus obscures?
Influence, quand tu nous tiens.
Merci d'expliquer clairement ce que je pense mais n'arrive pas à sortir à tous ceux qui me disent :
"mais si, c'est bien connu, les filles ne savent pas s'orienter", ou
"de toutes façons, les hommes oublient toujours quelque chose", et j'en passe.
Merci de proposer un raisonnement logique convaincant quand d'autres ne font que sortir des chiffres sujets à caution et totalement soumis à notre "inconscient collectif" totalement saturé de clichés sexistes.
Quand bien même il y'aurait des différences innées (loin d'être démontré, voire en passe d'être infirmé), l'important c'est de savoir que l'on peut faire ce que l'on VEUT de son cerveau, qu'on soit homme ou femme.
On parle dans cet article de neurosexisme pour les femmes, mais ne peut-on dire la même chose pour les hommes ? Je fais référence à la collection d'ouvrages rédigés par le couple Barbara et Allan Pease ("pourquoi les hommes n'écoutent pas et pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes").
Pour ma part, je trouve que j'ai une assez bonne écoute et pourtant je suis un homme... La société actuelle veut aussi qu'on travaille tous un peu plus sur nous-mêmes (les femmes sont amenées à conduire autant que les hommes, contrairement au début du xxème siècle, donc elles vont faire l'effort de travailler sur l'espace, par exemple).
Donc, les études...
Au final, l'humain est l'animal le plus complexe qu'il soit et la science aura toujours du mal à le décrypter... Mais je pense qu'il peut y avoir des attitudes générales qui peuvent ressortir selon les genres...
Exemple cliché : http://jolindiendanslaville.over-blog.com/article-un-gars-une-fille-66737480.html
Bonjour à tous,
Le principe d'égalité n'a pas de genre, n'a pas de sexe, pas de tour de poitrine ou de poils au menton. Il est tout de même aberrant qu'au nom d'une liberté d'expression qui arrange toujours les mêmes, on ligote la loi et sa batterie de mesures coercitives contre les contrevenants. Car malgré tout, quand on a des pratiques qui tombent sous le coup de la loi, il est normal d'être jugé et puni.
Je ne suis pas pour mettre tous les sexistes en prison, ça fait longtemps qu'elles sont plus que pleines. Mais des rappels à la loi et la promesse d'une condamnation en cas de récidive (je pense à l'ami Zemmour, qui somatise quelque chose envers "la" femme, son cerveau archaïque et le pouvoir).
Je ne sais pas vous, mais voir toutes ces pseudo-études, prétendument scientifiques, débouchant sur des conclusions assez folkloriques, ça me dit que certains feraient n'importe quoi avec l'éthique professionnelle pour gagner un peu d'argent. Plus la conclusion est absurde, plus elle trouvera un écho important dans la presse, reprise en boucle par des sites de société généraliste (je ne donne pas de noms, mais vous en connaissez, j'en suis sûr). C'est un objet de consommation, au même que les sondages et les brèves journalistiques. Internet permet ça... On consomme, on s'étonne, on s’émeut, on s'indigne, on passe à autre chose.
Pour en revenir aux études qui se donnent des airs de respectabilité et de bons droits, et qui nous servent de la soupe, y en a marre!!! C'est du charlatanisme, dignes des bonimenteurs réactualisés à l'heure du numérique. Elles profitent d'une façade sérieuse pour abuser de la crédulité du chaland.ça pullule de toutes parts et la presse a sa part de responsabilité tout comme les lecteurs, parce que selon la loi darwinienne de l'offre et la demande, ces études de pacotille ont trouvé leur auditoire.
Quelque chose me dit que c'est pas près de s'arranger, et tant pis si ça fait des dégâts sur la vision de la femme en être prisonnière de ses hormones. Et tant pis si les stéréotypes sont confortés. Et tant pis si on fait l'impasse sur l'extraordinaire plasticité du cerveau, cerveau (avec d'autres spécificités physiques des hominidés) qui a tiré son épingle du jeu de la compétition de l'évolution, et sorti l'homme (et la femme) du règne animal.
Des preuves, les amis, de vraies preuves validées scientifiquement, il y a que ça de vrai!
Je trouve qu'on traite de plus en plus les résultats scientifiques en général (le "mais c'est prouvé" insupportable des débats) comme des évidences figées, plus propres à la religion ou la doctrine qu'à la science telle qu'elle se veut à l'origine, consciente de limites qu'elle tend à repousser mais jamais à nier. J'ajoute que les gender studies en général m'agacent toujours un peu et ce que j'en ai lu ne m'a pas vraiment satisfaite, et je suis vraiment contente de lire un article qui tient avec justesse entre tous ces poles de pensée si casse-gueule et développe une réflexion si solide et je dirais saine aussi.
Un très bon article qui évoque un sujet peu connu du grand public qu'on appelle la menace du stéréotype en psychologie sociale.
Pour ceux qui trouvent que l'article manque de référence, on peut par exemple citer celle de Spencer, Steele et Quinn en 1999 (Under suspicion of inability: Stereotype threat and women’s math performance publié dans le n°35 du Journal of Experimental Social Psychology).
Il existe bien sur tout un tas d'études faites sur ce sujet... Il n'y a qu'à taper les mots "menace du stéréotype" dans votre moteur de recherche préféré...
Merci, j'adore vraiment vos articles...
Dictionnaire des idées reçues 2011 : dès qu'un chiffre issu d'une étude scientifique contredit grave mon opinion (soit la taille de mon nombril), parler alors de "pseudo-études scientifique" voire "d'études pseudo-scientifiques"
En même temps, c'est souvent le cas. J'avais été voir le protocole experimental de quelques études de ce genre il y a un an ou deux, et c'était débile à manger du foin, avec des rapports de causalité ineptes, une non évaluation des causes autres que celles souhaitées dans l'étude, etc...
@wastedtime
voilà le genre d'infos qui auraient pu servir d'arguments à cet article, qui en manque pas mal (celui du seuil : aucune étude portant sur très peu de personnes n'a fait avancer les connaissances?). En leur absence, ça reste l'expression d'une conviction, agrémentée du quota de témoignages allant dans le sens de cette conviction et qui permettent de dire : la preuve.
Il ne faut pas prendre la science et les scientifique trop au sérieux. Comme disait Popper, il n'y a que deux types de théories scientifiques :
- celles qui ont déjà été prouvées comme fausses
- celles qui n'ont pas encore été prouvées comme fausses
Voici un bon article sur le sujet :
http://moreintelligentlife.com/content/ideas/anthony-gottlieb/limits-science#
Personnellement, ça fait un moment que j'ai lu l'article sur les stripteaseuses, ça m'a fait bien rire :)
Merci pour cet article!
Si je peux me permettre, je conseillerais l'instauration d'un comité de censure à Slate ayant en effet remarqué récemment plusieurs études très peu sérieuses sur le sujet.(Bien que j'adore me faire traiter de féministe-extremiste-castratrice, je précise que c'est du second degré).
Ceci dit, il faut rappeler que la parole scientifique a une autorité et que ces résultats ont une forte légitimité et sont souvent pris comme "parole d'évangile" alors que le travail du journaliste serait justement de débattre de leur scientificité, objectivité et inscription dans les représentations sociales.
J'avais moi même essayé de faire ça ici http://dalida.marx.et.moi.over-blog.com/article-science-et-penis-n-2-66666538.html
C'est ce que fait cet article et pour ça merci encore!
Pourquoi je devrai "m'emmerder à "être" intelligente", "je n'ai qu'à être seulement merveilleuse. " Puisque d'autrEs le sont bien mieux que moi. Bravo pour l'article et le ton. Je souscris à slate également.
Que dire de cet article à part qu'il n'est basé sur aucune étude scientifique pour infirmer les propos scientifiques de vrais anthropologues, biologistes, neurologistes et psychiatres?
Cet article est le cri d'une féministe aguérie qui se bat désormais contre la science pour essayer de contrdire des études sérieuses uniquement dans le but de ne pas se sentir rabaisser à une simple machine à hormones...
Je dirai à l'auteur de cet article que la vérité blesse mais ce n'est pas une raison pour insulter tous ces scientifiques courageux qui ont démontrer pourquoi en général (comprendrez vous le mot "général"?)les femmes se comportent ainsi.
Aller, sans rancune...votre article sera passé aux oubliettes dans 2 jours !
ce qui me navre dans ses réactions ou ses articles c'est que la plupart du temps ça ne parle pas du sujet exposé sous l'angle scientifique... un comble on prétend parler de science mais on l'aborde que d'un point de vus politique/religieux (au sens large). critiquer une publication parce que la conclusion ne va pas dans le sens que nous croyons. pourquoi ne pas parler plutôt du modèle opératoire? de la représentativité de l'échantillon, de la mise ne parallèle avec d'autres études? ou refaire la même étude voir en faire une plus grosse histoire de montrer que les résultats ne sont pas significatifs?
par pitié au lieu de clouer un résultat expérimental sur la foie de la retranscription d'un autre faites votre propre opinion dessus. quitte à demander des explications quand cela ne rentre pas dans notre champ de connaissances. et prenez aussi en compte pas seulement le résumer de la publication mais aussi les limites que les auteurs signalent
ce que je trouve dommage avec cet article, qui a raison sur un certains nombres de points, c'est qu'il est censé discréditer des généralités sexistes alors qu'il laisse à penser que toutes ses études sont "idiotes". n'est ce pas là aussi une généralité?