Partager cet article

Pourquoi l'évolution énerve-t-elle autant les féministes?

Un homme marche devant un panneau qui dépeint l'évolution humaine dans le quartier des affaires de Tokyo, le 17 novembre 2008. REUTERS/Michael Caronna

Un homme marche devant un panneau qui dépeint l'évolution humaine dans le quartier des affaires de Tokyo, le 17 novembre 2008. REUTERS/Michael Caronna

Voici une tentative de liste non exhaustive des biais et des préjugés rendant, parfois, la récurrente critique féministe des hypothèses évolutionnaires sur le viol pour le moins problématique.

Mi-janvier, le psychologue évolutionnaire, Jesse Bering, a écrit un article pour Slate.com, où il présentait quatre manières dont les femmes avaient évolué pour se protéger des viols lorsqu’elles ovulaient.

Son article a déclenché de violentes critiques, au sein de Slate et sur des sites scientifiques notamment. Plusieurs journalistes de Double X, le site féminin de Slate, ont écrit une réponse à son article, et Jesse Bering a lui-même écrit une réponse à ces critiques.

Nous publions en même temps le premier article de Bering, une des réponses de Double X, la réponse aux réponses de Bering, ainsi qu’un article de Peggy Sastre sur le problème des féministes avec la psychologie évolutionnaire et enfin un article de Titiou Lecoq qui porte plus généralement sur les études scientifiques et «la femme».

***

On a beau aimer la vie, comme c'est mon cas, dans tout ce qu'elle a de divers, de changeant, et d'évolutif, il faut bien se résoudre à admettre que, parfois, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Un peu comme le point Godwin qui arrivera tôt ou tard dans une discussion un peu animée  sur Internet, ou le complot judéo-maçonnique dans un débat télévisé auquel participe Alain Soral, si quelqu'un défend la biologie évolutionnaire en général, et certaines de ses hypothèses sur le viol en particulier, il devra vite, très vite, faire face à une contestation féministe acharnée.

Jesse Bering en a récemment fait les frais, mais la chose n'est pas nouvelle. En 1997, dans son ouvrage collectif Feminism and Evolutionary Biology - Boundaries, intersections and frontiers  [Féminisme et biologie évolutionnaire – limites, intersections et frontières], la biologiste et zoologue Patricia Gowaty déplorait une «antipathie navrante de la société moderne, et de nombreuses féministes, envers la science et le discours scientifique» «Cet illettrisme scientifique, poursuivait-elle, conduit à une compréhension superficielle de la nature de la science et à l'ignorance de processus darwiniens de base.»

Un peu plus tard, en 2000, Margo Wilson écrivait dans l'avant-propos de l'ouvrage de Randy Thornhill et de Craig Palmer A Natural History of Rape [Le viol: comprendre les causes biologiques pour le surmonter]:

«Le viol est atroce pour les femmes. La simple idée d'un viol éveille angoisse, dégoût, et colère, et il n'est donc pas surprenant que les femmes soient perplexes quand il s'agit de soumettre le viol à l'examen scientifique. Des recherches sur des maladies mortelles, ou cruellement défigurantes, suscitent sans doute moins d'antipathie et de perplexité.» 

Près de 15 ans après Gowaty, 10 ans après Wilson, Thornill et Palmer, la situation n'a, visiblement, pas beaucoup changé. Et Bering s'est si admirablement défendu face aux méprises et aux faux-procès que son papier a suscités, chez P.Z. Myers et Jerry Coyne en particulier, que je ne vais pas risquer le double emploi en m'acharnant sur les erreurs d'Amanda Marcotte.

Mais quand même: car en ce qui me concerne, ma perplexité s'attise quand je vois des féministes chez qui, la simple idée d'une explication biologique du viol –que ce soit du point de vue masculin, comme chez Thornill et Palmer, ou féminin, comme dans les études rapportées par Bering– génère des réactions aussi épidermiques qu'outrées, et plein d'adjectifs comme misogyne, sexiste, réactionnaire, dangereux, etc.

Vu qu'avoir l'impression que mon cerveau est littéralement paralysé face à une montagne de non-sens n'est pas très satisfaisant intellectuellement, voici donc une (tentative de) liste (non exhaustive) des biais et des préjugés rendant (parfois) la (récurrente) critique féministe des hypothèses évolutionnaires sur le viol pour le moins problématique.

1. Ignorance de l'échelle évolutive

Première erreur fréquemment rencontrée: la confusion des échelles de temps entre nos gènes, nos comportements et nos milieux de vie –ou l'argument du on-n'est-pas-des-singes.

Par exemple, sous prétexte que nous vivons dans des sociétés développées où les femmes prennent la pilule, les enseignements de la psychologie et biologie évolutionnaires seraient caducs.

Mais l’évolution se tient sur un temps long (échelle géologique) et non un temps court (historique). Nous avons quasiment les mêmes gènes que nos ancêtres ayant vécu voici 300.000 ans dans la savane africaine, et nous tendons ainsi à avoir les mêmes comportements, lorsque ceux-ci sont influencés par les gènes.

Il est facile de développer une phobie des araignées, des eaux noires ou des serpents (dangers évolutifs), alors que les voitures, si fréquentes dans nos villes et bien plus létales, en provoquent rarement (danger historique).

Si le viol est une des stratégies sexuelles masculines dans l’évolution, la contraception de la victime (pilule) ou de l'agresseur (préservatif) n’y change pas grand-chose, car c’est un changement bien trop récent dans l’environnement adaptatif des humains.

Il faut des centaines ou des milliers de générations pour que le milieu sélectionne des variations génétiques adaptatives dans une population. De même qu'un coup de dés jamais n'abolira le hasard, une petite cinquantaine d'années de contraception chimique, et donc de contrôle et de modification efficaces de la fertilité féminine, fait bien pâle figure face aux 4 milliards d'années d'évolution de la vie sur notre planète.

Néanmoins, certaines études commencent déjà à souligner les premiers effets comportementaux de la pilule sur les femmes qui la prennent. L'évolution est certes un lourd handicap, elle n'est pas un destin – et les avancées technoscientifiques font qu'elle pourrait l'être de moins en moins.

2. Préjugé déterministe

Deuxième erreur: l’incompréhension des mécanismes génétiques. Suggérer qu’un comportement a une base évolutive et qu’il serait en partie inscrit dans nos variations génétiques n’implique absolument pas un déterminisme héréditaire permettant de tirer des conclusions générales sur tous les mâles (ou toutes les femelles).

D’abord, le lien entre un gène et un trait passe par des variantes du gène (appelés allèles) qui ne sont pas présentes dans toute la population, mais dans une proportion plus ou moins large. Ensuite, l’expression d’un gène est modulée par l'environnement des individus, à commencer par le milieu cellulaire (modulation épigénétique).

Le même gène ne produit pas forcément les mêmes signaux biochimiques dans la cellule. Et il ne produit pas plus, à un autre niveau, les mêmes comportements dans la société. Cela ne signifie pas pour autant que ces gènes n’ont pas une influence perceptible au plan statistique, quand on étudie une population entière.

De plus, alors que Jesse Bering mettait en garde contre «le préjugé du déterminisme biologique (selon lequel les hommes sont programmés par leurs gènes pour violer et n'ont aucun libre-arbitre qui leur permettrait de faire autrement)», Amanda Marcotte fonce tellement et si rapidement tête baissée dans cet écueil (et celui de l'erreur naturaliste, dont il sera question dans le point suivant) qu'on pourrait croire qu'elle le fait exprès, ou qu'elle n'a pas lu plus de deux paragraphes du papier qui lui fait horreur.

«Même s'il s'en défend», nous dit-elle, suivant l'imparable argument du quoi-qu'on-en-dise voulant qu'un auteur n'est pas le mieux placé pour savoir ce qu'il a voulu écrire, «le fait [je souligne] est que l'article de Bering minimise la gravité du viol. Il suggère qu'on ne peut pas faire grand-chose contre le viol, que les hommes sont programmés [idem] pour s'y adonner». OK d'accord, à ce niveau de myopie, je crois qu'on peut parler d'aveuglement.

Enfin, petite variable irritante du préjugé déterministe, l'idée d'une hiérarchie, si ce n'est d'une opposition entre un (présumé) déterminisme biologique, et un déterminisme social (le viol comme «comportement acquis», nous dit Marcotte).

Le second, ici, serait meilleur que le premier, de la même façon que la doxa féministe répète à l'envi que les filles ne sont pas naturellement maternelles, ni les garçons bagarreurs, que tout cela provient d'un affreux système social patriarcal inculqué à nos chères petites têtes blondes depuis le berceau, et qu'en prétendant le contraire, on fait le lit d'Auschwitz, d'Hiroshima et de Gattaca réunis.

L’idée d’un individu comme d’une «page blanche» (blank state, l’équivalent du tabula rasa latin) est en effet le standard caduc –que John Tooby et Leda Cosmides nomment SSSM («Standard Social Science Model») dans The Adapted Mind: Evolutionary Psychology and the Generation of Culture, sur lequel se fondent nombre de sciences dites «sociales». L’être humain naîtrait vierge de toute détermination antérieure et serait entièrement modelé par l’éducation et des données environnementales externes.

Petit problème: c'est tout bonnement faux. Le terme de «page blanche» est repris par Steven Pinker en 2002 dans The Blank State: The Modern Denial of Human Nature, compte-rendu des principales conclusions de la psychologie évolutionnaire. Il entend mettre fin, en particulier, au serpent de mer qu’est l’opposition inné contre acquis, ce faux débat abandonné depuis de nombreuses années par les scientifiques. Mais quand on lit desarticles comme celui d'Amanda Marcotte, il semble, malheureusement, avoir encore de belles années devant lui... 

3. Erreur naturaliste

Troisième méprise: l’erreur naturaliste «pour qui, si le viol est naturel, alors il est acceptable» (nous avertit, là encore, Jesse Bering), est bien connue depuis Hume. Le «is» (ce qui est) n’est pas le «ought» (ce qui devrait être), expliquait le philosophe anglais.

On ne peut pas déduire d’un jugement de fait (par exemple les hommes sont en moyenne plus musclés que les femmes) un jugement de valeur (par exemple il est bon ou juste que les hommes utilisent leur force naturelle pour s’imposer).

Dès lors, il n’y a aucune raison de réagir agressivement à des travaux scientifiques suggérant une base naturelle de certains comportements. A dire vrai, absolument tous nos comportements proviennent d’un socle biologique: notre corps.

Une fois mis en évidence un phénomène répondant à des prédispositions biologiques (par exemple la violence masculine), la place est libre pour comprendre la manière dont la culture et la société peuvent combattre, réfréner, ou orienter ce comportement. Ainsi, la misère sociale augmente la probabilité de misère sexuelle et donc celle de violence comme stratégie d’accès aux femelles: que Marcotte et Bering s'embrassent et dansent, ils ont tous les deux «raison».

4. Préjugé indifférentialiste

Quatrième erreur: le préjugé indifférencialiste. Voilà le mantra du féminisme à la Marcotte: il n’y a  pas de différences notables entre les hommes et les femmes, du point de vue de la cognition et du comportement. «Nous» serions tous les mêmes, et nos différences, si elles se manifestent, ne sont que déterminées culturellement et socialement (idem, ceux qui pensent le contraire sont des ignobles qui souhaitent voir les femmes rester à la cuisine, et les hommes sur le champ de bataille –ouba ouba).

Comment ne pas le formuler trop méchamment: il s’agit là de l'ignorance pure et simple des enseignements des cinquante dernières années de recherches et de progrès scientifiques. En 2005, Huntington Willard, un des 250 co-auteurs de l’annotation du chromosome X, déclarait ainsi dans Nature:

«Il n’y a pas un génome humain, mais bien deux: le génome mâle et le génome femelle.»

Du berceau à la tombe, on note des différences cognitives et comportementales statistiquement significatives entre les deux sexes, et cela dès le niveau évidemment inconscient de l’expression génétique, de la production hormonale et de l’organisation neurologique. L’agressivité (sexuelle ou non) est un cas d’école: dans toutes les sociétés connues, présentes ou passées, les hommes sont responsables des violences sur personnes et biens dans 80 à 95% des cas. En vertu des points précédents, cela ne signifie pas que tous les hommes sont violents et toutes les femmes pacifiques. Les différences entre individus peuvent très bien surclasser les différences entre groupes (genre, ethnie, classe, etc.) et l'appartenance à un groupe ne suffit donc pas à prédire un comportement. Cela indique simplement la probabilité plus élevée d’agir de telle ou telle manière.

Ce préjugé se nourrit d'ailleurs d'un autre, là aussi tellement banal qu'il en devient insultant: le préjugé dualiste. Vieux comme Descartes, ce dernier présume une scission entre corps (bas) et esprit (noble). Là où les différences physiques entre les sexes sont évidentes, faire état de disparités «spirituelles» frise l'anathème chez beaucoup de féministes.

5. Préjugé idéologique

Cinquième erreur: le jargon idéologique. Sauf exception, le féminisme comme production idéologique est issu très largement des sciences sociales, de la philosophie ou de l’engagement militant et politique. En d'autres termes, rien ne prédispose ses théoricien(ne)s à émettre un jugement fondé et précis sur ce que disent exactement les sciences de l’évolution, de la cognition ou du comportement. Pire encore, sous l’influence des pensées de la déconstruction et de la French Theory, toute une part du féminisme en est venue à s’enfermer dans un jargon abscons, autoréférentiel, visiblement indifférent à l’idée de convaincre les femmes, comme à la perspective de se confronter aux faits. Ce déni de réalité se traduit par des jeux de langage circulaires, où l’on se rassure en employant des mots-fétiche. Mais cela produit ce que Russell appelait de la «mystique», c’est-à-dire au fond des croyances plus destinées à souder une communauté qu'à comprendre la réalité pour la modifier, si possible, dans un sens désirable.

Ce dernier préjugé est peut-être le plus funeste d'entre tous, car en privilégiant ainsi la cohésion politique du féminisme «culturaliste», et en méprisant, de manière assez mesquine et sans formation ni culture en biologie évolutionnaire adéquates, des hypothèses scientifiques aussi tangibles que celles dont Jesse Bering fait état dans son article, des positions telles que celles d'Amanda Marcotte desservent et retardent des moyens efficaces de combattre le viol. Ou, comme le disent Thornill et Palmer dans leur ouvrage:

«En tant que scientifiques qui souhaitons voir le viol disparaître de la vie humaine, nous soutenons que la possibilité d'un tel changement est directement liée à la manière dont les causes de ce comportement humain seront comprises avec précision. A l'inverse, des conceptions fausses sur les causes du viol garantissent presque toujours d'entraver sa prévention.»

En d'autres termes: mesdames Marcotte et consorts, la biologie et la psychologie évolutionnaires ne sont pas vos ennemies. Et si, tel que l'exprime Margo Wilson, votre «perplexité» se «nourrit d'un mélange d'angoisse, de dégoût, et d'un désir d'en savoir plus», les scientifiques dont les études sont analysées par Bering, tout comme Thornill et Palmer «sont familiers des diverses façons qu'a cette perplexité de s'exprimer, et ils comprennent ce qui rend les femmes si anxieuses. En tant que scientifiques, ils valorisent la connaissance, et pensent que tenter de comprendre toutes les raisons pour lesquelles le viol se produit est bien plus bénéfique pour les femmes, sur le long terme, et cela même si l'examen scientifique suscite l'angoisse et le dégoût».

Enfin, comme le montrent, entre autres, les recherches de Daniel M.T. Fessler, qui remettent en question l'idée de stratégies adaptatives féminines contre le viol –en tout cas en fonction de l'hypothèse que les femmes qui ovulent auraient moins de risques d'être violéesni la science, ni le darwinisme, ni la biologie et la psychologie évolutionnaire n'ont de voix unifiée. Il arrive que leurs auteurs ne soient pas d'accord, mais leurs hypothèses et leurs raisonnements peuvent toujours s'éclaircir, se discuter, s'infirmer ou se confirmer par d'autres études scientifiques.

Il n'y a rien de misogyne, de sexiste, de réactionnaire ou de dangereux à étudier l'effet du cycle menstruel sur comportement des femmes, en général, et face à de possibles agressions sexuelles en particulier. L'article de Bering  ne faisait rien d'autre que de présenter l'état de la recherche actuelle sur le sujet, à un instant T. Car la psychologie évolutionnaire, et c'est peut-être en cela qu'elle se différencie le plus du féminisme que représente Marcotte, est une école de l'humilité: ses chercheurs travaillent sur des processus datant de millions d'années, sur des sédimentations sélectives et des adaptatives lentes, et avec les entraves éthiques et méthodologiques que Bering souligne dans son second papier. Une telle discipline est à mille lieues d'un ultime préjugé la voyant comme une proche parente de l'eugénisme, ce mythe moderne de réforme et d'amélioration rapide de la «nature humaine» –qui n'existe pas.

Au lieu d'éructer contre la misogynie et la phallocratie des conjectures de la biologie et de la psychologie évolutionnaires, Marcotte et ses ami(e)s devraient plutôt les analyser à tête plus reposée, aller à la source, et ne pas se contenter de recensions journalistiques –fussent-elles celles (brillantes) de Jesse Bering.

Et elles y verraient, peut-être, comment le féminisme peut se développer et sortir de l'esprit de chapelle qui le mine tant, en s'appuyant sur des recherches évolutionnaires majeures. Prenez, par exemple, le compte-rendu de William McKibbin et al., examinant le viol comme un phénomène multifactoriel et conditionnel, pouvant se manifester potentiellement chez n'importe quel homme. Ou encore cette étude –déjà ancienne–  de Charlene Muehlenhard et Melaney A. Lintona, montrant que le viol a plus de «chances» de se produire après un rendez-vous si l'homme a pris l'initiative de la rencontre, payé le dîner et conduit la voiture.

N'y-a-t-il pas plus belle «confirmation» de l'utilité du féminisme et de son combat contre le patriarcat? Ou encore, comment ne pas soutenir le féminisme pro-sexe après avoir lu l'analyse, ultra-documentée, de Milton Diamond montrant que la diffusion de masse de la pornographie fait baisser les crimes sexuels?

En somme, les journalistes féministes qui, tel(le)s Marcotte, voient la biologie et la psychologie évolutionnaires comme, au mieux des histoires à dormir debout et au pire, le bras armé des masculinistes les plus bas du front, devraient plutôt creuser les (rares) recherches dont il est fait état dans les médias généralistes, au lieu d'aboyer dès que leur caravane passe. Chercher à les sortir des cénacles spécialisés, faire en sorte de les vulgariser le plus précisément possible, ne pas les laisser se faire reléguer aux entrefilets rapides, racoleurs et «insolite!!!!» où elles échouent, dans le meilleur des cas... Ou alors, qu'elles et ils ne les mentionnent plus, et suivent ainsi la dernière thèse du Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein: «Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.»

Peggy Sastre

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte