Royal demande «pardon» pour le discours de Dakar de Sarkozy
Ségolène Royal a désormais, elle aussi, son discours de Dakar. En réponse à celui très polémique prononcé par Nicolas Sarkozy dans la capitale sénégalaise, le 26 juillet 2007, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a demandé «pardon» pour le Chef de l'Etat devant plus de 500 personnes réunies au siège du PS sénégalais.
«Quelqu'un est venu ici vous dire que l'homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire.» Le président de la République avait en effet évoqué «le drame de l'Afrique (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire» ou «le paysan africain qui (...) ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles».
«Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et - je vous le dis en confidence - qui n'engagent ni la France ni les Français», a lancé Ségolène Royal à ceux qu'elle a appelés en début de discours «mes frères et mes soeurs» en se présentant comme «une fille de l'Afrique».
Bernard Kouchner s'est étonné mardi matin sur RTL que Ségolène Royal «découvre ça aussi tard»... Sans être choqué, le ministre des Affaires étrangères a jugé cette sortie «extrêmement maladroite et très démagogique».
Mis à jour le 07/04/2009 à 8h45

























Je me suis réjouis en son temps de l'ordre juste qui exprime la vertu française la plus significative et la plus noble. J'avais alerté sur le fait que le ressentiment s'opposant à l'ordre était plutôt une tare qui ne manquerait pas de faire échouer le candidat qui s'y référerait.
Depuis le juste a été remplacé par le cynisme et l'ordre juste par l'esprit de vengeance. La campagne électorale est pourtant terminée mais le dépit est inexpugnable.
Ségolène Royal est entièrement vouée à rejouer la révolution en essayant de transformer les difficultés en angoisses et les angoisses en haine, en Guadeloupe comme partout où c'est possible et maintenant à Dakar pour signifier peut-être que ça la touche au niveau de racines psychologiques personnelles profondément problématiques.
Je me sens, comme français, agressé par cette manoeuvre qui ne manifeste ni un grand discernement ni une grande culture et qui dénigre le représentant que la France s'est donnée. Au nom de qui, au nom de quoi parle-t-elle? De quel magistère démocratique est-elle investie? Qu'elle donne son opinion c'est son droit, le faire publiquement en jouant sur une mise en scène quasi officielle de son discours c'est autre chose, une violence faite aux français qui ont eu le tort de ne pas l'élire, royalement.
C'est bien ce qui anime la famille du PS depuis 2002 avec le geste de dépit de Jospin, c'est bien ce que le Ps a fait à la France avec le non à la constitution européenne, c'est bien ce qui les uni avec l'extrême gauche marxiste communiant dans la même haine, celle qui fait toujours et partout de leurs régimes une violence faite à l'humanité de l'homme faisant commerce de la détresse sans cesse multipliée.
Les irresponsables qui leur donnent prétexte ne manifestent pas non plus une grande humanité il est vrai. Ils ne font pas cependant commerce de la haine mais de l'avidité.
Et si l'humanité était aussi autre chose que ces travers. Il faudrait pour cela sortir des pensées binaires et des archaïsmes réactionnels.