Monde

Les événements égyptiens en direct: Moubarak ne briguera pas un nouveau mandat présidentiel

Slate.fr, mis à jour le 07.02.2011 à 17 h 37

Place Tahrir, le 1er février, capture vidéo. REUTERS/Reuters TV

Place Tahrir, le 1er février, capture vidéo. REUTERS/Reuters TV

  • Huitième jour de manifestations mardi 1er février en Egypte pour demander le départ du président Hosni Moubarak.
  • L'opposition a appelé à une «marche de 1 million de personnes».
  • L'armée affirme qu'elle n'utilisera pas la force contre les manifestants.
  • Hosni Moubarak a chargé son vice-président d'ouvrir le dialogue avec l'opposition.

 - Mardi 1er février -

Moubarak ne quittera pas le pouvoir, mais ne briguera pas un nouveau mandat

22h40 [REUTERS] Hosni Moubark a annoncé à la télévision qu’il ne quitterait pas le pouvoir mais qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat lors des élections prévues en septembre:

 «Le Hosni Moubarak qui vous parle aujourd’hui est fier de ses résultats accomplis pendant les années au cours desquelles il a servi l’Egypte et ses habitants. (…) Ceci est mon pays. C’est le pays où j’ai vécu, pour lequel je me suis battu, défendu ses intérêts et sa souveraineté. Et c’est l’endroit où je mourrai.»

 Moubarak s’est également engagé à introduire une série de réformes, et a demandé à la justice de combattre  la corruption.

17h30 [Wall Street Journal, Financial Times, Ansa] Les représentants des chrétiens coptes d'Egypte ne veulent pas le départ de Hosni Moubarak. C'est du moins la ligne qu'a défendue le Pape Shenouda III, patriarche d'Alexandrie, dans une interview à la télévision d'Etat ce lundi, retranscrite hier sur le site de la chaîne:

«Nous avons appelé le président et nous lui avons dit: "Nous sommes avec vous et tout le peuple est avec vous aussi".»

Samy Farag, le directeur d'un hôpital d'Alexandrie qui avait accueilli des blessés de l'attentat du 1er janvier contre des coptes, renchérit:

«Nous nous sentons plus en sécurité avec lui parce qu'il est à la tête d'un parti qui est grand et fort. S'il s'en va, d'autres partis vont accéder au pouvoir, et on ne les connaît pas.»

Les Coptes représenteraient entre 6 et 10% des 80 millions d'Egyptiens. Souffrant déjà de violence et de discriminations, ils ne voudraient pas que leur situation se dégrade encore avec l'arrivée au pouvoir des Frères musulmans ou d'autres mouvements extrémistes.

Si les paroles du patriarche ont pu en retenir certains à la maison,  de nombreux coptes sont descendus dans les rues pour protester contre le chômage et le manque de libertés, comme les autres Egyptiens, selon le Financial Times. Les Frères musulmans, de leur côté, se sont montrés rassurants. Dans une interview à l'agence de presse italienne A, ils ont déclaré que dans l'Egypte post-Moubarak «les chrétiens auront les mêmes droits que les musulmans et que tous les autres citoyens égyptien».

17h15 [AFP/El Pais/The Wall Street Journal] La situation évolue aussi dans d'autres pays du monde arabe. La Jordanie vient ainsi de changer de Premier ministre, tandis que des manifestations se préparent en Syrie et qu'un des cousins du roi Mohammed VI estime que le Maroc ne restera pas à l'écart du mouvement.

16h41 [Channel 4 News] La chaîne de télévision britannique a téléchargé ce reportage de la journaliste Lindsey Hilsum sur les manifestations à Alexandrie, où les manifestants défilent dans une ambiance plutôt calme, en brandissant des panneaux avec des slogans demandant la fin du régime.

16h26 [20minutes.fr] La France va affréter des vols spéciaux cette semaine pour que tous ses expatriés souhaitant quitter l'Egypte puissent le faire, a déclaré dans un communiqué Bernard Valero, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Après les vols déjà organisés lundi au départ de plusieurs villes du pays, «de nouveaux vols sont prévus devant permettre à l'ensemble de nos ressortissants de regagner la France avant la fin de la semaine», a-t-il affirmé, précisant qu'aucune menace sur les étrangers en général ni les Français en particulier n'avaient été notées.

16h14 [Twitter] Nicholas Kristof, journaliste du New York Times et double lauréat du prix Pulitzer présent au Caire, écrit sur son compte ces deux messages:

«Tahrir est incroyable aujourd'hui! Le couvre-feu a commencé, mais les gens continuer d'affluer--hommes, femmes, enfants, musulmans & chrétiens»

«Mubarak a essayé d'étouffer les manifs d'aujourd'hui & a complètement raté. Il est trop tard pour les demi-mesures. Il doit partir.»

15h20 [The Guardian] La bibliothèque d'Alexandrie ne brûlera pas une deuxième fois. C'est du moins ce qu'essaient d'éviter des groupes de jeunes de la ville, selon le directeur de la Bibliotheca Alexandrina, inaugurée en 2002 pour remplacer celle qui avait flambé en 48 av. J.-C. L'établissement était déjà fermé depuis le début des mobilisations et le reste jusqu'à nouvel ordre, mais face à la désorganisation que connaît l'Egypte, les citoyens s'organisent pour la protéger contre les vandales et les pilleurs. Leur action s'étend même à d'autres champs, comme l'explique le directeur de la bibliothèque:

«Les jeunes se sont organisés en plusieurs groupes pour orienter les voitures, protéger les quartiers et surveiller les bâtiments de valeur comme le Musée d'Egypte et la bibliothèque d'Alexandrie. [...] Ils collaborent avec l'armée. Cet arrangement restera en place jusqu'à ce que l'ordre public soit complètement rétabli.»

15h10 [Associated Press] Le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan a demandé à Moubarak d'écouter les revendications de son peuple. Il doit à tout prix éviter que des «groupuscules aux desseins obscures et aux mauvaises manières prennent le contrôle du pays.» Erdogan lui conseille de «prêter une oreille aux cris des manifestants et à leurs demandes extrêmement humaines. Car aucun gouvernement ne survit sans l'assentiment de son peuple.» Il appelle ensuite les manifestants à ne pas utiliser la violence et à protéger l'héritage culturel égyptien.

Une déclaration faite alors que le Premier ministre s'adressait à des membres d'un parti islamique au Parlement à Ankara ce mardi 1 février. Il a depuis décidé de repousser la date de son voyage en Égypte, qui devait avoir lieu la semaine.

14h51 [AFP via Le Point] Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français Bernard Valero a déclaré lors d'un point presse:

«Il faut que le sang s'arrête de couler. Il y a eu trop de morts, trop de blessés. Il faut que cela s'arrête.»

Valero a précisé qu'une réunion était prévue dans l'après-midi au ministère des Affaires étrangères avec des entreprises françaises implantées en Égypte, dont BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale, Carrefour, Schneider, Bel, Besnier, Bongrain, Danone, Lactalis, Air Liquide, Saint-Gobain, Soprema, Veolia, Sanofi, Servier, Lafarge, Ciments français, Alcatel, Orange, Orange-Business-Services, Accor.

14h30 [Flickr] Un diaporama de photos des manifestations au Caire régulièrement mis à jour sur Flickr par un internaute qui se fait appeler goodyears.

14h13 [The Independent, New York Times] Mohamed El Baradei n’est pas forcément une personnalité connue des Egyptiens révoltés, mais l’ancien patron de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) cherche à se positionner comme la figure incontournable de l’opposition. Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Independent, il montre qu’il se tient prêt à succéder à l’actuel raïs:

« S’il y a un consensus  général, quel que soit ce que les gens pensent que je peux faire pour eux, je le ferai».

El Baradei qui a, à plusieurs reprises ces derniers jours conseillé à Moubarak de partir, en a remis une couche:

«Je voudrais lui dire ce que je pense de tel ou tel problème, ce qui pourrait être fait. Il n’a pas vraiment de conseillers qui ont les tripes de lui dire la vérité […] Maintenant, comme vous pouvez l’entendre dans les rues, les gens ne disent pas que Moubarak devrait partir, ils disent qu’il devrait être jugé. S’il veut sauver sa peau, c’est mieux qu’il parte ».

Il est aussi au centre des attentions de l’administration Obama qui voudrait savoir si elle peut compter sur cet anti-Moubarak de 68 ans, détaille le New York Times, notamment sur la question du blocus de Gaza. Mohamed ElBaradei, qui fut une bête noire de l’administration Bush, tant sur les dossiers irakien qu’iranien, n’a jamais caché son estime pour Barack Obama.

14h01 Une vidéo d'ambiance filmée par Al Jazeera sur la place Tahrir mardi:

13h00 [Al Jazeera] La télévision d'Etat a longtemps tenté de dissuader les égyptiens de rejoindre les rassemblements:

  • En relayant des propos apaisants du gouvernement, quand Omar Souleiman appelait au dialogue entre les différents partis politiques du pays, promettant des réformes législatives et constitutionnelles.
  • En soulignant la présence de malfaiteurs qui auraient volé des uniformes de l'armée et se livreraient à des vols et des pillages dans les rues du Caire.
  • En s'indignant devant la situation critique de certains malades dans les hôpitaux. Des problèmes de santé qui ne peuvent être traités dans l'urgence à cause des manifestations. Les patients atteints de complications au rein ou au foie ne pourraient pas recevoir de traitement.

Bataille de chiffres sur le nombre de manifestants

12h50 [BBC] Bataille de chiffres. Alors que les organisateurs ont annoncé à Al Jazeera (en arabe) la présence de plus d'un million de personnes dans les rues et sur la place Tahrir, d'autres estimations parlent de plusieurs centaines de milliers de manifestants. 500.000 pour la Repubblica et Al Jazeera, 200.000 pour Al Arabiya, 150.000 pour Ha'Aretz. Le Guardian compare la foule aux manifestations à Londres en 2003 contre la guerre en Irak qui avait réuni au moins 1 million d'anglais. L'échelle serait la même. Lyse Doucet la correspondante de la BBC au Caire décrit la place Tahrir:

«C'est un événement méticuleusement organisé. Il y a des queues pour les hommes et pour les femmes. Des barrages militaires. Les checkpoints sont surveillés par des jeunes. Les fouilles sont faites par les personnes du même sexe. Sur la place, les gens écrivent des slogans sur des cartons, prennent des photos et chantent.»

12h30 [Al Jazeera] Al Jazeera propose côte à côte ses propes images de la place Tahrir, qui n'a jamais été aussi remplie depuis une semaine, et les images de la télévision d'Etat égyptienne, qui montre un pont étonnement calme où les voitures circulent normalement. Le contraste est saisissant.

12h08 [CNN] La Haut commissaire aux Droits de l'Homme des Nations unies, Navi Pillay a donné un premier bilan des affrontements. Des rapports non-confirmés font notamment état d'environ 300 morts et plus de 1.000 blessés depuis le début des manifestations. Pillay a demandé «une enquête sur le rôle des forces de l'ordre pour déterminer leur degré de responsabilité» tout en appelant à l'arrêt des vols en rase-motte de l'armée de l'Air au dessus des manifestants, jugés «extraordinairement intimidants».

L'économie égyptienne paralysée

11h49 [Les Echos] L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé la note souveraine de l'Egypte, et n'exclut pas une nouvelle dégradation d'ici trois mois si la situation politique ne s'améliore pas: «Dans notre opinion, l'instabilité actuelle va brider la croissance économique et affecter négativement les finances publiques». L'agence Moody's avait abaissé sa note du pays la veille.

11h25 [Ha'Aretz, Reuters, Maariv] Israël craint l'issue de la crise égyptienne, demande à ses alliés de soutenir Moubarak. Le premier Ministre Benjamin Netanyahou a demandé aux membres du gouvernement de ne pas s'exprimer publiquement sur la situation en Egypte. Il a néanmoins souligné l'importance de préserver la paix entre les deux pays quelle que soit l'issu de la révolution.

«Notre plus grande crainte serait de constater les mêmes transformations qu'en Iran. Quand on est plongé dans le chaos, un régime islamique radical et répressif peut prendre le contrôle d'un pays. C'est arrivé par le passé.»

Mais le gouvernement a demandé à ses ambassadeurs aux Etats-Unis, en Europe et un peu partout dans le monde de convaincre les pays de soutenir Hosni Moubarak pour «maintenir la stabilité» de la région dans l'intérêt de l'Occident et du Moyen-Orient.

Les éditorialistes israéliens et les commentateurs politiques sont très critiques envers l'attitude de l'administration Obama. Un article dans Maariv titré «Une balle dans le dos de la part de l'Oncle Sam» accuse les Etats-Unis et les pays européens de jeter de l'huile sur le feu en soutenant les manifestants dans les rues du Caire. «Ceux qui réclame la tête de l'ancien allié (...) une des rares voix raisonnables du Moyen Orient.» Ha'Aretz ajoute que la Jordanie et l'Arabie Saoudite n'apprécient pas nécessairement la perspective de voir l'Occident faire la girouette sur des sujets aussi sensibles.

Selon l'Associated Press, Israël a notamment autorisé 800 soldats égyptiens à prendre position dans le désert du Sinaï, à Sharm el-Sheikh. Pour la première fois depuis le traité de paix en 1979 qui avait démilitarisé la zone. Tout en renforçant sa présence à la frontière en cas de migrations imprévues ou de tentatives d'infiltrations de terroristes. Shmuel Rifman, président du Conseil Régional local précise: «Si les bédouins tentent de fuir l'armée égyptienne, ce sera en Israël.» Mais les mêmes sources confirment que la situation est encore calme dans le désert.

11h10 [AFP via Le Figaro, New York Times] L'économie paralysée, le FMI propose son aide. Dominique Strauss-Khan, directeur général du FMI, a déclaré que l'institution est prête à aider l'Egypte à reconstruire son économie, qui est désormais quasiment paralysée par une semaine de manifestations. Le New York Times rapporte que les entreprises étrangères ont fermé leurs usines et renvoyé les travailleurs chez eux ou hors du pays, les magasins ne sont plus approvisionnés en nourriture et les banques sont fermées, alors que beaucoup d'Egyptiens doivent recevoir leur salaire mensuel cette semaine.

L'AFP annonce le début des pénuries: dans le centre-ville du Caire, il n'y a plus de billets dans les distributeurs et les cartes de crédit ne sont plus acceptées dans certains supermarchés. Même si le gouvernement affirme avoir assez de de stocks de nourriture pour tenir jusqu'en juin, les cairotes se ruent quand même dans les grandes surfaces.

Le carburant se fait de plus en plus rare: les files d'attente s'allongent aux stations service. Des pénuries de cigarettes ont également été signalées dans certains quartiers. Les manifestations ont marqué un coup d'arrêt pour le tourisme. Alors que cette période est habituellement la haute saison,  de nombreuses agences de voyage ont suspendu leurs opérations en Egypte. Cette activité est pourtant cruciale dans le pays: l'année dernière, le tourisme a rapporté près de 15 millions de visiteurs et 10 milliards d'euros. D'après Euronews, 1.000 Français devraient être rapatriés, dont 600 touristes. 

Google et Twitter créent un outil anti-censure

10h45 [Google Blog, Twitter] Alors que Noor –le dernier fournisseur d'accès internet qui fonctionnait encore en Egypte– a été coupé, Google et Twitter viennent de mettre au point un autre moyen de communication pour que la population égyptienne puisse éviter la censure gouvernementale. Nommé Speak2Tweet, le service est présenté par le blog officiel de Google comme «la possibilité pour n'importe qui de tweeter en utilisant simplement une connexion vocale».

On peut en fait appeler trois numéros internationaux (+16504194196 or +390662207294 ou +97316199855). Le message laissé sur ces répondeurs est ensuite téléchargé sur un lecteur audio sur site Saynow, que Google vient d'acquérir. Et c'est un lien vers la page SayNow qui contient le lecteur audio qui est tweeté par le compte @speak2tweet, avec le mot clé #egypt et la date à laquelle le message a été laissé.

On peut écouter les messages soit grâce au compte twitter, soit –sans donc, avoir besoin d'internet–, en appelant ces mêmes numéros de téléphone. Les plus courts durent entre 2 et 4 secondes (certains le temps d'une phrase ou de quelques mots, d'autres clairement un test ou une erreur), et avec une limite bien supérieure à 140 signes avec par exemple ce message de 7 minutes 44 (en arabe).

Reste à savoir si l'initiative de Google, Twitter et SayNow résistera à la censure égyptienne: CNN annonçait lundi 31 au soir que le ministre de l'Information avait affirmé que les réseaux de téléphonie mobile seraient coupés avant la «marche du million» prévue ce mardi au Caire et dans tout le pays. Depuis les premières manifestations le 25 janvier, des gens présents en Egypte ont déjà rapporté des difficultés pour envoyer des sms. Dans un message laissé en anglais sur SayNow, une jeune femme qui dit être au Caire rapporte:

«Je voulais dire au reste du monde que nous avons été déconnectés de notre dernier point de communication avec l'Internet, et qu'il y a une forte rumeur qui dit que nous allons être à nouveau déconnectés des téléphones portables.»

Une nuit place Tahrir

[8h30] [Al Jazeera] Ce lundi 31 au soir, sur la place Tahrir, après une apparition de Mohamed El Baradei, ce sont les citoyens qui ont pris la parole. Cette vidéo d'Al-Jazeera montre ces manifestants ordinaires qui s'expriment sur l'estrade habituellement réservée aux leaders politiques. Un manifestant, Hamza, a souhaité que la révolte s'étende à tout le monde arabe. Le jeune homme a aussi fustigé la télévision d'Etat, qui ignore les manifestations. Un autre, Mustafa, a critiqué les Etats-Unis qui «refusent d'appeler à la démission d'Hosni Moubarak». Selon lui, les Etats-Unis et Israël conspirent pour le maintenir au pouvoir.

Non loin de la scène, des manifestants créatifs remplissaient de détritus des voitures recouvertes d'affiches du parti de Hosni Moubarak. Un peu plus tard, c'est un sympathisant des Frères musulmans, le plus gros parti d'opposition d'Egypte, actuellement interdit, qui a prononcé un discours en leur faveur. Il a appelé à voter pour eux, puis a quitté la scène. Des centaines de manifestants ont passé la nuit sur place, en prévision de la mobilisation d'aujourd'hui.

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Le Fonds monétaire international (FMI) est prêt à aider l'Egypte à reconstruire son économie, a indiqué aujourd'hui le directeur général de l'institution Dominique Strauss-Kahn, alors que ce pays se préparait à des manifestations monstres à l'appel de l'opposition.

L'opposition égyptienne espère réunir aujourd'hui un million de personnes dans les rues du pays, malgré l'annonce la veille d'un nouveau gouvernement et de l'ouverture d'un dialogue, après une semaine de révolte réclamant le départ de Hosni Moubarak.

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