Contre l'instabilité, la solution c'est l'euro
En oubliant l'Europe et en misant tout sur le G20, Nicolas Sarkozy commet une double faute.
- REUTERS/Kacper Pempel -
Lors de sa conférence de presse de présentation de ses objectifs pour le G20, Nicolas Sarkozy n'a pratiquement pas prononcé le mot «Europe». L'Union a été absente. D'ailleurs, sur les écrans de télévision, le drapeau bleu à douze étoiles, placé très à gauche, disparaissait la plupart du temps. On ne voyait, derrière le président français, que l'étendard bleu-blanc-rouge. Ce zapping de l'Europe, tous les chefs d'Etat ou de gouvernement européens le pratiquent désormais naturellement, quand ils ne discourent pas au contraire contre Bruxelles. Tous ont perdu «l'esprit européen», le fait de penser d'abord à l'Union avant de penser à sa nation. Pour sa présidence du G20, cette ignorance de l'Europe est lourde de conséquences: elle est une faute conceptuelle et politique.
L'objectif de Nicolas Sarkozy est louable. Il cherche à stabiliser l'économie mondiale. Le monde est devenu «interdépendant mais trop volatil», les violents à-coups des changes, des Bourses ou des flux de capitaux mettent en péril le développement de la planète. Ce diagnostic, que les officiels français prennent pour établi, mériterait d'être discuté: le prix des matières premières est semble-t-il moins affecté que cela par la spéculation. Mais, globalement, sans doute «l'esprit organisateur» national a-t-il raison: devant ces cycles marqués, trop de pays accumulent des épargnes de précaution, qui créent une mauvaise bulle de liquidités, dont, comme le note Patrick Artus, tout découle: une demande mondiale trop plate, des taux d'intérêt trop bas, des anomalies dans les taux de change et les prix de certains actifs, immobiliers ou matières premières. Bref l'instabilité.
La faute conceptuelle
La faute conceptuelle est de penser que poser le problème au sein du G20 va faire avancer une solution par l'intervention d'un troisième esprit: «l'esprit de coopération». Par mon intermédiaire, moi, Nicolas Sarkozy président du G20, Etats-Unis et Chine vont se parler, on va définir des indicateurs, le gendarme FMI va surveiller, on va mettre des yuans dans les DTS. Ce sera long mais, peu à peu, l'harmonie viendra.
Or il n'en sera rien. Naturellement égoïstes, les Etats-Unis ont encore en 2011 une politique de relance par le déficit et une politique monétaire qui affecte tous les autres, de la Chine au Brésil. Pour créer des emplois et être réélu, le gouvernement Obama se place sur le chemin inverse de ce qu'il faudrait s'il écoutait Sarkozy et coopérait: consommer moins et épargner. Naturellement égoïste, la Chine maintient pour l'essentiel sa stratégie mercantiliste d'exportation. Elle ne réévalue le yuan qu'à pas de tortue puisque cela l'entraîne vers la convertibilité et l'ouverture de son système bancaire, destination qui risque de voir les capitaux des Chinois filer ailleurs et le régime perdre un moyen de contrôle. Bref, la monnaie est affaire de banalisation de la Chine donc de mise en péril de son système politique. On comprend sa lenteur.
La faute politique
Certes, des Etats-Unis épargnant et une Chine consommant, ce beau but finira bien par être approché. Et Nicolas Sarkozy n'a pas tort de vouloir en hâter la marche. Mais l'horizon est lointain. Et le président du G20 s'en remet entièrement au bon vouloir des deux géants. C'est là la faute politique.
Il y a une meilleure conception pour stabiliser l'économie mondiale et une meilleure politique pour peser sur l'histoire: faire l'Europe. L'euro est la seule alternative actuelle au dollar. La monnaie européenne représente un petit tiers des réserves, mais beaucoup moins sur les marchés commerciaux et financiers. La Chine est demandeuse d'un euro fort pour se protéger d'une baisse du dollar, mais, plus largement, pour ne pas se retrouver en face à face seule avec l'Amérique, en clair face à l'autre volatilité, celle, politique, du Congrès.
J'entends: consolider l'euro est un autre sujet que le G20 et Nicolas Sarkozy s'en occupe par ailleurs. Mais non. Il fallait lier les deux sujets et liguer les Européens en force derrière soi avant d'aller à Washington et à Pékin. Mais non. La zone euro est loin d'être sauvée, ses banques sont suspectes, sa croissance est molle, sa structure institutionnelle est pénalisante. La bonne politique pour stabiliser le monde est de relancer un grand programme de reconstruction européenne. Qu'on ne dise pas que les peuples sont contre: c'est faute de leur avoir expliqué que le modèle européen est le meilleur et qu'on va le rénover pour le défendre face aux deux autres grands. Les peuples craignent le déclin? Si on se met dans la main de Barak Obama et Hu Jintao, l'issue sera celle-là.
Eric Le Boucher
Chronique également parue dans Les echos
















































Sauf erreur, encore un papier assez "ptêtbenologue" : "ignorance"
et "faute conceptuelle et politique" ou "objectif louable" ?
Distinguez-vous bien la perte reprochée d'esprit européen
et la stabilisation économique mondiale recherchée, portées malgré
tout par la même tête qui devrait finalement faire d'une pierre deux coups ? Tout en épargnant la figure du président-champion,
le doute pèse sur ses annonces très loin d'aboutir, qui gêneraient
un tant soit peu néanmoins le business si la tournure des sommets
leur donnait la moindre chance de début d'application.
Ne pas risquer le moins du monde de mécontenter la clientèle,
n'est-ce pas ? Ou, peut-être, une espèce de climato-septicisme
devant un désastre pourtant déclaré (sauf pour les habituels profiteurs de crises) ?
Comment dire aimablement que si vous (collectif
pour les commentateurs de la scène économico-politique)
n'êtes pas suspects de bêtise ni de myopie, vous êtes
au minimum des retardateurs de réparation des dégâts
(quand vous ne semblez pas vous satisfaire de leur aggravation)
par votre inertie à conclure à partir des faits qui sortent
à l'échelle mondiale alors que vous êtes (ou prétendez être)
en (rente de ?) situation de mieux les connaître que quiconque ?
Agacement ? A peine et sans doute exagéré après le diagnostic
("tout découle...") d'expert (Artus...) qui vous sert d'argument.
Le prenez-vous pour argent comptant, celui-là, sans le tiédir
à votre sauce ? Il est vrai qu'il sonne déjà comme une lapalissade !
Allez, comme votre papier a l'air de se terminer par un penchant
trop longtemps rare pour l'euro fort, il mérite de ne pas être
complètement étrillé.
En vous rendant, pour terminer aussi, la qualité prise comme telle
de la réinterrogation permanente forcée à vous lire
(à moins, possible, d'être autrement... bouché).
Demitoutenteintement.
Que Polémikoeur me pardonne ce vol de vocable. Cette fois la tentation a été trop forte.
L'ennui lorsque je lis les articles de monsieur Le Boucher, c'est que pratiquement en même temps, je tombe sur l'article d'une personne tout aussi experte, et qui démontre exactement le contraire de ce que préconise monsieur Le Boucher. Aujourd'hui il s'agit d'un interview de monsieur Alain Cotta, professeur émérite de l'université Paris-Dauphine qui vient de publier un livre intitulé : "Sortir de l'euro ou mourir à petit feu".
Lorsque monsieur Le Boucher écrit : "La bonne politique pour stabiliser le monde est de relancer un grand programme de reconstruction européenne." Monsieur Cotta explique que si pendant longtemps, la France a gouverné politiquement l'Europe, aujourd'hui c'est l'Allemagne qui la gouverne économiquement. Or l'Allemagne veut une Europe réduite, sans ces pays dits du Sud où d'ailleurs les Chinois ont pris pied. Sa zone d'expansion économique, désormais, c'est l'Est. La France ne serait gardée que comme un alibi politique, mais elle sera réduite aux services, l'Allemagne gardant sa prééminence industrielle.
Alors qu'aucun pays membre ne désire une politique internationale propre à l'Europe, les instances communautaires, fonctionnant comme une corporation, viennent d'accroître leur pouvoir en nommant un ministre des Affaires Etrangères avec directeur de cabinet et 2 000 postes, le tout sans lever un seul impôt.
Mais que se passerait-il si la France avait à verser 150 milliards d'euros au fond de soutien destiné à faire face aux prochaines débâcles financières grecque ou portugaise ?
Est-ce que notre peuple sera toujours aussi indifférent qu'aujourd'hui ? Ou est-ce que cette indifférence ira jusqu'à des troubles sociaux profonds ?
Pensez sérieusement à vous renseigner avant d'écrire de pareilles inepties.
Le Service Européen pour l'Action Extérieure (SEAE)n'a rien de l'excroissance des "instances communautaires corporatistes" que vous décrivez.
Il est en effet né avec le traité de Lisbonne, élaboré et voté par les Etats membres eux-mêmes. Dites le vous bien : rien, ou presque, en UE, ne se décide sans l'aval des Etats membres, du moins de leur large majorité : nous sommes restés en Europe dans ce même paradigme où les Etats membres, et non les citoyens, décident. On voit bien aujourd'hui l'impasse dans laquelle cela nous mène.
Là où je vous rejoins, c'est lorsque vous affirmez que les Etats membres ne veulent pas d'une politique internationale pour l'Europe. C'est assez vrai, mais je le déplore. En fait, les Etats membres, en mettant en place le Traité de Lisbonne, se sont donné les moyens d'une véritable diplomatie commune, avec notamment la création d'un Haut Représentant de l'UE. Seulement voilà : ils y ont nommé C.Ashton, une parfaite inconnue, monolingue, bien trop proche des intérêts de son pays, la Grande Bretagne - justement pour donner des gages aux Britanniques.
On s'étonne ensuite que la diplomatie européenne n'ai que peu d'envergure...A quand la prochaine crise diplomatique d'importance pour démonter cette ineptie que constitue cette nouvelle manifestation des égoïsmes nationaux à leur état pur ? Pourquoi l'Europe doit-elle toujours se retrouver au pied du mur pour enfin avancer ? Il faudrait sérieusement que nous pensions à sortir du stade de l'enfance.
Enfin, et puisque vous semblez apprécier de sauter ainsi du coq à l'âne, les milliards d'euros que les pays de l'Union Européenne versent à leur membres les plus touchés par la crise ne sont absolument pas "perdus" : leur effondrement serait une catastrophe, même pour la France qui, figurez-vous, ne vis pas en vase clos...
En tant que citoyen lambda de base , l expérience m a appris que la meilleure idée serait premièrement de ne tenir aucun compte de l avis d analystes distingués - Ils ont toujours raison après - Tant que les politiques ne prennent aucune mesure pour mettre au pas ,les banques qui spéculent et les instituts financiers qui jouent avec les monnaies les dérivés , les turbo , les warrants et autres produits de cet acabit, la situation ne fera qu empirer -
Je croyais qu'il était tout à fait clair que dans ce commentaire, je n'exprimais pas ma propre pensée, mais ce que j'avais retenu d'un interview de monsieur Alain Cotta.
Puisque vous pensez que ce sont des inepties, après l'avoir écouté, vous pourrez le lui dire directement, ce qui à mon sens sera certainement plus efficace que de vous en prendre à moi.
http://www.wat.tv/video/alain-cotta-sortir-euro-ou-3813d_2vjmt_.html
Pauvre Euro. Hier 'trop faible', aujourd'hui 'trop fort'. Recherché par les petits, honni par les souverainistes, compris par peu.
Mais là!
Eric Le Boucher est à féliciter pour son enthousiasme envers cette monnaie exceptionnelle qui, malgré le scepticisme des 'Nonistes', est en train de creuser une place unique dans l'histoire économique – et politique – de l'humanité.
Un 'pooling' (pot commun) volontaire des ressources, les grands aidant les petits, les riches aidant les pauvres, les adultes aidant les adolescents. Romantisme? Les moralistes de tous poils m'ont toujours dit que c'était quelque chose de bien de faire ainsi. Nécessité en tout cas. Et ça marche!
Nos légions de vaillants conservateurs sont hélas incapables de conceptualiser ce qui n'est pas déjà sous forme d'un monument en bronze entouré de drapeaux avec fanfares.
Les conservateurs de gauche et de droite refusent d'avouer que sans cette monnaie commune, la plupart des pays européens aujourd'hui – dont la France – se seraient retrouvés en 1935 après ce qui s'est passé en dehors de notre Union l'année dernière. Avec l'Euro on a une chance de survivre en 2011 face aux nouveaux grands de la planète.
Mais pour comprendre cela, il faut être un peu visionnaire – quelque chose que les conservateurs, ces romantiques du passé, ces non voyants de l'avenir qui avancent le regard fixé fermement vers l'arrière, ne le seront jamais.
J'ai toujours du mal à comprendre la 'prose-poésie' de Polémikoeur, mon français n'est pas à son hauteur. C'est sûrement quelqu'un de très doué. Quant à la « conservatrice du slate.fr » (ses mots), elle est cohérente dans ses archaïsmes. Je regrette vivement toutefois que pour bâtir cette Europe qu'il nous faut, il faut ramer contre des équipiers pareils.
"Un 'pooling' (pot commun) volontaire des ressources, les grands aidant les petits, les riches aidant les pauvres, les adultes aidant les adolescents."
Certes, certes...mais les "grands" ont tout intérêt à "aider les petits" : leurs banques et leurs entreprises y sont engagées. Une déroute financière de ces "petits pays" en questions aurait un impact autrement plus dévastateur qu'une simple aide financière.
On ne peut faire l'Europe sans un idéal, j'en conviens parfaitement, mais il y a derrière la construction européenne des intérêts sonnants et trébuchants.
Cher Peter Droit (*), ce n'est, peut-être et seulement,
qu'un peu plus à votre gauche que vous trouverez
des clés d'une compréhension, heureusement
optionnelle, des petits délires de votre serviteur.
L'Europe "qu'il nous faut", même si vous avez de la peine
à le croire est une conviction partagée. Jusque dans ce qui
n'est qu'une impression : que sa monnaie ne doit pas suivre
le dollar (ou autre !) dans sa chute en spirale chronique
pas abus de la presse à billets. Qu'il puisse subsister
des divergences quant à la nature du "qu'il nous faut"
entre le grand marché sans autre loi que la sienne
et quelque chose de plus social et jacobiniste,
est-il un obstacle insurmontable ?
(*) Jumanjokely, si vous permettez ce pari
que vous vous sous-estimez autant
que vous créditez de don indu
le funambule qui vous salue ;> )
En 1917, les paquets d'emprunts russes se vendaient au poids du papier.
Après la grande éruption tant attendue de l'Etna de la Bourse Mondiale, on déblaiera les ordinateurs des ruines des "salles de marché" de la façon habituelle : on les enverra dans des pays tropicaux pour qu'ils y soient "recyclés" : rien de bien dramatique !
Avec la finance, on trouve toujours une solution pour la balayer sous le tapis, le peuple,lui,est beaucoup plus récalcitrant et ce qui m'inquiète nettement plus, c'est l'augmentation palpable durant ces dernières semaines de la tension sociale dans les pays d'Europe, ici au Nord de la Méditerranée. Humant l'air du temps sur le Forum, et malgré le pain des Resto du Coeur et les jeux de TF1, je ne suis pas certain que les colonnes du Temple soient beaucoup plus stables et solides en France qu'en Tunisie ou en Égypte...
Ce qui est ironique, c'est que ce pauvre Mr Sarkozy, tout comme son collègue Obama, ne sont même plus des présidents de plein exercice, mais des "proconsuls" qui mettent en œuvre la politique qui est décidée par Mr DSK (Dominique Strauss-Kahn) au FMI, Mr Pascal Lamy à l'OMC et ce bon Mr Barroso à la Commission Européenne. Il y a encore un "étage" supérieur, mais là, ce ne sont que quelques banquiers et gestionnaires de fonds dont le visage est inconnu du public.
Et c'est la consternation qui vous étreint lorsque vous apprenez que le projet de l'institution médiatico-politique en France, constatant que l'actuel président n'a absolument plus aucune chance d'être réélu en 2012, est d'introniser César lui-même (DSK) à la tête du pays...
Je vois donc très bien ce cher Dominique jouer de la lyre depuis la terrasse de son palais de l'Elysée, pour célébrer le spectacle de Paris dans le feu de la Révolution....
Eeeh psst, ce sont les Francs-mac' qui dirigent tout ça !
Sérieusement...Barroso ne décide rien, il est à la botte des Etats. Un bon président de la Commission, comme l'était J.Delors, aurait un rôle d'impulsion au service de l'intérêt général européen. Ce n'est pas du tout le cas de Barroso qui répond à ce qu'exigent de lui M.Sarkozy, Mme Merkel, M. Cameron et tutti quanti, qui ne l'oublions pas l'ont nommé.
Si vous vous renseignez un peu, vous vous rendrez compte que la Commission européenne ne décide de rien, elle ne fait que proposer et appliquer (Cf...les traités européens).
Encore un article pathetique sur l’euro de la part de Mr Le Boucher. C’est d’autant plus navrant parce qu’ecrit par un docteur en economie…
“le prix des matières premières est semble-t-il moins affecté que cela par la speculation”
Prix du baril de petrole:
2003: ~$30
2007: ~$70
2008: ~$130
2009: ~$40
Aujourd’hui: $90
En tant qu’economiste, j’imagine que vous n’ignorez pas que ces fluctuations ne sont pas uniquement dues aux variations de l’offre ou de la demande… Je pourrais multiplier les exemples pour pratiquement toutes les matieres premieres, mais bon, l’exemple ci-dessus, avec des variations de prix de 1 a 4, suffit a discrediter votre argument.
“Naturellement égoïstes, les Etats-Unis ont encore en 2011 une politique de relance par le déficit et une politique monétaire qui affecte tous les autres”… “Naturellement égoïste, la Chine maintient pour l'essentiel sa stratégie mercantiliste d'exportation.”
Pouvez-vous nous citer un pays sur terre qui ferait passer ses interets (bien evidemment mercantilistes) en second, pour le bien etre de celui des autres? J’ai beau chercher, je ne vois pas… On aime bien se parer de vertu en Europe, mais en realite, nous ne sommes pas mieux nip ire que les autres…
“Elle ne réévalue le yuan qu'à pas de tortue puisque cela l'entraîne vers la convertibilité et l'ouverture de son système bancaire, destination qui risque de voir les capitaux des Chinois filer ailleurs et le régime perdre un moyen de contrôle.”
Etonnant que vous ne posiez pas la question suivante: Comment se fait-il que la France est abandonne le droit fundamental d’emettre et de controler sa propre monnaie? Pourquoi n’y a t’il aucune analyse serieuse et objective faite des effets reels de l’euro sur l’economie francaise. Il suffit de regarder l’evolution de la balance commerciale francaise depuis 2003 pour s’en convaincre (http://lekiosque.finances.gouv.fr/AppChiffre/etudes/tableaux/historic_FAB_FAB.htm). Evidemment, l’Allemagne etant le meilleure exemple, l’euro n’est pas responsable de tous nos malheurs, mais il l’est en grande partie quand il s’agit de la Grece, de L’Irlande, de l’Espagne… L’exces d’epargne allemande a cree les bulles dans ces pays, et ces pays n’ont rien pu faire puisque n’ayant aucun controle sur la monnaie. Le Bresil, Israel et… la Chine ont eux les outils necessaires…
“La Chine est demandeuse d'un euro fort”. Ecrire cela, c’est comme ecrire qu’un enfant aime les bonbons. Un euro fort permet a la Chine de fourguer a l’europe sa merchandise produite avec une monnaie sous-evaluee… Mais bon, en Europe, il faut lutter contre l’inflation, alors que la croissance des salaires est nulle!
Dans sa conception, l’euro est un desastre pour toutes les economies europeennes sauf pour l’Allemagne. Nos pays sont trop different, nos politiques economiques trop eloignees pour que partager la meme monnaie soit logique. L’euro n’est pas necessaire, d’autres pays (Suisse, Suede, Norvege, Israel, Canada, Australie, Bresil) s’en sorte tres bien sans une monnaie dite “de reserve”. La France doit retrouver son independence monetaire, sous peine de continuer sur notre declin actuel, contrairement a ce que veulent nous faire croire nos “brilliants economists” tells Mr Legendre…
Non!
La solution pour sortir notre pays de la crise où il s'enfonce un peu plus chaque jour depuis 10 ans, est de rejeter l'euro et revenir à notre monnaie nationale.
Il est à noter que M. Sarkozy semble avoir une frousse bleu que l'on le lui demande car en effet depuis le début de cette année, il a par deux fois dans ses discours insisté sur le fait que l'on ne quitterai pas la zone euro.
A mon avis il sent le vent venir.
Nous devons profiter de ce vent de changement qui souffle pour descendre dans la rue et exiger le retour au franc.
NOUS N'AVONS PAS A PAYER POUR LES ERREURS DES BANQUES.
Quand au discours qui consiste à dire que le retour du franc serait une catastrophe, il a déjà été servi lors de l'entrée dans l'euro.
On a vu !
Ah bon? Qui paie alors pour la faillite du Crédit Lyonnais - qui a eu lieu en bons vieux francs......!
Il n'y a aucun rapport entre la crise bancaire récente et l'Euro si ce n'est que grâce à l'Euro nous nous en sortons plus au moins indemnes!
Mon très cher Peter,
Toujours fidele au poste, vaillant et ardent défenseur de l'euro...
"Il n'y a aucun rapport entre la crise bancaire récente et l'Euro" oui, c'est vrai! Quoi que l'euro a quand même aide la spéculation intra-européenne en supprimant barrières et contrôles…
"si ce n'est que grâce à l'Euro nous nous en sortons plus au moins indemnes! "
Pour une fois, mon très cher Peter que plus jamais je n’insulterai, donnez moi un argument convaincant qui m’explique en quoi ce que vous affirmez est vrai, en quoi l’euro nous a protégé, en quoi l’euro a aidé notre commerce extérieur, en quoi l’euro nous a protégé contre l’augmentation phénoménale de certains prix (café, pain, par exemple). S’il vous plait, éclairez-moi parce que je ne vois pas…
Et si l’euro nous a tant protégés, expliquez-moi comment se fait-il que des pays comme le Danemark, la Suède, Israël, le Canada ou la Suisse s’en sortent très bien économiquement sans avoir le privilège de partager notre Saint Euro ?
Argumentez, je ne demande qu’a être convaincu…