Messieurs, votre pénis n'est plus un problème
Mal-aimé de la libération sexuelle, le pénis doit désormais être redéfini une bonne fois pour toute pour ce qu'il est: une source de plaisir, mais parmi d'autres.
Sale temps pour la bite. «Parfois, j’ai l’impression que ma queue ne sert plus à rien», «A quoi bon l’avoir grosse si elle ne procure aucun plaisir?», «Quand on voit les statistiques sur l’orgasme féminin, ça fait débander direct…»: ces paroles d’hommes en disent long sur l’actuelle morosité du climat sexuel masculin. Ils doutent et s’interrogent. Tandis que la dissociation entre sexualité et reproduction achève de bouleverser les règles du jeu, l’homme nouveau doit faire face au déclin de ce qui fut, au cours des siècles, le fondement même de sa toute-puissance sexuelle: la pénétration.
Cette crise est-elle réellement une surprise? L’histoire tend à prouver qu’un krach n’est jamais inattendu: il existe quantité de signes annonciateurs, pour qui veut bien se donner la peine de les décrypter. La crise du pénis, comme toutes les autres, était largement prévisible.
Première alerte, en 1976. La chercheuse Shere Hite [1] gifle des millions d’hommes éberlués avec son rapport portant sur la sexualité féminine: non, la pénétration ne fait pas forcément jouir les femmes. L’outil principal de la jouissance féminine est en fait le clitoris qui, adroitement stimulé, procure un véritable orgasme. Des centaines de milliers d’hommes contemplent alors leur pénis d’un œil accusateur.
L’arrivée sur le marché des premiers contraceptifs hormonaux avait déjà porté un coup très rude à la pénétration: expurgée de sa fonction reproductrice, elle était simplement devenue une source de plaisir. Cette reconversion de fait, a priori confortable pour les hommes qui se voyaient ainsi libérés de l’obligation de pratiquer le coïtus interruptus, eut pourtant des effets pervers: contre toute attente, l’affranchissement contraceptif provoqua des troubles érectiles chez certains hommes [2].
Pour autant, cette évolution laissait à la pénétration une certaine raison d’être, du moins en théorie: une fois les baisers et les préliminaires accomplis, le «vrai» rapport sexuel, dont la pénétration constituait l’acte paroxystique, promettait aux deux partenaires plénitude et satisfaction sexuelle. Avec Shere Hite, cette illusion s’écroule.
Le coup de grâce: l’anatomie féminine dans son assassine splendeur
Au fil des années, les révélations s’enchaînent: on apprend ainsi que le clitoris est doté de volumineuses ramifications internes [3] (nombreux étant les professionnels à s’en attribuer la découverte), que le vagin, très peu innervé, n’est pas la voie la plus simple pour parvenir à l’orgasme, et que pas moins de 40% des femmes affirment que la pénétration n’est pas nécessaire à un rapport sexuel satisfaisant, comme en témoigne Yves Ferroul [4].
La pénétration peut donc être source de plaisir, voire d’orgasme pour les femmes, mais ce n’est ni systématique ni obligatoire, contrairement à ce qui était affirmé avant que l’accès à l’information en matière de sexualité se démocratise, et que les recherches démontrent l’inexactitude des théories freudiennes relatives à l’orgasme féminin (il établissait une différence entre l’orgasme vaginal, considéré comme celui de la femme sexuellement mature, et l’orgasme clitoridien, résultat d’un plaisir immature).
La certitude anatomique d’un orgasme unique, toujours d’inspiration clitoridienne mais pouvant être ressenti de multiples façons –y compris au niveau du vagin–, semble donc ouvrir la voie à une sexualité plus riche et plus équitable: la pénétration ne ferait donc pas forcément jouir toutes les femmes? Et alors? Ce n’est pas un drame… Mieux, celles qui auparavant culpabilisaient de ne pas ressentir d’orgasme pendant le coït vaginal sont maintenant conscientes d’être parfaitement normales.
On pourrait penser que tout cela encourage globalement le couple à enrichir l’échange érotique et à se pencher sur d’autres pratiques, sources reconnues d’orgasmes pour les femmes (masturbation, cunnilingus…), tout en pratiquant la pénétration par plaisir. L’accès à une information pertinente concernant l’anatomie féminine laisse donc entrevoir la disparition progressive de la hiérarchisation des pratiques sexuelles, faisant de la pénétration un plaisir parmi d’autres.
Hélas, la survivance du mythe de l’orgasme vaginal, et des acrobatiques positions permettant de l’atteindre, pousse encore des apprentis contorsionnistes à se briser les reins dans l’hypothétique espoir de voir le ramonage acharné porter ses fruits. Peine perdue: une langue un peu habile, des doigts judicieusement placés ou un sextoy bien conçu apportent confirmation que le clitoris est bien la star de l’orgasme féminin et que ce n’est pas une mode éphémère.
Pénis et gestion de crise: le facteur générationnel
Comment les hommes gèrent-ils cette relégation de la pénétration en seconde division? Pas trop mal pour les trentenaires et quarantenaires, que l’on suppose pourtant imprégnés par les stéréotypes de la pornographie (pelotage de seins + fellation + pénétration vaginale intensive pendant un quart d’heure = orgasme bruyant de Madame, suivi d’une gratifiante éjaculation faciale pour solidifier son brushing); un peu moins bien pour les quinquas.
Cela ne fait pas pour autant des trentenaires des amants idéaux —on ne saurait généraliser les aptitudes sexuelles et érotiques d’un homme en fonction de son âge— on peut estimer qu’ils gèrent bien les conceptions modernes du jeu érotique, car ils ont abordé la sexualité aux côtés de femmes déjà émancipées: celles qui avaient 20 ans dans les années 1990, ou en 2000. Ces filles de la révolution sexuelle connaissent bien leur corps et n’ont pas eu à repenser totalement leur vision du sexe, du couple, et de la communication entre hommes et femmes qui concernaient plutôt la génération précédente.
Concevant spontanément l’acte sexuel comme un moment d’échange érotique, ces hommes «jeunes» considèrent leur pénis comme un instrument de plaisir plutôt qu’un outil de puissance: nul besoin de s’acharner sur la pénétration pour se sentir les rois du monde. Puisqu’ils ont évolué dans une société reconnaissant officiellement aux femmes le droit d’exprimer leurs désirs, il est donc naturel pour eux d’entendre leurs partenaires partager ce qu’elles attendent d’un rapport sexuel, leurs préférences, leurs envies…
Le désespoir d'une génération
Et ce dialogue peut parfois révéler que la pénétration n’est pas forcément la voie royale vers l’orgasme sans que cela ne remette en question les qualités de l’homme en tant qu’amant. La pénétration, envisagée comme un plaisir parmi d’autres, ne pèse pas la même charge symbolique que pour la génération des cinquantenaires et plus, touchés de plein fouet par la crise du pénis.
Jeunes adultes en 1980, dans une société émergeant tout juste du choc de la libération sexuelle des femmes, ils ont certes pu constater la révolution en marche et l’essor de la communication autour de la sexualité féminine; mais si les mouvements féministes étaient effectivement en pleine expansion, ils n’avaient pas encore concrètement et durablement imprégné la société.
Les cinquantenaires d’aujourd’hui n’ont donc pas forcément côtoyé dès le début de leur vie sexuelle des femmes pour qui l’émancipation érotique était totalement acquise. Et leur «norme sexuelle» est longtemps restée très classique. Ils ne savent donc pas toujours comment gérer la transition vers une sexualité moins phallique.
En témoignent ces propos empreints d’indignation et de désespoir: «“Si 95 fois sur 100 la femme s’emmerde en baisant”, comme l’affirmait Brassens, que faut-il donc faire pour que nos chères et tendres fassent partie des 5% restants? Si le pénis ne les fait pas forcément jouir, il n’en reste pas moins qu’il nous fait jouir NOUS! Alors, on fait quoi? Est-il tout de même possible d’envisager un rapport sexuel épanouissant pour les deux partenaires?»
Pour la majorité de ces hommes désorientés par la nouvelle donne du plaisir féminin, le désir de procurer un orgasme à la partenaire est sincère. Mais comme ils sont persuadés que c’est avec leur pénis ET par pénétration vaginale qu’ils doivent y parvenir, ils se trouvent un peu démunis: «Par le pénis tu jouiras, Femme, ou tu ne jouiras point, non que je m’y oppose, mais euh… Je ne vois pas trop ce que je peux te proposer d’autre: tout le reste, ce sont des préliminaires, non?».
On note toutefois que pour les hommes ouverts d’esprit, attentifs, et se trouvant face à une partenaire qui exprime clairement ses désirs, la transition s’effectue en douceur et les pratiques telles que le cunnilingus et la masturbation prennent alors leur place dans l’échange érotique en tant que sources d’orgasmes à part entière, enrichissant la sexualité sans dévaloriser le rôle masculin.
La pénétration vaginale, condamnée à mort par l’orgasme féminin?
Il semblerait que non, finalement: au terme d’une période transitoire dont on souhaite qu’elle prenne fin au plus vite, la crise du pénis pourrait bien s’avérer profitable au couple hétérosexuel, et constituer une passerelle vers la pénétration enfin affranchie des contraintes historiques et sociales: oubliée la crainte de procréer sans le faire exprès, oublié le défi orgasmique parfois difficile à relever, oubliés les malentendus érotiques, et surtout oubliée l’obligation pour Madame de simuler l’orgasme pour mettre un terme à une (trop) longue chevauchée: chacun est libre de prendre et donner du plaisir à sa guise, l’orgasme féminin étant enfin affranchi de la prépondérance freudienne dans la psychologie féminine, qui survalorisait le coït vaginal.
Le pénis, involontairement malmené par les évidences anatomiques féminines, a donc vu sa fonction de déclencheur d’orgasmes reculer face aux diverses manières de procurer du plaisir à une femme. Mais que cela ne prive pas les hommes de savourer le plaisir de la pénétration sans culpabiliser, ni se sentir seuls dans le cas où leur partenaire n’en tirerait pas d’orgasme: même si l’on sait aujourd’hui qu’elle ne fait pas systématiquement jouir les femmes, la pénétration a sa place dans la relation sexuelle, et les hommes devraient pouvoir savourer cette pratique pour ce qu’elle est: une source de plaisir, diversement partagé selon les partenaires. Et le droit au plaisir, revendication du féminisme, ne vaut-il pas également pour les hommes?
Gaëlle-Marie Zimmermann
[1] Le Nouveau Rapport Hite, L'enquête la plus révolutionnaire jamais menée sur la sexualité féminine, Shere Hite, Théo Carlier, Catherine Vacherat. Editions Robert Laffont, 2002.
[2] Suzanne Képès, Le corps libéré, psychosomatique de la sexualité, Editions La Découverte, 2003.
[3] Jambes (les « crura »), bulbes vestibulaire ou corps caverneux, le tout enserrant l’urètre et le vagin et mesurant une bonne dizaine de centimètres.
[4] Sexologue, auteur du livre Le secret des femmes – Voyage au cœur du plaisir et de la jouissance, avec Elisa Brune. Editions Odile Jacob, 2010.













































Surtout la conclusion "Et le droit au plaisir, revendication du féminisme, ne vaut-il pas également pour les hommes?" :)
Bon plus sérieusement ça veut dire qu'il reste 60 % de femmes qui pensent différemment, donc ça laisse songeur. Et surtout on se demande pourquoi l'auteur commence avec un titre "choc" ? "Messieurs votre pénis n'est plus un problème" ? Ah bon, parce qu'il l'était ? Surtout quand on sait que le pénis peut servir à bien d'autres choses que la pénétration : fellation pour le plaisir bucal, sodomie pour le plaisir anal, caresse clitoridienne, caresse des seins, etc. Le bout du pénis est très doux et bien lubrifié, n'en déplaise aux féministes ! J'ai eu pour partenaire une femme qui aimait vraiment beaucoup le sexe, presque nympho, qui enchainait les partenaires, elles avait de nombreux sex toys et pourtant elle les laisse au fond du tiroir, pour leur préférer des mâles. Ok ce n'est qu'un exemple, mais il y en a d'autres parmi les femmes que j'ai eu le plaisir de connaître intimement. Certaines femmes adorent les doigts et la langue, d'autres aiment moins et veulent vraiment la pénétration si on fait de bons préliminaires avant avec d'autres partie de notre corps (caresses avec les paumes, le nez, les lèvres, le bout des dents, etc.)
Conclusion 1 : désolé, chère Gaëlle-Marie, mais le pénis n'est pas et n'a jamais été un problème, sauf peut-être pour les lesbiennes, et encore là quand on voit les ceintures godemiché qu'elles utilisent.
"Mal-aimé de la libération sexuelle, le pénis doit désormais être redéfini une bonne fois pour toute pour ce qu'il est: une source de plaisir, mais parmi d'autres." Non... pour la femme c'est un "allié" qui aide à recevoir du plaisir de différentes façons (énumérées ci-dessus) et pour l'homme c'est souvent sa plus grande source de plaisir. Je dirais plutôt le bien-aimé de la sexualité ! En revanche peut-être qu'on pourrait dire que le vagin est le mal-aimé de la libération sexuelle pour les "pures" clitoridiennes, si cela existe vraiment.
Et quand j'ai lu cela : l’orgasme féminin étant enfin affranchi de la prépondérance freudienne dans la psychologie féminine, qui survalorisait le coït vaginal. AH AH AH tu crois vraiment que toutes les femmes ont lu Freud ? Tu vas me répondre - blabla indirectement influencées par la culture et blablabla - et je te dirais que certaines n'ont pas été touchées par cette "culture freudienne". Mais pour faire simple quand ma copine a un orgasme, la provenance de ce dernier m'importe peu... et qui s'en soucie vraiment d'ailleurs ?
Encore un petit moment de rire : "il est donc naturel pour eux d’entendre leurs partenaires partager ce qu’elles attendent d’un rapport sexuel, leurs préférences, leurs envies… " la grande majorité des femmes ont horreur et/ou rechignent à dire ce dont elles ont vraiment envie, car la plupart, il me semble aime tellement qu'on devine ce qu'elles aiment, ou peut-être est-ce parce qu'elles aiment nous voir essayer (pour décupler leur plaisir dans l'attente) ?
Enfin je me refuse à utiliser le mot "outil" aucun être humain, ni aucun organe ou partie du corps ne devrait recevoir ce nom ou surnom.
Tu sais quoi Gaëlle-Marie, malgré ta conclusion qui ressemble plus à un pansement affectif destiné aux hommes (mais non ne vous inquiétez pas les petits, votre bite peut encore servir pour votre propre plaisir, mais madame pour vraiment jouir elle a besoin d'un vibro stimu. clito.).
Extraits choisis et ridicules : "l’homme nouveau doit faire face au déclin de ce qui fut, au cours des siècles, le fondement même de sa toute-puissance sexuelle: la pénétration." Ah ah ... ! "Cette crise est-elle réellement une surprise? L’histoire tend à prouver qu’un krach n’est jamais inattendu: il existe quantité de signes annonciateurs, pour qui veut bien se donner la peine de les décrypter. La crise du pénis, comme toutes les autres, était largement prévisible." Association du sexe et de l'économie (crise de 2008) ? Jeu de mots au niveau de la bourse et des bourses ? "La chercheuse Shere Hite [1] gifle des millions d’hommes éberlués" Une figure de style qui annonce la violence et le manque de pertinence de l'article entier. "l’on suppose pourtant imprégnés par les stéréotypes de la pornographie (pelotage de seins + fellation + pénétration vaginale intensive pendant un quart d’heure = orgasme bruyant de Madame, suivi d’une gratifiante éjaculation faciale pour solidifier son brushing)" Imprégnés ? Voudrais-tu nous faire croire que les hommes sont incapables de dissocier la fiction de ce qu'il voient dans une vidéo, de la réalité ? Ou c'est justement ce que tu aimerais qu'il se passe ?
Bref votre article ressemble plus à une pub pour sex-toy qui dit que le pénétration n'est qu'une source de plaisir parmi d'autres et donc qu'on peut fort bien la remplacer. Ce à quoi je me permets de répondre. C'est fort malhonnête et vous risquer de frustrer bon nombre de femmes et d'hommes.
Le plus énervant étant ce paragraphe : "l’on suppose pourtant imprégnés par les stéréotypes de la pornographie (pelotage de seins + fellation + pénétration vaginale intensive pendant un quart d’heure = orgasme bruyant de Madame, suivi d’une gratifiante éjaculation faciale pour solidifier son brushing)"
A chaque fois que je lis un article traitant de la sexualité les hommes semblent toujours être des gros bourrin qui ne veulent rien qu'a refaire des scènes pornos... c'est un peu simpliste comme analyse, mais comme on dis : les stéréotypes ont la vie dure (;))
à la fin de la lecture de votre article, il me prend une irrépressible envie de m'inscrire en faux contre les commentaires masculins ci-dessus et de m'étaler un peu dans les multiples raisons qui me font aimer votre article. Je n'en donnerai que les plus importantes car ça pourrait durer longtemps et il faut bien que je retourne bosser.
D'abord, il apporte de la vie dans une presse qui fait trop souvent son orgueil de ne commenter que ce qu'il y a de "sérieux" : la politique, l'international, l'environnement etc ou de lucratif: les faits divers, le prix de la baguette, les articles brossant les jugements formulés à l'emporte pièce par les puissants dans le sens du poil : le seul qui fait briller à la fois le brossé et le brosseur etc. (je ne parle pas de slate en particulier, sauf peut être d'Eric le Boucher).
Il parle d'une vie qui, au-delà de la presse semble bannie, du quotidien et des rapports sociaux : car si les hommes échangent volontiers sur le nombre, la fréquence de leurs rapports sexuels, les fantasmes accomplis, ils sont bien moins loquace quant à leur qualité. Il suffit pour s'en convaincre d'aborder avec eux le sujet du plaisir, rarement distingué de l'excitation elle-même ce qui au vu de ma propre expérience, me paraît être un désastre. Je ne pense pas que ça aille d'ailleurs beaucoup mieux chez les filles ...
On ne parle plus de plaisir car c'est finalement le cœur du tabou et de la culpabilité judéo-chrétiens dont on a vendu les peaux bien trop tôt. On en parle plus, car l'objectif, avouons le, n'est souvent pas tant de prendre le plaisir comme il vient (et il vient parfois mal) que de se conformer à un idéal, à un simple archétype dictée par des logiques consuméristes et commerciales (ajouter des conquêtes à son palmarès et avoir une belle voiture ou une robe de grand couturier ...). Le plaisir se raconte à la rigueur, alors que le sex toy à 99 Francs, peut trôner comme le trophée d'une supposée libération sexuelle.
Bref notre société se gave de fantasme pour nourrir son orgueil et abandonne toute satisfaction profonde en boudant le plaisir authentique qui au fond reste un mystère car pendant l'acte, vers quoi se tourne la conscience ? Les sensations charnelles ou les visions de l'esprit que procurent les fantasmes (et aussi les peurs !) et qui semblent seuls donner du sens à l'ate.
C'est un bonheur aussi de voir reconnue la responsabilité de chacun : la condition au plaisir authentique est une communication franche et ouverte sur le sujet. Mais combien de fois ai-je découvert à ma grande surprise qu'une activité sexuelle qui néglige le plaisir de Phallus un moment surprend voire choque une partenaire qu'on aurait pas dit farouche et précieuse. Et même oserais-je dire qu'il m'a semblé parfois voire des filles se complaire dans le plaisir que leur procure la soumission aux vieux clichés parce que leur éducation au plaisir ne leur permettait pas d'en penser une autre de manière crédible.
Haro sur le dragon des imaginaires imbéciles ! Sus aux anciens Dieux morbides ! Vive le plaisir charnel authentique et que débande si je faiblis : je saurai laisser ma lance et boire son plaisir au calice !
Merci encore,
PS : désolé si je n'ai pas d'études à citer "sinon "Darek Dysiast, ma courte vie, ma petite œuvre" aux édition "vous êtes priés de me croire") mais je ne suis pas payé pour ça moi. En plus je suis très en retard là où justement on me paye (mal).
Donc j'irais à l'essentiel : au dernier ressencement il a été démontré que le vagin d'une femme possède 8 points de plaisir et donc souvent d'orgasme s'ils sont bien stimulé.
J'ai adoré le ton de tous les messages comme celui de l'article mais ce qui est remis en question est "le pénis et l'homme" et "le vagin et la femme". On se pose la question de savoir si les deux peuvent encore se donner du plaisir l'un dans l'autre. Pour ma part, je me demande comment on peut trouver une source de plaisir en sautant sur le type ou la nana a qui on a donné rdv dans un bar à l'issue de qq échanges sur la toile. Ou que l'on finis la soirée dans le même lit d'un type qu'on ne connaissait pas 5h plus tôt. De cette manière il est très difficile, je pense, de trouver ou retrouver ou découvrir le fameux "lacher prise" avec un ou une inconnu.
Bon, je reviens donc à notre corps à tous. Oui, le vagin est source de plaisir, oui, le clitoris aussi oui, et oui aussi pour le pénis. On commence juste à parler maintenant de la prostate qui caressé correctement emmène l'homme dans un sacré orgasme... Pourquoi donc délaissé une partie du corps sous prétexte d'un effet de mode ou de pratique de rencontre peu propice à une découverte totale. Des rencontres avec un passage à l'acte rapide qui donne surtout l'envie d'aller droit au plaisir "facile".
A ce rythme la on va finir par se reproduire avec l'aide d'éprouvette et se masturber cote à cote en regardant un film x.
Tout est bon à prendre dans nos corps aux multiples facettes et moi aussi, comme Egyde V" je ris. J'espère surtout que mes consoeurs arriveront à trouver qq points des 8 cités plus haut ET qu'elles n'oublieront pas leurs clitos pour autant.
A force de lire ce genre de nos choses, nos mecs vont telment douté d'eux même et de l'intérêt de leur sexe que nous allons nous retrouvé avec des impuissants potentiels et de grandes frigides qui auront la trouille d'une pénétration qui devrait être "à coup sur" des aller retour ennuyeux pour n'aboutir à rien ou pas grand chose.
A quand les explications d'un maman à sa fille de "comment bien dresser sa liste de courses durant les qq minutes obligatoires du coït" ?
Donc si on en croit l'article, depuis les moyens de contraceptions le sexe de l'homme a perdu de son utilité première ?? Donc, après 40 ans ou bien dés que l'on ne veut plus d'enfants on ne baise plus ??
J'appelle tout cela de la branlette de cervelet ! Et ca me donne l'impression de parler de dépression et d'antidépresseur : on soigne le résultat sans soigner la raison, le motif premier !!
Une queue reste une queue et sa place est bien dans un vagin. Sa place est bien pour caresser le corps tout entier d'une femme. Son aspect doux est parfait pour chaque zone érogène.
Si les femmes peuvent effectivement se passer des "bites" pour accéder au plaisir, je rappelle que les hommes aussi peuvent se passer du vagin. Avec un autre homme évidement, pour ceux qui aiment, mais aussi tout simplement tous seuls en découvrant leur point G, à savoir leur prostate et les plaisirs qu'elle procure, beaucoup plus intenses au demeurant que ceux que peuvent procurer une bonne vieille pénétration. Un simple Aneros, ou équivalent, et, à l'instar des femmes avec leur sex toy, le problème de l'accès au plaisir, autonome, gratuit, sans risque et sans problème, est résolu. Un partout, la balle au centre. Et alors ?
Pour ce qui est de l'orgasme féminin par pénétration vous n'évoquez que la pénétration vaginale alors qu'il est avéré que la pénétration anale, lorsque'elle est acceptée et bien amenée, est beaucoup plus efficace. Seriez vous lesbienne ? Je n'ai rien contre les lesbiennes mais il faut bien avouer qu'elles ne sont pas les mieux placées pour parler de pénétration masculine.
Concernant la pénétration vaginale elle même mon expérience personnelle, qui est assez vaste, m'a appris que l'orgasme féminin par cette voie n'est pas une question de centimètres, comme le pensent à tord beaucoup d'hommes, mais une question... de temps. Parmi les centaines de femmes que j'ai eu l’occasion de connaitre bibliquement celles qui n'eurent aucune ou peu de réactions après 30, 45 ou 60 minutes de pénétration furent extrêmement peu nombreuses. Evidemment, par la suite, l'orgasme est atteint de plus en plus rapidement jusqu'à aboutir à ce fameux orgasme multiple qui à chaque fois me remplit d'humilité quand aux possibilités sexuelles de la femme par rapport à l'homme.
Il est évident que les fameuses huit minutes à 10 minutes hors les préliminaires, ne peuvent suffire à une femme non expérimentée pour parvenir à un quelconque orgasme. Si en plus l'homme s'y prend mal, se prend pour un lapin, ou pire un taureau furieux, je comprends que ces dames se tournent de plus en plus vers les sex toys ... ou leurs copines.
Pour ce qui est du plaisir clitoridien que l'homme peut prodiguer avec ses mains ou sa bouche je considère personnellement que cela fait partie obligatoirement des préliminaires. Mais cela ne saurait suffire, à moins d'avoir des problèmes érectiles, ou une vocation lesbienne rentrée.
Une dernière remarque pour finir : depuis quelques décennies les hommes ont fait des efforts louables pour apprendre à connaitre la sexualité féminine, pour faire passer leur plaisir après celui de leur partenaire, pour apprendre à découvrir d'abord, à manier délicatement ensuite le clitoris, pour amener enfin, le plus souvent possible, leur partenaire à l'orgasme. En revanche les femmes, quant à elles, me semblent n'avoir fait que très peu progrès dans la façon de manier le pénis. Que ce soit avec leur bouche ou avec leur mains. Donc, on masturbe comme on trait une vache et on suce avec la bouche sèche, ce qui est horrible pour le monsieur. Ceci, pour la bonne raison, me semble-t-il, que pour beaucoup de femmes, un homme qui bande puis qui éjacule est obligatoirement un homme heureux.
Erreur fatale ! Sachez mesdames que notre sexualité est au moins aussi complexe que la votre et que les éjaculations que vous considérez comme le nec plus ultra de notre jouissance peuvent varier sur une échelle de satisfaction de 1 à 10, en fonction de la partenaire.
Exactement comme vous avec les hommes.
Comme on dit à la Réunion, où j'eus le plaisir de résider quelques années :
"Nous lé pa plus, mais nous lé pa moin !"
Je ne pense pas qu'il existe encore beaucoup d'hommes qui considèrent les femmes comme des "trous à bite". Au jour d'aujourd'hui ils seraient condamnés à la solitude. En revanche beaucoup de femmes considèrent encore trop souvent les hommes comme des "sexes sur pattes"
Si l'on veut pas en arriver à la situation du Japon où plus de la moitié des japonais(ses) avouent ne plus avoir de relations sexuelles il va peut être falloir que les hommes continuent leurs efforts certes, mais aussi que les femmes commencent à s'intéresser vraiment à la sexualité masculine.
C'est une lectrice de mon blog qui m'a conseillé cet article à la suite de cet article: http://www.michael-ange.com/article-comment-dire-a-son-homme-qu-il-est-nul-au-lit-66030349.html. Pensez-vous que je dois mal le prendre lol ?
MA
Au lieu de réguler la sexualité par un comportement adapté, la gestion du corps est laissée à des médicaments . Beaucoup de filles se retrouvent systématiquement "pilulées" au dela de 20 ans pour les "libérer" du fonctionnement naturel de le corps, et cela ne choque personne ! Apprendre à maîtriser son désir fait partie de la prise de conscience du corps; ayant fait des remplacements en collège, j'ai insisté sur ces concepts, jugés séditieux par l'Education Nationale.
De plus, les magazines féminins présentent les lectrices de fausses idées sur les hommes , les confortant dans des clichés dépassés. A force de guetter le moindre signe chez leur conjoint, les femmes les créent elles-mêmes. Que l'on ne s'étonne pas après ça si les hommes se sentent déboussolés !