Monde

Berlusconi, Merkel et le portable

Slate.fr, mis à jour le 09.12.2012 à 17 h 43

A la limite de l'incident diplomatique.

Faut-il bannir les téléphones portables des sommets des chefs d'Etat? Samedi, raconte Jean Quatremer, «On a frôlé l'incident diplomatique» entre Angela Merkel et Silvio Berlusconi. Au moment où le président du Conseil italien descend de sa voiture, son portable sonne. Il répond et fait signe à la chancelière allemande qui l'attend qu'il doit poursuivre la conversation. Berlusconi s'éloigne, faisant les cent pas le long du Rhin.

«Celle-ci, sidérée, sourit de l'air de celle qui n'en attend pas moins du fantasque premier ministre italien poursuit le journaliste de Libération sur son blog. Le temps passe et l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement finit par arriver. A plusieurs reprises, Merkel, hilare, montre Berlusconi à ses invités qui ne cachent pas leur étonnement devant tant de désinvolture. Celui-ci poursuit néanmoins sa conversation. Lassée, la chancelière décide de ne pas l'attendre et, aux côtés de Barack Obama, elle franchit la passerelle. Berlusconi loupera l'ensemble de la cérémonie et la photo de famille».

Berlusconi négociait avec son homologue turc, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan afin de le convaincre de lever son veto à la nomination du premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, au poste de secrétaire général de l'OTAN.

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