Société

A Strasbourg, «rien ne s'est passé comme prévu»

Temps de lecture : 2 min

Le siège de Strasbourg n'aura pas empêché les violences. En marge des manifestations anti-Otan de samedi (10.000 personnes selon la préfecture, 30.000 selon les organisateurs), plusieurs bâtiments ont été mis à sac par des centaines de casseurs près du Pont de l'Europe, point de passage entre la France et l'Allemagne. Manifestants anti-Otan et forces de l'ordre s'étaient affrontés auparavant à coups de pierres et de cocktails Molotov pour les uns, de grenades lacrymogènes et assourdissantes pour les autres, raconte Reuters. Selon Jacques Fernique, conseiller régional des Verts cité par Reuters, «rien ne s'est passé comme prévu. Les Black Blocks ont été maîtres du terrain dès le départ et la manifestation a été une espèce de fuite en avant».

Les services du Samu ont fait état d'une dizaine de blessés légers mais d'autres sources ont avancé un bilan plus lourd. Un volontaire médical allemand a ainsi dit à Reuters qu'une cinquantaine de personnes avaient été traitées pour des blessures diverses. Le groupe de casseurs, certains s'en serait pris aux médias audiovisuels, note le correspondant de Libération à Strasbourg, qui prévoit que la «nuit sera chaude».

Environ 7.000 autres manifestants venant d'Allemagne ont été «contenus sur le secteur de Kehl», ville frontalière de Strasbourg, par les forces de sécurité allemandes, a ajouté la préfecture dans un communiqué.

A lire dans Libération: “La nébuleuse des «Black Blocs»

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