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- Par Jean-Marie Colombani
- Jean-Marie Colombani est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste et essayiste, il a été directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment Un américain à Paris.
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Jean-Marie Colombani
Jean-Marie Colombani est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste et essayiste, il a été directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment Un américain à Paris.
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Il s'est passé quelque chose au G20
Mais deux questions n'ont pas été traitées: la monnaie et la cohérence de la politique économique européenne.
«Historique», selon la plupart des participants ; «un pas sans précédent» selon Barack Obama ; «une page tournée dans l'histoire du capitalisme», selon Nicolas Sarkozy ; la promesse d'un «nouvel ordre mondial» selon Gordon Brown : manifestement, il s'est passé quelque chose au sommet du G20 réuni le 2 avril à Londres.
Il est vrai que beaucoup de leaders avaient en tête le précédent fâcheux de 1933, toujours à Londres, au cours duquel rien de bon n'avait été décidé, ; au contraire puisque s'en était suivi une vague de protectionnisme, laquelle avait conduit à la guerre. La hantise des principaux responsables des économies les plus puissantes était donc de se prémunir contre la dépression mondiale qui menace de suivre l'actuelle récession, de conjurer le risque d'un retour du protectionnisme, et de réenclencher un processus de retour de la confiance.
Même s'il se trouvera toujours des voix pour considérer que le résultat de Londres 2009 est insuffisant, le premier ministre britannique - crédité par les participants d'un réel savoir faire pour obtenir l'accord de tous - a pu saluer «le jour où le monde s'est mis ensemble pour combattre la récession».
Qu'on le veuille ou non, à l'échelle de l'Histoire récente et de ses deux conflits mondiaux, c'est une bonne nouvelle pour tous ! Pressé de dire s'il considérait que le dispositif adopté à Londres garantirait que la récession ne deviendrait pas une dépression, Barack Obama a toutefois prudemment répondu qu'en économie, on ne pouvait jurer de rien ; mais que rien ne pouvait se faire dans un seul pays ; que personne ne pourrait réussir seul.
C'est d'ailleurs la conscience de cette interdépendance planétaire qui a saisi les dirigeants du G20 qui frappe le plus. On en trouve la traduction la plus forte dans l'accroissement considérable des ressources des institutions financières internationales, sommes qui vont permettre d'éviter à un certain nombre d'Etats la faillite pure et simple, en même temps qu'elles vont aider à combattre la récession et le chômage qui l'accompagne.
Au total, près de 1100 milliards de dollars pour le seul FMI (Fonds monétaire international). Auxquels s'ajouteront les sommes débloquées pour soutenir le commerce mondial, dont l'effondrement menace aussi bien les grands pays exportateurs qu'un continent comme l'Afrique ; et les sommes que les Etats-Unis ont décidé, en propre, de consacrer à l'aide alimentaire pour les pays les plus pauvres.
Non, décidément, on n'avait jamais vu un tel consensus de par le monde ; à la condition, bien sûr, que chacun tienne ses engagements, notamment au regard du refus affirmé du protectionnisme.
Chacun, en outre, a une bonne raison de se réjouir : Américains, Britanniques et avec eux tous ceux qui réclament une relance de la demande mondiale, au seul énoncé du total, avoisinant les 5 000 milliards de dollars, qui devrait être injecté d'ici 2010 dans les circuits de l'économie mondiale ; Allemands et Français, plus largement les Européens du continent, par la promesse d'une réforme des systèmes de régulation de la finance internationale, et la mise au pilori des paradis fiscaux, avec la publication d'une « liste noire » et des sanctions possibles contre les pays qui y figurent ; les progressistes par l'engagement d'encadrer les rémunérations des « traders » ; les entreprises par l'annonce d'une révision des règles comptables, dont certaines ont accéléré la crise : tout cela donnant un «compromis historique pour une crise exceptionnelle» aux dires d'Angela Merkel.
Restent cependant deux grandes questions non traitées - ce n'était sans doute pas le lieu - mais décisives, car de la réponse qui leur sera donnée dépendront en partie les nouveaux rapports de force mondiaux qui s'ébauchent sous nos yeux.
La première a trait au sort des monnaies en général, à celui du dollar en particulier. C'est une première significative : la Russie, et surtout la Chine, ont souhaité la création d'un «panier de monnaies» qui se substitue au dollar comme monnaie de réserve ! La Chine en particulier, créancière des Etats-Unis, craint une baisse délibérée et prolongée du dollar, aux fins de réduire le déficit extérieur américain ; elle craint d'être payée en monnaie de singe. La Chine a pris date comme on dit, et l'on frémit à l'idée de ce pourrait être une tourmente monétaire. Mais c'est aussi par la monnaie que passent la puissance et la domination ! Il a fallu trente ans au vingtième siècle pour que le dollar se substitue à la livre comme monnaie de réserve. Nous vivons le début d'une nouvelle période de substitution d'un instrument à un autre.
L'instrument du futur pourrait être l'euro. On touche là la seconde grande question non résolue : celle de l'unité de l'Europe, et au minimum de sa cohérence dans la conduite qui devrait être commune de sa politique économique. Les Allemands n'en veulent pas, les Français ne le souhaitent qu'en paroles, et le désordre règne. Même si , à Londres, Merkel et Sarkozy ont fait cause commune, a-t-on songé un instant au poids qu'aurait représenté une Europe forte et unie ? L'euro serait alors naturellement le candidat naturel pour devenir à son tour la principale monnaie de réserve. Pour le plus grand bien de nos économies. Dans la grande redistribution des cartes mondiales qui s'opère, nous sommes hélas en retard. Et si nous en restons à l'Europe des Etats, donc a minima, nous regarderons l'histoire passer...
Jean-Marie Colombani
A lire aussi sur slate.fr au sujet du G20 et de la diplomatie mondiale, la tribune d'Hubert Védrine ,«le retour du leadership américain» de Daniel Vernet, l'analyse d'Anne Applebaum, celle d'Eric Le Boucher et notre forum.
Et l'intégralité du communiqué final du G20 sur lesechos.fr
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Comments
La troisième question
Qu'en deviendra-t-il des pays sous développés et de leur dette abyssale ?
Le F.M.I., doté de nouveaux moyens, ira-t-il jusqu'à annuler la dette ?
Jean Ziegler écrit dans "L'empire de la honte" : "L'époque de la domination par la dette fait suite, sans transition à l'époque coloniale."
Plus loin il continue : "...une annulation pure et simple de la totalité de la dette extérieure des peuples du tiers monde n'aurait sur l'économie des Etats industriels et sur le bien-être de leurs habitants aucune influence. Les riches resteraient très riches, mais les pauvres deviendraient moins pauvres"
N'est-il pas temps de "déserrer le garrot" ?
Marianne Arnaud
Une remarque, des propositions...
C'est vrai, ce sommet du G20 dont il faudra quand même assurer un suivi attentif, aura été beaucoup plus positif que nombre d'esprits plus ou moins chagrins ne le laissaient entendre...
Quelques réflexions d'avant sommet qui me semblent garder leur pertinence après le 2 avril :
Les quatre conditions d’un sommet de Londres sincère et fondateur
Banques, agences de notation, paradis fiscaux, Madoff et consorts… le crime était presque parfait ! Une superstructure opaque organisant un espace financier parallèle, siphonnant l’essentiel de la création de richesse, au profit d’une quasi secte, mafia blanche inconsciente ou cynique. Un système se devant d’être toujours en mouvement, afin de maintenir l’illusion de l’équilibre, et exerçant les pressions les plus violentes sur les conditions économiques du plus grand nombre, afin de gonfler mécaniquement et toujours davantage les acquis financiers au détriment des acquis sociaux et du partage équitable de la croissance. Voila ce qui faisait tourner le monde sans sourciller il y a encore quelques mois à peine. La cupidité insolente, obscène et aveugle, aura cependant laissé se mettre en place des révélateurs tout aussi mécaniques de cette perversion, au premier rang desquels le système désormais bien connu des subprimes. Comment ne pas multiplier les crédits lorsque dans le même temps on confisque la richesse? Avec le recul, vraisemblablement aurait-il suffi alors de créer une structure de défaisance commune aux principaux acteurs financiers concernés, structure bien moins coûteuse que toutes les aides débloquées depuis, et qui aurait empêché le décor de se déchirer.Tout aurait pu continuer encore longtemps et sans que l’on sache… Heureusement il y eut alors la faillite de Lehman Brothers, puis celles de Fannie Mae et Freddie Mac. Heureusement, oui. Car ceux qui se désolent de ces événements n’ont simplement que le regret d’avoir été obligés de regarder en face une réalité qu’ils commençaient à pressentir, et dont ils ne voulaient surtout pas se sentir responsables. Ou bien n’ont pas saisi la monstruosité du système. Aller au bout des conséquences les plus dramatiques d’un état de fait désormais incontrôlable, et qui ne méritait plus d’être défendu, aura ouvert les yeux à tout le monde ou presque.
En tout cas, c’est ce qu’il faut espérer. Il faut en effet exiger que toutes les leçons soient tirées de cette crise. Il faut s’assurer qu’un retour en arrière, auquel certains croient naïvement, tandis que d’autres l’espèrent cyniquement, sera rendu impossible. Il faut s’assurer qu’à Londres, on évitera le risque potentiel, et qui serait fatal, d’une connivence larvée entre certains politiques et le monde de la finance.
Quelles sont les conditions indispensables d’une telle refondation, d’un véritable et courageux World Financial Act ?
Tout d’abord il faut sceller le sort des paradis fiscaux qui sont le point d’appui essentiel de cette finance nocive déconnectée de la réalité. Tout le monde semble d’accord. C’est bien, à condition qu’on ne fasse pas dans la demi-mesure. Il faut mettre d’urgence sous contrôle international ces entités artificielles, les établissements financiers qu’elles hébergent, et mettre temporairement sous séquestre - oui sous séquestre ! - les avoirs qui y sont détenus. Au moins le temps d’en faire l’inventaire, si l’on veut vraiment connaître le bilan réel des actifs toxiques des banques. Et surtout éviter que les fonds mis à disposition de ces mêmes banques par les états ne viennent en compenser, de manière incontrôlée, les pertes occultes.
Il faut ensuite demander des comptes et contrôler des acteurs dont personne n’a parlé jusqu’à présent, et qui n’ont cessé de se faire oublier depuis le début de la crise: avez-vous remarqué que rien n’a été dit par et sur les chambres de compensation ? Alors que ces organismes, au premier rang desquels Clearstream et Euroclear, connaissent tout des flux internationaux qu’ils contrôlent ? Pas la moindre analyse, pas la moindre mise en garde…Trop d’intérêts, trop de pressions sont en jeu pour qu’eux aussi ne soient pas soumis à la plus grande transparence.
Les agences de notation enfin : juges et parties à la fois, car trop dépendantes financièrement de leurs clients, non contrôlées elles-mêmes, et agissant dans un domaine où le réel n’est souvent plus contraignant ni pris en compte, où certaines opérations financières oh combien fructueuses se construisent sur la base de rumeurs et de manœuvres peu détectables et encore moins mesurables. Quelles notations sont encore possibles et crédibles dans de telles conditions ? Là encore il faudra redéfinir le rôle et contrôler les opérations de ces organismes, si tant est qu’il soit démontré que leur utilité l’emporte largement sur leur nocivité potentielle.
Pour mener à bien ces actions internationales fondant un nouvel ordre financier mondial il apparaît alors indispensable de créer une Cour Internationale des Comptes et de Justice Financière qui pourrait être partiellement une émanation du FMI pour ce qui est des actions de contrôle. Quant aux actions judiciaires ouvertes au sein de cette Cour, elles seraient conduites par une structure confiée à des personnalités qu’on a trop oubliées elles aussi, et bien à tort, mais qui nous ont si souvent alertés. Des personnalités qui ont œuvré avec autant de ténacité et de courage qu’elles ont été peu soutenues par les pouvoirs en place. Des personnalités qui ont été et sont le réconfort de tant de citoyens indignés voire meurtris, des hommes et des femmes qui ont été et sont l’honneur de la Justice et le symbole de l’exigence démocratique : je veux parler ici de ces juges auxquels nous devons enfin nous-mêmes, tous et dans un même élan, rendre justice. Bernard Bertossa, Eva Joly, Baltasar Garzon, Fabio de Pasquale en sont les figures emblématiques en Europe. Puisque la crise est là , confirmant tant de menaces et de dévoiements dont ils nous avaient prévenus, le temps est venu de leur confier cette tâche urgente, ardente, et dont ils sont tellement dignes. Puisque mondialisation il y a, le temps est venu de prendre exemple et de s’appuyer sur l’action forte de la Norvège en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière.
Voila les points d’ancrage qui nous semblent essentiels pour une refondation efficace et sincère du système financier international. Certes sans doute faudra-t-il leur adjoindre, au niveau international comme au niveau national, des mesures complémentaires concernant l’évaluation des parités des monnaies, la juste redistribution des richesses créées et la réduction drastique des inégalités, si l’on veut que l’intérêt général et le développement restent accessibles et demeurent les ferments de la cohésion et de la justice sociales. Sans doute faudra-t-il orienter davantage les fonds de pension sur l’investissement à long terme et définir au sein des entreprises des ratios, réalistes et non contradictoires, de rentabilité industrielle, de rentabilité financière et surtout de rentabilité sociale. Mais que déjà sur ces quatre points évoqués ici, MM Obama, Merkel, Sarkozy, Brown et l’ensemble du G20 montrent du courage, de la détermination et sachent nous donner les garanties que nous sommes légitimement en droit d’exiger.
Claude Bernard
Claude Bernard
Collaboration
Ce G20 a démontré que nous sommes en train de vivre réellement la fin d'une époque !
Les Etats-Unis, dont l'influence est déclinante depuis quelques années, et qui ont été d'une manière ou d'une autre à l'origine de l'incroyable crise que nous traversons, font désormais profil bas. Barrack Obama est un président comme les autres, les Etats-Unis une puissance qui se situe désormais au même rang que les autres. Le monde a changé, et rien ne sera plus comme avant !
La Chine ne s'affirme pas encore comme une grande puissance. Elle fait simplement partie, comme les Etats-Unis, du collège des puissances mondiales, mais n'émerge pas encore en leader. Pourtant, c'est annoncé, et cela arrivera. Bientôt. C'est le sens de l'histoire. La crise freine sans doute cette émergence, en imposant la collaboration entre les différents membres du G20 et plus généralement de l'ensemble des pays du monde. Mais une fois la crise passée, la Chine dominera ce monde, comme les Etats-Unis l'ont fait avant elle, et l'Europe avant les Etats-Unis. Là encore, on ne peut que constater que le monde a changé. En mieux ?
L'Europe, toujours marqué par les dissensions entre ses membres, ne parvenant pas à faire front commun, semble un peu à la traîne. Une Europe forte, unie, peut-être fédérale et avec un Président commun élu, serait sans doute souhaitable... mais personne ne semble y être prêt. Malheureusement pour nous, qui effectivement regarderons passer l'histoire sans pouvoir y imprimer réellement notre marque. Sans pouvoir l'influencer fortement.
Mais ne soyons pas trop pessimistes: l'Europe restera, pour encore bien longtemps, un endroit du monde où il fait globalement bon vivre !
UV
P.S.: j'ai oublié de préciser, pour faire un peu de mauvais esprit, que Berlusconi ne me semble pas très bronzé sur cette photo... (too bad, Silvio...)
Rire gras
... et Medvedev a grossi !
quelle stratégie mondiale ?
90 % du pib mondial et pour la prémière fois de l'histoire contemporaine le rassemblement des 20 chefs d'états des grandes puissances financières.
il est un fait de considérer que même si la mondialisation économique a commencé à se construire depuis le 16 ème siècle et peut-être avant, la globalisation des sytèmes financiers et boursiers oblige à une stratégie unifiée à l'échelle mondiale. C'est effectivement un tournant passionant de l'histoire que europe, états-unis, russie, chine, afrique, moyen orient se rassemblent pour définir une politique commune dont il était peut-être dejà question de façon non officielle et non médiatique.
il en ressort également une deuxième obervation incontournable, qui consiste à remarquer que le g20 est certes un forum économique mais que l'ensemble de ces chefs d'états n'ont pas à ma connaissance formuler de voeux en ce qui concerne l'environnement, la pauvreté, la santé, l'éducation mais bel et bien essentiellement en ce qui concerne l'économie, le sauvetage de l'économie, la question de la rémunération des traders et des chefs d'entreprises, ainsi que des paradis fiscaux et in fine de consacrer 1100 milliards de dollards pour le fmi, et 5000 milliards pour la relance économique. un forum économique parle d'économie certes mais qu'est-ce d'autre que l'économie qu'un moyen de créer les conditions du bonheur social, une réfléxion simplement technique sur cet équilibrage considérant le fonctionnement économique comme l'alpha et l'oméga à la réponse d'un monde en difficulté est peut être une preuve que la morale et la confiance dont manque l'économie ne se retrouveront pas par une vision purement économiste. même si cette économie est centrale pour le fonctionnement de la planète, la conception de l'économie ne peut se justifier qu'à l'aune d'un projet politique qui ne consiste pas seulement à sauver l'économie par la relance ou la régulation sans se préoccuper d'un but.
dejà je ne comprend pas comment il peut être possible d'inventer ou de sortir de son chapeau 6100 milliards de dollars lors que la monnaie est censée se baser sur la richesse en or, bref coup de bluff à qui veux bien l'entendre que les 20 consacreront 6100 milliards au développement de la planète et de l'économie dont cet argent ne peut être qu'un emprunt à nouveau sur l'avenir, ou la preuve qu'à l'instar des paradis fiscaux, les sommes que prennnent en compte la macro-économie au sein de la mondialisation semblent pouvoir être mise sur la table avec une certaine bonne conscience sans pour autant s'interroger de la validité ou provenance de cet argent, ainsi que de son usage futur.
l'ensemble des questions abordées lors de ce g20 regroupant pour la première fois de l'histoire officiellement les 20 puissances mondiales représentant 90 % du pib et donc de l'ensemble de la richesse mondiale s'est essentiellement consacré à débattre de la question fondamentale de notre société à savoir de celle du capitalisme. combien d'argent faudra-t-il pour que le monde puisse se maintenir ? 6000 milliards.
rien n'a été concrétement définit concernant les paradis fiscaux ou la rémunération des traders et pourquoi le faire ? pourquoi souhaiter remettre en cause la base de ce qui représente le fonctionnement même du capitalisme, à savoir le role d'échange des titres, et la possibilité de ne pas s"adjoindre à une économie de solidarité nationale fusse-t-elle internationale. les paradis fiscaux d'une certaine façon ne servent-ils pas à permettre de se préserver des obligations de solidarité qui permettent de faire respirer l'économie mondiale, enfin si les paradis fiscaux sont régularisés mondialement l'ensemble des richesses reviendra à l'approbation des gouvernements du g20 dont leur gestion se pourra peut-être d'être plus transparente ou non. en tout état de cause la remise en question de ces paradis fiscaux ne peut en rien remettre en cause l'équilibre de l'économie mondiale, sous prétexte de ne pas redistribuer aux états et peut-être d'appauvrir par l'usurpation et la confiscation de richesses, mais les lois devraient permettre à ce que le capitalisme quel que soit ces failles puisse rétribuer par les différents échanges commerciaux et sa productivité un équilibre entre la production et la rétribution des employés, si un entrepreneur souhaite ne pas payer d'impots, l'état est moins riche certes, mais sa redistribution pour la société par son activité devrait être suffisante pour équilibrer l'économie dès lors que son activité appartient légalement à un territoire.
certes la question des paradis fiscaux correspond à une harmonisation de l'économie mondiale d'aprés un équilibre qu'il semble difficile de rétablir d'après le manque de visibilité actuelle, la situation est ainsi et correspond à l'équilibre du monde actuel, une volonté de modifier cela dans un sens ou dans l'autre pour donner davantage de pouvoir aux états ou à une législation représente une volonté certes respectable, mais de légiférer une gestion dont il reviendra à la responsabilité d'un gouvernement mondial, cet assainissment de l'économie n'est pas pour demain.
toujours dans le volet moralisaition du capitalisme il est difficile de controler la rémunération des traders car qui pourra empêcher quiconque de gagner une plus value sur la revente d'actions, étant la base principale de la spéculation et du capitalisme.
on ne peut rester que relativement circonspect quant à la comparaison entre l'ambition mondialiste d'un tel sommet et de ses enjeux en regard du manque de pragmatisme pour les thèmes centraux dont la question de l'économie et de la régulation ou de la relance de l'économie.
les bourses mondiales perdureront de jouer avec les richesses et le travail des uns et des autres en permettant que diverses manipulations permettent de trouver des fonds pour financer l'équilibre global du monde dont les questions d'éducation, de précarité, de dynamisme économique ne pourront indéfiniment fonctionner sur le renflouement d'une économie devenue presque fictive, et dont la gestion au niveau mondial ne représente plus à une direction morale mais plutot davantage à un bilan ou une rêgle comptable. un bilan comptable qui s'équilibre de façon étrange tout en faisant mine d'ignorer qu'il se maintient au dessus d'un vide qu'il renonce à combler non par différentes voltiges financières mais en reconsidérant la finalité de cette essor économique dont la question de l'émancipation des uns et des autres et non la primauté d'un système économique en faillite devraient représenter la principale préoccupation davantage que le maintien illusoire d'un capitalisme relativement névrosé.
Panier de crabes
"La Russie, et surtout la Chine, ont souhaité la création d'un «panier de monnaies"... "Un panier de monnaies", c'est ce que l'on appelle une bourse, si je ne me trompe pas....
G20
G fin, G vain, J'ai faim...
G20 etc.
Je sais que je vais passer pour un naïf, voire pire.
Comme un enfant, en effet, je me triture les méninges pour essayer de comprendre ce que veut dire "démocratie".
Sans être spécialement inquièt ou pessimiste ou même moral, je me demande comment ça fonctionne les sommets G20, OTAN et Cie ?
Parce qu'on est, on = nous autres citoyens, individus, habitants de la planète en somme, placés en spectateurs face à ce que "les grands du monde" sont en train de concocter, pour notre bien-être bien sûr, cela ne fait aucun doute.
Mais alors, à quoi ça sert qu'il y ait autant de manifestants à Londres ou à Stasbourg, autant de répression polocière et de violence de part et d'autre ?
Est-ce qu'on n'est pas entrés, par hasard, dans une nouvelle époque de complète séparation entre les institutions et les gens (vous et moi) ?
Est-ce qu'il n'est pas un peu étrange que les "grands du monde" fassent comme si rien ne se passait dans la rue ? Je sais qu'on me rétorquera que "ce n'est pas la rue qui gouverne".
Mais si on inverse le raisonnement, n'est-il pas inquiétant pour nos démocraties, pour le coup, que l'opposition n'ait plus que la rue pour se manifester ? (je ne parle évidemment pas des partis ou des syndicats, mais bien du citoyen moyen).
Qu'y a-t-il, en effet, d'anormal à ce que des manifestations aient lieu à Londres autour du G20 alors que tout le monde sait, M.Brown le premier, que la City est le premier paradis fiscal de la planète et en grande partie responsable de cette crise. À strasbourg idem, où ce n'est pas un hasard si le sommet de l'OTAN permet à M.Obama de conclure que finalement et malgré ses propos de campagne, le bouclier antimissiles inventé par Bush sera bel et bien installé en Europe.
Bien sûr, tous les arguments sont bons et valables ! Sauf qu'on avait promis des changements.
Alors les gens, puisqu'il n'y a plus d'opposition politique "de gouvernement" puisque tout est vérouillé de l'intérieur, vont dans la rue. Et les pouvoirs s'en foutent. 3 millions de français dans la rue contre la politique du gouvernement: aucune réaction du pouvoir !
Ce qui m'inquiète vraiment c'est que tout cela passe comme une lettre à la poste (ce qu'on ne pourra peut-être plus dire dans peu de temps). Ce qui m'inquiète vraiment c'est une "droitisation" des pouvoirs politiques, parfois liés à une extrême-droite qui avance lentement mais sûrement, qui s'installe sournoisement. GF Fini n'a-t-il pas préfacé en son temps au moins un ou deux ouvrages du président français actuel ?
L'expression de la rue, c'est bien et j'en suis.
Mais c'est la première fois dans ma vie, à 53 ans, que j'ai vraiment envie, non pas d'aller voir ailleurs si c'est mieux, mais de quitter ce pays où l'on s'ennuie de plus en plus, où l'on apprend que tout est faux et manipulé, où l'on comprend que le mensonge permanent est la seule politique mise en oeuvre, quel que soit le bord.
Tout cela, on le sait, fait le lit de la lie, des extrêmes.
Bien sûr que je suis naïf.
Mais qui peut croire que le président français fait autre chose que préparer la suite ? La suite pour lui bien sûr. Car de politique, il s'en fiche complètement. Je crois que ce qui l'intéresse, c'est l'argent, les banques, les gros salaires qu'il pourra avoir après s'être servi de cette plus haute fonction de l'État comme marche-pied, ou talonnette en ce qui le concerne. Ce qu'il vise, c'est un salaire d'environ 300 000 par mois, comme son idole Blair, qui a fait ce que l'on sait. Au moins, Chirac avait une vraie présence politique. Même de gauche, je dois dire que je peux le regretter.
Lisons des livres ! Et que chacun pense à sa vie, une vie intéressante et cultivée, pas à Saint-Tropez dont tout le monde ignore le pourquoi de sa sanctification.
Artiste