Un «déficit 0» en 2017, c'est possible
La France pourrait se débarrasser de son déficit public d'ici 2017. Voici un plan pour y arriver.
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L' Assemblée nationale a adopté définitivement le budget de l'Etat pour 2011: le déficit prévisionnel pourrait de 91 milliards d'euros, contre 150 en 2010. Cette forte diminution est-elle l'amorce d'une politique durable? La décroissance du déficit se poursuivra-t-elle en 2012, année d'élection présidentielle? Le retour à l'équilibre, c'est-à-dire à un «Déficit 0» est-il possible?
Le Pacte européen de stabilité tolérait un déficit public maximum de 3% du PIB. La France frise les 8% en 2010. Mais raisonner en % de PIB est trompeur. Alors, disons les choses autrement. Quand l'Etat français fait 100 euros de dépenses courantes, plus de 30 euros proviennent d'emprunts, souscrits à hauteur de 62% par des «non-résidents», c'est-à-dire l'épargne étrangère. La part des Chinois reste un secret d'Etat. L'insuffisance de recettes budgétaires est donc de l'ordre de 30%, soit un chiffre dix fois supérieur à celui du critère de Maastricht. Concrètement, sur son salaire de 1.500 euros par mois que touche un professeur des écoles, 500 environ viennent de l'emprunt, dont 300 de l'étranger.
Pourquoi mettre fin au déficit?
Il y a quatre bonnes raisons au moins de mettre fin le plus tôt possible au déficit des finances publiques à l'origine de la dette publique française. Celle-ci n'a cessé de grossir depuis le départ de Raymond Barre de Matignon en 1981. Même si certains en doutent (1), elle atteint aujourd'hui environ 1.500 milliards d'euros. Et représentera en 2015 85% du PIB.
On ne peut pas échapper au remboursement
Il faut d'abord se persuader que deux portes de sortie sont fermées. Nous n'oserons pas faire une révolution, comme les bolcheviques russes en 1917 et en profiter pour répudier notre dette, ni décider une «banqueroute des deux-tiers» comme les Thermidoriens. Aujourd'hui, ce sont des étrangers qui détiennent 62% de notre dette publique et non les seuls épargnants français. Les étrangers, les Chinois notamment, n'accepteront pas de se faire rouler.
Faire fondre la monnaie, en favorisant délibérément l'inflation, pour réduire insidieusement le poids des remboursements est également exclu, pour la bonne raison que nous ne sommes plus les seuls maîtres de notre monnaie, l'euro.
Il faut faire donc son deuil de l'idée infantile que l'endettement ce n'est pas si grave, car en étant un peu malin, on pourrait d'une façon ou une autre échapper au remboursement.
Les générations futures
On ne voit pas pourquoi nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants auraient à payer les salaires et les retraites des fonctionnaires d'aujourd'hui, en plus des leurs bien sûr. Si l'on faisait cela, il est probable que les plus dynamiques de nos descendants, malgré leur immense amour de la France, voteraient avec leurs pieds et iraient nombreux s'installer en famille dans l'hémisphère sud. Donc il faut regarder notre dette dans les yeux et s'en occuper maintenant.
C'est cher, ça ne rapporte rien
Payer des dépenses courantes répétitives avec de l'argent que l'on a emprunté, cela coûte cher, ne rapporte rien et rend terriblement dépendant. Si la dette «souveraine» française était dégradée, les agences de notation (américaines) considérant que l'Etat français risque de faire défaut, les taux d'intérêt s'envoleraient: 6, 8, 10% l'an. Demandez aux Grecs ou aux Irlandais quel est le prix de «l'aide» qu'ils reçoivent du FMI et de l'Europe: à 8% l'an, la charge d'intérêt doublerait et deviendrait le premier poste budgétaire, avant l'Education et la Défense.
Le vrai prix de l'emprunt, c'est l'aliénation progressive de sa liberté d'action. Les Chinois ont mis la main sur le port du Pirée en contrepartie de leur «aide». On ne peut pas parler trop fort à son banquier, disait récemment Hillary Clinton en pensant à la Chine, à laquelle les Etats-Unis doivent près de 700 milliards de dollars. L'emprunt est le plus sûr moyen pour perdre son autonomie, puis son âme (comment parler des droits de l'homme ou du Tibet à votre créancier chinois), et enfin sa liberté. L'accroissement de la dette débouche sur la paralysie puis la servitude.
L'emprunt profite aux riches
Enfin, ne pas oser lever, maintenant, des impôts, pour équilibrer son budget, c'est accepter de verser une rente à ceux qui ont les moyens de prêter (les épargnants), et donc pourraient payer plus d'impôts, c'est-à-dire, en simplifiant, les riches. En 2010, les intérêts servis représentaient 45,93 milliards, presque deux fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche! On ne comprend pas pourquoi la gauche se montre si insouciante en matière de déficit public, alors que le financement des dépenses courantes sur emprunt est la politique la plus antisociale qui soit. L'emprunt crée des rentiers, il ne profite en définitive qu'aux riches.
Le plan
Pourtant, réduire encore puis supprimer complètement nos 91 milliards de déficit public pour 2011 est à notre portée. La loi de programmation des finances publiques 2011-2014 prévoit de revenir à un déficit inférieur à 3% du PIB dès 2013. On peut aller plus loin et viser une disparition du déficit de l'Etat en 2017. Cette opération historique pourrait être assurée pour moitié par une réduction des dépenses, pour moitié par une augmentation des recettes fiscales. La suppression du déficit de l'Etat sur 6 ans (2012-2017) se traduirait par une diminution de 16,6 milliards de déficit en 2012, suivie de diminutions de même montant au cours des cinq années suivantes
Les dépenses
Certes, il n’y a pas grand-chose à gratter du côté du «train de vie des administrations». On n'ira pas loin en faisant voyager les ambassadeurs en classe économique, par exemple, ou en obligeant les préfets à se contenter de C3, voire de Logan. Mais ne négligeons cependant pas la valeur psychologique de ce genre de mesures. Il serait bien venu que les parlementaires fassent un effort significatif sur leurs propres budgets. Chiffrons la réduction globale à 5 milliards, soit 0,83 milliard la première année. Il ne reste «plus que» 45 milliards à trouver...
L'essentiel des réductions de dépenses pourrait être réparti à égalité entre les entreprises, les particuliers et les collectivités locales, à raison d'un tiers chacun.
Les collectivités locales
Commençons par les collectivités locales, qui en tant, que personnes publiques, auront certainement à cœur de prendre toute leur part dans l'effort d'assainissement des finances publiques. L'Etat leur verse environ 100 milliards d'euros en 2010 (subventions et dotations globales, compensations d'impôts, dont 9 milliards pour la taxe professionnelle, transferts d'impôts liés à des transferts de compétences).
En 2012, elles toucheraient 2,5 milliards d'euros en moins, soit 2,5% seulement des concours reçus de l'Etat en 2010. A elles de trouver le bon équilibre entre la réduction de leur train de vie, l'inflexion des politiques de recrutement de personnels et la modération des dépenses d'investissement. Il y aura sans doute moins de ronds-points, de maisons de ceci ou de cela et de chargés de mission. Ces réductions devraient concerner d'abord les collectivités bénéficiant d'une richesse fiscale par habitant supérieure à trois fois la moyenne nationale. Sait-on que 80% des bases de taxe professionnelle, et de la contribution qui lui a succédé, se trouvent localisées dans 5% seulement des communes? L'opération «Déficit 0» fournit l'occasion de mettre effectivement en œuvre la péréquation des ressources entre collectivités, devenu principe constitutionnel en 2004.
Les particuliers
Une diminution de 2,5 milliards par an pendant cinq ans des transferts de l'Etat aux particuliers doit être guidée par le souci de préserver les personnes et ménages en difficulté (chômage, maladie, handicap…) et de continuer à alimenter l'ascenseur social (bourses, politiques de la ville notamment).
L'ensemble des aides de l'Etat au logement (60 milliards par an) pourrait être passé au peigne fin à cette occasion. L'Etat français dépense relativement deux fois plus que la moyenne européenne pour le logement et pourtant la France a beaucoup plus de mal logés que ses voisins. Après la création de l'APL en 1977, on a conservé «l'aide à la pierre» et empilé les avantages fiscaux au profit des propriétaires (Robien, Borloo, Périssol, Scellier, etc.). Ce serait l'occasion de réorienter les 45 milliards d'aides qui resteraient, si le logement supportait la totalité des réductions demandées aux particuliers, sur quelques objectifs précis: limiter le taux d'effort des ménages pour le logement à 30% du revenu; mettre en œuvre une réelle rotation dans l'habitat social, au lieu de pratiquer un droit à vie au maintien dans les logements sociaux; faire en sorte que la marche d'escalier entre le secteur social et le marché libre ne dépasse pas 20%; réorienter massivement les aides publiques vers les plus démunis; actuellement, la quasi-totalité des ménages les plus pauvres (1er décile des revenus) sont logés dans le secteur privé, ou ils sont souvent la proie des marchands de sommeil.
Les entreprises
S'agissant enfin des entreprises, une partie des aides dont elles bénéficient sont des aubaines, notamment en matière d'allègement des charges sociales. La suppression du caractère obligatoire des 35h, remplacée par l'obligation de négocier tous les ans entreprise par entreprise les possibilités concrètes de diminution du temps de travail, s'accompagnerait de la suppression intégrale sur cinq ans des aides compensatoires accordées à l'époque et pourrait fournir l'essentiel de la participation des entreprises à la réalisation du Plan.
Les recettes
L'autre volet du plan consiste à se procurer les recettes fiscales permettant d'atteindre un «équilibre budgétaire durable» et même de dégager un léger surplus pour les mauvais jours à compter de 2017. Trouver 50 milliards de recettes fiscales nouvelles et pérennes au terme du Plan parait possible sans toucher aux taux actuels de la TVA, au barème de l'impôt sur le revenu, ni au taux d'imposition des bénéfices des entreprises.
D'abord, toutes les entreprises de restauration, fast-foods compris, seraient taxée au taux normal de 19,6%, (le risque de délocalisation du bistrot du coin est nul) ce qui permet déjà de trouver 5 milliards d'euros, en croisière. La poursuite de la suppression de la plupart des niches fiscales permettrait d'améliorer le rendement de l'impôt sur le revenu de dix milliards environ.
Une gestion plus stricte de l'impôt sur les bénéfices pourrait rapporter 10 milliards également.
Enfin un impôt sur toutes les propriétés (participations majoritaires ou non dans les entreprises, notamment), sur le modèle américain de la «property tax», en substitution de l'ISF, qui concerne surtout les «petits riches propriétaires fonciers» pourrait rapporter au moins dix milliards d'euros supplémentaires.
La croissance
Alors ou trouver le reste, c'est-à-dire 15 milliards? En faisant tout pour que la croissance dépasse 2% par an. Seule la reprise de la croissance peut amener une progression suffisante du produit des impôts existants, TVA, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu. Le succès du Plan «Déficit 0» résultera en définitive de l'efficacité des mesures prises pour accompagner les entreprises dans leur développement, sans nouvelle subvention.
La lutte contre le déficit, qualifiée de politique de rigueur, n'a pas bonne presse. Pourtant, la suppression du déficit public mérite d'être traitée comme un objectif global, bien identifié, assumé et affiché, dont toutes les composantes forment un tout cohérent. Son principe, son montant, son calendrier devraient pouvoir être approuvés par toutes les formations politiques; chaque formation en modulera le contenu en fonction de ses convictions.
La politique budgétaire est encore très largement entre les mains des gouvernements nationaux, alors profitons-en.
Cela dit, l'extinction du déficit public ne peut tenir lieu de politique économique; la suppression des freins à la croissance, la réorientation de la formation professionnelle, l'accentuation de l'effort de recherche, la création d'un climat aussi favorable que possible aux entrepreneurs créateurs d'emploi sont des sujets à aborder en parallèle. La réduction de la charge de la dette permettra de mieux financer les mesures à prendre dans ces domaines.
Michel Cotten
(1) La Cour des Comptes, juridiction indépendante, certifie désormais tous les ans le Compte d'exploitation et le Bilan de l'Etat; la situation nette de l'Etat français est évaluée à -638 milliards fin 2009.
Mis à jour le 24/12/2010 à 13h24















































TOUTES CES MESURES SONT DESTINÉES À COMBLER LE FAMEUX TROU QUI EST À CE JOUR DE 11 MILLIARDS.
Or, savez-vous que les sommes suivantes, destinées à la Sécu, ne lui sont pas reversées :
* Une partie des taxes sur le tabac : 7, 8 Milliards * Une partie des taxes sur l'alcool : 3, 5 milliards * Une partie des primes d'assurances automobiles :1, 6 milliards * La taxe sur les industries polluantes : 1, 2 milliards * La part de TVA : 2 milliards * Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés :2, 1milliards * Retard de paiement par les entreprises :1, 9 milliards
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros. CONCLUSIOn : Si les responsables de la Sécu et nos gouvernants font leur boulot efficacement et honnêtement Si chacune des institutions reverse ce qu'elles doivent chaque année LES PRÉTENDUS 11 MILLIARDS DE TROU SERAIENT AUJOURD'HUI 9 MILLIARDS D'EXCÉDENT ! ? Ces chiffres ne sont pas inventés vous pouvez les consulter sur le site de la sécu, ils sont issus du rapport des comptes. Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer 5 fruits et légumes frais par jour, étaient vraiment convaincus de leur efficacité pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits ! ! N'oubliez pas d'avoir une petite pensée sur l'achat, à la hâte, des 90 Millions de doses de Tamiflu par le ministère de la santé publique, quand on sait que la grippe A n'est pas plus mortelle et dangereuse pour vous et moi que la grippe saisonnière classique. Hélas on ne peut en dire autant des dommages collatéraux potentiels qui existent réellement dans les adjuvants que contiennent les vaccins !! Quel sera le coût de cette opération, que la sécu va supporter une nouvelle fois, lorsque le gouvernement sera décidé à dédramatiser la situation ! !
Cordialement, Evelyne DUBIN Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général Institut National du Développement Local Avenue Michel Serres BP 32 47901 AGEN Cedex 9 tél : 05.53.48.06. 74 fax : 05.53.48.06. 71 Mob: 06.72.19.53. 50 mail : e.dubin@indl.fr
VOUS AUSSI, SOYEZ RESPONSABLES TRANSFEREZ CE MESSAGE A TOUS VOS CONTACTS, ILS ONT LE DROIT DE SAVOIR !!
A force de tourner, il s'affichera peut-être un jour sur l'écran d'ordinateur d'une tête pensante, d'un député, ministre, censé passer son temps à gérer l'argent des contribuables et à le dépenser de manière responsable, sans créer de déficit. Alors, avec courage, il pourra (pourquoi pas ne pas rêver...), dénoncer au parlement ces débordements connus, aujourd'hui, de toutes et tous ! !
Voici 4 exemples (et la liste est loin d´être complète) :
1- Ramener proportionnellement le parlement à ce qui existe aux USA ou en Allemagne, soit la moitié moins des députés et seulement le tiers des sénateurs, aurait une portée symbolique forte et financière non négligeable.
3- A quoi servent les différents Conseils économiques et sociaux ?
3- Les Conseils généraux sont-ils nécessaires depuis que les déplacements vers les centres de décision ne se font plus en diligence ou à dos de mulet ?
4- Quelle est la proportion de conseillers municipaux actifs et utiles? Rares sont les pays oû les listes électorales sont si longues que chez nous.
Par extension, une politique du "made in France" devrait être mise en avant pour responsabiliser chacun d'entre-nous ! En effet, nous ne sommes pas simplement des râleurs mais des acteurs de tous ce qui se passe. Pas seulement par le bulletin dans l'urne mais par notre attitude, notamment la provenance de ce que nous achetons ! A méditer...
Tout ceci relève à priori du bons sens. Les arguments de bon père de famille se valent..sauf que...
1°) La France est endettée depuis Philippe Le Bel et dans 550 ans vous pourrez réaliser le même article. Les générations futures ne s'inquiètent pas de la dette publique de la France car quand on touche un héritage c'est l'endettement ou non de nos parents qui nous inquiète ! Cette boutade pour nous rappeler que l'analyse seule de la dette publique n'est pas suffisante. Il faut aussi intégrer les dettes des ménages et des entreprises et faire un comparatif. Quand on y regarde de plus près, la situation de la France est tout à fait raisonnable. En outre, la France, vieux pays agricole, est, après le Japon, le champion du monde de l'épargne..Inutile de dramatiser notre situation ...sauf dans le but, peut être, de nous faire vendre notre patrimoine..(mais ceci demanderait un autre commentaire et d'autres explications)
2°) La vraie question enfin à se poser : d'où vient cette dette ? Qui sait que la structure même de notre dette (85%, environ 1300 milliards) provient du fait seul des intérêts composés cumulés et non du capital à proprement dit ? Qui sait que depuis la loi du 3 janvier 1973 la France a perdu son pouvoir régalien de battre monnaie et d'effectuer ses investissements productifs à taux presque zéro en se re-finançant auprès de sa banque, le trésor ?
Cette loi scélérate nous a obligé à emprunter sur les marchés financiers (donc aux banques) augmentant ainsi considérablement le coût de notre dette (ce principe fut appliqué aux USA dès 1912) Peut-on débattre sereinement de ce fait ?
Tous les efforts demandés au peuple depuis ces trois dernières décennies découlent des conséquences directes et indirectes de cette loi..Ainsi ce sont les acquis sociaux du CNR qui se trouvent rognés chaque fois un peu plus...(retraite, chômage, déremboursements..)
Je ne suis pas un fan de la dette. On ne doit pas dépenser plus que l'on ne gagne et les économies sont tout à fait envisageables quand on observe notre administration..le bon sens nous l'impose.. Mais n'oublions jamais la cause de celle-ci.
En refusant de transmettre cette information, on essaie une fois de plus de monter les uns contre les autres (des fonctionnaires qui vivraient de manière sardanapalesque contre les salariés du privé, les cadres contre les ouvriers..) alors que le vrai problème découle de cette loi ! Parlons en !
Ou sinon la spoliation d'une partie du peuple est également possible.
http://www.alternatives-economiques.fr/la-dette--premier-poste-des-depenses-de-l-etat_fr_art_965_51681.html
Ensuite, malgré 50 000 suppressions de postes dans l'Education Nationale l'économie générée pour l'Etat a été de 800 millions d'euros par an. Et encore...en supprimant plus de postes qu'annoncés...
Donc une partie de vos mesures et de votre analyse ont été dépassées par l'hyperprésident depuis longtemps...
Ha oui joyeuses fêtes, faut en profiter en 2011 l'addition va nous être présenté et je suis incertain du résultat... mais en regardant les dernières mesures "préventives" passées par le pouvoir je crois que ça va être chaud. (interdiction du boycott, interdiction d'utiliser les opendata sous licence de l'Etat, filtrage d'internet, peine de 6 mois de prison ferme pour les agresseurs de policiers, sans compter les petites surprises de la loi LOPPSI pas encore analysée à fond... etc.)
fred131
Parmi les nombreux postes où des économies sont faisables, je vous cite l'aide à l'Outremer, environ 18 milliards d'Euros par an. Quel est l'intérêt de continuer cette gabegie, renforcée par Sarkozy (financements supplémentaires + départementalisation de Mayotte)?
Pour un salarié du secteur marchand, il ne reste que 25 % de la valeur ajoutée créée par son travail, si on tient compte de l'ensemble des prélèvements sociaux et fiscaux. Plus de 72 % part dans ces prélèvements et taxes. Ce qui veut en gros dire qu'en réduisant les dépenses publiques de 10 %, on peut réduire la dette, ou améliorer le pouvoir d'achat du secteur marchand de près de 25 %.
La réponse est dans la question, non ?
Avant de se soucier de l'avenir de nos descendants et de la colossale dette qui pèsera (un jour, à hauteur de 90, 120, 2400 % ?)sur leurs frêles épaules, il conviendrait en premier lieu de répondre aux questions suivantes, bien ancrées dans le présent :
- qui assure AUJOURD'HUI la formation de nos écoliers et étudiants, pour leur donner les meilleures chances d'affronter le monde de demain ? - qui garantit DES MAINTENANT leur sécurité, pour éviter qu'ils soient victimes avant l'âge adulte d'une maladie infantile ou du pervers qui les attend au coin de la rue ? - qui s'affaire EN CE MOMENT MÊME à maintenir l'équilibre politique et diplomatique qui leur a évité jusqu'à présent de connaître la guerre contrairement à leurs ascendants ? - qui s'efforce d'assurer un minimum d'éducation et d'hygiène aux enfants défavorisés, dont les parents sont D'ORES et DEJA criblés de dettes et n'arrivent pas à joindre les deux bouts ?
Analphabètes, chômeurs, vérolés, traumatisés et terrifiés pour l'avenir de leurs propres enfants, nos descendants auront tout le temps de songer à la disparition de ces fonctionnaires dispendieux qui auront coûté si cher à leurs grands parents rentiers...
Cet article part sur le fait évident "pour tout le monde" qu'il ne faut toucher presque à rien et décrit les micromesures qu'on peut faire sans s'en rendre compte. Ce n'est pas de ça que le pays a besoin, mais de justice. Fiscale entre autres. De revenir à une imposition réellement progressive, de taxer les héritages pour rebattre les cartes au lieu de taxer les travailleurs, de taxer les revenus du capital et surtout des mouvements transfrontaliers de capitaux, de taxer ce qui détruit notre planète : comme réaliser trois centimes d'économie en faisant faire le tour de la terre à nos matières premières pour finalement les récupérer en laissant sur le carreau quelques chômeurs de plus.
Ce n'est pas d'un Sarko adouci que notre pays a besoin. De droite ou de gauche, c'est de justice.