Monde

De l’importance de Cancun

Michael A. Levi, mis à jour le 04.12.2010 à 9 h 06

Le sommet sur le climat ne doit pas nous laisser indifférents.

Kohlekraftwerk in Mehrum, Landkreis Peine mit mehreren Winderädern im Vordergrun

Kohlekraftwerk in Mehrum, Landkreis Peine mit mehreren Winderädern im Vordergrund

Après un an d’attente et deux semaines de négociations effrénées, le sommet de Copenhague sur le climat de décembre 2009 s’était achevé dans la frustration et dans l’amertume. Rien de surprenant, donc, à ce que la nouvelle phase de négociations des Nations Unies, qui vient de s’ouvrir à Cancun, soit d’ores et déjà considérée comme inutile par nombre d’observateurs. Il suffit de lire les gros titres: «Négociations sur le climat de Cancun: pronostic pessimiste» (Bloomberg); «Conférence sur le changement climatique: les espérances revues à la baisse» (Voices of America); «Les négociations sur le climat de Cancun n’iront nulle part» (L’Indian Express, qui cite ici le négociateur climatique en chef de l’Inde). Les décideurs politiques sont encore plus pessimistes en privé qu’ils ne l’ont été en public.

L'accord de Copenhague en trois points

Les journalistes, les chroniqueurs et les analystes ont raison de ne pas attendre grand-chose de Cancun – mais il serait faux, et même dangereux, de penser que ce sommet est sans importance. Les négociations de l’an dernier ont donné naissance à l’«accord de Copenhague», engagement politique alors vivement critiqué. Cet accord a pourtant plus de valeur et d’importance que la majorité des observateurs ne le pensent – et son avenir pourrait bien être compromis par Cancun. Si les négociateurs y mettent un terme (comme l’espèrent – officieusement – de nombreuses personnes), ils ne parviendront pas à un accord plus proche de leurs idéaux; ils repartiront bredouilles.

L’accord de Copenhague a réalisé trois choses d’importance. Il a mis en place une série de critères permettant d’évaluer la lutte contre le changement climatique de chaque pays. L’objectif étant par exemple de tout faire pour empêcher les températures de dépasser de plus de deux degrés centigrades les niveaux préindustriels, et de collecter «jusqu’à 100 milliards de dollars» d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique. On a demandé à chaque pays (à l’exception des plus pauvres) d’élaborer un plan national de réduction des émissions; plus de cent s’en sont acquittés (y compris la Chine et l’Inde). L’accord a également imposé la transparence aux pays signataires, afin que les autres nations puissent évaluer leurs progrès.

Insuffisant peut-être, mais pas inutile.

Malgré ces avancées significatives, l’accord fut violemment attaqué pour ses lacunes; plusieurs commentateurs ont par exemple souligné qu'il n’avait pas force de loi. Mais dans le monde de la diplomatie, la frontière entre engagement formel et accord reposant sur l’honneur peut être des plus troubles. Le protocole de Kyoto avait force de loi, mais le Canada y a fait de nombreuses entorses sans subir la moindre pénalité; la Chine, elle, adhère au protocole en pratique – mais seulement parce que ce dernier n’exigeait rien de Pékin. Rien ne permet d’affirmer qu’un accord plein de bon sens ne peut être plus efficace qu’un contrat sans ambition ayant force de loi.

D’autres ont fait remarquer que les promesses de réduction des émissions faites par chaque pays dans le cadre de l’accord de Copenhague ne permettraient pas, dans l’ensemble, d’atteindre l’objectif des deux degrés centigrades. Mais ces promesses ont tiré le monde du statu quo – et l’accord n’empêche en rien les pays signataires de consentir à de nouveaux efforts à l’avenir. L’accord de Copenhague est certes insuffisant – mais cela ne veut certainement pas dire qu’il est inutile.

La plupart des attaques visant l’accord reposent sur un raisonnement ridicule: elles le comparent systématiquement à une entente idéale, évidemment irréalisable. L’accord politique négocié par les chefs d’Etat réunis à Copenhague relève de l’art du possible.

Le sommet de Cancun pourrait bien mettre un terme à cet accord. L’échec de la bourse du carbone aux Etats-Unis a sapé l’influence du plus important partisan du texte original. Les pays riches souffrent de la pression fiscale; l’objectif des cent milliards de dollars va donc être difficile à remplir. La Chine regrette d’avoir signé depuis le début, et fait de son mieux pour empêcher un nouveau renforcement de la transparence. Ceux qui veulent discréditer Copenhague sont confortés par l’impression – communément partagée – que tout cela n’a, au final, pas beaucoup d’importance.

Comment sauver Copenhague?

Les négociateurs des Etats-Unis devraient rassembler leurs alliés, et demander avec fermeté un renforcement de l’accord et de chacune de ses composantes-clés. Ils devraient réitérer l’intention américaine de réduire les émissions de 17% d’ici 2020 (en se basant sur les niveaux de 2005); une tâche qui demeure réalisable (mais extrêmement complexe) même si les Etats-Unis ne passent pas de loi visant à réduire les émissions de carbone dans les prochaines années. Ils devraient convaincre les membres de la conférence d’appuyer le récent rapport du panel de haut niveau sur le financement du changement climatique (réuni par le secrétaire général des Nations Unies), qui dresse une liste de mesures pouvant permettre d’atteindre l’objectif des 100 milliards de dollars, comme autant de lignes directrices nécessaires pour aller de l’avant.

Pour ce faire, les négociateurs américains devraient également s’engager à protéger le financement de l’assistance climatique: les membres du Congrès s’affronteront bientôt au sujet de l’aide aux pays étrangers, et ce dossier pourrait en pâtir. Et ils devraient exiger de la Chine qu’elle fasse de véritables concessions sur le plan de la transparence, sans lesquelles il serait impossible d’instaurer une confiance durable.  

S’ils ont du bon sens, les négociateurs devraient également défendre les causes plus modestes (mais tout de même importantes) soutenues par l’accord de Copenhague. Une entente visant à limiter la déforestation et à populariser les technologies propres constituerait une belle victoire en elle-même, mais elle permettrait également de renverser l’opinion générale, qui estime que les négociations de Cancun sont parfaitement inutiles.

Le fait de protéger les avancées réalisées lors du sommet de Copenhague ne permettra pas de résoudre le problème du changement climatique; c’est une évidence absolue. Et cela ne pourra empêcher les discussions touchant au climat de se tenir de plus en plus souvent hors des Nations Unies.

Reste que les négociations de l’ONU sont incontournables – et que l’accord de Copenhague, s’il est renforcé de façon cohérente, peut permettre d’établir les fondations des futures mesures visant à réduire le changement climatique. S’il venait à disparaître, les problèmes de notre planète s’en trouveraient immanquablement aggravés.

Michael Levi

Traduit par Jean-Clément Nau

Photo: Kohlekraftwerk in Mehrum, Landkreis Peine mit mehreren Winderädern im Vordergrund, Crux, Wikimedia.

Après un an d’attente et deux semaines de négociations effrénées, le sommet de Copenhague sur le climat de décembre 2009 s’était achevé dans la frustration et dans l’amertume. Rien de surprenant, donc, à ce que la nouvelle phase de négociations des Nations Unies, qui vient de s’ouvrir à Cancun, soient d’ores et déjà considérée comme inutile par nombre d’observateurs. Il suffit de lire les gros titres: «Négociations sur le climat de Cancun: pronostic pessimiste» (Bloomberg); «Conférence sur le changement climatique: les espérances revues à la baisse» (Voices of America); «Les négociations sur le climat de Cancun n’iront nulle part» (L’Indian Express, qui cite ici le négociateur climatique en chef de l’Inde). Les décideurs politiques sont encore plus pessimistes en privé qu’ils ne l’ont été en public.

 

Les journalistes, les chroniqueurs et les analystes ont raison de ne pas attendre grand-chose de Cancun – mais il serait faux, et même dangereux, de penser que ce sommet est sans importance. Les négociations de l’an dernier ont donné naissance à l’«accord de Copenhague», engagement politique alors vivement critiqué. Cet accord a pourtant plus de valeur et d’importance que la majorité des observateurs ne le pensent – et son avenir pourrait bien être compromis par Cancun. Si les négociateurs y mettent un terme (comme l’espèrent – officieusement – de nombreuses personnes), ils ne parviendront pas à un accord plus proche de leurs idéaux; ils repartiront bredouilles.

 

L’accord de Copenhague a réalisé trois choses d’importance. Il a mis en place une série de critères permettant d’évaluer la lutte contre le changement climatique de chaque pays. L’objectif étant par exemple de tout faire pour empêcher les températures de dépasser de plus de deux degrés centigrades les niveaux préindustriels, et de collecter «jusqu’à 100 milliards de dollars» d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique. On a demandé à chaque pays (à l’exception des plus pauvres) d’élaborer un plan national de réduction des émissions; plus de cent s’en sont acquitté (y compris la Chine et l’Inde). L’accord a également imposé la transparence aux pays signataires, afin que les autres nations puissent évaluer leurs progrès. 

 

Malgré ces avancées significatives, l’accord fut violemment attaqué pour ses lacunes; plusieurs commentateurs ont par exemple souligné que l’accord n’avait pas force de loi. Mais dans le monde de la diplomatie, la frontière entre engagement formel et l’accord reposant sur l’honneur peut être des plus troubles. Le protocole de Kyoto avait force de loi, mais le Canada y a fait de nombreuses entorses sans subir la moindre pénalité; la Chine, elle, adhère au protocole en pratique – mais seulement parce que ce dernier n’exigeait rien de Pékin. Rien ne permet d’affirmer qu’un accord plein de bon sens ne peut être plus efficace qu’un contrat sans ambition ayant force de loi.

 

D’autres ont fait remarquer que les promesses de réduction des émissions faites par chaque pays dans le cadre de l’accord de Copenhague ne permettraient pas, dans l’ensemble, d’atteindre l’objectif des deux degrés centigrades. Mais ces promesses ont tiré le monde du statu quo – et l’accord n’empêche en rien les pays signataires de consentir à de nouveaux efforts à l’avenir. L’accord de Copenhague est certes insuffisant – mais cela ne veut certainement pas dire qu’il est inutile.

 

La plupart des attaques visant l’accord reposent sur un raisonnement ridicule: elles le comparent systématiquement à une entente idéale, évidemment irréalisable. L’accord politique négocié par les chefs d’Etat réunis à Copenhague relève de l’art du possible.

 

Le sommet de Cancun pourrait bien mettre un terme à cet accord. L’échec de la bourse du carbone aux Etats-Unis a sapé l’influence du plus important partisan du texte original. Les pays riches souffrent de la pression fiscale; l’objectif des cent milliards de dollars va donc être difficile à remplir. La Chine regrette d’avoir signé depuis le début, et fait de son mieux pour empêcher un nouveau renforcement de la transparence. Ceux qui veulent discréditer Copenhague sont confortés par l’impression – communément partagée – que tout cela n’a, au final, pas beaucoup d’importance.

 

Les négociateurs des Etats-Unis devraient rassembler leurs alliés, et demander avec fermeté un renforcement de l’accord et de chacune de ses composantes-clés. Ils devraient réitérer l’intention américaine de réduire les émissions de 17% d’ici 2020 (en se basant sur les niveaux de 2005); une tâche qui demeure réalisable (mais extrêmement complexe) même si les Etats-Unis ne passent pas de loi visant à réduire les émissions de carbone dans les prochaines années. Ils devraient convaincre les membres de la conférence d’appuyer le récent rapport du panel de haut niveau sur le financement du changement climatique (réuni par le secrétaire général des Nations Unies), qui dresse une liste de mesures pouvant permettre d’atteindre l’objectif des 100 milliards de dollars, comme autant de lignes directrices nécessaires pour aller de l’avant.

 

Pour ce faire, les négociateurs américains devraient également s’engager à protéger le financement de l’assistance climatique: les membres du Congrès s’affronteront bientôt au sujet de l’aide aux pays étrangers, et ce dossier pourrait en pâtir. Et ils devraient exiger de la Chine qu’elle fasse de véritables concessions sur le plan de la transparence, sans lesquelles il serait impossible d’instaurer une confiance durable.  

 

S’ils ont du bon sens, les négociateurs devraient également défendre les causes plus modestes (mais tout de même importantes) soutenues par l’accord de Copenhague. Une entente visant à limiter la déforestation et à populariser les technologies propres constituerait une belle victoire en elle-même, mais elle permettrait également de renverser l’opinion générale, qui estime que les négociations de Cancun sont parfaitement inutiles.

 

Le fait de protéger les avancées réalisées lors du sommet de Copenhague ne permettra pas de résoudre le problème du changement climatique; c’est une évidence absolue. Et cela ne pourra empêcher les discussions touchant au climat de se tenir de plus en plus souvent hors des Nations Unies.

 

Reste que les négociations de l’ONU sont incontournables – et que l’accord de Copenhague, s’il est renforcé de façon cohérente, peut permettre d’établir les fondations des futures mesures visant à réduire le changement climatique. S’il venait à disparaître, les problèmes de notre planète s’en trouveraient immanquablement aggravés.

 

 

 

Michael Levi

 

Traduit par Jean-Clément Nau



Après un an d’attente et deux semaines de négociations effrénées, le sommet de Copenhague sur le climat de décembre 2009 s’était achevé dans la frustration et dans l’amertume. Rien de surprenant, donc, à ce que la nouvelle phase de négociations des Nations Unies, qui vient de s’ouvrir à Cancun, soient d’ores et déjà considérée comme inutile par nombre d’observateurs. Il suffit de lire les gros titres: «Négociations sur le climat de Cancun: pronostic pessimiste» (Bloomberg); «Conférence sur le changement climatique: les espérances revues à la baisse» (Voices of America); «Les négociations sur le climat de Cancun n’iront nulle part» (L’Indian Express, qui cite ici le négociateur climatique en chef de l’Inde). Les décideurs politiques sont encore plus pessimistes en privé qu’ils ne l’ont été en public.

 

Les journalistes, les chroniqueurs et les analystes ont raison de ne pas attendre grand-chose de Cancun – mais il serait faux, et même dangereux, de penser que ce sommet est sans importance. Les négociations de l’an dernier ont donné naissance à l’«accord de Copenhague», engagement politique alors vivement critiqué. Cet accord a pourtant plus de valeur et d’importance que la majorité des observateurs ne le pensent – et son avenir pourrait bien être compromis par Cancun. Si les négociateurs y mettent un terme (comme l’espèrent – officieusement – de nombreuses personnes), ils ne parviendront pas à un accord plus proche de leurs idéaux; ils repartiront bredouilles.

 

L’accord de Copenhague a réalisé trois choses d’importance. Il a mis en place une série de critères permettant d’évaluer la lutte contre le changement climatique de chaque pays. L’objectif étant par exemple de tout faire pour empêcher les températures de dépasser de plus de deux degrés centigrades les niveaux préindustriels, et de collecter «jusqu’à 100 milliards de dollars» d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique. On a demandé à chaque pays (à l’exception des plus pauvres) d’élaborer un plan national de réduction des émissions; plus de cent s’en sont acquitté (y compris la Chine et l’Inde). L’accord a également imposé la transparence aux pays signataires, afin que les autres nations puissent évaluer leurs progrès. 

 

Malgré ces avancées significatives, l’accord fut violemment attaqué pour ses lacunes; plusieurs commentateurs ont par exemple souligné que l’accord n’avait pas force de loi. Mais dans le monde de la diplomatie, la frontière entre engagement formel et l’accord reposant sur l’honneur peut être des plus troubles. Le protocole de Kyoto avait force de loi, mais le Canada y a fait de nombreuses entorses sans subir la moindre pénalité; la Chine, elle, adhère au protocole en pratique – mais seulement parce que ce dernier n’exigeait rien de Pékin. Rien ne permet d’affirmer qu’un accord plein de bon sens ne peut être plus efficace qu’un contrat sans ambition ayant force de loi.

 

D’autres ont fait remarquer que les promesses de réduction des émissions faites par chaque pays dans le cadre de l’accord de Copenhague ne permettraient pas, dans l’ensemble, d’atteindre l’objectif des deux degrés centigrades. Mais ces promesses ont tiré le monde du statu quo – et l’accord n’empêche en rien les pays signataires de consentir à de nouveaux efforts à l’avenir. L’accord de Copenhague est certes insuffisant – mais cela ne veut certainement pas dire qu’il est inutile.

 

La plupart des attaques visant l’accord reposent sur un raisonnement ridicule: elles le comparent systématiquement à une entente idéale, évidemment irréalisable. L’accord politique négocié par les chefs d’Etat réunis à Copenhague relève de l’art du possible.

 

Le sommet de Cancun pourrait bien mettre un terme à cet accord. L’échec de la bourse du carbone aux Etats-Unis a sapé l’influence du plus important partisan du texte original. Les pays riches souffrent de la pression fiscale; l’objectif des cent milliards de dollars va donc être difficile à remplir. La Chine regrette d’avoir signé depuis le début, et fait de son mieux pour empêcher un nouveau renforcement de la transparence. Ceux qui veulent discréditer Copenhague sont confortés par l’impression – communément partagée – que tout cela n’a, au final, pas beaucoup d’importance.

 

Les négociateurs des Etats-Unis devraient rassembler leurs alliés, et demander avec fermeté un renforcement de l’accord et de chacune de ses composantes-clés. Ils devraient réitérer l’intention américaine de réduire les émissions de 17% d’ici 2020 (en se basant sur les niveaux de 2005); une tâche qui demeure réalisable (mais extrêmement complexe) même si les Etats-Unis ne passent pas de loi visant à réduire les émissions de carbone dans les prochaines années. Ils devraient convaincre les membres de la conférence d’appuyer le récent rapport du panel de haut niveau sur le financement du changement climatique (réuni par le secrétaire général des Nations Unies), qui dresse une liste de mesures pouvant permettre d’atteindre l’objectif des 100 milliards de dollars, comme autant de lignes directrices nécessaires pour aller de l’avant.

 

Pour ce faire, les négociateurs américains devraient également s’engager à protéger le financement de l’assistance climatique: les membres du Congrès s’affronteront bientôt au sujet de l’aide aux pays étrangers, et ce dossier pourrait en pâtir. Et ils devraient exiger de la Chine qu’elle fasse de véritables concessions sur le plan de la transparence, sans lesquelles il serait impossible d’instaurer une confiance durable.  

 

S’ils ont du bon sens, les négociateurs devraient également défendre les causes plus modestes (mais tout de même importantes) soutenues par l’accord de Copenhague. Une entente visant à limiter la déforestation et à populariser les technologies propres constituerait une belle victoire en elle-même, mais elle permettrait également de renverser l’opinion générale, qui estime que les négociations de Cancun sont parfaitement inutiles.

 

Le fait de protéger les avancées réalisées lors du sommet de Copenhague ne permettra pas de résoudre le problème du changement climatique; c’est une évidence absolue. Et cela ne pourra empêcher les discussions touchant au climat de se tenir de plus en plus souvent hors des Nations Unies.

 

Reste que les négociations de l’ONU sont incontournables – et que l’accord de Copenhague, s’il est renforcé de façon cohérente, peut permettre d’établir les fondations des futures mesures visant à réduire le changement climatique. S’il venait à disparaître, les problèmes de notre planète s’en trouveraient immanquablement aggravés.

 

 

 

Michael Levi

 

Traduit par Jean-Clément Nau



Michael A. Levi
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