L'intervention de Nicolas Sarkozy live-bloguée par Eric Le Boucher, Thomas Legrand...
- Nicolas Sarkozy, le 5 février 2009. REUTERS/Gerard Cerles/Pool -
Nicolas Sarkozy s’est exprimé ce mardi soir dans une émission diffusée sur TF1, France 2 et Canal+.
Revivez notre live-blogging de l’intervention avec l'équipe de Slate.fr et ses commentateurs: Eric Le Boucher ; Thomas Legrand ; Gilles Bridier ; Philippe Boggio.
Qu'avez-vous pensé de l'intervention du Président? Vos commentaires (sous cet article, sur facebook et sur twitter) sont évidemment les bienvenus.
[Thomas Legrand]: il tente une mue... la suite de l'analyse est là.
L'intervention est à revivre ci-dessous:
Marine Le Pen
Une alliance avec le FN, comme certains de la majorité le demandent? «Je ne crois pas à une alliance possible avec le FN. Je n'y ai jamais cru.»
A lire sur Slate.fr
- UMP-FN: l'extrême tentation Une union des droites? De plus en plus, dans le parti majoritaire et dans les rangs frontistes envisagent cette possibilité.
- L'UMP fait du FN mot pour maux Immigration= Insécurité. En une phrase, l'Elysée et l'UMP ont repris à leur compte le slogan originel FN depuis sa fondation en 1972.
Le remaniement
«Avec Francois Fillon, nous avons modifié la répartition des rôles. Je suis déterminé, mais j'essaye de ne pas être entêté.»
A lire sur Slate.fr
- Notre dossier sur le remaniement
Freud, encore...
[Thomas Legrand] «Ma détermination n'a rien changé» au lieu de «ma détermination n'a pas changé»... Freud, encore
La justice
Je demanderai au nouveau Garde des sceaux et au Premier ministre de réformer la justice. Je veux que l'on réfléchisse à mettre des citoyens au côté des juges d'application des peines pour libérer un criminel.
- Un autre chantier? Et pourquoi pas le parquet?
Un nouveau mandat?
«Automne 2011, je prendrai ma décision sur le fait de me représenter. Les gens m'ont élu pour que je travaille jusqu'à la dernière minute. Mon intérêt personnel ne signifie rien par rapport à la situation des Français qui viennent de sortir de la crise.
Est-ce que j'ai eu des moments de découragements? A la vérité, parfois, mais ils ne durent jamais longtemps. J'ai la chance d'avoir une famille qui me soutient. Quand on a la chance d'être marié avec une femme d'une grande intelligence, ça serait dommage, de pas écouter. Je suis obligé d'écouter mes amis, mais sur les grands sujets, je deviens moins influençable, car je crois qu'il y a des choses que la France doit faire.»
[Thomas Legrand]: il fait de vrais efforts pour changer de style. Il ne le fait pas mal.
Birmanie: la libération d'Aung San Suu Kyi
Nicolas Sarkozy a fait libérer Aung San Suu Kyi. «Les autorités chinoises, je leur ai parlé, ont une influence sur la junte birmane. Il y a des divergences avec la Chine sur les droits de l'Homme. Nous avons des désaccords avec la Chine sur les droits de l'homme», mais Nicolas Sarkozy ne demande pas la libération du prix nNobel de la paix Liu Xiaobo, pour ne pas se faire un «petit coup d'image».
[Sur Twitter] pierrehaski «Sarkozy très bavard sur la Birmanie, mais très muet sur la Chine: il ne parvient même pas à prononcer le nom de Liu Xiaobo. #sarkotv»
A lire sur Slate.fr:
- Aung San Suu Kyi est un peu plus libre, mais la Birmanie est verrouillée La prix Nobel de la paix 1991, icône de la liberté, ne peut rien contre la junte. Sa liberté est factice. Sa libération est une opération decommunication.
- Nobel de la paix: le prix dont la Chine ne voulait pas Accorder le prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo est une défaite pour le gouvernement de Pékin – et une victoire pour les droits humains partout ailleurs.
L'égo
DSK avec qui Nicolas Sarkozy doit déjeuner mercredi: «J'ai beaucoup de considération pour lui. Aucun problème pour travailler avec lui. Vous croyez que les problèmes ne sont pas assez lourds pour ne pas penser aux petits problèmes personnels.»
A lire sur Slate.fr
- Sarkozy-DSK, le duel présidentiellement vôtre Le livre que consacrent Philippe Martinat et Alexandre Kara à Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn laisse imaginer un duel politiquement très excitant.
L'emploi
«Notre politique porte ses fruits, la France a créé 50.000 emplois sur le dernier trimestre.» Selon Le Monde, «encore une fois, on joue sur les chiffres: 100.000 emplois créés en 2009... Mais 256.100 emplois détruits.»
L'emploi des jeunes: Doubler le nombre de contrats en alternance: Sarkozy l'avait déjà annoncé en mars 2009, au début de la crise, en présentant un "plan d'urgence" avec Hirsch
[Rue89] La dernière fois, Sarko avait déjà prédit la baisse du chômage...
A lire sur Slate.fr
- Une nouvelle génération au chômage La reprise est à l'oeuvre depuis près d'un an ne crée pas d'emplois ou presque.
- Une reprise avec ou sans emploi? Les mesures prises dans la plupart des pays industrialisés dès le début de la crise ont permis d'atténuer l'ampleur du choc sur l'emploi. Il reste à déterminer ce qu'il faut faire maintenant.
- La jeunesse a toutes les raisons de manifester La société maltraite ses enfants: une éducation insuffisante, pas d'emploi, pas de logement, moins d'aide sociale, plus d'impôts et pour seul cadeau: la dette.
- Au boulot, les vieux! Se la couler douce à la retraite, c'est fini. Offrez-vous une seconde jeunesse en retournant au travail, cela vous permettra de compléter votre maigre pension. Voici quelques jobs parfaits pour vous.
21h23: Sarkolang
«Le mieux pour l'intérêt du pays, c'est de poser les questions qui se posent»
La fiscalité
[Eric Le Boucher]: L'impôt sur les revenus du capital, c'est plutôt bien!
- A quoi ressemblera le nouveau bouclier fiscal. Slate s'est posé la question.
21h20 Séquence franco-allemande
[Eric Le Boucher] Les Allemands, c'est le meilleur exemple économique d'Europe! Celle-là, elle va rester!
La dépendance
[Philippe Boggio]: le président se fait plus volubile, plus imagé: il parle plus directement à ceux qu'il sait être plutôt ses électeurs...
[Commentaire d'El Gato] C'est un président, un ministre ou un éditorialiste? Mais du coup, on a l'impression de ne pas avoir un président qui fixe des directions, des principes, mais un éditorialiste, un ministre ou un lobbyiste.
Denisot LOL sur les expressions du chef de l'Etat et la poussière sur le tapis. Sourire de Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy: «Je souhaite la création d'une nouvelle branche de la Sécurité sociale pour la dépendance. Après avoir garanti le revenu des retraités — ne pas oublier qu'il faut tout recommencer en 2018, maxi — le nouveau grand chantier présidentiel. Le financement? Assurance obligaoire? Augmentation de la CSG? Les successions? Je n'annoncerai pas les solutions.»
[Eric Le Boucher] «La dépendance c'est mon devoir» !!! quel mec ! quel président ! quel courage, mon devoir!
[Gilles Bridier] - Réforme de la dépendance: une grande consultation de six mois, et des décisions à l'été 2011 ainsi que des dispositions financières pour 2012. Un an de retard par rapport au projet, qui impliquait des décisions avant la fin de l'année 2011. Car il était prévu d'inscrire une partie du financement de la dépendance dans le sillage de la réforme des retraites en faisant plus payer les retraités via la CSG.
[Sur Twitter] pierrehaski: Tout le monde content d'avoir terminé avec les sujets qui fâchent ? On passe aux vieux, ils sont déjà couchés, tout ira bien.
Les écoutes
«Vous me prêtez une intelligence moyenne, normale. Quel l'intérêt de faire écouter un homme qui écrit tous les jours dans la presse?» Slate s'est posé la question.
«Savoir qui sont ses informateurs?», dit Pujadas. Et Sarkozy de répondre qu'il n'y a qu'un seul cas de président
qui a fait écouter. «Il est à gauche.» Suivez notre regard.
Sarkozy s'emmêle sur les écoutes. Mais cite à nouveau la presse, qui ne doit pas si mal
faire son travail. Pour savoir si on vous écoute ou si on vous fadette, c'est ici.
Il s’énerve sur Pujadas, pugnace, qui lui demande s'il condamne les vols de portables de journalistes. «Soyons sérieux». Le chef de l’Etat, «c’est sa préoccupation?» Ça vire à l’aigre, Claire Chazal revient à l’aide de Sarkozy et Pujadas. Un petit coup de terrorisme, pour faire passer tout ça. Et le président déroule, sur les enlèvements des Français au Niger.
«La situation, s'agissant du front terroriste, est assez préoccupante. Je ne veux pas alarmer les Français. Mais nous ne changerons pas d'un iota la politique que nous menons parce que nous sommes menacés.» OK, on ne s'alarme pas, mais on a peur.
[Eric Le Boucher]: «expresis verbis !!!!!!!!» Ça va rester: avant c'était «textuellement»
A lire sur Slate.fr
- Pourquoi mettre les journalistes sur écoute? Vérifier leurs factures téléphoniques permet d'identifier leurs sources, de maîtriser la sortie des scoops, et d'intimider.
- On m'écoute ou on me fadette? C'est quoi la différence entre une écoute et une vérification de facture détaillée? Qui a le droit d'écouter quoi? A la recherche des interceptions de sécurité légales...
- Le gouvernement un peu trop à l'écoute? Matignon est soupçonné d'avoir contourné la loi sur les écoutes pour donner les coudées franches aux espions français.
- La presse et le pouvoir Sans la presse, il n'y aurait pas d'«affaires».
- Vous êtes journaliste? Veuillez ne pas quitter Piteux mois d'octobre pour la liberté de la presse et l'indépendance de la justice, que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Colombie.
20h55: Les Roms et le discours de Grenoble
La faute au 20h! Nicolas Sarkozy: «Revenons si vous le voulez bien au mois de juillet, et regardons le JT qui est le vôtre: vous faites votre premier sujet du 20 heures sur la situation qui n'est plus contrôlée, les gendarmeries attaquées, et la démission des policiers de Grenoble.»
Retour à l'essentiel, apparemment: Sarko s'en prend aux médias, cette fois, à propos des Roms. «Vous créez vous-mêmes, les médias, une situation de stigmatisation.» La faute à la presse, vieille histoire...
[Eric Le Boucher]: je n'ai toujours pas compris le lien entre les Roms et Grenoble.
[Sur Facebook] Caroline Forge via Facebook: Ah .. la sécurité .. enfin.. ça y est il met ses pantoufles ... et tous les chemins mènent à ... Rom...
A lire sur Slate
- L'UMP fait du FN mot pour maux Immigration = Insécurité. En une phrase, l'Elysée et l'UMP ont repris à leur compte le slogan originel FN depuis sa fondation en 1972.
- Notre dossier sur les Roms
- Vous reprendrez bien encore un peu de sécuritaire Rarement, sous la Ve République, un pouvoir aura marqué autant de dédain pour lajustice et les magistrats. Mais Nicolas Sarkozy est persuadé qu'il contente à la fois sa police et son opinion.
- Brice Hortefeux franchit encore une ligne Quand, au-delà d'utiliser les mots du FN pour «recycler» ses électeurs, on transige avec les principes républicains, on n'est plus dans le recyclage mais dans la validation du FN.
- Les mots de l'«ultraviolence» Comment experts, chercheurs, politiques et médias parlent de la violence aujourd'hui, et en quoi le champ lexical nous aide à mieux comprendre ce qui est en train de changer.
- Nicolas Sarkozy, la sécurité, encore et toujours Visites sur le terrain, annonces choc, soutien aux policiers et aux gendarmes... l'opération «reconquête» a commencé à l'Elysée. Preuve d'un mauvais bilan présidentiel sur la sécurité?
Eric Woerth
«Woerth a estimé qu'il était plus simple de se défendre quand on n'est plus ministre. Nous en avons parlé. C'est un homme honnête. Quand il aura fini avec ses ennuis judiciaires, j'espère qu'on pourra retravailler ensemble.»
A lire sur Slate.fr
- Notre dossier sur l'affaire Woerth
- Notre dossier sur l'affaire Bettencourt
- Le faux Facebook de Woerth
Le style
Mon style: «J'ai changé, ma dernière intervention remonte au 12 juillet. C'est ma réponse.»
Et l'avion, Air Sarko One? «Nous avons vendu deux avions pour en acheter un.»
[Philippe Boggio] J'aimerais que soit posée la question sur la baignoire de l'avion présidentiel...
Redite
Sarkozy: «Le régime de retraite sera excédentaire en 2020.» Déjà entendu en 2007
A lire sur Slate:
- La réforme des retraites de 2013 Les sénateurs ont discuté des avantages d'une autre réforme qui introduirait la retraite à points réclamée par la CFDT.
- Réforme des retraites: la suivante est pour 2017 Les solutions aux problèmes de financement ne sont pas les mêmes à court terme et à long terme.
20h45: Séquence ouverture
Il cite Migaud, Rocard, deux fois, et maintenant DSK, à propos des retraites.
[Eric Le Boucher]: «Les syndicats ont été responsables»? Ça c'est vrai.
[Sur Twitter] L'ITW #sarkotv sur canalplus.fr est dans la rubrique «Du hard ou du cochon». Aucun trucage.
[Philippe Boggio]: Sur l'immigration, Sarkozy s'efforce d'appliquer la manière Fillon: ferme sur le fond mais plus humaniste. La plus grave question des «Français d'origine étrangère», du discours de Grenoble est oubliée.
[Thomas Legrand] Le nouveau gouvernement, «ce sont des troupes fraîches». Avec Alain Juppé!
[Eric Le Boucher]: le premier sujet après la mondialisation et ses craintes, c'est .... l'immigration!
[Thomas Legrand] «La France ne peut pas accueillir toute la misere du
monde» Michel Rocard... Nicolas Sarkozy le cite toujours, il oublie à
chaque fois la suite de la citation «La France ne peut pas accueillir
toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa
part» (1990)
[Johan Hufnagel] Sauf imprévu, le gouvernement Fillon ira juqu'au bout du mandat de
Nicolas Sarkozy. Pour la sérénité du gouvernement, c'est parfait. On
appelle ça une épée de Damoclès.
[Thomas Legrand] séquence mea culpa: premier vrai mea culpa sur l'identité nationale: ça marque ce qui semble être l'ouverture d'une phase de modération et de modestie plutôt bien venue. Va-t-il réussir à s'y tenir?
[Eric Le Boucher]: c'est marrant qu'il ne dégage pas en hauteur avec un long préambule qui explique pourquoi comment. Là, il est sur la défensive: «je ne pense pas, je ne pense pas..»
20h27 - «J'ai eu Nicolas Hulot au téléphone. A propos de NKM. Elle aura la fixation du prix de l'énergie renouvelable et sera associée aux décisions sur l'énergie.» Et la relance sur Hulot!! Il a dit quoi Hulot au téléphone?
[JM Pottier]: spéciale dédicace à Rama Yade: «Si je ne devais constituer un gouvernement uniquement composé de gens populaires...»
[Eric Le Boucher]: «c'est incroyablement mal cadré avec cette fenêtre derrière et la crémone dorée»...
20h23 Séquence Oscar: Borloo est loué pour ses qualités
Borloo, j'ai pour lui de l'amitié et de l'estime. Il a bien géré les crises que je lui demandé de gérer: Xinthia, y compris les carburants. Jean-Louis Borloo rendra d'autres services à la France. Même avant cette émision, j'ai parlé avec lui.
La crise, les grèves
[Eric Le Boucher]: Pas plus de deux jours privés de carburant? FAUX: 18 jours de grève des raffineries et les cuves on été à sec, dans les 5 jours, par roulement.
[JM Pottier]: «La crise la plus importante depuis un siècle.» Il s'est rien passé depuis 1910?
[Thomas Legrand]: «Je respecte les commentateurs»... il nous respecte!... ouff merci, la prochaine fois, il faudra faire une conférence de presse comme dans toutes les démocraties.
[Philippe Boggio]: «Ne confondez pas les Français avec les commentateurs»: voila une phrase qui va plaire. Sarkozy caresse ses télespectateurs dans le sens du poil. En deux minutes, il dit tout son dédain des médias...
20h19 Tout ça pour ça
Pujadas ose la question... «Je l'ai fait en confiance, je n'en ai aucun regret. [Heureusement, ça fait 24 heures! ça serait ennuyeux s'il regrettait déjà.] Je n'ai de regret d'avoir réfléchi. Vous [les journalistes] avez peut-être attendu, pas les Français.»
[Thomas Legrand]: Sarkozy: le «re-ni-maniement» vive Freud!
[Sur Twitter] helenefavier Quand l'AFP se fout de la gueule de Sarko " AFP - Quand Nicolas Sarkozy parle de "remuemaniement"..." #sarkoshow
20h17 Le bon plaisir
Avez-vous choisi Fillon avec enthousiasme? «J'ai beaucoup réfléchi; j'ai une grande confiance en lui, il est très compétent, parce que nous travaillons ensemble puis des années. Nous avons pu avoir des discussions, dans le cadre d'un respect mutuel. Ce n'est pas le bon plaisir, le président n'a pas à faire de caprice. Ce qui pèse sur lui, c'est le choix de l'intéret général. J'ai réfléchi. Mais, qui ne réféchirait pas?»
20h15: Ça commence!
Première question pour Claire Chazal. Deux temps pour plus de clarté, selon Pujadas, le remaniement et les retraites. Ensuite les roms, et pour finir les chantiers du gouvernement et quid de 2012...
20h14: Pourquoi regarder?
[ASKOLOVICH] Comme à chaque intervention présidentielle, l'inévitable débat sur le débat: «On ne peut pas interviewer un président de la République dans ce pays. En tous cas, pas comme ça. On a ici un souverain élu qui décide du jour, de l’heure, des thèmes de son intervention, voire du choix de ses interlocuteurs. Le Président a des choses à dire, parait-il? Qu’il parle à la Nation, directement, sans prendre en prétexte et en faire-valoir des media qui n’y sont pour rien, et se bousculent encore, effet-signe oblige… A moins qu’un confrère ne renverse la table, et ne lâche rien au président sur les écoutes de journalistes, sur Bettencourt, sur l’identité nationale et son abandon, sur les injustices et les reniements fiscaux… Y croit-on?»
Le live commence avant même l'émission:
20h06 Zéro risque pour Sarkozy à être interrogé par Denisot
[20minutes]. «Si le Président voulait montrer qu'il est en difficulté, il ne s'y prendrait pas autrement, s'amuse Christian Delporte, historien des médias. Il prend un risque minimal. Aucun journaliste politique, des présentateurs et un animateur de talk show, Michel Denisot, vieille connaissance puisqu'il a publié avec lui un livre d'entretien.» Nous compterons donc sur les pugnaces Chazal et Pujadas...
19h55: Rendez-vous dans la bibliothèque
[TVMAG] Où se passera l'entretien? Dans la bibliothèque, nous rappelle Libération. Et pourquoi Denisot plutôt que Lapix (auteure d'un très joli fou rire avec Besancenot, si vous ne l'avez pas encore vu)? Parce que. Parce que c'est le nom qu'a proposé Canal+ à l'Elysée, explique Louvrier à TVMag.
19h09: Une diffusion pirate sur BFM?
[LE MONDE] La diffusion de l'entretien présidentiel par les
animateurs des JT de TF1 (Claire Chazal) et France 2 (David Pujadas , et
celui du Grand Journal de Canal+ (Michel Denisot) n'est pas du tout du
goût d'Alain Weill, le patron de NextRadioTv, maison-mère de BFMTV. Les
trois chaînes lui concèdent bien la possibilité de diffuser 10
minutes d'images de l'interview, au titre du «droit à l'information»,
mais Weill ne veut pas de si peu et demande le partage total de
l'entretien. Devant le refus de TF1, France 2 et Canal+, BFM assure être
prêt à aller jusqu'à diffuser l'entretien de façon pirate.
18h13: Ce que dira Sarkozy
[LA MAISON DU FAUCON]. Vous le lirez ici en premier: les réactions des politiques à l'entretien avec Nicolas Sarkozy de ce mardi soir. «Nicolas Sarkozy a tenté de créer l'illusion du mouvement. Il a disserté, philosophé, pour éviter de répondre aux questions essentielles où il était attendu: celles de la croissance, du pouvoir d’achat, de la vie chère, des salaires et de l’emploi» (Benoît Hamon). C'est en fait un «mix des déclarations officielles suites à deux précédentes interviews de 2010».
16h26: Fillon grille la politesse à Sarkozy
[LA TRIBUNE]: S'exprimant devant les députés UMP à huis-clos puis devant l'Assemblée nationale, François Fillon a exposé les objectifs de son gouvernement: «La priorité absolue de mon gouvernement restera la lutte contre les déficits, la réduction de l'endettement, la réduction de la dépense publique.»
Pour vous mettre en appétit, vous pouvez d'ors et déjà lire ou relire nos articles sur le remaniement:
- Nicolas Giscard destin Rupture, style, impopularité, affaires... Et si Nicolas Sarkozy était le nouveau Giscard?
- Un gouvernement allégé en sarkozysme Présentée comme «resserrée», la nouvelle équipe Fillon revient sur plusieurs promesses de campagne du candidat Sarkozy.
- Un gouvernement de premier tour, par Jean-Marie Colombani
- L'hypoprésident Tout tend à montrer que Nicolas Sarkozy a subi et non choisi ce remaniement. C'est peut-être l'occasion d'équilibrer enfin la gouvernance. Par Thomas Legrand
- Fillon, la rigueur Le Premier ministre et le Président de la République ont une divergence fondamentale sur les finances publiques. François Fillon considère que la France est en faillite et Nicolas Sarkozy est un étatiste dépensier. Le remaniement va-t-il donner la main à Matignon?
- Borloo se recycle pour 2012 Un des grands perdants du remaniement annoncé dimanche, l'ancien ministre de l'Ecologie se voit jouer les premiers rôles pour la prochaine présidentielle.
- Alain Juppé, l'homme coupé en deux Alain Juppé, énarque et normalien, alterne: après un temps de cohérence et de constance, l'autre part de lui vient réclamer son dû.
- Woerth, le disparu de l'Oise Eric Woerth comme l'identité nationale ne font plus partie du nouveau gouvernement. Tout un symbole.
- Ministry of Silly Walks La disparition du ministère de l'Identité nationale est l'unique bonne nouvelle de ce remaniement. C'est même la seule nouvelle tout court de l'opération.
- Fermeture, par François Hollande Le remaniement opéré par Nicolas Sarkozy est à l'image de sa présidence. Il est brouillon, chaotique, imprévisible.
- Un remaniement permet-il à un Président de redevenir populaire? Non, sauf en période de cohabitation.
- Et à regarder, le trombinoscope du nouveau gouvernement
Mis à jour le 09/02/2011 à 15h57













































Nicolas Sarkozy s'est essayé à la gouvernance et a très vite montré ses limites. Il ne sait pas faire parce qu'il ne sait plus où aller quand il est déjà arrivé. En revanche, et c'est désormais le cas, quand il n'a plus à gouverner il sait communiquer. C'est son truc il a du feeling pour cela. Il peut énerver, choquer ou séduire mais il produit un effet. Fillon III à la barre, communicator reprend du service. Il a 18 mois et beaucoup de moyens pour essayer de nous fourguer sa camelote. Combien d'entre-nous vont garder les idées claires et se souvenir qu'il ne vend que du vent?
[20h19 Tout ça pour ça : [Je n'ai de regret d'avoir réfléchi. Vous [les journalistes] avez peut-être attendu, pas les Français.»] Il est vrai que « les français » dont il parle, ne sont que ses électeurs…Les autres, tous les autres n’existent pas ! Mais bon, d’un autre coté c’est vrai.., « les français » ne peuvent qu’être d’accord avec lui, car ils n’attendent plus rien de lui !
La crise, les grèves : [«Je respecte les commentateurs» [...] «Ne confondez pas les Français avec les commentateurs»] Donc les commentateurs de Slate qui publient des commentaires sont des journalistes… Quel mépris pour les journalistes ! Et en même temps, il n’y a pas que les journalistes qu’il méprise !
Redite : [Sarkozy: «Le régime de retraite sera excédentaire en 2020.» Déjà entendu en 2007 ] Comme dirait Jack Lang : Formidable ! Le gouvernement qui sera en place en 2020 pourra ramener l’âge légal de départ à la retraite, à 60 et 65 ans !
Le style : […]. Et l'avion, Air Sarko One? «Nous avons vendu deux avions pour en acheter un.» Et les personnels accompagnants relégués en classe économique au fin fond de l’appareil, ils en pensent quoi de la considération qu’on leur porte avec Air Sarko One ?
Eric Woerth Est-ce que Woerth a été viré parce qu’il a bien fait son travail, ou est ce qu’il a été viré parce qu’il n’a rien à se reprocher dans (les affaires ?) l’affaire Bettencourt ?
20h55: Les Roms et le discours de Grenoble Personne, pas un journaliste pour parler/rappeler la stigmatisation des Roms à travers une circulaire d’état ! Et en même temps ! On ne peut pas en vouloir aux journalistes, puisqu’il n’y avait que trois « commentateurs choisis » présents.
Les écoutes :[Et Sarkozy de répondre qu'il n'y a qu'un seul cas de président qui a fait écouter. «Il est à gauche.» Suivez notre regard.] Rien n’empêche qu’il y ait un deuxième cas ! Suivez mon regard !
La dépendance :[ le nouveau grand chantier présidentiel. Le financement? Assurance obligaoire? Augmentation de la CSG? Les successions? Je n'annoncerai pas les solutions.»] L’euthanasie ! Voila la solution économique pour résoudre le problème de la dépendance, maintenant que Kouchner est parti, son successeur va pouvoir l’autoriser ou la favoriser.
La fiscalité :[A quoi ressemblera le nouveau bouclier fiscal. Slate s'est posé la question. ] Moins de rentrées, plus de difficultés, enfin une vraie promesse !
La justice Justice populaire ou justice populiste avec jugements expéditifs ?
Un nouveau mandat? [«Automne 2011, je prendrai ma décision sur le fait de me représenter. Les gens m'ont élu pour que je travaille jusqu'à la dernière minute. Mon intérêt personnel ne signifie rien par rapport à la situation des Français qui viennent de sortir de la crise.] Alors ça y est on est sortie de crise !!! Donc plus besoin de s’en faire ! Je va bien tout va bien…Dans ce cas pourquoi tous ces messages alarmistes du gouvernement sur la situation de la France ? La réforme de l’urbanisme ils l’ont zappé, les « commentateurs ? Après avoir parcouru la presse, rien sur la volonté de Sarkosy de supprimer ou pour être plus exacte, de vider de sa substance le code de l’urbanisme. Quid alors du littoral, de la banlieue, des logements sociaux (sauf pour Neuilly). Va-t-on enfin pouvoir construire des gratte-ciel en France, partout ou on aura envie ? Évidement les conséquences immédiates sont moins visibles, pour les journalistes, et la population (certains programmes urbains se faisant sur 20, 30, voir 50 ans) !